L’Arabie saoudite conduit des réformes concernant les expatriés du secteur privé

L’Arabie saoudite prévoit que cette initiative aura d’importantes retombées économiques, du fait du développement du marché local et de la flexibilité du travail (Photo, Shutterstock).
L’Arabie saoudite prévoit que cette initiative aura d’importantes retombées économiques, du fait du développement du marché local et de la flexibilité du travail (Photo, Shutterstock).
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Publié le Mercredi 04 novembre 2020

L’Arabie saoudite conduit des réformes concernant les expatriés du secteur privé

  • LRI permet la mobilité professionnelle et réglemente la délivrance des visas de sortie et de réentrée, et rentrera en vigueur le 14 mars 2021
  • Il s'applique à tous les travailleurs expatriés du secteur privé et comprend des mesures de contrôle spécifiques mises en place pour prendre en compte les droits des deux parties à la relation contractuelle

Le ministère des Ressources humaines et du Développement social (HRSD) a lancé aujourd'hui une initiative de réforme du travail dans le cadre du Programme national de transformation (PNT) pour améliorer la relation contractuelle entre les travailleurs et les employeurs, et vise à soutenir la vision du ministère de créer un marché de l’emploi attrayant. Notamment en ce qui concerne l’autonomisation et le développement des compétences professionnelles et développement de l'environnement de travail dans le Royaume.

LRI permet la mobilité professionnelle et réglemente la délivrance des visas de sortie et de réentrée. Il s'applique à tous les travailleurs expatriés du secteur privé et comprend des mesures de contrôle spécifiques mises en place pour prendre en compte les droits des deux parties à la relation contractuelle. Les réformes entrent en vigueur le 14 mars 2021.

HRSD a déclaré que cette initiative améliorera l'efficacité de l'environnement de travail en Arabie saoudite et complétera les initiatives similaires lancées à cet égard, notamment le système de protection des salaires, la documentation numérique des contrats de travail, l'Initiative d'éducation et de sensibilisation au travail, et le lancement de "Wedy" pour le règlement des conflits du travail. En plus d'autres programmes concernant le développement et l'amélioration de l'environnement de travail et la sauvegarde des droits des deux parties à la relation de travail.

LRI cherche à accroître la flexibilité, l'efficacité et la compétitivité du marché du travail et à accroître son attractivité conformément aux meilleures pratiques internationales et au droit du travail saoudien. LRI active également l'accord contractuel entre le salarié et l'employeur sur la base de leur contrat de travail à travers la documentation numérique de ces contrats, ce qui contribuera à réduire la disparité entre les travailleurs saoudiens et les expatriés. Ceci, à son tour, se reflétera positivement sur le marché du travail en augmentant les opportunités d'emploi pour les Saoudiens tout en augmentant également l'attractivité du marché du travail local pour les meilleurs talents.

La mobilité des employés permettra aux travailleurs expatriés de passer d'un employeur à l'autre à l'expiration du contrat de travail contraignant sans le consentement de l'employeur. LRI décrit également les conditions applicables pendant la durée de validité du contrat, à condition qu'un délai de préavis et des mesures spécifiques soient respectés.

Les réformes des visas de sortie et de retour permettent aux travailleurs expatriés de voyager en dehors du Royaume d'Arabie saoudite sans l'approbation de l'employeur après avoir soumis une demande ; l'employeur sera informé par voie électronique de leur départ.

Les réformes du visa de sortie définitif permettent au travailleur expatrié de quitter le Royaume après la fin du contrat de travail sans le consentement de l'employeur, et en informeront par voie électronique l'employeur toutes les conséquences (financières ou autres) liées à la rupture du contrat de travail.

Les trois services seront mis à la disposition du public via l'application pour smartphone (Absher) et (Qiwa) du portail du HRSD.

LRI vient renforcer la compétitivité du marché du travail saoudien local et le met au niveau de marchés internationaux similaires. Cela permettrait également d’améliorer sa compétitivité internationale, car il élève la réglementation du travail au rang de pratiques internationales conformément aux conventions du travail signées. On s'attend également à ce que LRI réduise le nombre de litiges entre employeurs et employés et attire des compétences du monde entier.

LRI devrait également permettre des retombées économiques, notamment au niveau du développement du marché local et de la flexibilité du travail, augmenter la productivité au sein du secteur privé en attirant des talents hautement qualifiés et en fin de compte contribuer à la réalisation des objectifs de la Vision 2030 du Royaume à travers le programme national de transformation. .

