Forte hausse des pertes d'emploi chez les entrepreneurs

Un logo de 'La REF' réunion de l'association patronale française du Medef à Paris (Photo, AFP).
Un logo de 'La REF' réunion de l'association patronale française du Medef à Paris (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 29 août 2022

Forte hausse des pertes d'emploi chez les entrepreneurs

  • L'augmentation atteint 63,4% sur un an dans les Hauts-de-France
  • L'âge médian des chefs d'entreprises qui perdent leur emploi est de 46,7 ans

PARIS: Le nombre d'entrepreneurs ayant perdu leur emploi a augmenté de près de 30% sur un an au premier semestre 2022 pour atteindre 18.519, selon des données publiées dimanche.

Les patrons de l'hôtellerie, de la restauration et des débits de boisson (+60,8%) sont particulièrement touchés par cette hausse qui varie fortement d'une région à l'autre, d'après les chiffres compilés par le cabinet Altarès auprès des tribunaux de commerce pour l'association patronale GSC. Cette dernière incite les entrepreneurs à s'assurer contre le risque de perte d'emploi auprès d'assureurs privés, les chefs d'entreprise n'étant pas indemnisés par Pôle Emploi à la différence des salariés.

L'augmentation atteint 63,4% sur un an dans les Hauts-de-France, et 43,5% en Bourgogne-Franche-Comté, contre seulement 10,2% en Ile-de-France.

Les pertes d'emploi des chefs d'entreprise concernent dans 88% des cas des patrons de très petites entreprises (TPE) réalisant moins de 500.000 euros de chiffre d'affaires.

Pour les trois-quarts d'entre eux, ils sont à la tête de structures de moins de trois salariés, sachant que les micro-entreprises (auto-entrepreneurs) ne sont pas pris en compte par l'étude.

Cadres: Légère baisse des intentions d'embauche mais difficultés de recrutement au plus haut

Les intentions de recrutement de cadres accusent un léger recul avec 10% d’entreprises qui envisagent d'embaucher au moins un cadre au 3e trimestre contre 13% au deuxième, selon le dernier baromètre de l'Apec publié lundi.

"Le léger fléchissement des intentions d'embauches de cadres, amorcé dès le mois de mars dans un contexte d'incertitude liée à l'invasion russe en Ukraine, se confirme", souligne l'Association pour l'emploi des cadres dans un communiqué.

Pour autant, l'Apec explique que "les difficultés de recrutement ne se tarissent pas et atteignent des niveaux record: 84% des entreprises les anticipent pour le 3e trimestre, un niveau encore jamais atteint (30 points de plus qu'en septembre 2020)".

Les chefs d'entreprises de plus de 20 salariés continuent eux à voir leurs pertes d'emploi baisser, de 13% pour les structures comprises entre 20 et 49 salariés et de 16,3% pour celles de plus de 50 salariés.

L'évolution des pertes d'emploi des patrons suit de près celle des défaillances d'entreprises, qui ont commencé à augmenter cette année après avoir baissé de près de 50% en 2020 et 2021, en raison des mesures protectrices pour la trésorerie des entreprises mises en place durant la crise du Covid-19.

"La crise n'est pas derrière nous, elle est devant nous", a déclaré à l'AFP le président de l'association GSC, Anthony Streicher, qui n'exclut pas que le niveau de 50.000 à 60.000 chefs d'entreprise perdant leur emploi chaque année avant la crise sanitaire soit dépassé.

L'âge médian des chefs d'entreprises qui perdent leur emploi est de 46,7 ans.


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


France: la production industrielle recule de 0,1% en mai

Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
  • "Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note
  • En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%)

PARIS: Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi.

En avril, la production industrielle avait augmenté de 0,3% et la production manufacturière de 0,6%, après révision à la hausse.

Dans l'industrie manufacturière, la production est en repli dans tous les principaux secteurs, a précisé l'Institut national de la statistique et des études économiques: les matériels de transport (-2,8%) dont l'automobile (-4,7%), les biens d'équipement électriques, électroniques et informatiques (-2,3%), la cokéfaction et le raffinage (-9,0%), les "autres produits industriels comme la métallurgie, chimie et pharmacie (-0,4%) ainsi que les industries agro-alimentaires (-0,3%).

"Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note.

En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%). "La hausse qui concerne à la fois l'électricité et le gaz est due à une augmentation de la consommation liée aux températures fraîches en milieu de mois, puis à l'épisode caniculaire en fin de mois", a expliqué l'Insee.

Sur les trois derniers mois (mars à mai), par rapport à la même période en 2025, la production a augmenté de 2,4% dans l'industrie et de 2,2% dans l'industrie manufacturière.

Dans la construction, la production a progressé de 1,2% en mai sur un mois, mais elle s'inscrit en baisse de 2,3% sur les trois mois allant de mars à mai par rapport aux mêmes trois mois de l'an dernier.

Dans les prochains mois, "certains facteurs temporaires qui avaient bénéficié à l'industrie française, notamment la mise à l'arrêt de la production chez certains concurrents asiatiques, vont progressivement s'estomper avec l'apaisement de la situation au Moyen-Orient", a analysé Charlotte de Montpellier.

"D'autres facteurs continueront toutefois de soutenir l'activité, notamment la forte demande dans l'aéronautique et la hausse des dépenses de défense, qui bénéficie largement aux 5% de l'industrie française orientés vers l'armement", a-t-elle ajouté.

Selon elle, "l'industrie française devrait continuer à surperformer le secteur des services", affecté notamment par la faible confiance des ménages, "mais avec un peu moins d’élan qu’en début d’année", avec des répercussions sur la croissance.