Moselle: Deux policiers condamnés en appel pour avoir espionné un collègue

Brassard d'un policier (Photo, AFP).
Brassard d'un policier (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 28 août 2022

Moselle: Deux policiers condamnés en appel pour avoir espionné un collègue

  • Ses parents avaient déposé plainte pour «harcèlement moral»
  • Les deux agents ont été condamnés le 16 août pour «atteinte à l’intimité de la vie privée par captation»

PARIS: Deux policiers de la brigade de Saint-Avold (Moselle) jugés pour avoir placé un mouchard dans le véhicule d'un collègue, qui s'est ensuite suicidé, ont été condamnés à des peines de prison avec sursis par la cour d'appel de Metz, a-t-on appris samedi auprès de l'avocat des parents du défunt.

Les deux agents ont été condamnés le 16 août pour "atteinte à l’intimité de la vie privée par captation, enregistrement ou transmission des paroles d’une personne".

Le gardien de la paix qui avait placé le mouchard dans le véhicule de la victime et de son binôme a été condamné à 8 mois de prison avec sursis tandis que le brigadier-chef qui l'avait incité à le faire pour ensuite dénoncer les propos tenus par ses collègues a lui été condamné à 10 mois de prison également assorti du sursis.

En poste à la brigade de nuit au commissariat de Saint-Avold, Hervé Hinschberger, 46 ans, avait mis fin à ses jours avec son arme de service le 21 janvier 2018, près d'un étang, à Puttelange-aux-Lacs.

Ses parents avaient déposé plainte pour "harcèlement moral au travail et atteinte à l'intimité de la vie privée par captation, enregistrement ou transmission des paroles".

Une enquête préliminaire, ouverte le mois suivant par le parquet de Sarreguemines et confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), avait écarté le harcèlement moral.

Selon les éléments de la procédure, le brigadier-chef prévenu soupçonnait M. Hinschberger et son binôme d'avoir fait bloquer sa carte professionnelle.

Quelques semaines avant le suicide du policier, il avait fait placer un mouchard dans le véhicule de patrouille du major Hinschberger et de son binôme.

Dans "un climat délétère" entre les commissariats voisins de Saint-Avold et Freyming-Merlebach, "l'enregistrement d'une quinzaine d'heures à son insu a été un tel traumatisme qu'il a contribué à son geste fatal. Il s'est senti trahi, suspecté", avait avancé  en première instance Me Rondu.

En octobre 2019, le tribunal correctionnel de Sarreguemines avait initialement relaxé les prévenus. Mais les parents du défunt et le parquet général avaient interjeté appel.

Me Dominique Rondu a indiqué samedi à l'AFP que ses clients "considèrent que les agissements des condamnés ont concouru au suicide de leur fils", précisant qu'ils réfléchissaient à "engager une action contre l'administration pour imputabilité au service (...) en raison des erreurs de commandement et de management".

Les deux prévenus se sont pourvus en cassation, d'après l'avocat des parties civiles.


Rhône-Alpes: deux jeunes hommes blessés par balles

Des policiers montent la garde à l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle de Roissy, en région parisienne, le 1er janvier 2023 (Photo, AFP).
Des policiers montent la garde à l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle de Roissy, en région parisienne, le 1er janvier 2023 (Photo, AFP).
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  • A Fontaine, dans la banlieue de Grenoble, un jeune homme de 18 ans se trouvait à proximité d'un arrêt de tramway «lorsque le passager d'un scooter tirait en sa direction à plusieurs reprises»
  • Par ailleurs, à Valence, vers 20 heures vendredi, un adolescent de 16 ans a été blessé par balles aux jambes

DIJON: Deux jeunes hommes, de 16 et 18 ans, ont été blessés par balles vendredi à Valence et Grenoble, a-t-on appris samedi de sources policière et judiciaire.

A Fontaine, dans la banlieue de Grenoble, un jeune homme de 18 ans se trouvait à proximité d'un arrêt de tramway "lorsque le passager d'un scooter tirait en sa direction à plusieurs reprises", aux alentours de 22h30, a indiqué le procureur de la République à Grenoble, Éric Vaillant.

Le jeune homme, touché au niveau de la jambe, a été transporté à l'hôpital. Son pronostic vital n'est pas engagé, selon la même source.

La victime est connue des services de police, a ajouté M. Vaillant, précisant qu'une enquête pour tentative d'homicide a été confiée à la police judiciaire de Grenoble.

De source policière, on précise que deux hommes ont pris la fuite.

Par ailleurs, à Valence, vers 20 heures vendredi, un adolescent de 16 ans a été blessé par balles aux jambes. Selon les premières constatations, le tireur, qui était à pied, a pris la fuite, a-t-on appris de source policière.


Nupes: LFI écrit à ses partenaires pour « franchir une nouvelle étape»

Le député de La France Insoumise (LFI) Manuel Bompard prend la parole lors d'une conférence de presse à l'issue de l'Assemblée représentative du parti de gauche français La France Insoumise (LFI), à Paris le 10 décembre 2022. (Photo, AFP)
Le député de La France Insoumise (LFI) Manuel Bompard prend la parole lors d'une conférence de presse à l'issue de l'Assemblée représentative du parti de gauche français La France Insoumise (LFI), à Paris le 10 décembre 2022. (Photo, AFP)
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  • LFI «a sollicité chacune des composantes fondatrices de la Nupes (PS, EELV, Générations, PCF) pour une rencontre afin d’échanger sur sa volonté de franchir une nouvelle étape de la Nupes»
  • LFI propose en outre de « décliner partout en France des assemblées populaires de la Nupes à l’échelle des communes, des cantons et des circonscriptions»

PARIS: La France insoumise a écrit samedi à ses partenaires de l'alliance de gauche pour leur proposer de "franchir une nouvelle étape" avec la Nupes, en vue notamment des prochaines échéances électorales, a indiqué le parti.

LFI "a sollicité chacune des composantes fondatrices de la Nupes (PS, EELV, Générations, PCF) pour une rencontre afin d’échanger sur sa volonté de franchir une nouvelle étape de la Nupes", selon un communiqué.

"Nous proposons de poursuivre et amplifier notre campagne commune sur les retraites, en favorisant partout en France la constitution de collectifs locaux sur le sujet", indique Manuel Bompard, coordinateur de LFI, dans ces messages à chacun de ses alliés, rendus publics.

Concernant la prochaine législative partielle en Ariège, après l'annulation de l'élection de Bénédicte Taurine (LFI), "nous souhaitons vérifier avec vous que nous pourrons compter, comme sur les autres circonscriptions, sur une Nupes entièrement unie derrière sa candidature", ajoute M. Bompard.

Au sein du PS, le numéro un Olivier Faure est bien décidé à soutenir la candidate LFI-Nupes, mais le Premier secrétaire délégué Nicolas Mayer-Rossignol estime lui que la question n'est "pas tranchée" si une candidate PS dissidente se présente.

LFI propose en outre de "décliner partout en France des assemblées populaires de la Nupes à l’échelle des communes, des cantons et des circonscriptions", et d'"avoir des premiers échanges sur la préparation des prochaines échéances électorales", des élections européennes ayant lieu en 2024.

"Dans ce moment de grande intensité où culmine notre confrontation à la politique d'Emmanuel Macron, nos victoires électorales et notre unité dans la lutte valident la stratégie de la Nupes forgée en juin dernier" pour les législatives, affirme M. Bompard, qui souhaite "répondre à la profonde aspiration populaire à une alternative politique dans notre pays".


Covid-19: Buzyn estime son honneur « lavé» après l'annulation de sa mise en examen

L'ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn à Paris le 10 septembre 2021. (Photo, AFP)
L'ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn à Paris le 10 septembre 2021. (Photo, AFP)
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  • « La justice est passée, a annulé ma mise en examen, ce qui veut dire que je n'ai jamais été mise en examen. C'est une façon pour moi de laver mon honneur et de reprendre le cours de ma vie», s'est-elle félicitée
  • Mme Buzyn avait été mise en examen le 10 septembre 2021 par la commission d'instruction de la Cour de justice de la République (CJR)

PARIS: L'ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn a estimé samedi sur RMC que son honneur était "lavé" après l'annulation le 20 janvier par la Cour de cassation de sa mise en examen dans l'enquête sur la gestion gouvernementale de l'épidémie de Covid-19.

"La justice est passée, a annulé ma mise en examen, ce qui veut dire que je n'ai jamais été mise en examen. C'est une façon pour moi de laver mon honneur et de reprendre le cours de ma vie", s'est félicitée celle qui était aux manettes du ministère de la Santé au début de l'épidémie de Covid-19, jusqu'en février 2020.

Mme Buzyn avait été mise en examen le 10 septembre 2021 par la commission d'instruction de la Cour de justice de la République (CJR).

Le 20 janvier, la Cour de cassation a annulé cette mise en examen, jugeant que "le délit de mise en danger d'autrui ne peut être reproché à une personne que si une loi ou un règlement lui impose une obligation particulière de prudence ou de sécurité", ce qui n'était pas le cas en l'espèce.

Pour Mme Buzyn, une enquête pénale sur la gestion gouvernementale de la Covid-19 "rend l'émergence de la vérité plus difficile, car plus personne n'a envie de parler vraiment" malgré "un besoin de retour d'expérience".

"Cette judiciarisation de la vie politique française fait peser un certain risque sur notre capacité collective à tirer les enseignements d'une crise", a encore dit la candidate battue à la mairie de Paris en 2020.

Mme Buzyn a estimé samedi "mal interprétée" la phrase rapportée par Le Monde en octobre : "Non seulement j'avais vu mais prévenu. J'ai été, de très loin en Europe, la ministre la plus alerte. Mais tout le monde s'en foutait".

L'ex-ministre a expliqué qu'il a été dit à tort que cette phrase était "contre le gouvernement et l'exécutif", alors qu'elle visait "les experts médicaux et scientifiques" dont la prise de conscience a été d'après elle "tardive, y compris par l'Organisation mondiale de la santé (OMS)".

Mme Buzyn n'a pas fermé la porte à un retour en politique : "Je verrai ce que l'avenir me propose".