Décès du grand photographe américain William Klein à l'âge de 96 ans

Le photographe américain William Klein prend des photos lors d'une exposition intitulée «William Klein Rome photos - 1956/1960», au marché Trajan de Rome, le 13 avril 2010. (Photo, AFP)
Le photographe américain William Klein prend des photos lors d'une exposition intitulée «William Klein Rome photos - 1956/1960», au marché Trajan de Rome, le 13 avril 2010. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 12 septembre 2022

Décès du grand photographe américain William Klein à l'âge de 96 ans

  • Le photographe américain William Klein est décédé samedi soir à Paris à l'âge de 96 ans
  • Il s'est éteint alors que s’achève une exposition rétrospective de son œuvre à l’International Center of Photography de New York

PARIS : Le photographe américain William Klein, qui s'est imposé dans la photographie de mode et la photographie urbaine, est décédé à Paris à l'âge de 96 ans, a annoncé lundi son fils, le milieu artistique saluant un "visionnaire".

Décédé "paisiblement" samedi soir, William Klein a révolutionné la photographie par ses images coup de poing traduisant la fébrilité et la violence des villes, au cours d'une longue carrière également consacrée à la mode et au cinéma.

"Conformément à sa volonté, les obsèques se dérouleront dans la plus stricte intimité", a précisé son fils, Pierre Klein, dans un communiqué, indiquant qu'un hommage public lui serait rendu ultérieurement.

"Depuis quelques années, William souffrait des tracas et complications liés au grand âge qui s'attaquent au corps, à la mobilité, sans gagner l'esprit qui, chez lui, presque jusqu'au bout, est resté lucide", a souligné de son côté Alain Genestar, le directeur de la revue spécialisée et de la galerie Polka, dans un éditorial en ligne.

"Malgré l'épuisement qui le gagnait, il est mort aux commandes", poursuit l'ancien directeur de la rédaction de Paris Match, au sujet de celui qu'il qualifie de "danseur et boxeur de la photographie".

Photographe mais aussi peintre, documentariste et graphiste, William Klein est considéré comme l'un des artistes les plus influents du XXe siècle.

«Artiste du chaos»

Il s'est éteint alors que s'achève une exposition rétrospective de son œuvre à l'International Center of Photography de New York, qui lui a rendu hommage.

"C'était un visionnaire à tous points de vue, qui faisait fi des codes sociaux et artistiques de son époque pour se frayer un chemin singulier tant dans son travail commercial que dans ses projets personnels, et sur tous les supports", écrit ainsi le musée sur son site. "Innovateur et intransigeant, il a ouvert d'innombrables portes aux créateurs d'images du monde entier".

De même, la maison européenne de la photographie (MEP) a déploré sur Twitter la disparition d'un "des noms fondateurs" de sa collection, "référence pour de nombreux artistes".

L'académie des Beaux-Arts, qui a créé un prix en son nom en 2019, a également tenu à honorer un homme dont l'oeuvre "a marqué l'histoire de la photographie".

Né le 19 avril 1926 à New York au sein d'une famille juive orthodoxe, le jeune Américain avait découvert l'Europe en faisant son service militaire. Démobilisé à Paris en 1946, William Klein se consacre alors à la peinture, après avoir étudié auprès de Fernand Léger.

Il vivait en France depuis sa rencontre avec sa future épouse Jeanne Florin, modèle et peintre, avec qui il partagea sa vie jusqu'à sa disparition en 2005.

Celui qui a gagné son premier appareil photo au poker avant de taper dans l'oeil de Vogue compte aussi plusieurs longs-métrages à son actif, notamment "Qui êtes-vous, Polly Maggoo?" (1966), et plus de 250 films publicitaires.

"Son champ de création était vaste et multiple", avec pour seule devise "No rules, no limits" ("pas de règles, pas de limites"), résume Alain Genestar, qui l'appelle "l'artiste du chaos".

"Il se moquait des réglages, bloquant la vitesse de son Leica sur 125, shootait sans demander d'autorisation, et délaissait les studios pour la rue, les places, les trottoirs, les passages piétons, les terrasses de café".


