La Nasa s'apprête à (re)décrocher la Lune

Du haut de ses 98 mètres, l'engin orange et blanc trône déjà depuis une semaine sur le pas de tir 39B du centre spatial Kennedy. (Photo, AFP)
Du haut de ses 98 mètres, l'engin orange et blanc trône déjà depuis une semaine sur le pas de tir 39B du centre spatial Kennedy. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 24 août 2022

La Nasa s'apprête à (re)décrocher la Lune

Du haut de ses 98 mètres, l'engin orange et blanc trône déjà depuis une semaine sur le pas de tir 39B du centre spatial Kennedy. (Photo, AFP)
  • Autour de Cap Canaveral, les hôtels affichent complet, avec entre 100 000 et 200 000 personnes attendues pour assister au spectacle, prévu à 08H33 heure locale lundi
  • Le but de cette mission, baptisée Artémis 1, est de tester en conditions réelles la fusée SLS (pour Space Launch System), et la capsule Orion à son sommet, où prendront place les astronautes à l'avenir

WASHINGTON: Cinquante ans après le dernier vol d'Apollo, l'heure est venue pour Artémis de prendre le relais: la fusée la plus puissante du monde s'apprête à faire son baptême de l'air lundi depuis la Floride, et à lancer du même coup le programme américain de retour sur la Lune. 

Certes, il s'agit d'un vol test, sans équipage à bord. Mais pour la Nasa, qui se prépare à ce décollage depuis plus d'une décennie, l'événement est hautement symbolique. Il doit incarner l'avenir de l'agence spatiale, et prouver qu'elle est toujours capable de rivaliser, notamment face aux ambitions de la Chine ou de SpaceX. 

Autour de Cap Canaveral, les hôtels affichent complet, avec entre 100 000 et 200 000 personnes attendues pour assister au spectacle, prévu à 08H33 heure locale lundi. 

Du haut de ses 98 mètres, l'engin orange et blanc trône déjà depuis une semaine sur le pas de tir 39B du centre spatial Kennedy. 

Depuis qu'il a été sorti, « vous pouvez sentir l'excitation, l'énergie est montée d'un cran, c'est vraiment palpable », a déclaré lors d'une conférence de presse Janet Petro, la directrice du centre. 

Le but de cette mission, baptisée Artémis 1, est de tester en conditions réelles la fusée SLS (pour Space Launch System), et la capsule Orion à son sommet, où prendront place les astronautes à l'avenir. 

Pour cette fois, seuls des mannequins sont à bord, équipés de capteurs permettant d'enregistrer vibrations et taux de radiations. 

Des caméras embarquées permettront de suivre ce voyage de 42 jours au total. Un selfie spectaculaire avec la Terre et la Lune en arrière-plan est au programme. 

Une fois en orbite, Orion fera une fois et demie le tour de la Lune (distante de 380 000 km), en s'aventurant jusqu'à 64 000 km derrière elle, soit plus loin que tout autre vaisseau spatial habitable jusqu'ici. 

L'objectif principal est de tester son bouclier thermique, qui à son retour dans l'atmosphère terrestre devra supporter une vitesse de près de 40 000 km/h, et une température moitié aussi chaude que la surface du Soleil. 

« Incroyablement difficile »  

Des milliers de personnes ont contribué à cette mission, à travers les 50 Etats américains et plusieurs pays européens. 

Tous les férus d'espace sont désormais suspendus à la météo, qui peut s'avérer capricieuse à cette période de l'année. Le décollage ne peut par exemple pas avoir lieu sous la pluie. Lundi, la fenêtre de tir s'étend sur deux heures, et des dates de repli sont prévues le 2 ou 5 septembre. 

Mis à part ce facteur incontrôlable, tout est prêt: les responsables de la Nasa ont donné leur feu vert au décollage après une ultime inspection détaillée. 