La LRI a été réalisée grâce à une collaboration et un travail étroit avec le ministère de l'Intérieur, le Centre national d'information et avec le soutien de plusieurs autres agences gouvernementales. Il a été prélude à plusieurs réunions et ateliers avec des représentants du secteur privé et du Conseil des chambres saoudiennes et est basé sur des études et des recherches qui ont inclus les meilleures pratiques internationales dans ce domaine.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur www.Arabnews.com


Airbus pénalisé par ses faibles livraisons d'avions

Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
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  • Airbus voit ses résultats baisser au T1 2026 (bénéfice -26%, CA -7%) à cause de livraisons d’avions retardées et de problèmes de moteurs
  • Le groupe maintient ses objectifs annuels et s’appuie sur la défense, tandis que Boeing prend l’avantage sur les livraisons

PARIS: L'avionneur européen Airbus est pénalisé au premier trimestre par de faibles livraisons d'avions commerciaux, qui pèsent sur ses comptes, tandis que son concurrent américain Boeing, en phase de redressement, signe des livraisons record.

En dépit de cette déconvenue due principalement à la pénurie des moteurs de l'américain Pratt & Whitney et la situation volatile au Moyen-Orient qui n'a pour l'instant "pas d'impact" sur ses activités, Airbus maintient ses objectifs pour l'année.

Il compte toujours livrer un nombre record de 870 avions commerciaux en 2026, soit plus que la meilleure année, en 2019, avant la pandémie du Covid (863 appareils).

Les livraisons d'avions commerciaux qui patinent ont fait chuter le bénéfice net de l'avionneur européen de 26% à 586 millions d'euros au premier trimestres.

Le chiffre d'affaires s'est établi à 12,65 milliards d'euros, en recul de 7% par rapport à la même période de l'année dernière.

Ces résultats "reflètent un niveau plus faible de livraisons d'avions commerciaux et une solide performance de notre division Defense and Space", a déclaré le patron d'Airbus Guillaume Faury.

- "Impact" de Pratt jusqu'en 2028  -

Depuis le début de l'année, Airbus n'a livré que 114 avions commerciaux contre 143 pour Boeing. L'an dernier l'écart s'est resserré au sein du duopole sur le terrain des livraisons, mais l'américain a pris l'avantage sur les commandes.

Pratt & Whitney "reste le principal facteur limitant de notre trajectoire de montée en cadence sur l’A320", la famille la mieux vendue d'Airbus, "avec un impact sur 2026 et 2027", a déclaré Guillaume Faury au cours d'une conférence téléphonique.

En conséquence, l’entreprise maintient sa prévision d'un rythme de production de cette famille d'avions compris entre 70 et 75 avions par mois d’ici la fin 2027, objectif revu à la baisse en février contre 75 auparavant.

Le carnet de commandes d'Airbus affiche 9.037 appareils, soit plus de dix ans de production au rythme actuel.

Airbus a également été confronté en début de l'année "à un retard administratif qui a affecté la livraison de près de 20 avions à des clients chinois", mais ce problème a été résolu.

Le problème de qualité des panneaux de l'A320 découvert en décembre aura "un impact résiduel" sur les livraisons sur le premier semestre, selon Guillaume Faury.

Le bilan des livraisons des avionneurs est toujours scruté, car il préfigure les résultats financiers, les compagnies aériennes acquittant la majorité du prix d'achat lorsqu'elles reçoivent leurs appareils.

Le "cash flow" d'Airbus qui emploie près de 170.000 personnes dans le monde s'est également nettement dégradé.

La trésorerie disponible consolidée avant financement des clients s’est ainsi établie à -2,485 milliards d’euros contre -310 millions d’euros il y a un an.

- Désaccords non résolus sur le Scaf -

Les mauvaises performances côté avions commerciaux sont toutefois contrebalancées par le succès de la branche défense.

Le chiffre d'affaires dans ce domaine a progressé de 7% à 2,8 milliards d'euros.

Interrogé sur le programme européen d'avion de combat Scaf mené par Airbus qui représente l'Allemagne et l'Espagne et Dassault Aviation pour la France, Guillaume Faury a indiqué que les discussions étaient "en cours" dans le cadre d'une mission demandée par le président français Emmanuel Macron pour réconcilier les industriels.

