A Kiev, von der Leyen promet que l'UE soutiendra l'Ukraine « aussi longtemps qu'il le faudra»

Elle avait indiqué avant son voyage que les discussions porteraient sur la manière de "rapprocher nos économies et nos populations au moment où l'Ukraine avance vers l'accession" à l'Union. (Photo, AFP)
Elle avait indiqué avant son voyage que les discussions porteraient sur la manière de "rapprocher nos économies et nos populations au moment où l'Ukraine avance vers l'accession" à l'Union. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 15 septembre 2022

A Kiev, von der Leyen promet que l'UE soutiendra l'Ukraine « aussi longtemps qu'il le faudra»

  • En Ukraine, Mme Von der Leyen s'est entretenue avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky et le Premier ministre Denys Chmygal, se disant impressionnée par la « bravoure» des forces ukrainiennes
  • Dans un entretien avec la chaîne de télévision du quotidien Bild, Mme von der Leyen a en outre plaidé en faveur d'une comparution du président russe devant la justice internationale.

KIEV : La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qui s'est rendue jeudi à Kiev, a promis que l'UE soutiendrait l'Ukraine "aussi longtemps" qu'il le faudrait face à la Russie et a demandé que Vladimir Poutine soit traduit en justice pour les crimes de guerre commis depuis le début de l'invasion.

Ce déplacement est intervenu parallèlement à une rencontre entre le président russe et son homologue chinois Xi Jinping, à Samarcande, en Ouzbékistan, pour un sommet régional de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), vantée comme une solution "alternative" aux alliances occidentales.

S'il a salué à cette occasion la "position équilibrée" de M. Xi sur l'Ukraine, Vladimir Poutine a aussi dit "comprendre (ses) questions et (ses) inquiétudes" à ce sujet.

"Il n'est pas surprenant que la RPC (République populaire de Chine, ndlr) ait apparemment de telles préoccupations. Il est quelque peu curieux que le président Poutine soit celui qui l'admette si ouvertement", a peu après commenté le porte-parole du Département d'Etat américain.

Pékin n'a ni appuyé, ni critiqué publiquement l'invasion russe, tout en exprimant plusieurs fois son soutien à Moscou face aux sanctions occidentales.

M. Poutine a par ailleurs dénoncé à Samarcande les tentatives occidentales de créer un "monde unipolaire", tandis que M. Xi a souligné que son pays était prêt à assumer son rôle de "grande puissance" avec la Russie, tout en insistant sur l'objectif de "stabilité" face au "chaos".

Juger Poutine

En Ukraine, Mme von der Leyen s'est quant à elle entretenue avec le chef de l'Etat ukrainien Volodymyr Zelensky, se disant impressionnée par la "bravoure" des forces ukrainiennes sur le front.

"Vous aurez vos amis européens à vos côtés aussi longtemps qu'il le faudra. Nous sommes amis pour toujours", a-t-elle lancé aux côtés de M. Zelensky.

Dans un entretien avec la chaîne de télévision du quotidien Bild, Mme von der Leyen a en outre plaidé en faveur d'une comparution du président russe devant la justice internationale.

"Il faut que Poutine perde cette guerre et réponde de ses actes, c'est important pour moi", a déclaré Ursula von der Leyen.

L'Ukraine a pour "priorité" de faire partie du marché commun de l'Union européenne, où les biens, services et capitaux peuvent circuler librement entre les pays, a de son côté souligné le président ukrainien, dont le pays souhaite notamment augmenter ses livraisons d'électricité à l'UE.

Il s'agissait de la troisième visite en Ukraine de Mme von der Leyen mais de sa première depuis que ce pays est devenu candidat à l'entrée dans l'UE.

Les Européens avaient entériné en juin la candidature de l'Ukraine, qui ambitionne également de rejoindre l'Otan. Cette perspective est perçue comme une menace existentielle par Moscou, qui a déclenché sous ce prétexte, parmi d'autres, son invasion le 24 février.

