Westminster Hall: cœur historique du pouvoir britannique

Des membres du public font la queue sous la pluie le long de la rive sud de la Tamise, en face du Palais de Westminster, qui abrite Westminster Hall et les Chambres du Parlement, à Londres le 13 septembre 2022 (Photo, AFP).
Des membres du public font la queue sous la pluie le long de la rive sud de la Tamise, en face du Palais de Westminster, qui abrite Westminster Hall et les Chambres du Parlement, à Londres le 13 septembre 2022 (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Mercredi 14 septembre 2022

Westminster Hall: cœur historique du pouvoir britannique

  • Depuis 1945, les seuls Britanniques à s'être adressés aux deux chambres du Parlement dans la salle à colombages sont les trois souverains
  • Cet honneur n'est également accordé qu'à de très rares dignitaires étrangers

LONDRES: Westminster Hall, où le cercueil de la reine Elizabeth II sera exposé jusqu'à ses funérailles lundi, est le plus ancien édifice du palais de Westminster, et tient un rôle central dans l'Histoire britannique.

Le bâtiment date du XIe siècle.

Il a été le siège administratif et juridique de l'Angleterre durant des siècles, le Parlement, les tribunaux et les bureaux de membres du gouvernement s'établissant au sein ou autour de Westminster Hall.

Les procès du roi Charles Ier, de la figure de la Conspiration des poudres Guy Fawkes, du leader indépendantiste écossais William Wallace ou encore du martyr Thomas More s'y sont déroulés.

La construction de Westminster Hall et de ses murs en pierre de deux mètres d'épaisseur a commencé en 1097 sous le règne de Guillaume II, fils de Guillaume le Conquérant, et s'est achevée deux ans plus tard. C'était la plus grande salle d'Angleterre et probablement d'Europe.

L'immense bâtiment mesure 73 mètres de long sur 20 mètres de large.

Son toit en poutres de marteau, chef-d'œuvre architectural commandé en 1393 par le roi Richard II, est la plus grande toiture médiévale en bois encore existante en Europe du Nord.

Le hall a survécu à l'incendie du Parlement de 1834, qui a détruit en grande partie le palais de Westminster, ainsi qu'à l'explosion d'une bombe qui l'a frappé en 1941, lors de la Seconde Guerre mondiale.

L'exposition des cercueils

Westminster Hall a accueilli festins royaux et banquets de couronnement, mais est célèbre pour servir de manière exceptionnelle à exposer les corps de personnalités décédées, une tradition appelée le "lying-in-state".

Surveillé 24 heures sur 24, le cercueil est placé sur une plate-forme surélevée, au centre de la pièce afin de permettre au public de pouvoir rendre hommage au défunt.

Par ce procédé, le corps de William Gladstone, quatre fois Premier ministre, a été exposé au sein de Westminster Hall en 1898. Depuis, cet honneur n'a été accordé qu'aux souverains, à leurs épouses et à quelques personnalités, dont l'ex-Premier ministre Winston Churchill, en 1965.

La dernière dépouille exposée dans ce lieu hautement symbolique est celle de la mère de la reine Elizabeth II, décédée en 2002. On estime que 200 000 personnes ont défilé devant la "Queen Mum".

«Un peu de couleur en plus»

Le règne d'Elizabeth II est étroitement lié à Westminster Hall. C'est dans cette salle que la souveraine s'est adressée pour la première fois aux deux chambres du Parlement, à l'occasion de son jubilé d'argent - célébration de ses 25 ans sur le trône - en 1977.

Elizabeth II a fait de même en 1988, 1995 et pour les jubilés de 2002 et 2012. A cette dernière occasion, un nouveau vitrail a été commandé.

"Si ce magnifique vitrail pouvait donner un peu de couleur en plus à ce lieu ancien, je m'en satisferais volontiers", avait déclaré Elizabeth II dans un discours.

De rares discours

Depuis 1945, les seuls Britanniques à s'être adressés aux deux chambres du Parlement dans la salle à colombages sont les trois souverains.

Cet honneur n'est également accordé qu'à de très rares dignitaires étrangers. Depuis la Seconde Guerre mondiale, seuls le chef d'Etat français Charles de Gaulle en 1960, le président sud-africain Nelson Mandela en 1996, le pape Benoît XVI en 2010, le président américain Barack Obama en 2011 et la cheffe de l'opposition birmane Aung San Suu Kyi en 2012 ont pu s'exprimer devant les parlementaires à Westminster Hall.

Lundi, Charles III s'est, lui aussi, adressé pour la première fois au Parlement britannique depuis cette salle en tant que souverain et chef d'Etat, après avoir reçu les condoléances des deux chambres. "Je ne peux m'empêcher de ressentir le poids de l'Histoire qui nous entoure", a-t-il déclaré face aux parlementaires.

"Vos traditions sont anciennes, nous pouvons le voir à travers la construction de cette grande salle et dans les rappels des prédécesseurs médiévaux de la fonction à laquelle j'ai été appelé".


À Dubaï, la mode se met au service de l’éducation grâce au partenariat entre OnTheList et Dubai Cares

La plateforme de ventes privées de luxe OnTheList a annoncé un partenariat stratégique avec Dubai Cares, l’organisation philanthropique mondiale basée aux Émirats arabes unis, dans le cadre d’une initiative visant à soutenir le développement humain et l’autonomisation des jeunes à travers le monde. (AFP)
La plateforme de ventes privées de luxe OnTheList a annoncé un partenariat stratégique avec Dubai Cares, l’organisation philanthropique mondiale basée aux Émirats arabes unis, dans le cadre d’une initiative visant à soutenir le développement humain et l’autonomisation des jeunes à travers le monde. (AFP)
Short Url
  • Pour marquer le lancement de cette collaboration, OnTheList organisera une vente caritative de mode au Dubai Design District (d3) du 9 au 12 juin
  • L’intégralité des bénéfices générés par cet événement sera reversée à Dubai Cares afin de soutenir ses programmes éducatifs et humanitaires à l’international

DUBAÏ: La plateforme de ventes privées de luxe OnTheList a annoncé un partenariat stratégique avec Dubai Cares, l’organisation philanthropique mondiale basée aux Émirats arabes unis, dans le cadre d’une initiative visant à soutenir le développement humain et l’autonomisation des jeunes à travers le monde.

Pour marquer le lancement de cette collaboration, OnTheList organisera une vente caritative de mode au Dubai Design District (d3) du 9 au 12 juin. L’intégralité des bénéfices générés par cet événement sera reversée à Dubai Cares afin de soutenir ses programmes éducatifs et humanitaires à l’international.

Cette opération réunira plusieurs marques du groupe BESTSELLER, dont JACK & JONES, VERO MODA, ONLY, Name It et Selected. Les visiteurs pourront accéder à une sélection de vêtements et d’accessoires pour hommes, femmes et enfants à des prix fortement réduits.

Créée pour offrir à ses membres un accès privilégié à des marques premium, OnTheList poursuit ainsi sa stratégie d’engagement social dans la région. Pour l’entreprise, ce partenariat avec Dubai Cares s’inscrit dans une volonté de donner davantage de sens à l’expérience d’achat.

« Lorsqu’on construit une marque dans cette région, il est essentiel d’aller au-delà de la simple transaction commerciale. Ce partenariat avec Dubai Cares reflète cette vision : chaque achat contribue désormais à une cause qui dépasse largement l’acte de consommation », a déclaré Delphine Lefay, cofondatrice d’OnTheList.

De son côté, Amal Al Redha, directrice des partenariats chez Dubai Cares, a salué une initiative qui démontre que commerce et responsabilité sociale peuvent se renforcer mutuellement.

« Cette collaboration offre une opportunité concrète de mobiliser une communauté de consommateurs désireux de contribuer positivement à la société. Nous sommes ravis d’accueillir OnTheList parmi nos partenaires », a-t-elle indiqué.

Depuis sa création, Dubai Cares affirme avoir impacté plus de 117 millions de personnes dans plus de 60 pays en développement grâce à ses programmes dédiés à l’éducation, à la jeunesse et au développement durable.

Alors qu’OnTheList continue d’étendre sa présence aux Émirats arabes unis, cette initiative illustre une tendance croissante au sein du secteur de la mode : mettre le pouvoir d’achat au service de causes sociales et humanitaires à l’échelle mondiale.


BBC World Questions au Maroc : la jeunesse féminine au cœur du changement

Morocco's forward #19 Sakina Ouzraoui celebrates with defender #14 Aziza Rabbah after scoring her team's equaliser during the 2025 Women's Africa Cup of Nations semi-final football match against Ghana at Prince Moulay Abdellah Stadium in Rabat on July 22, 2025. (AFP)
Morocco's forward #19 Sakina Ouzraoui celebrates with defender #14 Aziza Rabbah after scoring her team's equaliser during the 2025 Women's Africa Cup of Nations semi-final football match against Ghana at Prince Moulay Abdellah Stadium in Rabat on July 22, 2025. (AFP)
Short Url
  • Une édition spéciale de BBC World Questions réunira à Marrakech des jeunes femmes engagées pour débattre des évolutions sociales, des droits des femmes et de la réforme du droit de la famille au Maroc
  • Au cœur des échanges : des questions de société telles que le mariage des mineures et les libertés individuelles

DUBAI: La BBC World Service organisera le 10 juin à Marrakech une édition spéciale de son émission de débat international BBC World Questions, centrée sur la place des femmes dans une société en pleine évolution.

À l’heure où une nouvelle génération porte des revendications en faveur du changement, les questions liées aux droits des femmes, à la foi et à la réforme du droit de la famille occupent une place croissante dans le débat public. Cette émission entend donner la parole aux jeunes Marocaines et mettre en lumière leurs aspirations, leurs préoccupations et leur vision de l’avenir.

