Le café Jabaliyah d'Arabie saoudite vise à exploiter le potentiel de Jazan

Avec ses 15 000 caféiers, Aal Qotail, dans le gouvernorat d'Al-Daair de la région de Jazan, est la base de Jabaliyah, une entreprise saoudienne dont l’objectif est d’apporter l'humble grain de café khowlani aux consommateurs de produits de luxe du monde entier (Photo, Arab News).
Avec ses 15 000 caféiers, Aal Qotail, dans le gouvernorat d'Al-Daair de la région de Jazan, est la base de Jabaliyah, une entreprise saoudienne dont l’objectif est d’apporter l'humble grain de café khowlani aux consommateurs de produits de luxe du monde entier (Photo, Arab News).
Avec ses 15 000 caféiers, Aal Qotail, dans le gouvernorat d'Al-Daair de la région de Jazan, est la base de Jabaliyah, une entreprise saoudienne dont l’objectif est d’apporter l'humble grain de café khowlani aux consommateurs de produits de luxe du monde entier (Photo, Arab News).
Avec ses 15 000 caféiers, Aal Qotail, dans le gouvernorat d'Al-Daair de la région de Jazan, est la base de Jabaliyah, une entreprise saoudienne dont l’objectif est d’apporter l'humble grain de café khowlani aux consommateurs de produits de luxe du monde entier (Photo, Arab News).
Avec ses 15 000 caféiers, Aal Qotail, dans le gouvernorat d'Al-Daair de la région de Jazan, est la base de Jabaliyah, une entreprise saoudienne dont l’objectif est d’apporter l'humble grain de café khowlani aux consommateurs de produits de luxe du monde entier (Photo, Arab News).
Avec ses 15 000 caféiers, Aal Qotail, dans le gouvernorat d'Al-Daair de la région de Jazan, est la base de Jabaliyah, une entreprise saoudienne dont l’objectif est d’apporter l'humble grain de café khowlani aux consommateurs de produits de luxe du monde entier (Photo, Arab News).
Avec ses 15 000 caféiers, Aal Qotail, dans le gouvernorat d'Al-Daair de la région de Jazan, est la base de Jabaliyah, une entreprise saoudienne dont l’objectif est d’apporter l'humble grain de café khowlani aux consommateurs de produits de luxe du monde entier (Photo, Arab News).
Avec ses 15 000 caféiers, Aal Qotail, dans le gouvernorat d'Al-Daair de la région de Jazan, est la base de Jabaliyah, une entreprise saoudienne dont l’objectif est d’apporter l'humble grain de café khowlani aux consommateurs de produits de luxe du monde entier (Photo, Arab News).
Avec ses 15 000 caféiers, Aal Qotail, dans le gouvernorat d'Al-Daair de la région de Jazan, est la base de Jabaliyah, une entreprise saoudienne dont l’objectif est d’apporter l'humble grain de café khowlani aux consommateurs de produits de luxe du monde entier (Photo, Arab News).
Avec ses 15 000 caféiers, Aal Qotail, dans le gouvernorat d'Al-Daair de la région de Jazan, est la base de Jabaliyah, une entreprise saoudienne dont l’objectif est d’apporter l'humble grain de café khowlani aux consommateurs de produits de luxe du monde entier (Photo, Arab News).
Avec ses 15 000 caféiers, Aal Qotail, dans le gouvernorat d'Al-Daair de la région de Jazan, est la base de Jabaliyah, une entreprise saoudienne dont l’objectif est d’apporter l'humble grain de café khowlani aux consommateurs de produits de luxe du monde entier (Photo, Arab News).
Avec ses 15 000 caféiers, Aal Qotail, dans le gouvernorat d'Al-Daair de la région de Jazan, est la base de Jabaliyah, une entreprise saoudienne dont l’objectif est d’apporter l'humble grain de café khowlani aux consommateurs de produits de luxe du monde entier (Photo, Arab News).
Short Url
Publié le Mardi 03 novembre 2020