Dakar 2023: plus de dunes et de kilomètres pour la 45e édition

Le motard français Adrien Van Beveren (à droite) propulse sa Yamaha devant le motard américain Andrew Short lors de l'étape 11 du Dakar 2022 autour de Bisha, en Arabie saoudite, le 13 janvier 2022. (Photo de FRANCK FIFE / AFP)
Le motard français Adrien Van Beveren (à droite) propulse sa Yamaha devant le motard américain Andrew Short lors de l'étape 11 du Dakar 2022 autour de Bisha, en Arabie saoudite, le 13 janvier 2022. (Photo de FRANCK FIFE / AFP)
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  • Le rallye-raid, long de 8.549 km, s'élancera le 31 décembre des bords de la mer Rouge pour rallier le 15 janvier le Golfe arabique après plus de deux semaines d'«aventure de tous les sables»
  • Contrairement aux trois dernières éditions, les 455 véhicules attendus au départ (865 pilotes et copilotes) se retrouveront dans un bivouac dressé à 200 km à l'ouest de Médine

PARIS: Pour sa 45e édition, le Dakar 2023 se disputera sur 14 étapes en plus d'un prologue et mettra les concurrents aux prises à plus de dunes, près de 5.000 kilomètres de spéciales, soit le parcours " le plus exigeant" depuis son accueil en Arabie Saoudite" en 2020 selon les organisateurs.

Cette édition s'annonce "particulièrement +challenging+", a prédit Yann Le Moenner, directeur général d'ASO, Amaury Sport Organisation, lors de la présentation du tracé jeudi.

Le rallye-raid, long de 8.549 km, s'élancera le 31 décembre des bords de la mer Rouge pour rallier le 15 janvier le Golfe arabique après plus de deux semaines d'"aventure de tous les sables", placée sous le signe de "l'extrême endurance", avec "plus de dunes en spéciales".

Contrairement aux trois dernières éditions, les 455 véhicules attendus au départ (865 pilotes et copilotes) se retrouveront dans un bivouac dressé à 200 km à l'ouest de Médine.

Lors de la première semaine, marquée par des spéciales de plus de 400 km, ils mettront le cap vers le nord et le site archéologique d'Al-Ula avec des zones délicates chargées en rochers, avant Ha'il où ils feront deux boucles, riches en canyons et "montagnes de sable".

Après une pause à Riyad le 9, le rallye-raid plongera dans les profondeurs de l'"Empty Quarter" (sud), l'un des plus grands déserts du monde, pour notamment une étape marathon qui pourrait jouer sur la hiérarchie finale entre les motos KTM de Kevin Benavides et Matthias Walkner, les GasGas du tenant du titre Sam Sunderland et son équipier Dany Sanders.

Chez les autos, il s'agira aussi de l'épreuve de vérité pour les Audi à motorisation hybride de Stéphane Peterhansel, Carlos Sainz et Mattias Ekström et le tenant du titre, le Qatari Nasser al-Attiyah (Toyota).

La course s'achèvera le 15 à Dammam par une spéciale de plages, un tracé roulant et peu propice à bousculer les classements.

Le parcours diffèrera par ailleurs à deux reprises pour la catégorie Dakar Classic qui met aux prises des voitures datant des années 1980-90. Celle-ci aura cette année pour ambassadeur le Belge Jacky Ickx qui avait mené sa Mercedes 280 GE à la victoire sur les bords du Lac Rose au Sénégal en 1983.

Après le Sahel, puis l'Amérique du sud, le Dakar, plus grand rallye-raid du monde, a fait en 2020 de l'Arabie saoudite son décor.


