Pièces de monnaie, hymne national: ce qui va changer avec l'accession de Charles III

Un avis est placé sur les grilles du palais de Holyroodhouse à Édimbourg, le 8 septembre 2022 suite à l'annonce du décès de la reine Elizabeth II de Grande-Bretagne. (AFP)
Un avis est placé sur les grilles du palais de Holyroodhouse à Édimbourg, le 8 septembre 2022 suite à l'annonce du décès de la reine Elizabeth II de Grande-Bretagne. (AFP)
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Publié le Jeudi 08 septembre 2022

Pièces de monnaie, hymne national: ce qui va changer avec l'accession de Charles III

  • Le visage du nouveau roi Charles III va commencer à apparaître sur les pièces de monnaie et les billets de banque au Royaume-Uni et dans d'autres pays du monde
  • L'hymne national britannique va devenir "God Save the King", avec une version masculinisée des paroles

LONDRES: De l'hymne national aux billets et pièces de monnaie, en passant par les timbres et les passeports, de nombreux aspects de la vie quotidienne au Royaume-Uni vont changer avec l'accession de Charles III au trône.

 Monnaie et timbres 

Le visage du nouveau roi Charles III va commencer à apparaître sur les pièces de monnaie et les billets de banque au Royaume-Uni et dans d'autres pays du monde, remplaçant le profil de la reine Elizabeth II.

Son effigie apparaîtra également sur plusieurs autres devises utilisées dans les Caraïbes orientales, au Canada, en Australie et en Nouvelle-Zélande.

Idem dans les îles anglo-normandes de Jersey, Guernesey, sur l'île de Man ainsi qu'à Gibraltar, Sainte-Hélène et dans les Malouines, îles et territoires contrôlés par la Couronne britannique.

En 1936, pendant le règne du roi Edouard VIII, qui a duré 326 jours, des pièces avaient été frappées, mais le monarque a abdiqué avant leur mise en circulation.

Le visage d'Elizabeth II figure également sur les timbres tandis que les lettres EIIR, pour Elizabeth II Regina, sont apposées sur les boîtes aux lettres, ce qui devra donc être modifié. L'insigne apposée sur les casques de police changera également.

 Hymne et passeports 

L'hymne national britannique va devenir "God Save the King", avec une version masculinisée des paroles.

Une habitude qui sera sans doute difficile à prendre pour les Britanniques, qui entonnent "God Save the Queen" depuis 1952. C'est aussi l'un des deux hymnes nationaux de la Nouvelle-Zélande et l'hymne royal en Australie et au Canada, qui ont leur propre hymne national.

Le libellé inscrit dans la couverture intérieure des passeports britanniques, délivrés au nom de la couronne, devra être mis à jour, tout comme le texte similaire qui apparaît à l'intérieur des passeports australiens, canadiens et néo-zélandais.

Lorsqu'on lèvera son verre lors de rencontres officielles, il ne faudra plus dire "La reine" mais "Le roi". Dans les îles anglo-normandes, la formule officieuse "La reine, notre duc" prononcée en français au moment de porter un toast deviendra "Le roi, notre duc".

 Politique et droits 

Les noms du gouvernement de Sa Majesté ("Her Majesty"), du Trésor et des douanes changeront pour devenir ceux de "His Majesty".

Ce sera le discours du roi ("The king's speech") et non celui de la reine qui présentera au parlement le programme du gouvernement, ouvrant la session parlementaire.

La garde de la reine, immortalisée par les touristes devant le palais de Buckingham, changera aussi de nom.

La police ne préservera plus la paix de la reine mais celle du roi et les avocats chevronnés passeront du statut de QC ("Queen's counsel") à celui de KC ("King's counsel").

Les prisonniers ne seront plus détenus au gré de "Her Majesty", mais poursuivront leurs peines d'emprisonnement au gré de "His Majesty" le roi.

Dans l'armée, les nouvelles recrues ne prendront plus "le shilling de la reine", lorsqu'ils s'engagent, comme l'indique la formule. Ils ne devront plus non plus se soumettre aux règlements de la reine.

Le nom du "Her Majesty's Theatre" dans le West End, quartier des théâtres de Londres, où le spectacle "The Phantom of the Opera" est joué depuis 1986, sera également masculinisé.

Et ceux qui aspirent à parler anglais avec l'accent le plus chic possible, l'"anglais de la reine" ("the Queen's English") devront dés


Les Etats-Unis vont retirer la Syrie de leur liste des Etats soutenant le terrorisme

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
  • Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024
  • "C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé mercredi qu'ils allaient retirer la Syrie de leur liste noire des pays accusés de soutenir le terrorisme, une classification vieille de plusieurs dizaines d'années qui limitait les investissements dans ce pays.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a officiellement informé le Congrès de cette décision attendue de longue date, qui sera effective dans 45 jours, à moins que les parlementaires ne choisissent, de manière inattendue, de la bloquer.

Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024.

"C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué.

"Lever les sanctions contre la Syrie va débloquer le commerce international et les investissements, donner à la Syrie une chance de se reconstruire, et ouvrir un nouveau chapitre pour le peuple syrien", a-t-il poursuivi.

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie.

Le président américain avait auparavant publiquement poussé en faveur d'un accord de paix entre Israël et la Syrie, mais a finalement choisi de lever cette classification malgré l'absence de progrès dans les négociations.