Les Occidentaux ont pris en réaction une série de sanctions à l'encontre de la Russie tout en fournissant des armes à Kiev, un soutien crucial qui lui a permis de reprendre ces dernières semaines des milliers de kilomètres carrés de territoires aux forces russes.

L'Allemagne a à cet égard annoncé jeudi que des véhicules blindés lui seraient "très bientôt" livrés, mais pas pour le moment les chars de combat réclamés, tandis que les Etats-Unis ont opté pour une nouvelle salve de sanctions ciblant une vingtaine de responsables russes.

Armer l'Ukraine peut être acceptable "si les conditions de moralité sont réunies", a pour sa part estimé le pape François.

La porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a dans le même temps mis en garde Washington contre l'envoi de missiles de longue portée à l'Ukraine qui constituerait le franchissement d'une "ligne rouge" et forcerait Moscou à "réagir".

Nombreuses frappes russes

L'Ukraine demande également un soutien financier, son économie s'étant effondrée et ayant actuellement besoin de cinq milliards de dollars par mois pour couvrir son déficit budgétaire.

A la veille du déplacement de Mme von der Leyen, Volodymyr Zelensky s'était rendu dans la ville stratégique d'Izioum, récemment reprise aux Russes dans la région de Kharkiv (nord-est), d'où il a promis aux Ukrainiens la "victoire".

Il a souligné que "la quasi-totalité de la région de Kharkiv" était désormais "libérée", à la faveur d'une contre-offensive entamée début septembre.

Mais jeudi, dans l'ensemble de l'Ukraine, "plus de 20 localités" ont essuyé des frappes russes, a souligné l'armée ukrainienne.

A Bakhmout, dans la région orientale de Donetsk, les journalistes de l'AFP ont vu un épais panache de fumée jeudi matin après la frappe qui a atteint un immeuble d'habitation dans la nuit. Des pompiers tentaient de retrouver des corps au milieu d'un amas de débris, tandis que les rues étaient quasi-désertées, des tirs d'artillerie se faisant entendre.

Le Conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a quant à lui adopté une résolution appelant la Russie à retirer ses soldats de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia, plusieurs fois cible de bombardements


Des jeunes dans la rue en Iran pour la Journée de l'étudiant

Un manifestant tient un portrait de Mahsa Amini lors d'une manifestation de soutien à Amini, une jeune Iranienne décédée après avoir été arrêtée à Téhéran par la police des mœurs de la République islamique, sur l'avenue Istiklal à Istanbul le 20 septembre 2022 (Photo d'illustration, AFP)
Un manifestant tient un portrait de Mahsa Amini lors d'une manifestation de soutien à Amini, une jeune Iranienne décédée après avoir été arrêtée à Téhéran par la police des mœurs de la République islamique, sur l'avenue Istiklal à Istanbul le 20 septembre 2022 (Photo d'illustration, AFP)
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  • Des étudiants ont défilé et scandé des slogans contre le régime dans plusieurs villes du pays, parfois malgré une forte présence des forces de sécurité
  • BBC Persian, basée en Grande-Bretagne, a diffusé des images semblant montrer des étudiants protestant contre la présence du président Raïssi à l’Université de Téhéran, avant d'être repoussés par les forces de sécurité

PARIS: Des étudiants ont manifesté mercredi en Iran et boycotté les cours, selon des ONG, alors qu'un ancien président de la République islamique a apporté un soutien implicite au mouvement de contestation déclenché par la mort de Mahsa Amini.

Les manifestations ont eu lieu lors la Journée de l'étudiant, qui commémore la mort en 1953 de trois étudiants tués par les forces de sécurité du chah d'Iran et coïncidait avec le 3ème jour d'une grève à laquelle avaient appelé des protestataires.