Les Faucons verts quittent la Coupe du monde avec un goût d’inachevé

Les Faucons verts ont été éliminés de la compétition mercredi (Photo, AFP).
Les Faucons verts ont été éliminés de la compétition mercredi (Photo, AFP).
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  • Les joueurs et les supporters saoudiens ont montré pourquoi ils manqueront cruellement au tournoi
  • En regardant les fans saoudiens portant des chapeaux mexicains, je me suis rappelé que ce soir, il n'y avait vraiment aucun perdant

DOHA: L'Arabie saoudite quittera cette Coupe du monde en ayant développé une relation ambivalente avec le stade Lusail. C'est dans ce chef-d'œuvre architectural que leur Coupe du monde a pris vie de manière sensationnelle, avec une victoire éclatante sur l'Argentine lors du match d'ouverture, qui restera gravée dans les mémoires.

Après avoir perdu contre la Pologne lors du deuxième match, ils n'ont pas pu enchaîner avec une victoire contre le Mexique lors de la rencontre finale. C'est ainsi qu'au stade Lusail, mercredi, leur campagne a connu une fin quelque peu décevante.

Les supporters saoudiens ont cependant eu l’occasion de montrer pourquoi ils allaient tant nous manquer pendant le reste du tournoi. Malgré la défaite, ils ont fêté dans la bonne humeur l’un des meilleurs parcours en coupe du monde du football saoudien.

En marchant – ou plutôt en courant – vers le stade Lusail avant le match, dans une course effrénée après avoir vu l'Australie entrer dans l'histoire au stade Al-Janoub, laissant à penser qu'il y avait autant de fans à l'extérieur qu'à l'intérieur.

Le boulevard Lusail était plus resplendissant que jamais, avec les drapeaux des nations en compétition flottant au-dessus des têtes, tandis que des dizaines de milliers de supporters se mêlaient à la foule et que le match commençait.

À mon arrivée peu après le coup d'envoi, les cris et les acclamations se faisaient entendre à une certaine distance du stade. Si les supporters saoudiens étaient nombreux et bruyants, les supporters mexicains n'avaient rien à leur envier.

Il y avait tellement de vert à l'intérieur du stade Lusail qu'il était difficile de savoir quelle équipe était la plus soutenue car, une fois de plus, l'atmosphère générée par les deux groupes de supporters était incroyable.

Malgré leur victoire sur l'Argentine et leur impressionnante prestation contre la Pologne, les Faucons verts ont été sous pression pendant la majeure partie de la première mi-temps face à une équipe mexicaine inlassable. Les Mexicains savaient qu'ils devaient marquer plusieurs buts pour avoir une chance de se qualifier pour les huitièmes, et ont joué avec cette intention.

En l'absence d'un grand nombre de titulaires, la victoire n'était pas évidente pour l'équipe d'Hervé Renard. Les Faucons verts ne se sont créé que peu d’occasions. Leurs tacles et les arrêts désespérés du gardien saoudien ont toutefois récolté des salves d’applaudissements.

A la pause, les Saoudiens étaient toujours en vie. Avec un score à 0-0, ils avaient une chance, et avec Salem al-Dawsari, il y a toujours des raisons d'être optimiste.

Le stade Lusail est devenu instantanément un stade emblématique de la Coupe du monde. De sa superbe façade dorée scintillante aux rangées abruptes de sièges dans les tribunes, qui permettent aux quelque 90 000 supporters d'être au cœur de l'action, le stade offrira un cadre incroyable pour la finale qui aura lieu dans un peu plus de deux semaines.

Mais ce soir, le Mexique a fait à l'Arabie saoudite ce que les Saoudiens ont fait à l'Argentine lors de la première journée, en marquant deux buts en quatre minutes dans les dix premières minutes de la deuxième mi-temps, ce qui a mis fin à la rencontre et fait taire les supporters saoudiens, d'habitude très vocaux.

Les cris saoudiens ont laissé place à ceux des supporters mexicains. Tambours battants, chants hurlants, drapeaux agités, les supporters mexicains ont animé le stade Lusail et la fête ne s'est pas arrêtée au coup de sifflet final.

La grande honte pour la suite du tournoi est que ces deux équipes ont été éliminées, car la Coupe du monde a perdu les deux groupes de supporters les plus passionnés, soit ceux du Royaume et ceux du Mexique.

