Covid: l'EMA autorise les vaccins de Pfizer et Moderna contre Omicron

Sur cette photo d'archive prise le 23 août 2021, un flacon de vaccin Pfizer-BioNTech Covid-19 est vu dans une clinique de vaccination improvisée dans le quartier Arleta de Los Angeles, en Californie. (AFP).
Sur cette photo d'archive prise le 23 août 2021, un flacon de vaccin Pfizer-BioNTech Covid-19 est vu dans une clinique de vaccination improvisée dans le quartier Arleta de Los Angeles, en Californie. (AFP).
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Publié le Jeudi 01 septembre 2022

Covid: l'EMA autorise les vaccins de Pfizer et Moderna contre Omicron

  • Les vaccins ciblant le variant Omicron sont attendus avec impatience par les pays européens afin de pouvoir lancer des campagnes de rappel avant une résurgence redoutée des cas de Covid-19 cet hiver
  • L'EMA a récemment déclaré viser l'approbation «dès l'automne» de vaccins anti-Covid ciblant ces deux sous-variants

LA HAYE : Le régulateur européen des médicaments a approuvé jeudi les premiers vaccins contre la Covid-19 adaptés au variant Omicron, ceux de Pfizer/BioNTech et de Moderna, en vue d'une campagne de rappel cet hiver pour parer une éventuelle nouvelle vague.

Les vaccins "ciblent le sous-variant d'Omicron BA.1 en plus de la souche originale" du coronavirus, apparu dans la ville chinoise de Wuhan en 2019, a déclaré dans un communiqué l'Agence européenne des médicaments (EMA), basée à Amsterdam.

Ils sont destinés aux personnes âgées de 12 ans et plus qui ont reçu au moins une primovaccination contre la Covid-19. Ces vaccins sont des versions adaptées des vaccins originaux Comirnaty de Pfizer/BioNTech et Spikevax de Moderna.

Ils ne ciblent cependant pas les contagieux lignages BA.4 et BA.5 du variant Omicron, apparus ces derniers mois comme étant les souches dominantes dans le monde.

L'EMA a récemment déclaré viser l'approbation "dès l'automne" de vaccins anti-Covid ciblant ces deux sous-variants.

"D'autres vaccins adaptés incorporant différents variants, tels que les sous-variants Omicron BA.4 et BA.5, sont en cours d'examen par l'EMA où seront soumis prochainement et, s'ils sont autorisés, viendront étendre encore l'arsenal de vaccins disponibles", a précisé l'EMA jeudi.

Les vaccins ciblant le variant Omicron sont attendus avec impatience par les pays européens afin de pouvoir lancer des campagnes de rappel avant une résurgence redoutée des cas de Covid-19 cet hiver.

"Les avis positifs rendus aujourd'hui par l'Agence européenne des médicaments sur les deux premiers vaccins à ARNm adaptés aux variants, de BioNTech-Pfizer et Moderna, sont importants pour protéger les Européens contre le risque probable de vagues de contaminations automnales et hivernales", a déclaré dans un communiqué la commissaire européenne à la Santé Stella Kyriakides.

"Nous devons être prêts à affronter un autre hiver avec la Covid-19", a-t-elle ajouté.

Les autorités sanitaires américaines ont déjà autorisé mercredi la nouvelle version des vaccins contre la Covid-19 de Pfizer et de Moderna visant spécifiquement les lignages BA.4 et BA.5 du variant Omicron.

«Effets secondaires légers»

Les Etats membres de l'Union européenne utilisent toujours les mêmes vaccins contre le coronavirus approuvés il y deux ans pour une utilisation contre la souche originale du virus.

Ils offrent une certaine protection contre Omicron et ses sous-variants, moins nocifs mais plus contagieux que la souche originale, mais le monde attend des vaccins plus ciblés et efficaces, dans la crainte d'une nouvelle vague cet hiver.

Omicron et ses sous-variants ont été dominants tout au long de 2022, prenant rapidement la place des variants précédents Alpha et Delta.

Les sous-variants BA.4 et BA.5 sont notamment responsables d'une vague de nouveaux cas en Europe et aux Etats-Unis ces derniers mois.

Tous les variants d'Omicron ont tendance à avoir une évolution plus bénigne de la maladie car ils s'installent moins dans les poumons et davantage dans les voies nasales supérieures, provoquant des symptômes tels que fièvre, fatigue et perte d'odorat.