"Je ne dis pas que les désaccords sont résolus, mais qu’un travail est en cours entre les différents acteurs pour tenter d’identifier la meilleure voie à suivre", a-t-il poursuivi.

"La France, l'Allemagne et l'Espagne ont chacune leurs attentes et travaillent actuellement à résoudre ces divergences", a-t-il conclu. 


Vision Golfe 2026 : France-CCG, de la coopération à la transformation

L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
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  • La France et les pays du Golfe intensifient leur partenariat économique avec un forum stratégique axé sur des projets concrets et des investissements mesurables
  • Les secteurs clés incluent l’IA, les énergies propres et les infrastructures, dans un contexte où la géopolitique redéfinit les échanges mondiaux

DUBAÏ: Dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques croissantes, des mutations profondes des flux commerciaux et des impératifs liés à la transition énergétique, la France et les États du Conseil de coopération du Golfe (CCG) s’apprêtent à franchir une nouvelle étape dans leur relation stratégique. Les 18 et 19 juin 2026, Paris accueillera la quatrième édition de Vision Golfe, un forum de haut niveau destiné à accélérer les échanges économiques, les investissements et les coopérations industrielles entre les deux régions.

Organisé par Business France sous le haut patronage du président Emmanuel Macron, cet événement réunira ministres, décideurs publics et dirigeants d’entreprises au ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique. Il s’inscrit dans une dynamique de renforcement institutionnel des relations franco-golfiques, fondée sur la recherche de résilience économique et d’autonomie stratégique.

Au fil des éditions, Vision Golfe s’est imposé comme une plateforme incontournable pour transformer le dialogue en projets concrets. La dernière édition a rassemblé plus de 1 250 participants et généré plus de 2 000 rencontres B2B, témoignant d’une forte demande pour des échanges ciblés et opérationnels. L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » (“From Cooperation to Transformation”), entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats, notamment à travers le co-investissement, l’innovation conjointe et la collaboration industrielle.

Les relations économiques entre la France et les pays du Golfe connaissent une croissance soutenue. En 2025, les échanges commerciaux entre la France et les Émirats arabes unis ont atteint 10,8 milliards d’euros, en hausse de 27 % sur un an. À l’échelle régionale, le commerce entre la France et le CCG s’est élevé à 24,9 milliards d’euros, porté notamment par l’Arabie saoudite, le Koweït et le Qatar. Ces chiffres illustrent la solidité du corridor économique en construction, tout en laissant entrevoir un potentiel encore largement inexploité.

Dans un environnement où la géopolitique influence directement les décisions économiques — qu’il s’agisse de contrôle des exportations, de politiques industrielles ou de sécurité des chaînes d’approvisionnement — le partenariat entre la France et le Golfe apparaît de plus en plus complémentaire. Les pays du Golfe apportent leur capacité d’investissement, leur rapidité d’exécution et leur ambition technologique, tandis que la France contribue par son expertise industrielle, ses standards réglementaires et son accès aux marchés européens.

Comme le souligne Axel Baroux, directeur de Business France pour le Proche et Moyen-Orient : « Dans un monde où l’inaction est l’ennemi de la croissance, Vision Golfe 2026 vise à générer des avancées concrètes et mesurables. Le forum réunit les bons acteurs pour catalyser des initiatives, mobiliser des investissements et transformer les échanges en projets à fort impact. »

Le programme de Vision Golfe 2026 mettra en avant des secteurs stratégiques tels que l’intelligence artificielle, les énergies propres, l’industrie avancée, la mobilité intelligente, les systèmes de santé et le développement urbain durable. La notion de sécurité, au sens large, sera également centrale, englobant les infrastructures critiques, la sécurité alimentaire, la gestion de l’eau ou encore les corridors logistiques et maritimes.

Au-delà des panels et des discussions, l’événement privilégiera des formats orientés action : rencontres B2B et B2G, sessions de networking et événements exclusifs comme la « French Gulf Night » au Palais Galliera. L’objectif est clair : accélérer la prise de décision et transformer les convergences stratégiques en projets concrets, investissements et créations d’emplois.

Vision Golfe 2026 s’affirme ainsi comme un catalyseur de la prochaine phase du partenariat entre la France et le CCG, où l’enjeu n’est plus seulement de coopérer, mais bien de transformer durablement les économies des deux régions.


Les Emirats annoncent leur retrait de l'Opep à partir de mai 

Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
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  • Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep)
  • "Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale"

DUBAI: Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie.

"Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale", explique l'agence Wam.