Animée par le journaliste Jonny Dymond, l’émission réunira un panel de personnalités engagées dans les questions d’égalité et de participation des femmes à la vie publique. Parmi les intervenantes figurent la rappeuse et chanteuse Frizzy, connue pour son implication dans la campagne pour l’égalité des femmes « The Time Has Come », Meryem Redouane, responsable de la section féminine de la Fédération islamique internationale des organisations étudiantes (IIFSO), Kaoutar Rias, étudiante à l’École nationale d’architecture de Tétouan et membre du Conseil national du renouveau étudiant (OREMA), ainsi que Yousra Salhi, créatrice de contenu numérique féministe et militante pour les droits des femmes.

Les discussions porteront notamment sur le mariage des mineures, la polygamie, les règles d’héritage, le harcèlement sexuel, ainsi que les questions de liberté individuelle et de pudeur. Fidèle au format de BBC World Questions, le public présent jouera un rôle central en posant directement ses questions aux intervenantes.

Gwenan Roberts, responsable des commandes éditoriales au BBC World Service, s’est félicitée de la tenue de cette édition à Marrakech. « Nous sommes ravis de venir à Marrakech et impatients d’entendre directement notre panel et notre public sur la manière dont les femmes marocaines perçoivent leur place dans la société et les évolutions culturelles en cours », a-t-elle déclaré.

L’événement se tiendra au centre Les Étoiles de Jemaa el-Fna à Marrakech et est organisé en partenariat avec BBC News Arabic et la Fondation Ali Zaoua. L’enregistrement sera diffusé à l’échelle mondiale à la radio, à la télévision et sur les plateformes numériques de la BBC.

Pour Gwenan Roberts, rédactrice en chef des commandes à BBC World Service, cette édition représente une occasion unique d’entendre directement les jeunes Marocaines sur leur place dans la société et sur les transformations culturelles qui traversent actuellement le pays.

L’émission sera diffusée pour la première fois sur BBC World Service Radio le 13 juin avant d’être mise à disposition en ligne, sur BBC Sounds et sur les principales plateformes de podcasts. Une version télévisée sera également proposée à partir du 20 juin sur les chaînes et plateformes numériques de la BBC.

 


Plus de 300 candidatures, sept finalistes : JD Malat Gallery met à l’honneur la scène artistique des Émirats

Les œuvres des sept artistes retenus dans le cadre de l’initiative « Made in the UAE » seront présentées à la JD Malat Gallery Dubai à partir du 11 juin 2026. (fournie)
Les œuvres des sept artistes retenus dans le cadre de l’initiative « Made in the UAE » seront présentées à la JD Malat Gallery Dubai à partir du 11 juin 2026. (fournie)
Short Url
  • JD Malat Gallery Dubai a sélectionné sept artistes résidant aux Émirats arabes unis parmi plus de 300 candidatures reçues dans le cadre de l’appel à projets « Made in the UAE »
  • Leurs œuvres seront présentées lors d’une exposition collective qui ouvrira le 11 juin 2026 à Downtown Dubai, mettant en lumière la diversité de la scène artistique contemporaine du pays

DUBAÏ: JD Malat Gallery Dubai a annoncé les sept artistes retenus dans le cadre de « Made in the UAE », une initiative curatoriale destinée à mettre en lumière des talents qui contribuent à façonner le paysage culturel contemporain des Émirats arabes unis.

Lancé en octobre 2025, l’appel à candidatures a suscité un vif intérêt à travers le pays, avec plus de 300 candidatures reçues de la part d’artistes résidant dans les différents émirats. À l’issue du processus de sélection, sept finalistes ont été retenus pour participer à une exposition collective qui ouvrira ses portes le 11 juin 2026 au sein de la galerie, située à Downtown Dubai.

Les artistes sélectionnés sont Ahmed Emad (EAU/Égypte), Anila Ashraf (Pakistan), Camelia Mohebi (EAU), Elizaveta Pugacheva (Russie), Samo Shalaby (Égypte/Palestine), Sasan Nasernia (Iran) et Yousif Albadi (Soudan).

De la peinture à la sculpture en passant par des techniques mixtes, leurs travaux explorent des thèmes tels que l’identité, la mémoire, la matérialité et les échanges culturels. Ensemble, ils offrent un aperçu de la richesse et de l’évolution de la scène artistique contemporaine des Émirats.

La sélection a été effectuée par un jury réunissant des figures du monde de l’art et de la culture dans la région, dont Zina Khair, cofondatrice de la Khair Art Collection, Roxane Zand, fondatrice de Zand Fine Arts et ancienne vice-présidente de Sotheby’s pour le Moyen-Orient, Ali Mohammadioun, collectionneur, curateur et fondateur d’E Plus A Atelier, ainsi que Jean-David Malat, fondateur de JD Malat Gallery.

Face à la qualité des candidatures reçues, le jury a décidé d’élargir la sélection initialement envisagée afin d’inclure sept artistes.

« Le niveau des candidatures était exceptionnel et témoigne de la profondeur des talents qui participent aujourd’hui au dynamisme culturel des Émirats arabes unis », a déclaré Jean-David Malat.

« Au-delà de la qualité des œuvres, c’est la diversité des perspectives et des parcours qui a particulièrement retenu notre attention. Ces artistes incarnent l’identité internationale et plurielle qui fait de Dubaï une ville créative unique, » a-t-il ajouté.