Ce qui ne veut pas dire que tout se déroulera sans imprévus en vol, ont-ils averti. « Nous faisons quelque chose d'incroyablement difficile, et cela comporte des risques inhérents », a souligné Mike Sarafin, en charge de la mission. 

Malgré de nombreux tests préalables, les différents éléments de la capsule et de la fusée (qui n'est pas réutilisable) voleront ensemble pour la première fois. Ce qui pourrait réserver des surprises. 

La Nasa a promis de pousser le véhicule jusqu'à ses limites. La mission se poursuivra par exemple même si les panneaux solaires d'Orion ne se déploient pas comme prévu - un risque qui ne serait pas pris avec un équipage. 

Mais un échec complet resterait dévastateur, pour une fusée au budget faramineux (4,1 milliards par lancement, selon un audit public) et en retard (commandée par le Congrès américain en 2010, avec un décollage initialement attendu pour 2017). 

Objectif Mars 

Alors que le programme Apollo n'avait permis qu'à des hommes blancs de marcher sur la Lune, le programme Artémis compte lui y envoyer la première femme et la première personne de couleur. 

Après cette première mission, Artémis 2 emportera des astronautes jusqu'en orbite autour de la Lune, sans y atterrir. Cet honneur sera réservé à l'équipage d'Artémis 3, prévue au plus tôt en 2025. 

Mais pourquoi, au juste, refaire ce qui a déjà été fait? 

Cette fois, la Lune ne sera en réalité qu'un tremplin vers Mars. 

Contrairement aux missions ponctuelles d'Apollo, le but d'Artémis est d'établir une présence humaine durable sur la Lune, avec la construction d'une station spatiale en orbite autour d'elle (Gateway), et une base à la surface. 

Toutes les technologies nécessaires pour envoyer des humains sur la planète rouge doivent y être testées. Et Gateway servira de point d'étape et de ravitaillement avant ce long voyage de plusieurs mois minimum. 

« Je crois que (le programme Artémis) inspirera encore davantage que ne l'a fait Apollo », a déclaré Bob Cabana, ancien astronaute aujourd'hui administrateur associé à la Nasa. « Cela va être absolument extraordinaire. » 


Le secteur privé, moteur du rapprochement économique entre la France et l’Arabie saoudite

En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
  • Dans un entretien accordé à Arab News en français, Sultan Almusallam souligne la dynamique des relations économiques franco-saoudiennes, avec 12 milliards de dollars d’échanges en 2025
  • À Vision Golfe, la Fédération des chambres saoudiennes veut accélérer les partenariats avec les entreprises françaises en facilitant les investissements et le commerce, dans le cadre des objectifs de Vision 2030

PARIS: À l’occasion de sa première participation à Vision Golfe, le secrétaire général de la Fédération des chambres saoudiennes, Sultan Almusallam, a réaffirmé, dans un entretien accordé à Arab News en français, la volonté du Royaume de renforcer ses liens économiques avec la France. Selon lui, les priorités françaises en matière d’expertise, d’innovation et de développement « s’inscrivent pleinement dans les objectifs de la Vision 2030 du Royaume et au-delà », créant des opportunités de coopération dans des secteurs stratégiques.

Cette dynamique se traduit déjà par des résultats concrets. « La croissance soutenue des échanges commerciaux entre les deux pays au cours des cinq dernières années est un indicateur positif. Sur un an, les échanges ont progressé de 7,8 %, atteignant 12 milliards de dollars en 2025 », souligne Sultan Almusallam. Dans le même temps, les investissements français en Arabie saoudite ont presque triplé en cinq ans, passant de 7 à 19 milliards de riyals saoudiens.

Aujourd’hui, 500 entreprises françaises sont implantées en Arabie saoudite, dont 30 ont choisi Riyad comme siège régional, un chiffre appelé à progresser.

Pour le secrétaire général, cette croissance repose sur la complémentarité des savoir-faire. « L’expertise française est en phase avec les ambitions saoudiennes », explique-t-il, citant notamment les secteurs du MICE (Meetings, Incentives, Conferences and Exhibitions), de la culture, du tourisme et de l’économie créative.

