Macron aux jeunes Africains: «votre avenir, ce n'est pas l'anti-France»

Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue algérien au palais présidentiel à Alger, le 25 août 2022.  (Photo de Ludovic MARIN / AFP)
Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue algérien au palais présidentiel à Alger, le 25 août 2022. (Photo de Ludovic MARIN / AFP)
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Publié le Vendredi 26 août 2022

Macron aux jeunes Africains: «votre avenir, ce n'est pas l'anti-France»

  • M. Macron avait été interrogé par la presse sur «le désamour de la France» dans certains pays africains
  • Fin juillet, au Cameroun , le président français avait vivement dénoncé la «présence hybride» de la Russie en Afrique, qui «passe par la désinformation et des milices»

ALGER : Le président français, Emmanuel Macron, a appelé vendredi à Alger les jeunes Algériens et Africains à «ne pas se laisser embarquer» par «l'immense manipulation» de «réseaux» téléguidés «en sous-main» par des puissances étrangères qui présentent la France comme «l'ennemie» de leurs pays.

«Je veux dire simplement à la jeunesse africaine: expliquez-moi le problème et ne vous laissez pas embarquer parce que votre avenir, ça n'est pas l'anti-France», a déclaré M. Macron, interrogé par la presse sur «le désamour de la France» dans certains pays africains, au deuxième jour de sa visite en Algérie.

«Oui, la France est critiquée. Elle est critiquée pour le passé, (...) parce qu'on a laissé trop longtemps des malentendus s'installer, et aussi parce qu'il y a une immense manipulation», a-t-il ajouté.

«Soyons clairs: beaucoup des activistes de l'islam politique ont un ennemi: la France; beaucoup des réseaux qui sont poussés en sous-main, qui par la Turquie, qui par la Russie, qui par la Chine, ont un ennemi: la France», a-t-il poursuivi, en dénonçant l'«agenda d'influence, néo-colonial et impérialiste» de ces pays.

«Il y a un ennemi, c'est la France. Ca met tout le monde d'accord, c'est trop facile», selon lui. «Cela a peut-être été le combat de vos grands-parents, de vos parents, mais, partout en Afrique, on vous raconte des cracks, des carabistouilles».

«Avançons», a-t-il ajouté, en reconnaissant que cela prenait «du temps pour rétablir la confiance». «Mais je le fais avec patience, engagement et affection pour le continent africain et pour l'Algérie».

Emmanuel Macron avait tenu un discours similaire lors d'une visite fin juillet dans trois pays africains parmi lesquels le Cameroun où il avait vivement dénoncé la «présence hybride» de la Russie en Afrique, qui «passe par la désinformation et des milices», et qui «est une préoccupation d'abord pour le continent africain».

A Alger, il a plaidé pour «renforcer le partenariat avec l'Algérie» dans la lutte contre la menace terroriste au Sahel. Il s'agit notamment d'«éviter que des mercenaires puissent fleurir dans la région, en particulier ceux de Wagner», a-t-il ajouté, en faisant référence au groupe privé russe actif au Mali, d'où est récemment partie l'armée française.


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

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  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.