Flydubai opérera des vols quotidiens vers Tel-Aviv

Un appareil de la compagnie flydubai (Photo, Karim SAHIB/AFP).
Un appareil de la compagnie flydubai (Photo, Karim SAHIB/AFP).
Short Url
Publié le Mercredi 04 novembre 2020

Flydubai opérera des vols quotidiens vers Tel-Aviv

  • Cette desserte sera la première liaison aérienne commerciale et régulière entre les deux villes
  • « Le début des vols réguliers contribuera au développement économique et créera de nouvelles opportunités d'investissement », a déclaré Ghaith al-Ghaith, le PDG de flydubai

DUBAÏ: La compagnie à bas coût flydubai a annoncé mercredi le lancement le 26 novembre d'une desserte quotidienne sur Tel-Aviv, après la normalisation des relations entre les Emirats arabes unis et Israël.

« La compagnie va opérer 14 vols par semaine entre l'Aéroport international de Dubaï et l'aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv », a indiqué flydubai dans un communiqué.

Cette desserte sera la première liaison aérienne commerciale et régulière entre les deux villes.

En septembre, les Émirats arabes unis ont signé un accord négocié par les États-Unis pour normaliser leurs relations avec Israël, le premier de ce type entre un pays arabe du Golfe et l'Etat hébreu.

« Le début des vols réguliers contribuera au développement économique et créera de nouvelles opportunités d'investissement », a déclaré Ghaith al-Ghaith, le PDG de flydubai, dans le communiqué.

Avec leurs économies durement touchées par la pandémie du nouveau coronavirus, les Emirats arabes unis et Israël espèrent voir l'accord de normalisation leur apporter de rapides dividendes.

Ils ont déjà signé des accords sur les liaisons aériennes et les exemptions de visas, ainsi que des accords sur la protection des investissements et la coopération dans les domaines de la science et de la technologie.

Les Emirats arabes unis sont le troisième pays arabe à normaliser ses relations avec Israël, après l'Égypte en 1979 et la Jordanie en 1994 --qui avaient ainsi mis fin à l'état de guerre avec leur voisin israélien--. Il a été rapidement suivi par Bahreïn.

Le mois dernier, la Maison Blanche a déclaré que le Soudan acceptait d'établir des relations avec Israël.

Les trois nouveaux accords avec des pays arabes ont été condamnés par les Palestiniens.

Ils rompent avec un consensus de la Ligue arabe qui conditionnait les relations avec Israël à une solution du conflit avec les Palestiniens et au retrait de l'Etat hébreu de tous les territoires arabes occupés depuis 1967.

Poids lourd de la région, l'Arabie saoudite a jusqu'à présent refusé de normaliser ses relations avec Israël, mais donné son feu vert au survol de son territoire par les vols commerciaux se rendant ou partant d'Israël, signifiant ainsi qu'il n'avait pas d'objection à l'établissement de relations entre l'Etat hébreu et des pays arabes du Golfe.

Après l'annonce de l'accord avec les Émirats arabes unis par le président américain Donald Trump en août, la compagnie aérienne israélienne El Al a transporté une délégation de responsables américains et israéliens à Abou Dhabi pour le premier vol commercial entre les deux pays.

Cette visite a été suivie par une visite officielle d'une délégation des Emirats arabes unis à Tel-Aviv le mois dernier ainsi que par une série de vols transportant des hommes d'affaires.


Liban: des frappes israéliennes tuent deux personnes dans le sud du Liban

Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
Short Url
  • Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël
  • Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie

SAIDA: Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024.

La première frappe a visé une voiture près de Saïda, principale ville de la zone, tuant un homme, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël.

Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie.

Une deuxième frappe a également visé une voiture à Bazourieh près de la ville de Tyr, faisant un mort, selon le ministère.

Dans deux communiqués séparés, l'armée israélienne a affirmé avoir "visé des terroristes du Hezbollah".

Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre avec le Hezbollah, l'armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, affirmant viser la formation pro-iranienne qu'Israël accuse de se réarmer.

L'aviation israélienne avait visé lundi "des structures militaires du Hezbollah", dont des tunnels, dans une série de raids sur le sud du pays.

Ces frappes interviennent alors que l'armée libanaise a indiqué début janvier avoir achevé le désarmement du Hezbollah dans la partie du sud située entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Zahrani se situe au nord du Litani et Bazourieh au sud du fleuve.

Israël a jugé que les efforts de l'armée libanaise pour désarmer le Hezbollah constituaient "un début encourageant" mais étaient "loin d'être suffisants".


Le président syrien « ne participera finalement pas » au Forum de Davos, selon des sources

La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
Short Url
  • Les participants souhaitaient entendre Ahmed Al-Chareh, mais comprennent les défis internes auxquels le pays est confronté

DAVOS : Le président syrien Ahmed Al-Chareh a annulé sa participation à la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos cette semaine, selon un haut responsable de l’organisation.

Arab News s’est entretenu avec de nombreux participants au Centre des congrès, qui ont exprimé leur déception face à cette décision. La présence du président dans des sessions de haut niveau consacrées à la diplomatie et à l’économie aurait marqué la première participation d’un chef d’État syrien au forum.

Beaucoup espéraient entendre Al-Chareh s’exprimer sur les réformes jugées impressionnantes et sur les opportunités d’investissement en Syrie, tout en comprenant les défis internes auxquels Damas est actuellement confrontée.

« Avec tout ce qui s’est passé ces dernières semaines au Moyen-Orient, on s’attendait à ce qu’Al-Chareh ne puisse probablement pas venir », a confié un participant à Arab News.

Les forces gouvernementales syriennes ont intensifié leurs opérations contre les Forces démocratiques syriennes dans plusieurs gouvernorats — notamment Alep, Raqqa et Hassaké — avec des échanges de tirs fréquents signalés, même lorsque des trêves temporaires sont négociées.

L’an dernier, le ministre syrien des Affaires étrangères récemment nommé, Asaad Al-Shibani, s’était rendu à Davos dans le cadre des efforts du forum visant à réintégrer la Syrie dans les discussions politiques et économiques mondiales après des années d’isolement sous le régime d’Assad.

L’annulation du déplacement d’Al-Chareh à Davos intervient après plusieurs semaines de pressions diplomatiques et militaires. Son gouvernement de transition, arrivé au pouvoir après le renversement de l’ancien dirigeant Bashar al-Assad fin 2024, cherche activement une reconnaissance internationale, obtenant un allègement progressif des sanctions et renforçant son dialogue avec les partenaires occidentaux.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et le Premier ministre palestinien évoquent Gaza à Davos

(Photo: SPA)
(Photo: SPA)
Short Url
  • Le prince Faisal ben Farhane et Mohammed Mustafa se sont entretenus en marge du Forum économique mondial

LONDRES: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et le Premier ministre palestinien, Mohammed Mustafa, ont discuté mardi des derniers développements de la situation à Gaza.

La rencontre s’est tenue en marge de la réunion annuelle du Forum économique mondial, à Davos, en Suisse. Les deux responsables ont également passé en revue les relations bilatérales ainsi que les perspectives de coopération, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Plusieurs responsables saoudiens ont assisté à cet entretien, parmi lesquels l’ambassadeur du Royaume en Suisse, Abdulrahman Al-Dawood, le directeur général du bureau du ministre des Affaires étrangères, Waleed Al-Ismail, ainsi que Mohammed Alyahya, conseiller du ministre des Affaires étrangères.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com