Précarité étudiante, manque de places... La rentrée universitaire tendue

Un étudiant prend un déjeuner au restaurant universitaire de l'Université de Corte sur l'île méditerranéenne française de Corse, le 9 septembre 2022. Pascal POCHARD-CASABIANCA / AFP
Un étudiant prend un déjeuner au restaurant universitaire de l'Université de Corte sur l'île méditerranéenne française de Corse, le 9 septembre 2022. Pascal POCHARD-CASABIANCA / AFP
Short Url
Publié le Mardi 13 septembre 2022

Précarité étudiante, manque de places... La rentrée universitaire tendue

  • Cette rentrée est aussi touchée par la réalité de la précarité étudiante
  • Pour pallier ces difficultés, le gouvernement a annoncé cet été la revalorisation des bourses sur critères sociaux de 4% et des aides au logement de 3,5%, ainsi que le prolongement du ticket restaurant universitaire à 1 euro

PARIS: Précarité étudiante, manque de places, crise énergétique, réforme des bourses: la rentrée universitaire 2022 s'annonce tendue malgré une accalmie sur le front de l'épidémie de Covid près deux années difficiles.

Après deux rentrées sous Covid, en 2021 et 2020, entraînant la mise en place de cours à distance et l'abandon de certains étudiants, les universités se réjouissent d'effectuer une rentrée plus "normale".

"La rentrée universitaire s'effectue malgré tout de manière plus sereine que les deux dernières, on a appris à vivre avec le Covid. On retrouve ainsi un rythme de croisière", décrit à l'AFP Mathias Bernard, président de l'université de Clermont-Ferrand.

Mais "cela ne doit pas masquer les problématiques financières des universités: avec la hausse des coûts liés à l'inflation, la crise énergétique, on craint que l'on nous demande de puiser dans nos fonds de roulement, à la base destinés à l'investissement immobilier", ajoute-t-il.

"Sans parler du gros problème de bâti: la plupart des universités sont de véritables passoires énergétiques, cela va poser problème cet hiver", prévient Mathias Bernard, espérant "ne pas arriver à une fermeture de certains établissements, désastreuse pédagogiquement".

"De nombreux budgets dans les universités font face à surcoûts de 2 à 6 millions d'euros, alors comment ces établissements vont-ils, sans aide de l'Etat, pouvoir payer les coûts supplémentaires liés à l'inflation et aux factures d'énergie qui vont exploser durant l'hiver?", s'interroge Anne Roger, secrétaire générale du syndicat Snesup-FSU.

Elle pointe aussi le manque de places dans les universités.

«Il manque près de 100.000 places»

"On le dit chaque année mais la question des formations et de l'accueil des étudiants nous inquiète en cette rentrée qui est encore plus particulièrement tendue", explique Mme Roger à l'AFP.

Selon elle, "il manque près de 100.000 places dans les formations supérieures publiques, pour permettre aux bacheliers de pouvoir s'inscrire dans la formation de leur choix. Malheureusement, la non-hiérarchisation des vœux sur Parcoursup empêche de faire un vrai bilan", souligne-t-elle.

Cette rentrée est aussi touchée par la réalité de la précarité étudiante. Il y a un mois, la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE) a dénoncé une "véritable flambée" des frais de rentrée qui connaissent cette année une augmentation de 13,04% pour un coût moyen de 1.307,20 euros.

Le syndicat étudiant Unef a de son côté estimé à 6,47% l'augmentation du coût de la vie étudiante pour l'année à venir, soit une dépense supplémentaire de 428,22 euros pour l'année.

Pour pallier ces difficultés, le gouvernement a annoncé cet été la revalorisation des bourses sur critères sociaux de 4% et des aides au logement de 3,5%, ainsi que le prolongement du ticket restaurant universitaire à 1 euro pour les étudiants les plus précaires.

"En cette rentrée, on est contactés par des centaines d'étudiants pour des logements provisoires, il n'y a jamais eu autant de jeunes sans logement, c'est inquiétant", dit Paul Mayaux, président de la Fage.

Cette rentrée 2022 sera également l'occasion pour le gouvernement de s'attaquer au dossier sensible de la réforme des bourses. Jusqu'ici, le système d'allocation des bourses se fait sur critères sociaux, géré depuis 1995 par les 26 centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires (Crous).

Une concertation pilotée par la ministre de l'Enseignement supérieur Sylvie Retailleau, qui tient jeudi sa conférence de presse de rentrée, doit s'ouvrir prochainement afin de redéfinir les aides financières pour l'accès aux études supérieures. Plusieurs syndicats étudiants réclament la création d'une allocation universelle d'études.


La France convoque le chargé d’affaires iranien après une « action d’intimidation » contre son personnel diplomatique

La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet. (AFP)
La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet. (AFP)
Short Url
  • Le diplomate iranien a été reçu par le secrétaire général du ministère, qui lui a fait part de « la condamnation la plus ferme » de Paris à l’égard de cette agression, décrite comme « préméditée et délibérée»
  • La diplomatie française estime que cet incident constitue « une violation flagrante du droit international et des conventions de Vienne »

PARIS: La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet.

Selon un communiqué du Quai d’Orsay, cette convocation est intervenue à la demande du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Le diplomate iranien a été reçu par le secrétaire général du ministère, qui lui a fait part de « la condamnation la plus ferme » de Paris à l’égard de cette agression, décrite comme « préméditée et délibérée».

La diplomatie française estime que cet incident constitue « une violation flagrante du droit international et des conventions de Vienne », qui garantissent la protection du personnel diplomatique et encadrent les relations entre les États.

Le Quai d’Orsay a également averti que cet « incident gravissime et inadmissible » ne resterait « pas sans conséquence », rappelant que le ministre Jean-Noël Barrot avait déjà évoqué cette affaire avec son homologue iranien la veille.

La France demande aux autorités iraniennes d’établir les circonstances de cet incident, d’en identifier et sanctionner les responsables, et de garantir la sécurité de ses représentations diplomatiques ainsi que de son personnel, conformément aux obligations internationales de l’Iran.


Refus d'obtempérer à Marseille: un policier blessé, quatre interpellations

Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
Short Url
  • Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez
  • Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé

MARSEILLE: Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières.

Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. "Projeté sur une vingtaine de mètres", il est "sérieusement blessé" mais "ses jours ne sont plus en danger", a ajouté le ministre, qui dénonce "un acte criminel très grave".

Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé.

Selon deux sources policières, le véhicule était volé, et le conducteur n'avait pas de permis de conduire.

Selon un rapport du service statistique du ministère de l'Intérieur (SSMSI), les refus de contrôle routier ont nettement augmenté en 2025, une hausse de 9% par rapport à l'année précédente alimentée notamment par les refus d'obtempérer qui constituent la majeure partie des délits (28.100 refus d'obtempérer pour 2025).


La France décerne à l’ambassadeur saoudien Fahad Al-Ruwaily la Légion d’honneur

La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
Short Url
  • Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante
  • Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun

PARIS:  La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises.

Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun.

Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante dans les secteurs économique, culturel et diplomatique.