En Chine, le mois d'août a battu tous les records de chaleur

Cette photo d'archive prise le 23 août 2022 montre de la boue croupie devant le Luoxing Dun, une petite île habituellement à moitié submergée sur laquelle se trouvent des temples anciens, dans le plus grand lac d'eau douce de Chine, le lac Poyang, à Juijiang, dans la province centrale du Jiangxi. (AFP).
Cette photo d'archive prise le 23 août 2022 montre de la boue croupie devant le Luoxing Dun, une petite île habituellement à moitié submergée sur laquelle se trouvent des temples anciens, dans le plus grand lac d'eau douce de Chine, le lac Poyang, à Juijiang, dans la province centrale du Jiangxi. (AFP).
Short Url
Publié le Mardi 06 septembre 2022

En Chine, le mois d'août a battu tous les records de chaleur

  • Les vagues de chaleur en plein été ne sont pas inhabituelles en Chine, en particulier dans l'Ouest aride et le Sud du pays
  • Mais le géant asiatique fait face cette année à des conditions météorologiques extrêmes, exacerbées par le réchauffement climatique, selon des scientifiques

PEKIN : La Chine a connu son mois d'août le plus chaud depuis le début de ses relevés en 1961, après des semaines d'une canicule d'ampleur inédite amenée à se reproduire et qui met en péril les récoltes.

Les vagues de chaleur en plein été ne sont pas inhabituelles en Chine, en particulier dans l'Ouest aride et le Sud du pays.

Mais le géant asiatique fait face cette année à des conditions météorologiques extrêmes, exacerbées par le réchauffement climatique, selon des scientifiques.

Le mois dernier, la température moyenne en Chine a été de 22,4°C, a indiqué mardi la télévision publique CCTV, citant les services météorologiques.

Cela dépasse de 1,2°C le précédent record historique pour le pays.

En août, quelque 267 stations de relevés à travers la Chine ont égalé ou battu des records de température, selon la chaîne.

Cet été, "le nombre de jours de forte chaleur a été anormalement élevé", ont indiqué sur la chaîne les services météorologiques, précisant que les conséquences continuaient à se faire sentir.

Il s'agit "une fois de plus d'un signal d'alarme pour la Chine", a déclaré à l'AFP depuis Pékin Li Shuo, de Greenpeace.

Plusieurs grandes villes ont enregistré les journées les plus chaudes de leur histoire et, par manque de précipitations, de nombreux cours d'eau se sont asséchés, à l'image du plus grand fleuve du pays, le Yangtsé.

«Un avertissement»

Les températures sont depuis retombées. Mais les conditions climatiques ont fragilisé le réseau électrique, au moment où des millions d'habitants faisaient tourner leur climatisation.

Plusieurs provinces ont ainsi dû rationner le courant, ce qui a lourdement pénalisé l'activité et les entreprises mais également les habitudes d'une partie de la population.

Le Sichuan (sud-ouest) a été l'une des régions les plus durement touchées le mois dernier.

Pour économiser l'énergie, la capitale provinciale Chengdu avait réduit l'éclairage dans le métro et éteint ses panneaux publicitaires. A plus de 1.500km, Shanghai avait fait de même pour les illuminations décoratives sur ses gratte-ciel emblématiques.

Localement, l'électricité a même été coupée pour certains habitants au Sichuan.

Nombreux étaient ceux à se réfugier en journée dans les centres commerciaux ou le métro pour trouver un coin de fraîcheur.

Août a également été le troisième mois le plus sec jamais enregistré dans le pays, avec des précipitations moyennes inférieures de 23,1% à celles relevées en temps habituel, selon CCTV.

Cette sécheresse inédite met désormais en péril les récoltes.

Riz et soja en péril

"C'est un avertissement", a déclaré un responsable du Centre chinois pour le climat, Zhang Daquan.

Cette canicule vient "rappeler que nous devons avoir une compréhension plus profonde du changement climatique" et de son impact, a dit ce responsable cité par le Quotidien du Peuple, organe du Parti communiste au pouvoir.

Mardi, un responsable des services météo chinois a averti que des températures plus élevées que d'accoutumé sont à attendre en Chine tout au long du mois de septembre.

La sécheresse est notamment problématique pour les cultures de riz et de soja, très gourmandes en eau.

Le mois dernier, la moitié du vaste territoire chinois était touchée à des degrés divers par un manque de précipitations, des montagnes du Tibet à l'ouest aux régions côtières de l'est.

Cette gigantesque zone, qui compte au total plus de 370 millions d'habitants, suivait principalement le tracé du fleuve Yangtsé, source précieuse d'eau potable.

Pour soutenir les agriculteurs face à la sécheresse, le gouvernement a débloqué en août une enveloppe spéciale de 10 milliards de yuans (près d'1,5 milliard d'euros).