Des étudiants ont défilé et scandé des slogans contre le régime dans plusieurs villes du pays, parfois malgré une forte présence des forces de sécurité, selon des vidéos mises en ligne par des militants et des groupes de défense des droits humains.

"Tremblez, tremblez, nous sommes tous ensemble", ont ainsi clamé des étudiants à l’Université de technologie Amirkabir de Téhéran, dans une vidéo publiée par le média en ligne 1500tasvir.

 "Beau message" 

Certaines organisations de jeunes avaient appelé à transformer cette Journée des étudiants en une "Journée de terreur pour l'Etat".

L'Iran est le théâtre de manifestations depuis la mort le 16 septembre de la jeune Kurde iranienne Mahsa Amini, arrêtée trois jours plus tôt et accusée de ne pas avoir respecté le code vestimentaire qui impose aux femmes de porter le voile en public.

Le cri de ralliement des protestataires adopté après sa mort, "Femme, vie, liberté", a été repris dans des manifestations à l'étranger et salué mardi par un ancien président iranien, Mohammad Khatami (1997-2005), principale figure des réformateurs.

M. Khatami, 79 ans, a estimé que ce slogan était "un beau message" et jugé que "sécurité et liberté n'étaient pas contradictoires", selon un communiqué cité par l'agence de presse Isna.

Les autorités iraniennes, qui ont eu du mal à contenir les manifestations, dénoncent des "émeutes" fomentées de l'étranger et notamment par l’ennemi juré de l’Iran, les Etats-Unis, ainsi que leurs alliés comme Israël.

En visite sur un campus de Téhéran pour la Journée des étudiants, le président ultraconservateur Ebrahim Raïssi a lui salué l'attitude des "étudiants perspicaces qui n'ont pas permis qu'il y ait à l'université une atmosphère d'émeute".

Il a accusé "les ennemis de chercher à rendre les universités peu sûres", appelant les étudiants à "déployer tous les efforts pour donner de l'espoir aux gens".

De son côté, BBC Persian, basée en Grande-Bretagne, a diffusé des images semblant montrer des étudiants protestant contre la présence du président Raïssi à l’Université de Téhéran, avant d'être repoussés par les forces de sécurité.

 "Soulèvement légitime" 

Parallèlement à la mobilisation estudiantine, des magasins sont restés fermés mercredi dans différentes villes, après qu'un appel à la grève a été lancé pour trois jours à partir de lundi.

Le groupe de défense des droits humains Iran Human Rights (IHR), basé en Norvège, a partagé des vidéos de magasins fermés à Téhéran, Qazvin, à l’ouest de la capitale, dans la ville septentrionale de Rasht et à Divandarreh, dans la province natale d’Amini, le Kurdistan.

La répression du mouvement a déjà fait au moins 458 morts depuis mi-septembre, selon un bilan communiqué mercredi par IHR.

En Iran, le Conseil suprême de la sécurité nationale a déclaré samedi que "plus de 200 personnes" incluant civils et forces de sécurité avaient été tuées. Un général des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique, avait lui fait état avant de plus de 300 morts.

Les autorités ont arrêté en outre des milliers de personnes, dont 11 ont été condamnées à mort dans des procès liés aux manifestations.

Dénonçant un régime "despotique", la soeur du guide suprême Ali Khamenei a également apporté son soutien au mouvement de contestation.

"Je m'oppose aux actions de mon frère", écrit Badri Hosseini Khamenei dans une lettre rendue publique mercredi sur internet par son fils basé en France, Mahmoud Moradkhani.

"Le peuple iranien mérite la liberté et la prospérité, et son soulèvement est légitime et nécessaire pour faire valoir ses droits", a-t-elle encore indiqué.

L'opérateur européen de satellites Eutelsat a par ailleurs confirmé mercredi à l'AFP avoir demandé à ses partenaires, diffuseurs et distributeurs, de cesser la diffusion de la chaîne d'information iranienne anglophone Press TV à la suite de "sanctions" de l'Union européenne.