Les prochains grands événements internationaux organisés en Arabie saoudite, notamment l’Expo 2030 et la Coupe du monde de football, ouvrent selon lui de nouvelles perspectives de coopération. Il cite le groupe hôtelier Accor, fortement implanté dans le Royaume et engagé dans le recrutement de talents saoudiens, comme « un modèle à reproduire dans d’autres secteurs ».

Dans son entretien avec Arab News en français, Sultan Almusallam insiste également sur le rôle de la coopération culturelle dans le développement des relations économiques. Les initiatives telles qu’Afalula, ainsi que l’inscription de huit sites saoudiens au patrimoine mondial de l’UNESCO au cours des dix dernières années, contribuent selon lui à renforcer les liens entre les deux pays.

« Les relations d’affaires ne peuvent se construire que sur la confiance, et la confiance se construit à travers les relations entre les peuples », affirme-t-il. Il souligne également la présence d’environ 16 000 expatriés français en Arabie saoudite, qui contribue à renforcer cet écosystème de coopération.

Le responsable saoudien estime par ailleurs que l’image du Royaume évolue rapidement. « Nous avons encore des efforts à faire pour faire connaître au public français la beauté de l’Arabie saoudite », confie-t-il, ajoutant que « la majorité des personnes qui découvrent le Royaume sont surprises par l’accueil qui leur est réservé ». Selon lui, le développement du tourisme, de la culture et des grands événements favorise les échanges humains, lesquels stimulent ensuite les relations d’affaires.

Au-delà des chiffres, Sultan Almusallam affirme que la mission de la Fédération est d’accompagner davantage les entreprises françaises. En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a rencontré le MEDEF, les chambres de commerce ainsi que plusieurs représentants du secteur privé français afin d’identifier les obstacles au commerce et à l’investissement.

« Nous sommes ici pour écouter. Aucun environnement d’investissement n’est parfait. Nous voulons comprendre les barrières auxquelles les entreprises françaises sont confrontées et trouver des solutions », explique-t-il.

Cette ambition s’inscrit dans la stratégie 2026-2030 récemment lancée par la Fédération des chambres saoudiennes, en cohérence avec la troisième phase de Vision 2030. « Le secteur privé doit conduire cette nouvelle étape de la transformation économique », souligne Sultan Almusallam.

Aujourd’hui, celui-ci représente 52 % du PIB saoudien, une part qui devrait atteindre 65 % d’ici 2030. « Nous sommes sur la bonne voie. La question est désormais de savoir comment accélérer le rythme », conclut-il.


La compagnie aérienne SAS va acheter jusqu’à 40 Airbus A330 pour plus de 10 milliards de dollars

Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
  • La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330
  • "Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme"

COPENHAGUE: La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330, la plus importante commande d'avions de son histoire, pour un montant total de plus de 10 milliards de dollars.

"Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme" en attendant les A330-900neo, a indiqué dans un communiqué SAS, dont Air France-KLM doit devenir le principal actionnaire d'ici la fin de l'année.


EDF remporte un contrat de 3 milliards de dollars à Oman

Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
  • EDF a signé un contrat d’environ 3 milliards de dollars avec Oman pour développer une station de transfert d’énergie par pompage
  • Le projet, situé au barrage de Wadi Dayqah (près de Mascate), sera la première installation de ce type dans le pays et pourra stocker jusqu’à 2 GW d’énergie

PARIS: Le géant français de l'électricité EDF a signé lundi un contrat de 3 milliards de dollars pour une station de transfert d'énergie par pompage à Oman, à l'occasion de la visite d'État en France du sultan d'Oman Haitham ben Tarik, a annoncé l'Elysée.

Ce contrat porte sur le développement et l'exploitation de la première de station de transfert d'énergie par pompage au niveau du barrage de Wadi Daysat (90 kilomètres au sud de Mascate) qui doit permettre de stocker jusqu'à 2GW d'énergie.