Mais la fête s'est poursuivie sur le boulevard Lusail bien après la fin du match, ce qui nous a rappelé que la Coupe du monde n'est pas seulement une affaire de succès sur le terrain, mais aussi d'expérience, d'atmosphère et d'union du monde.

En regardant les fans saoudiens portant des chapeaux mexicains et les fans du monde entier qui se mêlaient et partageaient l'expérience, je me suis rappelé que ce soir, il n'y avait vraiment aucun perdant.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Maroc-Canada: Les Lions de l'Atlas sont aux portes des huitièmes de finale

Séance d'entrainement des Lions de l'Atlas près de Doha (Photo, AFP).
Séance d'entrainement des Lions de l'Atlas près de Doha (Photo, AFP).
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  • Un match nul suffirait à qualifier les Lions de l’Atlas pour la deuxième fois de leur histoire aux huitièmes de la compétition
  • Le sélectionneur national s’est montré extrêmement rassurant sur l’état de santé du portier sévillan

CASABLANCA: Le Maroc rêve d’écrire une nouvelle page de son histoire au Mondial 2022 ce jeudi. Un match nul suffirait à qualifier les Lions de l’Atlas pour la première fois depuis 1986.

La sélection nationale appréhende, toutefois, sa dernière confrontation en première phase de la Coupe du monde face au Canada. Un jugement que modère immédiatement le sélectionneur national Walid Regragui qui s’est exprimé, ce mercredi, à Doha lors d’une conférence de presse d'avant-match en insistant sur la détermination intacte des joueurs depuis la dernière confrontation face à la Belgique.  

Il faudra mériter son ticket

Deuxièmes de leur groupe F du Mondial 2022, à égalité avec la Croatie en nombre de points, les hommes de Walid Regragui ont encore leur destin entre les mains. L’expression a été martelée par Walid Regragui à la veille du match en conférence de presse, comme pour motiver ses troupes à aller chercher la qualification au mérite face à une jeune équipe canadienne ne manquant pas de qualités offensives, mais plus fébrile défensivement.

Tempérant l’enthousiasme des commentateurs après la victoire du Maroc 2 but à 0 lors du deuxième match des phases de groupe face à la Belgique, l’entraineur des Lions de l’Atlas a souhaité remettre les compteurs à zéro en insistant sur la nécessité de s’imposer sans attendre les autres résultats de son groupe, ce qui qualifierait d’office la sélection marocaine pour la deuxième fois de son histoire. 

Le duel attendu n’est pas sans risque pour les coéquipiers d’Achraf Hakimi. Les Canadiens seront ce jeudi libérés de toute pression après leur élimination précoce, a souligné Regragui mettant, par là-même, en garde ses joueurs pour prévenir un éventuel relâchement de l’effort défensif.  

Bounou reste le gardien numéro 1 de la sélection marocaine

L’inquiétude est dissipée concernant Yassine Bounou. Le portier des Lions de l’Atlas a dû céder sa place à Munir El Kajoui quelques minutes avant le coup d’envoi du match face à la Belgique. En conférence de presse d’avant-match, Walid Regragui a tenu à dissiper les craintes. Le sélectionneur national s’est montré extrêmement rassurant sur l’état de santé du portier sévillan. 

Relancer le compteur pour le Canada 

John Herdman, sélectionneur de l’équipe du Canada ne s’attend pas à une rencontre de tout repos face à public acquis aux Lions de l’Atlas, quelques soit l’adversaire contre lequel elle joue. Le sélectionneur s’est également exprimé, ce mercredi, en conférence de presse estimant que la rencontre sera différente par nature des précédentes. La sélection canadienne, selon John Herdman, essayera de montrer un beau visage et d’éviter de terminer dernière du groupe à 0 points.

Au terme des deux journées de la compétition, la Croatie est première du groupe F avec 4 points, devançant très légèrement, au goal-average, le Maroc. La Belgique est troisième avec une victoire et t le Canada ferme la marche avec un compteur à plat.