Espagne: des migrants s'échappent d'un avion commercial après un faux atterrissage d'urgence

La police espagnole était mercredi à la recherche de 12 migrants, passagers d'un vol commercial, qui se sont enfuis après l'atterrissage d'urgence de leur avion à l'aéroport de Barcelone à la suite d'une urgence médicale vraisemblablement mise en scène (Photo d'illustration, AFP)
La police espagnole était mercredi à la recherche de 12 migrants, passagers d'un vol commercial, qui se sont enfuis après l'atterrissage d'urgence de leur avion à l'aéroport de Barcelone à la suite d'une urgence médicale vraisemblablement mise en scène (Photo d'illustration, AFP)
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  • L'avion a dû demander à 04h30 (03h30 GMT) à atterrir d'urgence car une femme à bord était sur le point d'accoucher
  • Lorsque l'appareil s'est posé, une ambulance et trois patrouilles de police sont venues évacuer la femme enceinte mais un groupe de 27 personnes a alors «quitté l'avion et a tenté de s'enfuir»

BARCELONE: La police espagnole était mercredi à la recherche de 12 migrants, passagers d'un vol commercial, qui se sont enfuis après l'atterrissage d'urgence de leur avion à l'aéroport de Barcelone à la suite d'une urgence médicale vraisemblablement mise en scène, ont annoncé les autorités.

Au total, une trentaine de personnes ont tenté de s'"échapper" de ce vol Pegasus Airlines reliant Casablanca à Istanbul peu après que l'appareil a dû atterrir en urgence dans la nuit de mardi à mercredi à l'aéroport El Prat de Barcelone.

L'avion a dû demander à 04h30 (03h30 GMT) à atterrir d'urgence car une femme à bord était sur le point d'accoucher et que "cette passagère avait prétendument perdu les eaux", a expliqué une source de la préfecture de Catalogne.

Lorsque l'appareil s'est posé, une ambulance et trois patrouilles de police sont venues évacuer la femme enceinte mais un groupe de 27 personnes a alors "quitté l'avion et a tenté de s'enfuir", a indiqué cette source.

Cinq sont retournées spontanément à bord de l'avion et onze autres, dont la femme enceinte, ont été arrêtées. La préfecture n'a pas précisé leur nationalité.

Un examen à l'hôpital a révélé que la femme enceinte "n'était pas sur le point d'accoucher, elle a donc été arrêtée pour trouble à l'ordre public", a ajouté cette source.

Mercredi soir, la police recherchait toujours les douze personnes qui ont réussi à s'enfuir.

Il s'agit du deuxième incident de ce type en Espagne en un peu plus d'un an.

Le 5 novembre 2021, un avion reliant Casablanca à Istanbul avait dû atterrir en urgence sur l'île espagnole de Majorque, dans les Baléares, quand l'un des passagers, apparemment diabétique, avait fait un malaise et semblait être dans le coma. Alors qu'il était évacué de l'avion avec un compagnon, 21 personnes avaient pris la fuite.

A son arrivée à l'hôpital, les médecins l'avaient trouvé en bonne santé mais son ami avait pris la fuite. Là encore, la police n'était pas parvenue à arrêter tous les fuyards, la plupart Marocains, et seules douze personnes avaient pu être retrouvées.


Pérou: le président dissout le Parlement et crée un «gouvernement d'exception»

Le président du Congrès péruvien Jose Williams Zapata (D) lit le résultat du vote pour destituer le président Pedro Castillo lors de la session plénière à Lima le 7 décembre 2022. (AFP)
Le président du Congrès péruvien Jose Williams Zapata (D) lit le résultat du vote pour destituer le président Pedro Castillo lors de la session plénière à Lima le 7 décembre 2022. (AFP)
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  • Jusqu'à l'établissement du nouveau Parlement, «le gouvernement sera régi par un décret-loi»
  • Le Parlement péruvien, dominé par la droite, devait débattre mercredi d'une nouvelle motion visant à le destituer pour «incapacité morale permanente»

LIMA: Le président péruvien Pedro Castillo a ordonné mercredi la dissolution du Parlement quelques heures seulement avant que celui-ci ne se réunisse pour débattre d'une motion visant à le destituer, et annoncé l'établissement d'un "gouvernement d'exception".

