Israël augmente le nombre de permis accordés à des travailleurs de Gaza

Ci-dessus, des hommes palestiniens se rassemblent pour demander des permis de travail en Israël au camp de réfugiés de Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza, le 6 octobre 2021. (Photo d'archive AFP)
Ci-dessus, des hommes palestiniens se rassemblent pour demander des permis de travail en Israël au camp de réfugiés de Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza, le 6 octobre 2021. (Photo d'archive AFP)
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Publié le Vendredi 19 août 2022

Israël augmente le nombre de permis accordés à des travailleurs de Gaza

  • «Le ministre de la Défense a décidé d'augmenter de 1 500 le nombre d'entrées en Israël pour les Palestiniens de Gaza à des fins de travail et de commerce, portant le total à 15 500»
  • Cette décision prendra effet le 21 août et son maintien dépendra de la situation sur le plan sécuritaire

JERUSALEM : Israël a annoncé vendredi augmenter de 1 500 le nombre de permis d'entrée accordés aux Palestiniens de la bande de Gaza, enclave sous blocus de l'Etat hébreu depuis 15 ans.

Cette mesure fait suite aux hostilités début août pendant trois jours entre Israël et le groupe armé Jihad islamique dans la bande de Gaza, qui se sont soldées par la mort de 49 Palestiniens.

"Le ministre de la Défense a décidé d'augmenter de 1 500 le nombre d'entrées en Israël pour les Palestiniens de Gaza à des fins de travail et de commerce, portant le total à 15 500", a indiqué le Cogat, organe du ministère israélien de la Défense qui supervise les activités civiles dans les Territoires palestiniens.

Cette décision prendra effet le 21 août et son maintien dépendra de la situation sur le plan sécuritaire, a ajouté le Cogat.

La mesure avait été annoncée avant la visite en Israël du président américain, Joe Biden, mais avait été reportée après des tirs de roquette le 16 juillet depuis Gaza vers le sol israélien, auxquels l'armée israélienne avait riposté en frappant des positions du mouvement islamiste armé Hamas.

L'Etat hébreu impose un strict blocus à ce micro-territoire depuis 2007, année où le Hamas y a pris le pouvoir.

Les permis de travail, doublés de salaires plus avantageux en Israël, constituent une bouffée d'oxygène pour l'économie de Gaza, territoire paupérisé de quelque 2,3 millions d'habitants plombé par un chômage avoisinant les 50%. La plupart des travailleurs sont employés dans les secteurs de la construction et de l'agriculture.

L'annonce israélienne survient près de deux semaines après la fin des hostilités entre Israël et le Jihad islamique. L'armée israélienne avait dit avoir mené une "opération préventive" contre le groupe qui a répliqué avec des salves de roquettes contre Israël.

L'Etat hébreu avait ordonné la fermeture des passages frontaliers, empêchant des milliers de Gazaouis de venir travailler sur son territoire.

Au moins 49 Palestiniens parmi lesquels des combattants mais aussi des civils et des enfants, ont péri dans ces violences, avant une trêve favorisée par la médiation de l'Egypte.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.