Le café Jabaliyah d'Arabie saoudite vise à exploiter le potentiel de Jazan

  • Aal Qotail, dans le gouvernorat d'Al-Daair de la région de Jazan, est le berceau de Jabaliyah, une entreprise saoudienne dont l’objectif est d’apporter l'humble grain de café khowlani aux consommateurs de produits de luxe du monde entier
  • Ali al-Sheneamer lui-même est issu d'une famille d'agriculteurs de la campagne de Jazan: le principe de d’offrir aux producteurs un meilleur prix pour leurs produits lui tient donc à cœur

JAZAN: Juste à côté de la frontière sud montagneuse de l’Arabie saoudite avec le Yémen se trouve un village qui propose une marque de café dont l’heure est venue… Avec ses 15 000 caféiers, Aal Qotail, dans le gouvernorat d'Al-Daair de la région de Jazan, est le berceau de Jabaliyah, une entreprise saoudienne dont l’objectif est d’apporter l'humble grain de café khowlani aux consommateurs de produits de luxe du monde entier.

La culture des grains de café khowlani fait depuis longtemps partie du patrimoine de cette région, mais elle n'est devenue une industrie viable que récemment grâce à un double soutien du gouvernement et du secteur privé.

Ali al-Sheneamer, cofondateur de Jabaliyah – la première marque de café d’origine exclusivement saoudienne – a déclaré à Arab News que bien qu'ils ne soient qu'une petite équipe, ils ont des plans pour se développer.

« Nous avons commencé cela il y a quelques années avec Mango Jazan. Nous pensons avoir créé une bonne marque », explique Ali al-Sheneamer, faisant référence à leur entreprise de fruits tropicaux. À présent, l’équipe a jeté son dévolu sur l’abondant potentiel caféier de la région.

« La prochaine étape est d'obtenir Jabaliyah. Et il y a plus à venir de la région de Jazan et d'autres régions d'Arabie saoudite. »

Les grains de café sont cultivés dans les montagnes enveloppées de nuages de Jazan depuis des centaines d’années. Jusqu'à présent, ce n'était qu'une petite industrie agricole au service de la consommation locale. Mais grâce au soutien du gouvernement aux agriculteurs locaux, l’agriculture de la région se développe rapidement.

« Aramco a également mené un excellent programme, éduquant les agriculteurs sur les meilleures méthodes d'irrigation et sur l’amélioration de la qualité de grains. Ainsi, nous avons vu un développement rapide dans la culture des grains de café au cours des cinq à sept dernières années » poursuit Ali al-Sheneamer.

La culture des grains de café khowlani fait depuis longtemps partie du patrimoine de cette région, mais elle n'est devenue une industrie viable que récemment grâce à un double soutien du gouvernement et du secteur privé (Photo, Arab News).

L'équipe de Jabaliyah a parcouru les cultures locales pour obtenir un rendement de qualité supérieure dans lequel investir – un rendement qui générera des bénéfices pour leur marque mais aussi pour les agriculteurs.

« Nous voulions que les agriculteurs créent une meilleure valeur », explique Ali al-Sheneamer. « La plupart d'entre nous sommes des spécialistes du marketing. Nous sommes dans un secteur où si vous vendez un produit, vous en obtenez un retour. Si vous vendez des produits de marque, vous maximisez l’intérêt. Nous voulions donc maximiser l’intérêt des agriculteurs. »

« À ce stade, je ne veux pas aller négocier les prix avec les agriculteurs. Je veux qu'ils aient un bon rendement afin qu'ils puissent investir pour accroître leurs capacités, devenir plus professionnels, employer plus de personnes et améliorer la qualité, afin que cela puisse devenir une industrie importante qui profite à nous tous et à la communauté locale. »

Les grains de café sont cultivés dans les montagnes enveloppées de nuages de Jazan depuis des centaines d’années (Photo, Arab News).

Ali al-Sheneamer lui-même est issu d'une famille d'agriculteurs de la campagne de Jazan: le principe d’offrir aux producteurs un meilleur prix pour leurs produits lui tient donc à cœur.

« La plupart des habitants des villages et des petites villes sont des agriculteurs. Les producteurs de café en particulier sont entre 600 et 700 », explique-t-il.