Dans un message à la nation prononcé depuis le palais présidentiel, le président de gauche a déclaré "dissoudre temporairement le Congrès de la République et établir un gouvernement d'urgence exceptionnel".

Il a également annoncé "convoquer dans les plus brefs délais un nouveau Congrès doté de pouvoirs constituants pour rédiger une nouvelle Constitution dans un délai ne dépassant pas neuf mois".

"Cette situation intolérable ne peut plus durer, et c'est pourquoi, en réponse aux demandes des citoyens... nous avons décidé d'établir un gouvernement d'urgence visant à rétablir l'Etat de droit et la démocratie", a-t-il indiqué avant de détailler les mesures prises.

Jusqu'à l'établissement du nouveau Parlement, "le gouvernement sera régi par un décret-loi", a poursuivi le président Castillo, annonçant également un "couvre-feu national à partir d'aujourd'hui" entre 22h00 et 04h00.

"Le système judiciaire, le pouvoir judiciaire, le ministère public, le conseil national de la justice, la cour constitutionnelle sont déclarés en réorganisation", a-t-il annoncé également, demandant "à toutes les personnes en possession d'armes illégales" de les "remettre à la police nationale dans un délai de 72 heures".

La police nationale "consacrera tous ses efforts à la lutte réelle et efficace contre le crime, la corruption et le trafic de drogue, ce pour quoi elle sera dotée des ressources nécessaires", a-t-il poursuivi, appelant les institutions de la société civile "à soutenir ces décisions qui nous permettront de mettre notre pays sur la voie du développement".

"Auto-coup d'Etat" 

"Le président Pedro Castillo a organisé un coup d'Etat. Il a violé l'article 117 de la Constitution péruvienne et est dans l'illégalité. C'est un auto-coup d'Etat", a réagi auprès de l'AFP Augusto Alvarez, un analyste politique indépendant.

"C'est un coup d'Etat voué à l'échec, le Pérou veut vivre en démocratie", a estimé Francisco Morales, président de la Cour constitutionnelle, à la radio RPP. "Personne ne doit obéissance à un gouvernement usurpateur", a-t-il ajouté.

Le Parlement péruvien, dominé par la droite, devait débattre mercredi d'une nouvelle motion visant à le destituer pour "incapacité morale permanente".

Le débat sur cette motion était prévu à 15h00 (20h00 GMT). Pour qu'il puisse être destitué, il fallait que la motion recueille un minimum de 87 voix sur les 130 que compte le parlement. L'opposition en disposait d'environ 80.

M. Castillo a déjà échappé à deux motions similaires, dont la dernière en mars 2022.

A l'époque, l'opposition l'accusait d'être intervenu dans une affaire de corruption présumée opérée par son entourage et d'avoir commis une "trahison" en se déclarant ouvert à un référendum sur un débouché sur l'océan Pacifique pour la Bolivie voisine, privée d'accès à la mer. Elle lui reprochait également les crises ministérielles à répétition et la formation de quatre gouvernements en huit mois, fait inédit au Pérou.

Il s'agissait alors de la sixième motion de destitution du Parlement péruvien pour "incapacité morale" contre un président en exercice depuis 2017, après Pedro Pablo Kuczynski (droite) en 2018 et Martin Vizcarra (centre) en 2020.

L'éviction de M. Vizcarra avait déclenché des manifestations violemment réprimées qui avaient fait deux morts et une centaine de blessés. Son départ avait conduit le Pérou à avoir trois présidents en cinq jours.