Pourparlers Iran-Etats-Unis : «des bases très solides» en vue d'un accord final, selon JD Vance

Les pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis tenus dimanche en Suisse pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient ont permis d'établir des "bases très solides" en vue d'un accord final, a affirmé lundi le vice-président américain JD Vance. (AFP)
Les pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis tenus dimanche en Suisse pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient ont permis d'établir des "bases très solides" en vue d'un accord final, a affirmé lundi le vice-président américain JD Vance. (AFP)
  • "Nous avons réalisé de nombreux progrès satisfaisants. Nous avons fait exactement ce que nous voulions faire", a assuré JD Vance, qui va rentrer aux Etats-Unis
  • Côté iranien, l'équipe conduite par le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, et le chef de la diplomatie, Abbas Araghchi, a quitté le Burgenstock, à l'issue de "18 heures d'intenses discussions", selon l'agence de presse Irna

BURGENSTOCK: Les pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis tenus dimanche en Suisse pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient ont permis d'établir des "bases très solides" en vue d'un accord final, a affirmé lundi le vice-président américain JD Vance.

"Nous avons posé des bases très solides pour aboutir à un accord final réussi. L'accord final, c'est la maison. Nous en avons posé les fondations. Nous n'avons pas encore construit la maison, mais nous avons posé des bases solides pour atteindre une issue favorable pour le peuple américain", a-t-il déclaré aux journalistes.

Après la signature d'un protocole d'accord la semaine dernière et un démarrage dans le chaos, ces négociations, lancées dimanche dans le complexe hôtelier du Burgenstock, dans les Alpes suisses, doivent aboutir, sous un délai de 60 jours renouvelables, à un document final.

"Nous avons réalisé de nombreux progrès satisfaisants. Nous avons fait exactement ce que nous voulions faire", a assuré JD Vance, qui va rentrer aux Etats-Unis.

Côté iranien, l'équipe conduite par le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, et le chef de la diplomatie, Abbas Araghchi, a quitté le Burgenstock, à l'issue de "18 heures d'intenses discussions", selon l'agence de presse Irna.

Des négociations vont toutefois se poursuivre au niveau technique.

"Nos équipes, en collaboration avec les Iraniens, les Qataris et les Pakistanais, ont réalisé d'importants progrès hier. Elles continueront à travailler au niveau technique avec les équipes présentes ici au Burgenstock", a indiqué JD Vance.

"Ces négociations techniques se poursuivront ensuite au cours des semaines et des jours à venir. Nous voulions mettre en place une structure pour garantir une supervision politique adéquate", a-t-il ajouté.


Iran et Etats-Unis s'accordent sur une feuille de route pour un accord définitif sous 60 jours

Les délégations se sont "mises d'accord sur une feuille de route visant à parvenir à un accord définitif dans un délai de 60 jours, jetant ainsi les bases d'un démarrage immédiat de nouvelles discussions techniques" qui se poursuivront cette semaine en Suisse, ont écrit les gouvernements pakistanais et qatari dans un communiqué conjoint. (AFP)
Les délégations se sont "mises d'accord sur une feuille de route visant à parvenir à un accord définitif dans un délai de 60 jours, jetant ainsi les bases d'un démarrage immédiat de nouvelles discussions techniques" qui se poursuivront cette semaine en Suisse, ont écrit les gouvernements pakistanais et qatari dans un communiqué conjoint. (AFP)
Short Url
  • Les Etats-Unis et l'Iran se sont entendus sur une "feuille de route" pour conclure dans les 60 jours un accord définitif pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient
  • "La médiation pakistanaise et qatarie a permis des progrès majeurs afin de mettre un terme à la guerre au Liban"

BURGENSTOCK: Les Etats-Unis et l'Iran se sont entendus sur une "feuille de route" pour conclure dans les 60 jours un accord définitif pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, lors de leur première séance de négociations en Suisse, ont annoncé lundi les médiateurs pakistanais et qatari.

Les délégations se sont "mises d'accord sur une feuille de route visant à parvenir à un accord définitif dans un délai de 60 jours, jetant ainsi les bases d'un démarrage immédiat de nouvelles discussions techniques" qui se poursuivront cette semaine en Suisse, ont écrit les gouvernements pakistanais et qatari dans un communiqué conjoint.


Les négociations entre l'Iran et les Etats-Unis vont démarrer en Suisse

Le vice-président américain JD Vance est arrivé en Suisse dimanche, atterrissant à la base aérienne d’Emmen à 5 h 59 (03 h 59 GMT), selon son porte-parole. (AFP)
Le vice-président américain JD Vance est arrivé en Suisse dimanche, atterrissant à la base aérienne d’Emmen à 5 h 59 (03 h 59 GMT), selon son porte-parole. (AFP)
Short Url
  • Les négociations américano-iraniennes s’ouvrent en Suisse dans un contexte tendu, marqué par la poursuite des violences au Liban et des divergences sur l’application du protocole d’accord, notamment sur le nucléaire et un cessez-le-feu
  • L’escalade régionale s’intensifie avec la fermeture annoncée du détroit d’Ormuz par l’Iran, tandis que les États-Unis appellent à la retenue et poursuivent les discussions diplomatiques

BURGENSTOCK: Les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran pour trouver une paix durable au Moyen-Orient doivent débuter dimanche matin dans un hôtel de luxe des Alpes suisses, quatre jours après la signature d'un protocole d'accord, déjà malmené, pour mettre fin aux hostilités.