Même s’il le souhaite, Ali al-Sheneamer ne peut pas acheter à tous les agriculteurs. Mais avec le temps, il veut aider les communautés rurales à s'adapter aux exigences de l'économie moderne, à comprendre le transport et la logistique et à les éloigner des méthodes agricoles traditionnelles.

« J'aspire à travailler avec tous – je ne serai peut-être pas en mesure de le faire – mais au moins avec les 25 à 30 meilleurs agriculteurs au cours des prochaines années, qui fourniraient le pourcentage le plus élevé de la production de grains de café de la région, poursuit-il. Nous voulons non seulement développer Jabaliyah en Arabie saoudite, mais aussi commencer à exporter cette marque dans le monde. »

Selon le ministère de l'Environnement, de l'Eau et de l'Agriculture, le Royaume compte aujourd'hui environ 125 000 caféiers, dont 76 000 produisent des grains de café (Photo, Arab News).

Selon le ministère de l'Environnement, de l'Eau et de l'Agriculture, le Royaume compte aujourd'hui environ 125 000 caféiers, dont 76 000 produisent des grains. Pour Ali al-Sheneamer, le marché va doubler de volume au cours des deux à trois prochaines années à mesure que davantage d'arbres commenceront à produire.

« Le gouvernement a pour objectif d’augmenter le nombre de caféiers dans la région à 1 million d’ici à 2030. C’est énorme à tous les points de vue. C'est également compliqué, étant donné le terrain difficile à cultiver et la présence des montagnes, d'avoir plus d'espace pour y faire pousser des grains de café, mais cela montre que le gouvernement est déterminé à créer cette industrie et à faire reconnaître ces grains de café saoudiens, les grains de khowlani. »

Ali al-Sheneamer admet qu'il faudra du temps pour que les agriculteurs s'habituent à l'intégration commerciale moderne « pour que celui qui a grandi en voyant son père et son grand-père cultiver devienne un agriculteur plus professionnel, traitant avec des fournisseurs, des distributeurs, de l'argent – certains n’ont même pas d’établissement officiel qui puisse les aider à effectuer des transactions d’entreprise à entreprise (B2B) ».

Mais Jabaliyah s'est engagé à travailler avec les agriculteurs pour les aider à faire la transition, car les bénéfices pour l'entreprise et les communautés rurales pourraient être énormes.

Avec ses 15 000 caféiers, Aal Qotail, dans le gouvernorat d'Al-Daair de la région de Jazan, est la base de Jabaliyah, une entreprise saoudienne qui vise à apporter l'humble grain de café khowlani aux consommateurs de luxe du monde entier (Photo, fournie).

Ali al-Sheneamer a réalisé un miracle similaire avec Mango Jazan. Il y a quelques années, lors d'une visite dans la région, il a remarqué une abondance de manguiers – on en compte aujourd'hui environ 400 000.

« J'ai demandé sur Twitter à la population jazanienne d'envisager de les exporter vers d'autres villes, et cela a été repris par mon partenaire Abdelrahman al-Sahily», raconte-t-il. «En trois jours, ce dernier a créé un site Internet, et les gens ont commencé à passer des commandes. Abdelrahman allait à l'aéroport et expédiait les colis dans différentes villes. C'était un travail effréné. »

Les partenaires ont rapidement pu rationaliser leurs opérations, faisant de Mango Jazan une marque bien connue. « Tout le monde attend la saison des mangues. Et elle a été récemment rachetée, ou une part majoritaire achetée, par une société cotée en bourse pour l'utiliser comme base pour commercialiser d'autres produits locaux, non seulement de Jazan mais de tout le pays », ajoute-t-il.

L’agriculture est une industrie en plein essor en Arabie saoudite et Ali Al-Sheneamer est heureux de voir d’autres entrepreneurs suivre l’exemple de Mango Jazan à Al-Bahah et Al-Jouf (Photo, Arab News).

« C’est pourquoi nous passons maintenant des mangues – saisonnières, c’est-à-dire sur une période de deux ou trois mois – à des grains de café qui dureront toute l’année. Ensuite, nous commencerons à introduire de nouveaux produits au fur et à mesure, qu'il s'agisse de fruits, de miel ou d'autres productions locales de grande valeur et de haute qualité pour lesquels les gens sont prêts à payer et à acheter en ligne plutôt que d'aller dans l’épicerie à côté de chez eux. »

L’agriculture est une industrie en plein essor en Arabie saoudite, et Ali al-Sheneamer est heureux de voir d’autres entrepreneurs suivre l’exemple de Mango Jazan à Al-Bahah et à Al-Jouf.

« Je viens de commander en ligne de l'huile d'olive d'Al-Jouf à travers l'une des start-up qui ont suivi les traces de Mango Jazan. Je pense que les Saoudiens aimeraient aujourd'hui soutenir et encourager ces types d'entreprises pour encourager les agriculteurs locaux. »

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com 


Les Casques bleus quitteront le Liban en 2027

Soutenue par Beyrouth, la France, chargée de ce dossier au Conseil de sécurité, avait dans un premier temps envisagé une extension d'un an, évoquant simplement l'"intention" de travailler à un retrait de la Finul. (AFP)
Soutenue par Beyrouth, la France, chargée de ce dossier au Conseil de sécurité, avait dans un premier temps envisagé une extension d'un an, évoquant simplement l'"intention" de travailler à un retrait de la Finul. (AFP)
Short Url
  • Israël et les Etats-Unis ont immédiatement salué une décision "historique"
  • "Pour une fois, nous avons une bonne nouvelle de l'ONU", a déclaré l'ambassadeur israélien Danny Danon, accusant la mission d'avoir échoué à empêcher le Hezbollah de "prendre le contrôle de la région"

NATIONS-UNIES: Le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé jeudi de prolonger une dernière fois le mandat de la force de maintien de la paix dans le sud du Liban (Finul) et, sous pression des Etats-Unis et d'Israël, de programmer en 2027 son retrait que certains estiment prématuré.

Israël et les Etats-Unis ont immédiatement salué une décision "historique".

"Pour une fois, nous avons une bonne nouvelle de l'ONU", a déclaré l'ambassadeur israélien Danny Danon, accusant la mission d'avoir échoué à empêcher le Hezbollah de "prendre le contrôle de la région".

"Nous appelons la communauté internationale à utiliser l'année qui vient pour renforcer les forces armées libanaises", a commenté l'ambassadrice américaine par interim Dorothy Shea, notant que le "i" dans Finul signifiait "intérimaire".

Quelque 10.800 Casques bleus font tampon entre Israël et le Liban depuis mars 1978, mais le renouvellement habituel de leur mandat, qui expire dimanche, se heurtait cette année à l'hostilité d'Israël et de son allié américain qui souhaitent leur départ.

Soutenue par Beyrouth, la France, chargée de ce dossier au Conseil de sécurité, avait dans un premier temps envisagé une extension d'un an, évoquant simplement l'"intention" de travailler à un retrait de la Finul.

Mais face au risque d'un veto américain, après plusieurs versions et un report du vote, la résolution adoptée jeudi à l'unanimité programme sans équivoque la fin de la mission dans 16 mois.

Le Conseil "décide de prolonger pour une dernière fois le mandat de la Finul (...) jusqu'au 31 décembre 2026 et de commencer une réduction et un retrait ordonnés et sûrs à partir du 31 décembre 2026 et dans un délai d'un an".

A l'issue de cette période, l'armée libanaise devra être la seule à assurer la sécurité dans le sud du pays, précise le texte.

"Retrait complet des forces israéliennes"  

Le président français Emmanuel Macron a salué l'extension de 16 mois, en insistant sur l'importance d'un "retrait complet des forces israéliennes du Sud-Liban et la fin de toute violation de la souveraineté libanaise (qui) sont des conditions essentielles à la mise en œuvre de ce plan".

"J'ai salué les décisions courageuses de l'exécutif libanais vers le rétablissement du monopole de la force. J'encourage le gouvernement libanais à adopter le plan qui sera présenté au cabinet à cette fin", a également indiqué M. Macron après s'être entretenu avec le Président du Liban, Joseph Aoun, et son Premier ministre, Nawaf Salam.

Plusieurs Etats membres ont plus clairement regretté le départ anticipé des Casques bleus.

"Le Royaume-Uni estime qu'un retrait prématuré de la Finul risque de nourrir un environnement sécuritaire que le Hezbollah pourrait exploiter", a noté l'ambassadeur britannique adjoint James Kariuki, se disant "déçu" que la décision n'ait pas été prise "sur la base d'une évaluation basée sur les faits". Tandis que son homologue chinois Geng Shuang a dénoncé "l'insistance obstinée" d'un membre du Conseil ayant fait preuve d'un "mépris total" pour la situation sur le terrain.

Alors que certains diplomates craignaient qu'un veto américain ne mette un terme immédiat à la mission, le Premier ministre libanais a salué la prolongation jusqu'à fin 2026.

Le président Aoun a lui espéré que ces 16 mois supplémentaires donneraient à la Finul "la chance d'améliorer la situation du Liban et de renforcer la stabilité le long de la frontière sud".

Cette décision a été prise au moment où Beyrouth s'est engagé à désarmer et à démanteler le mouvement chiite pro-iranien Hezbollah d'ici la fin de l'année, sous pression de Washington et dans le cadre de l'application du cessez-le-feu ayant mis fin à la guerre avec Israël en 2024.

Cet accord prévoit le retrait du Hezbollah de la zone située au sud du fleuve Litani et le démantèlement de ses infrastructures militaires, en contrepartie du renforcement du déploiement de l'armée libanaise et des Casques bleus de l'ONU.

L'accord de cessez-le-feu prévoit un retrait israélien de la zone, mais Israël maintient des troupes dans des positions frontalières jugées stratégiques et mène régulièrement des frappes chez son voisin du nord.

La résolution appelle d'ailleurs Israël "à retirer ses forces du nord de la Ligne bleue", y compris "les cinq positions sur le territoire libanais".

 


Yémen: nouvelle frappe israélienne contre les Houthis à Sanaa  

Mercredi, les Houthis ont revendiqué un tir de missile contre Israël après que l'armée israélienne a indiqué avoir intercepté un missile tiré du Yémen. (AFP)
Mercredi, les Houthis ont revendiqué un tir de missile contre Israël après que l'armée israélienne a indiqué avoir intercepté un missile tiré du Yémen. (AFP)
Short Url
  • L'armée israélienne a ensuite indiqué avoir frappé une "cible militaire" des Houthis dans la région de la capitale yéménite
  • "Agression israélienne sur la capitale Sanaa", a écrit la chaîne des Houthis, Al-Massirah, sur X, sans donner plus de détails, quatre jours après des frappes israéliennes ayant fait dix morts

SANAA: Les Houthis au Yémen ont fait état d'une attaque israélienne jeudi sur la capitale Sanaa, quatre jours après des bombardements meurtriers d'Israël contre ces rebelles pro-iraniens qui ont mené plusieurs attaques aux missiles visant le territoire israélien.

L'armée israélienne a ensuite indiqué avoir frappé une "cible militaire" des Houthis dans la région de la capitale yéménite.

"Agression israélienne sur la capitale Sanaa", a écrit la chaîne des Houthis, Al-Massirah, sur X, sans donner plus de détails, quatre jours après des frappes israéliennes ayant fait dix morts, selon ces insurgés qui contrôlent la capitale yéménite et de larges pans du pays.

L'armée israélienne avait alors indiqué avoir frappé des sites militaires des Houthis, dont le palais présidentiel et un site de stockage de carburant, en riposte aux attaques du "régime terroriste houthi" contre Israël.

Mercredi, les Houthis ont revendiqué un tir de missile contre Israël après que l'armée israélienne a indiqué avoir intercepté un missile tiré du Yémen.

