Six cadeaux que la reine Elizabeth II a reçus de dirigeants du monde arabe

Le dirigeant d'Oman, le sultan Qabous ben Saïd, marchant aux côtés de la reine Elizabeth II alors qu'elle quittait le sultanat, de Mascate, en 2010. (AFP)
Le dirigeant d'Oman, le sultan Qabous ben Saïd, marchant aux côtés de la reine Elizabeth II alors qu'elle quittait le sultanat, de Mascate, en 2010. (AFP)
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Publié le Vendredi 09 septembre 2022

Six cadeaux que la reine Elizabeth II a reçus de dirigeants du monde arabe

  • En 1967, le roi saoudien Faisal a offert à la reine britannique un collier de 300 diamants, dont des baguettes et des brillants, de plus de 80 carats
  • En 2010, l'ancien souverain d'Oman, le sultan Qabous ben Saïd, a offert à la reine un vase de 30 cm gravé d’or de 21 carats, ainsi qu’un œuf en or de Fabergé

DUBAÏ: En l'honneur de la reine britannique, revenons sur certains des cadeaux qu'elle a reçus de dirigeants de la région, au cours de ses soixante-dix ans de règne.

Le roi Hamad

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La reine Elizabeth II et Hamad ben Issa al-Khalifa, roi de Bahreïn, assistant à une épreuve d'endurance du Royal Windsor Horse Show, à Windsor Great Park, le 15 mai 2015. (Getty Images)

Hamad ben Issa al-Khalifa, roi de Bahreïn, a offert à Elizabeth II deux chevaux arabes de race pure, lors du Royal Windsor Horse Show 2013.

Le sultan Qabous

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Le dirigeant d'Oman, le sultan Qabous ben Saïd, marchant aux côtés de la reine Elizabeth II  alors qu'elle quittait le sultanat, de Mascate, en 2010. (AFP)

 En 2010, l'ancien souverain d'Oman, le sultan Qabous ben Saïd, a offert à la reine un vase de 30 cm gravé d’or de 21 carats, ainsi qu’un œuf en or de Fabergé, qui en s’ouvrant laissait apparaître un tout petit cheval.

Cheikh Khalifa

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La reine Elizabeth II avec Khalifa ben Hamad al-Thani, émir du Qatar (1932 - 2016, à droite) lors d'un dîner organisé en l'honneur de la reine au palais Rayyan, au Qatar. (Getty Images)

En 1985, l’ancien dirigeant du Qatar, cheikh Khalifa ben Hamad al-Thani, a offert à la reine un collier de diamants comportant une pièce centrale sertie de deux gros rubis.

Cheikh Rachid

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Cheikh Rachid ben Saïd al-Maktoum lui a offert une sculpture en or massif représentant un chameau et deux palmiers. (Getty Images)

En 1979, Cheikh Rachid ben Saïd al-Maktoum, alors dirigeant de Dubaï, a offert à Elizabeth II des bijoux en diamant et en saphir ainsi qu’une sculpture en or massif représentant un chameau et deux palmiers.

Le roi Faisal

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La reine Elizabeth II et le roi Faisal d'Arabie saoudite se rendant à Hyde Park pour une parade militaire de la King's Troop Royal Horse Artillery, à Londres, en 1967. (Getty Images)

En 1967, le roi Faisal d'Arabie saoudite a offert à la reine britannique un collier de 300 diamants, dont des baguettes et des brillants, de plus de 80 carats.

Le roi Farouk

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La reine Elizabeth II en 1947. (Getty Images)

Le roi d'Égypte Farouk a offert en 1947 à la reine un collier en or datant du IIIe siècle, dans lequel était incorporée l'une des premières pièces de monnaie égyptiennes.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Kanye West suspendu de Twitter après avoir affiché son admiration pour Hitler

Ces dernières semaines, plusieurs membres de son ancien entourage professionnel avaient dénoncé auprès de médias américains la fascination de Kanye West pour Hitler. (Photo de OLIVIER DOULIERY / AFP)
Ces dernières semaines, plusieurs membres de son ancien entourage professionnel avaient dénoncé auprès de médias américains la fascination de Kanye West pour Hitler. (Photo de OLIVIER DOULIERY / AFP)
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  • «J'aime Hitler», avait lancé la star à plusieurs reprises, déclenchant un déluge de condamnations sur les réseaux sociaux
  • Propriétaire et patron de la plateforme depuis octobre, Elon Musk prônait jusqu'à présent une vision absolue de la liberté d'expression

LOS ANGELES: Twitter a suspendu vendredi le compte du rappeur américain Kanye West pour "incitation à la violence", après la publication d'une image représentant une croix gammée entrelacée avec une étoile de David ainsi que des propos admiratifs pour Hitler.

"Simplement pour clarifier que son compte a été suspendu pour incitation à la violence", a indiqué le patron du réseau social Elon Musk, en réponse à l'image associant les symboles du régime nazi et du judaïsme postée par le rappeur, de plus en plus isolé après ses récentes remarques antisémites.

Propriétaire et patron de la plateforme depuis octobre, Elon Musk prônait jusqu'à présent une vision absolue de la liberté d'expression.

Lors d'une apparition ubuesque dans l'émission "Infowars", animée par le présentateur complotiste Alex Jones, le rappeur américain, qui se fait désormais appeler Ye et portait une cagoule noire recouvrant la totalité de son visage, s'était lancé jeudi dans une tirade sur le pêché, la pornographie et le diable.

"J'aime Hitler", avait lancé la star à plusieurs reprises, déclenchant un déluge de condamnations sur les réseaux sociaux.

«Tu es allé trop loin»

Et quelques heures plus tard, le patron de Twitter annonçait sa suspension du réseau social après un échange entre les deux hommes que le rappeur a ensuite rendu public.

"Désolé mais tu es allé trop loin, ce n'est pas de l'amour", a écrit le patron de Twitter dans un message privé. West a répondu en défiant Elon Musk: "qui a fait de vous le juge"?

Le rappeur avait également partagé une photo d’un Elon Musk torse nu se faisant arroser d’eau, qui était sous-titré: "Souvenons-nous toujours de cela comme mon dernier tweet".

Avant même cette suspension et en raison de plusieurs propos antisémites, de nombreuses marques avait coupé les ponts ces dernières semaines avec Kanye West, notamment l'équipementier sportif Adidas, la chaîne de prêt-à-porter Gap et la maison de mode Balenciaga.

La maison mère de Parler, Parlement Technologies, a pour sa part annoncé qu'elle renonçait à se faire racheter par le géant du rap. Une décision "prise mi-novembre", a assuré l'entreprise aux commandes de ce réseau social, très populaire auprès des ultra- conservateurs pour sa défense d'une liberté d'expression quasiment sans limite.

Kanye West avait initialement fait part de sa volonté de racheter Parler, après les récents propos antisémites qui ont fait de lui une persona non grata dans le monde des affaires et lui avait valu des suppressions de ses posts sur Instagram et Twitter.

«J'adore les nazis»

Sur le plateau d'"Infowars" jeudi, le rappeur de 45 ans, qui dit souffrir de troubles bipolaires et a récemment suggéré qu'il pourrait briguer la présidence des Etats-Unis en 2024, a redoublé de provocation.

"Je vois des choses positives aussi concernant Hitler", a-t-il déclaré. "Ce mec (...) a inventé les autoroutes, a inventé le microphone que j'utilise comme musicien. On ne peut pas dire publiquement que cette personne a fait quoi que ce soit de bien, et j'en ai assez."

"J'en ai assez des étiquettes, tout être humain a apporté quelque chose ayant une valeur, surtout Hitler", a-t-il insisté, déclenchant des rires choqués de la part de son hôte, le complotiste d'extrême droite Alex Jones.

"Les nazis étaient des voyous et ont fait des choses très mauvaises", a tenté de le corriger M. Jones, récemment condamné à payer près d'un milliard de dollars pour avoir nié la réalité d'une tuerie dans une école.

"Mais ils ont fait de bonnes choses aussi", lui a rétorqué le rappeur. "Nous devons arrêter d'insulter les nazis en permanence. (...) J'adore les nazis."

Ces dernières semaines, plusieurs membres de son ancien entourage professionnel avaient dénoncé auprès de médias américains la fascination de Kanye West pour Hitler.

Ce nouveau scandale du rappeur a poussé la Republican Jewish Coalition à interpeller directement ses amis politiques jeudi.

Proche du "Grand Old Party", l'organisation, qui a récemment reçu de nombreuses figures du parti républicain à Las Vegas, a dénoncé Kanye West comme un "sectaire infâme et répugnant qui a ciblé la communauté juive avec des menaces et de la diffamation digne des nazis".

"Les conservateurs qui ont fait l'erreur de tolérer Kanye West doivent être clairs sur le fait qu'il est un paria", a-t-elle ajouté.


«Sur les routes de Samarcande, merveilles de soie et d’or», une exposition événement à l’IMA

Accessoires et bijoux de l'exposition Sur les routes de Samarcande, merveilles de soie et d'or à l'IMA. (Photo fournie).
Accessoires et bijoux de l'exposition Sur les routes de Samarcande, merveilles de soie et d'or à l'IMA. (Photo fournie).
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  • L’exposition est pour Jack Lang, le directeur de l’IMA, «une invitation au voyage et à l’enchantement»
  • Un parcours de plus de 1 100 mètres carrés attend les visiteurs, qui auront la chance de découvrir plus de trois cents trésors d’Ouzbékistan, des œuvres uniques et inédites

PARIS: Du 23 novembre 2022 au 4 juin 2023 aura lieu à l’Institut du monde arabe (IMA), à Paris, une exposition consacrée au patrimoine et aux savoir-faire de l’Ouzbékistan de la fin du XIXe au début du XXe siècle.

«Au carrefour des civilisations, l’Ouzbékistan sera toujours un lieu de rencontre unique entre les peuples des steppes, de l’Inde, de la Perse, de la Chine et du monde arabo-musulman, ce qui lui confère une originalité artistique remarquable», souligne Jack Lang, président de l’IMA. «C’est un honneur d’accueillir de fabuleuses pièces qui n’ont jamais été exposées encore. Réalisée grâce au soutien de la Fondation pour le développement de l’art et de la culture de la république d’Ouzbékistan […], “Sur les routes de Samarcande, merveilles de soie et d’or” est une invitation au voyage et à l’enchantement. Imaginée comme un périple dans le temps, cette remarquable exploration remplit également une mission pédagogique: comprendre le contexte social, historique et politique de ce pays à l’histoire millénaire.»

IMA
De somptueux chapans (manteaux), des robes, des coiffes et des accessoires brodés d’or de la cour de l’émir, des selles en bois peintes à la main sont exposés à l'IMA. (Photo fournie).

Pour Gayane Umerova, PDG de la Fondation pour le développement de l’art et de la culture de la république d’Ouzbékistan, la diversité de techniques et de tissus développés a contribué à l’émergence d’un art vestimentaire protéiforme d’une grande originalité. «Cette tradition constitue une part importante de notre patrimoine culturel, qui se caractérise par la virtuosité artistique, la somptuosité des broderies et l’exclusivité des motifs et a su être préservé au fil des générations. Nous sommes très honorés de collaborer avec l’Institut du monde arabe sur ce magnifique projet qui nous permet de montrer au public européen et aux visiteurs du monde entier des pièces parmi les plus spectaculaires de l’artisanat ouzbek.

Des œuvres uniques

Un parcours de plus de 1 100 mètres carrés attend les visiteurs, qui auront la chance de découvrir plus de trois cents trésors d’Ouzbékistan, des œuvres uniques et inédites. De somptueux chapans (manteaux), des robes, des coiffes et des accessoires brodés d’or de la cour de l’émir, des selles en bois peintes à la main, des harnachements de chevaux en argent sertis de turquoises et exclusivement confectionnés dans l’atelier privé de l’émir, de magnifiques suzanis (grandes pièces de tissus brodées), des tapis, des ikats de soie, des bijoux, des costumes de la culture nomade ainsi que des peintures orientalistes figurent parmi les pièces exceptionnelles présentées au public.

IMA
À partir des merveilleuses et nombreuses collections que l’on trouve à Tachkent, Samarcande, Boukhara, Kokand, Khiva et Noukous, il a fallu établir un dialogue entre tous ces trésors: tenues d’apparat, bijoux, accessoires, tapis. (Photo fournie).

Yaffa Assouline, commissaire générale de l’exposition, interrogée par Arab News en français, explique: «Cette exposition est le fruit de ma rencontre avec l’Ouzbékistan, dont les noms des villes mythiques et légendaires, Samarcande, Boukhara, Khiva et bien d’autres ont nourri depuis des siècles nos imaginaires. Les visiteurs pourront découvrir la magnificence des costumes des émirs de Boukhara, ces pièces uniques, ornées ou intégralement brodées d’or. […]. À partir des merveilleuses et nombreuses collections que l’on trouve à Tachkent, Samarcande, Boukhara, Kokand, Khiva et Noukous, il a fallu établir un dialogue entre tous ces trésors: tenues d’apparat, bijoux, accessoires, tapis.» Et faire un choix parmi les suzanis, appelés «Jardins d’Éden», ces pièces qui étaient brodées au sein des familles pour préparer la dot dès la naissance d’une fille. Leur nombre et leur qualité dépendaient du statut social de la famille.

Les organisateurs expliquent que les décorations murales, les couvertures de lit, les taies d’oreiller, les rideaux et les tapis de prière constituent les ouvrages d’un artisanat exclusivement féminin qui se transmet de génération en génération.


L’Arabie Saoudite et la France célèbrent vingt années de coopération archéologique réussie

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  • L’Arabie Saoudite et la France signent un partenariat de grande envergure, un projet pharaonique dans le domaine de la recherche archéologique
  • L’une des principales découvertes du projet est un réseau de remparts exceptionnel qui entouraient l’oasis dans le passé

RIYAD: Le Ministère de la Culture Saoudien, représenté par la Commission Saoudienne du Patrimoine, l’Ambassade de France en Arabie saoudite, la Commission Royale d’AlUla (RCU) et l’Agence Française pour le Développement d’AlUla (AFALULA) ont célébré le jeudi 1er décembre vingt ans de coopération fructueuse entre l’Arabie Saoudite et la France dans le domaine de la recherche archéologique au sein de la bibliothèque du roi Abdelaziz à Riyad. La journée du 2 décembre sera consacrée exclusivement à la visite du site d’AlUla.

Les relations entre l’Arabie Saoudite et la France sont antérieures à la déclaration officielle de l’État saoudien en 1932. À partir de 1967, la coopération entre les deux pays se densifient progressivement. Plusieurs lois, décrets, conventions sont conjointement signés dans des domaines stratégiques comme le militaire, l’économie et la finance, mais aussi la recherche scientifique et l’éducation. En 2014, les relations diplomatiques entre les deux pays sont bonnes ; l’Arabie Saoudite est alors le partenaire privilégié de la France dans le Golfe, tandis que l’Hexagone est le troisième investisseur étranger dans le Royaume.  

De 2001 à 2005, la France et l’Arabie Saoudite ont entrepris une coopération dans le domaine archéologique. D’importantes fouilles ont été effectuées par des spécialistes français dépêchés sur les lieux. Ces recherches ont permis de trouver de petits monuments inconnus jusqu’alors inédits, attirant du même coup l’attention des autorités saoudiennes sur son patrimoine archéologique préislamique.

En 2002, les deux pays signent un partenariat de grande envergure dans le domaine de la recherche archéologique qui prend forme grâce à la mission Hégra (Madâ’in Sâlih) sous la direction de l’archéologue française Dr Laïla Nehmé. C’est aussi le premier site archéologique saoudien à être inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Ont-été célébré jeud vingt ans de coopération fructueuse entre l’Arabie Saoudite et la France dans le domaine de la recherche archéologique au sein de la bibliothèque du roi Abdelaziz à Riyad (Photo fournie).

Durant la première journée de cette célébration, d’éminents archéologues français et saoudiens ont porté à notre connaissance les résultats de vingt années de recherches qui n’ont pas manqué de surprendre le public et de nous révéler la richesse du patrimoine archéologique saoudien.

Il faut également signaler que jusqu’à présent, seize missions franco-saoudiennes réparties sur l’ensemble du Royaume explorent différentes périodes historiques allant du Néolithique sur le site de Khaybar et Al Bad’ jusqu’à l’époque contemporaine dans la ville d’AlUla. Riche en vestiges archéologiques et des paysages exceptionnels on y a découvert entres autres des campements néolithiques, des milliers d’outils en pierre, des dizaines de tombes, quelques squelettes encore intactes accompagnés d’objets archéologiques (perles de pierre et de coquillages) et des gravures rupestres.

L’une des principales découvertes du projet est un réseau de remparts exceptionnel qui entouraient l’oasis dans le passé, un grand site fortifié préislamique au cœur de l’oasis datant probablement du IIème millénaire avant notre ère.

Toutes ces années de recherches sont, selon le Dr Laïla Nehmé, interrogée par Arab News : « le fruit d’une coopération amicale avec des collègues devenus amis et d’une rigueur scientifique qui a permis de faire des avancées dans nos recherches comme par exemple comprendre les coutumes funéraires qui bien sur elles doivent être basées sur des faits et des résultats scientifiques. »

Ludovic Pouille prononce un discours lors de la cérémonie (Photo fournie).

Toutes ces découvertes exceptionnelles prouvent sans aucun doute l’importance qu’accordent ces chercheurs à la reconstitution du patrimoine archéologique et culturel de l’Arabie Saoudite. Ludovic Pouille, ambassadeur de France en Arabie saoudite a déclaré à Arab news « qu’il s’agit d’un partenariat d’exception entre la France et l’Arabie Saoudite dans le cadre de la Vision 2030 et qui met en valeur la manière dont les experts français ont pu travailler avec les experts saoudiens à la mise en valeur de ce patrimoine qui va être une force d’attractivité majeure pour la stratégie du tourisme du Royaume.»  

Selon l’ambassadeur, cette coopération a permis de mettre en place des échanges humains et des transferts de savoir-faire, tout en permettant à une nouvelle génération d’archéologues de briller. M. Pouille avoue « son admiration par rapport au travail conjoint qui a été réalisé sur le terrain, parfois dans des conditions difficiles par ces équipes saoudiennes et françaises, intimement liées par une seule et unique passion, la recherche archéologique. »