L'affaire Assange suscite des inquiétudes pour la liberté de la presse, selon Mme Bachelet

Un manifestant tient deux pancartes devant le bâtiment du Home Office, à Londres, le 17 mai 2022, pour protester contre l'extradition du fondateur de Wikileaks, Julian Assange (Photo, AFP).
Un manifestant tient deux pancartes devant le bâtiment du Home Office, à Londres, le 17 mai 2022, pour protester contre l'extradition du fondateur de Wikileaks, Julian Assange (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Dimanche 28 août 2022

L'affaire Assange suscite des inquiétudes pour la liberté de la presse, selon Mme Bachelet

  • Le Comité de défense d'Assange basé aux Etats-Unis a indiqué que la rencontre à Genève entre Mme Bachelet, l'épouse de M. Assange, Stella, et ses avocats, Baltasar Garzon et Aitor Martinez, avait duré plus d'une heure
  • Le fondateur de WikiLeaks avait été arrêté par la police britannique en 2019, après s'être réfugié pendant sept ans à l'ambassade d'Equateur à Londres

GENEVE: La Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme Michelle Bachelet a déclaré samedi qu'une éventuelle extradition du fondateur de WikiLeaks Julian Assange aux Etats-Unis suscitait des inquiétudes pour la liberté de la presse et pourrait avoir  des "effets paralysants" pour le journalisme d'investigation.

Mme Bachelet a indiqué avoir rencontré jeudi l'épouse et les avocats de M. Assange.

M. Assange, qui est détenu depuis 2019 à la prison de haute sécurité de Belmarsh près de Londres, a fait appel de la décision du gouvernement britannique de l'extrader vers les Etats-Unis.

L'Australien âgé de 51 ans est poursuivi aux Etats-Unis pour avoir publié en 2010 sur le site de WikiLeaks plus de 700 000 documents confidentiels portant sur les activités de l'armée américaine, notamment en Irak et en Afghanistan.

Il risque des dizaines d'années de prison s'il est reconnu coupable d'espionnage en vertu d'une loi interdisant la divulgation d'informations confidentielles.

"Je suis au courant des problèmes de santé dont M. Assange a souffert pendant sa détention, et reste inquiète pour son bien-être physique et mental", a ajouté Mme Bachelet dans un communiqué.

"L'éventuelle extradition de M. Assange et les éventuelles poursuites à son encontre suscitent des préoccupations concernant la liberté de la presse et de possibles effets paralysants pour le journalisme d'investigation et les activités des lanceurs d'alerte", a estimé Mme Bachelet.

Elle a souligné "l'importance d'assurer le respect des droits humains de M. Assange, notamment son droit à un procès équitable" et assuré que ses services suivraient attentivement son affaire.

Le mandat de Mme Bachelet au poste de Haut-Commissaire aux droits de l'homme s'achève mercredi.

Le Comité de défense d'Assange basé aux Etats-Unis a indiqué que la rencontre à Genève entre Mme Bachelet, l'épouse de M. Assange, Stella, et ses avocats, Baltasar Garzon et Aitor Martinez, avait duré plus d'une heure.

"Les avocats d'Assange ont mis l'accent sur les implications légales et relatives aux droits de l'homme tandis que Stella Assange a évoqué les conséquences d'années d'enfermement sur la santé de Julian et sa famille", selon le comité.

Le fondateur de WikiLeaks avait été arrêté par la police britannique en 2019, après s'être réfugié pendant sept ans à l'ambassade d'Equateur à Londres.


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com