Ces pourparlers, centrés sur le programme nucléaire iranien, sont prévus pour une durée renouvelable de 60 jours. Avant même qu'ils ne commencent, les écueils se sont accumulés, avec la poursuite des combats au Liban malgré une clause de l'accord-cadre prévoyant la fin des hostilités sur tous les fronts, et l'annonce par Téhéran d'une nouvelle fermeture du détroit d'Ormuz en représailles.

Sur le front libanais, des frappes israéliennes ont fait au moins 30 morts samedi dans l'est et le sud du Liban, avant une accalmie constatée par un correspondant de l'AFP en fin de journée, lorsque l'armée israélienne a reçu l'ordre de cesser les affrontements avec le Hezbollah pro-iranien.

Les pourparlers débuteront dans le courant de la matinée, a annoncé la diplomatie suisse, précisant que la délégation américaine, dirigée par le vice-président américain JD Vance, et la délégation iranienne, menée par le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf, étaient arrivées à l'hôtel de luxe de Bürgenstock, surplombant le lac de Lucerne, site des discussions. Les pays médiateurs, le Pakistan et le Qatar, sont également sur place.

Arrivée samedi soir, la délégation iranienne compte aussi, selon la télévision d'Etat iranienne, le chef de la diplomatie Abbas Araghchi et le gouverneur de la Banque centrale Abdolnaser Hemmati.

Les discussions devraient durer "quelques jours", a affirmé JD Vance à la presse samedi soir, ajoutant qu'il ne pourrait rester en Suisse "qu'un jour ou deux".

"J'espère qu'on va faire des progrès sur la question nucléaire et sur la question du cessez-le-feu au Liban. Ce sont les deux points principaux sur lesquels je pense que nous allons nous concentrer", a-t-il déclaré.

L'émissaire Steve Witkoff et le gendre du président Donald Trump, Jared Kushner, se trouvent également en Suisse, selon JD Vance.

Les pourparlers sont censés mener à un accord final pour mettre un terme au conflit au Moyen-Orient, déclenché par des frappes israélo-américaines sur l'Iran le 28 février. Les hostilités ont causé des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban, et ébranlé l'économie mondiale.

- Protocole "en danger" -

Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a toutefois prévenu samedi les Etats-Unis que le protocole d'accord serait "en danger" si ses clauses n'étaient pas appliquées rapidement, en référence à la situation au Liban.

Le conseiller militaire du guide suprême iranien, Mohsen Rezaei, a lui appelé à la prudence face à tout "optimisme", affirmant sur X que "l'ennemi a montré qu'il ne tenait pas ses promesses".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient par des tirs de roquettes sur Israël pour venger la mort du guide suprême iranien, tué au début de la guerre.

Depuis, les opérations israéliennes au Liban ont fait 4.057 morts, selon le dernier bilan, samedi, du ministère libanais de la Santé.

L'armée israélienne a annoncé pour sa part qu'un de ses soldats avait été tué samedi dans le sud du Liban, portant à 36 le nombre de ses pertes depuis le début du conflit. Elle a précisé samedi que ses troupes ne mèneraient "pas de frappes proactives", mais qu'elles opéreraient "de manière défensive" au sein de la bande territoriale du sud du Liban occupée par Israël.

Avant son départ pour la Suisse, le vice-président américain a assuré que la situation "s'améliore" au Liban.

"Le gros problème, c'est que vous allez avoir quelqu'un qui va commencer à tirer et ensuite quelqu'un va répondre, et donc vous avez en quelque sorte ce problème de l'oeuf et de la poule où il faut réussir à arrêter les tirs suffisamment longtemps pour que le cessez-le-feu tienne, c'est ce qu'on essaie de faire", a-t-il dit.

- Ormuz fermé -

Après les nouveaux affrontements au Liban, le commandement central de l'armée iranienne a annoncé que "le détroit d'Ormuz serait fermé au trafic maritime", une "première mesure en réponse à la violation des engagements par l'ennemi". Il a menacé "d'autres mesures" si nécessaire "pour contraindre l'ennemi à respecter ses obligations".

La réouverture du détroit a constitué l'un des points clés du protocole d'accord américano-iranien. L'Iran avait verrouillé au début de la guerre cette voie maritime stratégique par laquelle transitaient auparavant quelque 20% des hydrocarbures mondiaux, provoquant une flambée des cours du pétrole.

Après l'annonce par l'Iran de sa nouvelle fermeture, le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a indiqué que ses forces demeuraient "vigilantes". Selon lui, 55 navires marchands ont franchi le détroit de manière sûre samedi.

Téhéran a également évoqué la possible mise en place de "frais" de service maritime pour les navires voulant y transiter. Le président américain Donald Trump a lui aussi menacé d'appliquer un péage dans le détroit en cas d'échec des discussions avec l'Iran.