Dans son communiqué, Marco Rubio a expliqué que cette décision avait été prise après avoir reçu des "assurances formelles" de la part d'Ahmed al-Chareh selon lesquelles "la Syrie ne soutiendra pas d'actes de terrorisme international à l'avenir".

Il a soutenu qu'une "Syrie stable, unifiée et en paix avec elle-même et avec ses voisins ne sera pas seulement bénéfique pour la région, mais pour le monde entier".

Donald Trump avait commencé à lever la plupart des sanctions contre la Syrie il y a un an, après que la Turquie et l'Arabie saoudite l'ont encouragé à rencontrer Ahmed al-Chareh.

"Il fait un travail incroyable pour unifier la Syrie", a affirmé le président américain à son sujet lors de la rencontre à Ankara.

La Syrie était sur la liste américaine des pays accusés de soutenir le terrorisme depuis sa création en 1979.

Après cette décision, seuls l'Iran, la Corée du Nord et Cuba demeurent sur cette liste.

 


Trump affirme que le cessez-le-feu avec l'Iran est « terminé»

Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
  • Donald Trump affirme que le dossier iranien est « terminé » pour lui, tout en laissant la porte ouverte à une reprise des négociations par ses émissaires
  • Les tensions restent vives entre Washington et Téhéran, sur fond de frappes, de représailles militaires et d'accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu

ANKARA: Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", ouvrant toutefois la porte à une reprise éventuelle des discussions.

"En ce qui me concerne, c'est terminé", a-t-il lancé au deuxième jour d'un sommet de l'Otan.

"C'est juste une perte de temps de discuter avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il ajouté.

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions, après l'avoir consulté.

Jared Kushner et Steve Witkoff sont "de bons négociateurs, ils veulent négocier", a-t-il ainsi affirmé, mais "ils doivent revenir vers moi".

Le président américain n'a pas eu de mots assez durs contre les dirigeants iraniens qu'il a qualifiés d'"ordures" avec qui il refusait désormais de discuter.

"Je ne veux plus avoir affaire à eux, ce sont des ordures. (...) ce sont des malades", a-t-il encore affirmé .

"Ils sont vicieux, ce sont des gens violents, et s'ils avaient l'arme nucléaire, ils l'utiliseraient", a-t-il ajouté, aux côtés du secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, affirmant avoir pourtant obtenu un accord avec l'Iran.

"Tout le monde est d'accord : pas d'arme nucléaire. On passe un marché. Ils sortent, plaisantent devant la presse, ils disent qu'on n'en a même jamais parlé. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez eux, ils sont fous", a-t-il encore déclaré.

Les Etats-Unis ont frappé plus de 80 cibles en Iran en riposte à des tirs iraniens sur des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, déclenchant mercredi des représailles de Téhéran qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien après les attaques de navires. Les deux camps s'accusent de violer leur protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique.


Les Etats-Unis réinstaurent leurs sanctions sur le pétrole iranien, dénoncent les actes de Téhéran dans le détroit d'Ormuz

Les Etats-Unis ont réinstauré mardi leurs sanctions économiques sur le pétrole iranien en raison des actes "totalement inacceptables" de Téhéran à Ormuz, selon Washington, après plusieurs attaques de navires dans le détroit. (AFP)
Les Etats-Unis ont réinstauré mardi leurs sanctions économiques sur le pétrole iranien en raison des actes "totalement inacceptables" de Téhéran à Ormuz, selon Washington, après plusieurs attaques de navires dans le détroit. (AFP)
  • Le ministère américain des Finances, qui gère les sanctions, venait de publier un document interdisant les "nouvelles transactions" d'hydrocarbures iraniens à compter du jour même
  • Il s'agit d'un brusque revirement: fin juin, Washington avait suspendu jusqu'au 21 août son embargo sur le pétrole iranien dans le cadre du protocole d'accord avec Téhéran visant à mettre fin aux hostilités au Moyen-Orient

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont réinstauré mardi leurs sanctions économiques sur le pétrole iranien en raison des actes "totalement inacceptables" de Téhéran à Ormuz, selon Washington, après plusieurs attaques de navires dans le détroit.

"Les agissements de l'Iran dans le détroit sont totalement inacceptables aux yeux des Etats-Unis et ne resteront pas impunis", a commenté un responsable gouvernemental américain auprès de l'AFP, sous le couvert de l'anonymat.

Le ministère américain des Finances, qui gère les sanctions, venait de publier un document interdisant les "nouvelles transactions" d'hydrocarbures iraniens à compter du jour même.

Il s'agit d'un brusque revirement: fin juin, Washington avait suspendu jusqu'au 21 août son embargo sur le pétrole iranien dans le cadre du protocole d'accord avec Téhéran visant à mettre fin aux hostilités au Moyen-Orient.

La guerre a été déclenchée fin février par des bombardements israélo-américains sur l'Iran. La République islamique avait riposté en frappant Israël et des intérêts américains dans les pays du Golfe, mais aussi en bloquant la navigation dans le très stratégique détroit d'Ormuz, ce qui a fait flamber les prix du pétrole, depuis retombés.

Le protocole d'accord prévoyait la reprise du trafic maritime dans le détroit, où plusieurs navires ont récemment subi des attaques.

Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé à Téhéran la responsabilité de deux d'entre elles.

Le document publié mardi par les autorités américaines permet aux transactions conclues après le 21 juin d'être finalisées. La date limite est le 17 juillet.