Argentine: la compagne de l'agresseur de la vice-présidente Kirchner interpellée, selon les médias

Des personnes participent à une manifestation de soutien à la vice-présidente argentine Cristina Fernandez de Kirchner sur la place Plaza de Mayo à Buenos Aires, le 2 septembre 2022 (Photo, AFP).
Des personnes participent à une manifestation de soutien à la vice-présidente argentine Cristina Fernandez de Kirchner sur la place Plaza de Mayo à Buenos Aires, le 2 septembre 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 05 septembre 2022

Argentine: la compagne de l'agresseur de la vice-présidente Kirchner interpellée, selon les médias

  • Jeudi soir, alors que Mme Kirchner se mêlait à des partisans devant son domicile, un homme s'était approché d'elle et avait pointé un pistolet vers sa tête, à bout portant
  • Pour une raison inconnue, aucun coup n'est parti alors que l'arme, chargée, a bien été actionnée, a assuré peu après le président Alberto Fernandez

BUENOS AIRES: La police argentine a interpellé dimanche soir à Buenos Aires la compagne de l'agresseur jeudi de la vice-présidente Cristina Kirchner, dans le cadre de l'enquête sur la tentative d'attentat, tandis que son avocat disait sa conviction que l'homme "n'a pas agi seul".

La jeune femme de 23 ans, qui avait été interviewée dans les jours suivant l'attentat par des télévisions, évoquant le suspect Fernando André Sabag Montiel, a été interpellée dans une gare du quartier de Palermo, et placée en garde à vue, selon des sources judiciaires citées par plusieurs médias argentins, dont l'agence officielle Telam.

La jeune femme, Brenda Uliarte, a été interpellée sur mandat de la magistrate co-chargée de l'enquête, María Eugenia Capuchetti.

Dans les jours suivant l'attentat, elle avait notamment été interviewée par la chaine Telefe. Elle avait exprimé sa surprise et dit qu'elle n'aurait jamais pensé son ami capable d'un tel acte, et que s'il se plaignait "comme tout le monde" de l'économie, il n'avait jamais mentionné la vice-présidente Kirchner "avec agressivité". Elle avait aussi déclaré ne pas l'avoir vu depuis 48 heures avant les faits.

Des analyses d'images de vidéo-surveillance auraient en fait montré qu'elle avait été en sa compagnie le jour de l'attentat, le 1er septembre, selon des sources proches de l'enquête citées par les médias.

Jeudi soir, alors que Mme Kirchner se mêlait à des partisans devant son domicile, un homme s'était approché d'elle et avait pointé un pistolet vers sa tête, à bout portant. Pour une raison inconnue, aucun coup n'est parti alors que l'arme, chargée, a bien été actionnée, a assuré peu après le président Alberto Fernandez.

L'assaillant, arrêté sur place, a été identifié comme Fernando André Sabag Montiel, 35 ans, de nationalité brésilienne, mais vivant en Argentine depuis l'enfance. L'homme, aux motivations à ce stade inconnues, n'a pas fait de déclaration depuis son arrestation.

D'autres «comme ce garçon»

Sur des photos de son compte Instagram, il apparaissait porteur de nombreux tatouages dont certains (un soleil noir, un croix ressemblant à la Croix de fer) associés à une symbolique nazie.

Dimanche, l'un des avocats de Cristina Kirchner avait estimé qu'il "n'a pas agi seul parce qu'il y a eu des événements préparatoires à la tentative d'assassinat".

"Il y avait d'autres personnes qui étaient au courant de cette situation, sans aucun doute", a estimé l'avocat Gregorio Dalbon sur la télévision C5N, sans pour autant avancer d'éléments étayant cette thèse.

"A mon avis, il va y avoir davantage (d'accusés) parce que je comprends qu'il n'a pas agi seul", a-t-il insisté. Pour autant, il avait spéculé que d'autres personnes impliquées "ne sont pas des personnalités publiques, ils sont comme ce garçon", paraissant discréditer la thèse d'un complot d'envergure.

Gregorio Dalbon par ailleurs indiqué qu'il demanderait à ce que "soit entendu pour s'expliquer sur ses dires" un certain "Mario".

Peu après l'attentat, ce Mario avait déclaré à une télévision être ami du suspect depuis l'adolescence, l'avait décrit comme un "marginal", un peu perdu depuis la mort de sa mère, et s'était dit "persuadé que son intention était de tuer" Mme Kirchner. Il avait aussi dit ne pas voir vu le suspect depuis dix mois, époque à laquelle celui-ci cherchait à se procurer une arme.

L'avocat a aussi confirmé qu'une plainte serait formellement déposée lundi au nom de Mme Kirchner, pour qu'au titre de partie civile elle ait accès au dossier, et puisse suivre les résultats, suggérer des indices, des experts, ou "faire appel de résolutions qui lui porteraient préjudice".

L'attaque contre Mme Kirchner, 69 ans figure de proue de la gauche péroniste, et toujours influente dans la politique du pays sept ans après son départ de la présidence, a donné lieu à des manifestations rassemblant plusieurs dizaines de milliers de personnes dans un pays en choc, et à une vague de condamnations internationales.


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.