L'EMA a déclaré que son examen des vaccins adaptés Pfizer et Moderna s'était concentré sur des données d'études en laboratoire et de tests sur la réponse immunitaire contre la souche d'origine et contre le variant Omicron.

"Les effets secondaires observés avec les vaccins adaptés sont comparables à ceux observés avec les vaccins originaux et sont généralement légers et de courte durée", a souligné l'agence.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.


Les Etats-Unis vont retirer la Syrie de leur liste des Etats soutenant le terrorisme

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
  • Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024
  • "C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé mercredi qu'ils allaient retirer la Syrie de leur liste noire des pays accusés de soutenir le terrorisme, une classification vieille de plusieurs dizaines d'années qui limitait les investissements dans ce pays.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a officiellement informé le Congrès de cette décision attendue de longue date, qui sera effective dans 45 jours, à moins que les parlementaires ne choisissent, de manière inattendue, de la bloquer.

Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024.

"C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué.

"Lever les sanctions contre la Syrie va débloquer le commerce international et les investissements, donner à la Syrie une chance de se reconstruire, et ouvrir un nouveau chapitre pour le peuple syrien", a-t-il poursuivi.

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie.

Le président américain avait auparavant publiquement poussé en faveur d'un accord de paix entre Israël et la Syrie, mais a finalement choisi de lever cette classification malgré l'absence de progrès dans les négociations.

Dans son communiqué, Marco Rubio a expliqué que cette décision avait été prise après avoir reçu des "assurances formelles" de la part d'Ahmed al-Chareh selon lesquelles "la Syrie ne soutiendra pas d'actes de terrorisme international à l'avenir".

Il a soutenu qu'une "Syrie stable, unifiée et en paix avec elle-même et avec ses voisins ne sera pas seulement bénéfique pour la région, mais pour le monde entier".

Donald Trump avait commencé à lever la plupart des sanctions contre la Syrie il y a un an, après que la Turquie et l'Arabie saoudite l'ont encouragé à rencontrer Ahmed al-Chareh.

"Il fait un travail incroyable pour unifier la Syrie", a affirmé le président américain à son sujet lors de la rencontre à Ankara.

La Syrie était sur la liste américaine des pays accusés de soutenir le terrorisme depuis sa création en 1979.

Après cette décision, seuls l'Iran, la Corée du Nord et Cuba demeurent sur cette liste.

 


Trump affirme que le cessez-le-feu avec l'Iran est « terminé»

Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
  • Donald Trump affirme que le dossier iranien est « terminé » pour lui, tout en laissant la porte ouverte à une reprise des négociations par ses émissaires
  • Les tensions restent vives entre Washington et Téhéran, sur fond de frappes, de représailles militaires et d'accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu

ANKARA: Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", ouvrant toutefois la porte à une reprise éventuelle des discussions.

"En ce qui me concerne, c'est terminé", a-t-il lancé au deuxième jour d'un sommet de l'Otan.

"C'est juste une perte de temps de discuter avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il ajouté.

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions, après l'avoir consulté.

Jared Kushner et Steve Witkoff sont "de bons négociateurs, ils veulent négocier", a-t-il ainsi affirmé, mais "ils doivent revenir vers moi".

Le président américain n'a pas eu de mots assez durs contre les dirigeants iraniens qu'il a qualifiés d'"ordures" avec qui il refusait désormais de discuter.

"Je ne veux plus avoir affaire à eux, ce sont des ordures. (...) ce sont des malades", a-t-il encore affirmé .

"Ils sont vicieux, ce sont des gens violents, et s'ils avaient l'arme nucléaire, ils l'utiliseraient", a-t-il ajouté, aux côtés du secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, affirmant avoir pourtant obtenu un accord avec l'Iran.

"Tout le monde est d'accord : pas d'arme nucléaire. On passe un marché. Ils sortent, plaisantent devant la presse, ils disent qu'on n'en a même jamais parlé. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez eux, ils sont fous", a-t-il encore déclaré.

Les Etats-Unis ont frappé plus de 80 cibles en Iran en riposte à des tirs iraniens sur des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, déclenchant mercredi des représailles de Téhéran qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien après les attaques de navires. Les deux camps s'accusent de violer leur protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique.