Nucléaire: L’Iran recule et réduit les perspectives de parvenir à un accord

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Publié le Samedi 10 septembre 2022

Nucléaire: L’Iran recule et réduit les perspectives de parvenir à un accord

  • Les États-Unis ne se précipiteront pas, quel qu'en soit le prix, sur un nouvel accord selon le secrétaire d'État
  • Le mois dernier, les médiateurs européens ont semblé progresser dans la restauration du plan d'action global conjoint de 2015

JEDDAH: Les perspectives d'un accord renouvelé pour freiner le programme nucléaire iranien en échange de la levée des sanctions économiques sont au point mort. En effet, le secrétaire d'État américain Antony Blinken a déclaré que les États-Unis n'étaient pas pressés de parvenir à un accord sur ce dossier.

Les derniers signaux envoyés par l'Iran sont un recul par rapport à la situation antérieure, et Washington ne se précipiterait pas pour signer un accord à tout prix, selon le dernier commentaire d'Antony Blinken concernant les négociations en cours. 

Le mois dernier, les médiateurs européens ont semblé progresser dans la restauration du plan d'action global conjoint de 2015 après que l'Iran a largement accepté le texte final proposé.

Mais l'optimisme s'est estompé lorsque les États-Unis ont envoyé une réponse, à laquelle l'Iran a à son tour répondu.

« Au cours des dernières semaines, nous avons comblé certaines lacunes. L'Iran s'est a mis de côté certaines demandes sans rapport avec le JCPOA» selon Blinken.

« Cependant, leur dernière réponse nous ramène en arrière. Et nous ne sommes pas sur le point d'accepter un accord qui ne répond pas à nos exigences les plus élémentaires. Si nous concluons un accord, c'est uniquement si nous estimons qu'il améliorera notre sécurité nationale.

Le président américain Joe Biden soutient le rétablissement de l'accord, en vertu duquel l'Iran bénéficiera d'un allègement des sanctions et pourra à nouveau vendre son pétrole dans le monde entier en échange de restrictions sévères sur son programme nucléaire.

Le prédécesseur de Biden, Donald Trump, a retiré les États-Unis de l'accord en 2018 et a réimposé des sanctions radicales qui ont paralysé l'économie iranienne.

Les diplomates affirment que l'Iran a abandonné sa demande à Biden de lever la désignation par Trump du Corps des gardiens de la révolution islamique en tant que groupe terroriste, un point de friction clé dans les négociations.

Les différends restants concernent la demande de Téhéran de cesser l'enquête de l'envoyé spécial de l'Agence internationale de l'énergie atomique pour l'ONU sur trois sites non déclarés soupçonnés de développer des travaux sur le nucléaire. Cependant, cette enquête est liée à une éventuelle violation du Traité de non-prolifération nucléaire de 1968, dont l'Iran est signataire, sans rapport avec le JCPOA.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.