Egypte: quatre journalistes d'un journal indépendant accusées de diffuser «de fausses informations»

Le Caire figure en 168e position sur 180 dans le classement de la liberté de la presse de 2022 de l'ONG Reporters sans frontières (RSF). (AFP).
Le Caire figure en 168e position sur 180 dans le classement de la liberté de la presse de 2022 de l'ONG Reporters sans frontières (RSF). (AFP).
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Publié le Jeudi 08 septembre 2022

Egypte: quatre journalistes d'un journal indépendant accusées de diffuser «de fausses informations»

  • Selon Mada Masr, les quatre journalistes, relâchées sous caution dans la soirée, sont accusées de «diffamation» et «harcèlement en ligne» ainsi que de «diffusion de fausses informations visant à déstabiliser le pays»
  • Si la Constitution de 2014 garantit la liberté de la presse en Egypte, le pays compte une vingtaine de reporters derrière les barreaux et est régulièrement montré du doigt pour son bilan des droits humains

BEYROUTH: La rédactrice en chef et trois journalistes du journal indépendant égyptien Mada Masr, au ton souvent critique du régime d'Abdel Fattah al-Sissi, ont été interrogées par la justice mercredi sous l'accusation notamment de "diffusion de fausses informations", a indiqué la publication sur Twitter.

Lina Attalah, directrice de Mada Masr, et les journalistes Rana Mamdouh, Sara Seif Eddin et  Beesan Kassab, étaient convoquées suite à des plaintes déposées par des membres du parti "Mostakbal Watan" ("Futur d'une nation", pro-régime), à la suite d'un article les accusant  d'"infractions financières graves" qui "devraient entraîner leur retrait de la scène politique".

Selon Mada Masr, les quatre journalistes, relâchées sous caution dans la soirée, sont accusées de "diffamation" et "harcèlement en ligne" ainsi que de "diffusion de fausses informations visant à déstabiliser le pays".

Si la Constitution de 2014 garantit la liberté de la presse en Egypte, le pays compte une vingtaine de reporters derrière les barreaux et est régulièrement montré du doigt pour son bilan des droits humains, avec plus de 60.000 détenus d'opinion, dont plusieurs incarcérés pour  "diffusion de fausses informations", selon des ONG internationales.

Le Caire figure en 168e position sur 180 dans le classement de la liberté de la presse de 2022 de l'ONG Reporters sans frontières (RSF).

Mada Masr est un journal en ligne qui publie des enquêtes sur les questions de sécurité et la corruption, en arabe et en anglais.

La publication compte parmi les centaines de sites d'information bloqués par les autorités ces dernières années et dont l'accès n'est possible pour les Egyptiens que grâce à un VPN (réseau privé virtuel).

Fin 2019 la police avait effectué une perquisition dans les locaux du journal au Caire, interpellant trois journalistes du média, dont Mme Attalah, brièvement détenue à nouveau en mai 2020.

Pour RSF, les accusations portées contre les journalistes de Mada Masr constituent "un développement extrêmement inquiétant contre l'une des dernières publications qui ne tombent pas sous le contrôle ou l'influence du gouvernement" de M. Sissi.

"Le harcèlement, l'intimidation et les arrestations incessantes de journalistes en Égypte atteignent des sommets dangereux et doivent cesser" a déclaré l'ONG dans un communiqué mercredi.


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.


L'Iran dit avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats

L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats arabes unis, après des frappes des Etats-Unis sur son territoire. (AFP)
L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats arabes unis, après des frappes des Etats-Unis sur son territoire. (AFP)
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  • "Ce matin, l'armée a frappé au moyen de missiles et de drones les systèmes de communication par satellite, les dépôts d'équipement et les hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït"
  • Aux Emirats, "les systèmes radar de l'armée américaine" ont été visés sur la base aérienne al-Minhad par des missiles et drones, a ajouté cette source

TEHERAN: L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats arabes unis, après des frappes des Etats-Unis sur son territoire.

"Ce matin, l'armée a frappé au moyen de missiles et de drones les systèmes de communication par satellite, les dépôts d'équipement et les hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", indique un communiqué militaire relayé par la télévision d'Etat.

Aux Emirats, "les systèmes radar de l'armée américaine" ont été visés sur la base aérienne al-Minhad par des missiles et drones, a ajouté cette source.