Plainte d'Iraniens en exil contre le président Raïssi aux Etats-Unis

Procès à New York contre le président iranien Ebrahim Raisi (Photo, AFP).
Procès à New York contre le président iranien Ebrahim Raisi (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 26 août 2022

Plainte d'Iraniens en exil contre le président Raïssi aux Etats-Unis

  • Selon le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), la plainte accuse Ebrahim Raïssi de torture et de meurtre
  • Des dommages et intérêts, dont le montant n'est pas précisé, sont demandés en réparation d'actes de torture

WASHINGTON: Un groupe d'opposants iraniens en exil a annoncé jeudi l'existence de poursuites à New York contre le président de la République islamique, Ebrahim Raïssi, qui doit arriver sur le sol américain le mois prochain pour participer à l'Assemblée générale des Nations unies.

Selon le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), qui n'a pas lui-même déposé la plainte, celle-ci accuse Ebrahim Raïssi de torture et de meurtre lors des exécutions de masse d'opposants en 1988.

Faisant écho à des actions similaires engagées au Royaume-Uni, la plainte au civil soutient qu'Ebrahim Raïssi faisait partie d'une "Commission de la mort" -- quatre juges qui ont ordonné des milliers d'exécutions et la torture de membres du mouvement des Moudjahidines du Peuple (MEK).

Le MEK est un partenaire essentiel du CNRI.

Il ne fait "aucun doute qu'en tant que procureur adjoint de l'Etat pour la province de Téhéran, Ebrahim Raïssi était un membre de cette +Commission de la mort+", a déclaré Steven Schneebaum, avocat des plaignants, lors d'une conférence de presse organisée par le CNRI à Washington.

Les poursuites ont été engagées à New York la semaine dernière, au nom de deux personnes torturées à l'époque et d'une troisième dont le frère a été exécuté.

Elles s'appuient notamment sur des déclarations d'Amnesty International et des sanctions américaines, qui accusaient M. Raïssi d'avoir pris part à la répression sanglante de 1988.

Des dommages et intérêts, dont le montant n'est pas précisé, sont demandés en réparation d'actes de torture, d'exécutions sommaires, de génocide et de crimes contre l'humanité.

La plainte remet en cause l'idée selon laquelle M. Raïssi, élu président l'an dernier, bénéficierait de l'immunité en tant que chef d'Etat et représentant d'un pays étranger participant à l'Assemblée générale des Nations unies.

Selon M. Schneebaum, M. Raïssi n'est ainsi pas un diplomate officiellement accrédité aux Etats-Unis.

Par ailleurs, s'il est bien président, le réel chef d'Etat en Iran est le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, avance l'avocat.

Si les Etats-Unis acceptent ces arguments, ils pourraient le notifier officiellement de l'existence de poursuites contre lui s'il participe aux réunions à l'ONU.

Interrogé sur la venue de M. Raïssi, le porte-parole du département d'Etat américain Vedant Patel a déclaré que les Etats-Unis se devaient de laisser entrer sur leur territoire les dignitaires étrangers.

"En tant que pays hôte de l'ONU, les Etats-Unis sont généralement tenus, en vertu de l'accord sur le siège de l'ONU, de délivrer des visas aux représentants des Etats membres des Nations unies pour se rendre au siège" de l'organisation, a-t-il dit à des journalistes.


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.