Affirmant agir en solidarité avec les Palestiniens de Gaza, en proie à la guerre entre Israël et le Hamas, les Houthis lancent régulièrement des attaques aux missiles et drones en direction du territoire israélien, mais la plupart sont interceptés.

Ils ont aussi coulé deux navires en mer Rouge mi-juillet, après avoir interrompu pendant plus de six mois leurs attaques, lancées en marge de la guerre à Gaza, contre des navires liés selon eux à Israël sur cette voie maritime stratégique pour le commerce mondial.

Ces rebelles, qui contrôlent de larges pans du Yémen, en guerre depuis 2014, font partie d'une alliance contre Israël mise en place par l'Iran, qui inclut le Hezbollah au Liban et le Hamas palestinien.


L'Arabie saoudite et l'Italie condamnent Israël pour les derniers déplacements de Gaza

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan. (SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan. (SPA)
Short Url
  • Les deux pays publient une déclaration commune appelant à la fin de la guerre à Gaza et au plein accès à l'aide humanitaire et aux produits de première nécessité dans le territoire
  • Cette déclaration fait suite à des entretiens à Rome entre le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, et son homologue italien, Antonio Tajani

LONDRES : L'Arabie saoudite et l'Italie ont "rejeté sans équivoque" jeudi le déplacement des Palestiniens à Gaza, alors qu'Israël intensifie ses bombardements sur la ville de Gaza.

"Les principes de non-transfert et de non-expulsion doivent être pleinement respectés", ont-ils déclaré dans un communiqué publié par le ministère saoudien des Affaires étrangères sur la plateforme de médias sociaux X.

Auparavant, l'armée israélienne avait prévenu qu'une évacuation de la ville de Gaza était "inévitable" dans le cadre d'un assaut visant à détruire le dernier bastion du Hamas.

Jeudi, des familles ont fui les attaques dans les banlieues de la ville, derniers déplacements en date d'un conflit qui a déjà contraint la plupart des deux millions d'habitants de Gaza à fuir au moins une fois.

La déclaration commune de l'Arabie saoudite et de l'Italie est intervenue après des entretiens à Rome entre le ministre des affaires étrangères du Royaume, le prince Faisal bin Farhan, et son homologue italien, Antonio Tajani.

Elle appelle à une cessation immédiate de la guerre à Gaza "conformément à notre engagement commun de parvenir à une paix juste, sûre, globale et durable au Moyen-Orient".

Les deux pays ont exigé la libération immédiate de tous les otages et ont condamné toute "action unilatérale ou violente en Cisjordanie qui porte atteinte à la solution des deux États".

Ils ont ajouté : "Nous demandons un accès sans entrave à l'aide humanitaire et aux produits de première nécessité dans toute la bande de Gaza, ainsi que la libération de tous les revenus palestiniens retenus", en référence aux taxes perçues par les autorités israéliennes au nom de l'Autorité palestinienne et qui n'ont pas encore été remises.

La déclaration se poursuit : "Nous soulignons que tout accord d'après-guerre doit être fermement lié à une mise en œuvre claire et limitée dans le temps d'une solution politique qui mette fin à l'occupation et garantisse une paix juste et globale.

Auparavant, lors d'une conférence de presse à Rome, le prince Faisal avait condamné les attaques israéliennes en Cisjordanie occupée et déclaré que le Royaume était d'accord avec l'Italie sur l'importante nécessité de mettre fin à la guerre à Gaza.

Avant la visite du prince, le Premier ministre italien, Giorgia Meloni, a vivement réprimandé Israël à la suite de l'attaque d'un hôpital de Gaza, lundi, qui a fait au moins 20 morts, dont cinq journalistes. Elle a déclaré que la guerre menée par Israël avait "dépassé le principe de proportionnalité".

Lors de leur rencontre jeudi, les ministres des affaires étrangères saoudien et italien ont également discuté des moyens de renforcer les relations économiques et autres entre les deux pays.

M. Tajani a félicité les autorités saoudiennes pour leurs efforts visant à encourager la Russie et les États-Unis à aligner leurs points de vue afin de résoudre la guerre en Ukraine, a rapporté l'agence de presse saoudienne.