L’Arabie saoudite s’associe à Google Cloud pour accroître la participation des femmes dans le secteur de l’IA

L’Autorité saoudienne des données et de l’intelligence artificielle (SDAIA) a dévoilé cette nouvelle initiative en collaboration avec Google Cloud, intitulée «Elevate»,lors de la deuxième édition du Sommet mondial sur l’IA à Riyad le 15 septembre. (Photo fournie)
L’Autorité saoudienne des données et de l’intelligence artificielle (SDAIA) a dévoilé cette nouvelle initiative en collaboration avec Google Cloud, intitulée «Elevate»,lors de la deuxième édition du Sommet mondial sur l’IA à Riyad le 15 septembre. (Photo fournie)
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Publié le Jeudi 15 septembre 2022

L’Arabie saoudite s’associe à Google Cloud pour accroître la participation des femmes dans le secteur de l’IA

L’Autorité saoudienne des données et de l’intelligence artificielle (SDAIA) a dévoilé cette nouvelle initiative en collaboration avec Google Cloud, intitulée «Elevate»,lors de la deuxième édition du Sommet mondial sur l’IA à Riyad le 15 septembre. (Photo fournie)
  • Le programme «Elevate» proposera une formation accessible aux femmes dans le domaine de la technologie et des sciences
  • Elevate vise à autonomiser plus de 25 000 femmes dans le monde d’ici à cinq ans», selon Rehab Alarfaj, conseillère stratégique de l’Autorité saoudienne des données et de l’intelligence artificielle (SDAIA)

RIYAD: L’Arabie saoudite s’est associée à l’entreprise technologique américaine Google pour lancer un programme mondial visant à réduire l’écart entre les sexes dans le secteur technologique, en particulier dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA).

L’Autorité saoudienne des données et de l’intelligence artificielle (SDAIA) a dévoilé cette nouvelle initiative en collaboration avec Google Cloud, intitulée «Elevate», lors de la deuxième édition du Sommet mondial sur l’IA à Riyad le 15 septembre.

Le programme proposera une formation accessible aux femmes dans le domaine de la technologie et des sciences, afin de leur donner les moyens d’agir et de saisir les possibilités d’emploi de plus en plus nombreuses dans le domaine des données et de l’IA. 

«Elevate est un programme mondial qui vise à utiliser l’IA pour réduire l’écart entre les sexes en autonomisant plus de 25 000 femmes dans le monde au cours des cinq prochaines années», a déclaré Rehab Alarfaj, conseillère stratégique de la SDAIA. Mme Alarfaj a affirmé qu’elle était fière de vivre dans un pays comme l’Arabie saoudite, où l'émancipation des femmes est une priorité absolue.

Rehab Alarfaj, conseillère stratégique de la SDAIA.
Rehab Alarfaj, conseillère stratégique de la SDAIA.

«La contribution économique des femmes saoudiennes sur le marché du travail a presque doublé, passant de moins de 18% en 2016 à près de 34% au premier trimestre de cette année. Ainsi, nous dépassons déjà l’objectif défini dans la Vision 2030», a-t-elle poursuivi.

Mme Alarfaj a ajouté qu’une société forte ne pouvait être construite que par la participation active des femmes. Sarah al-Husseini, responsable des affaires gouvernementales et des politiques publiques de Google pour l’Arabie saoudite, a indiqué que l’initiative «Elevate» n’avait pas pour seul objectif de combler l’écart entre les sexes, mais aussi de permettre aux femmes de réaliser leurs rêves. «Elevate propose un programme de quatre mois avec un accès gratuit, conçu pour former ces femmes dans des domaines tels que l’architecture cloud, l’ingénierie des données et l’ingénierie de l’apprentissage automatique», a précisé Mme Al-Husseini.

«Le programme comporte un élément d’apprentissage social. Il comprend un mentorat assuré par des experts saoudiens et des webinaires en direct animés par des experts de Google», a-t-elle expliqué.

S’exprimant par visioconférence lors de l’événement, la princesse Haifa bent Abdelaziz al-Mouqrin, représentante permanente de l’Arabie saoudite auprès de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), a noté que les femmes étaient sous-représentées dans le domaine de l’IA et de la technologie.

«À l’heure où les technologies numériques refaçonnent la vie quotidienne, nous ne pouvons nier que les femmes sont sous-représentées dans le domaine de l’IA et des Stim (Sciences, technologies, ingénierie et mécanique). Les femmes ne représentent que 3% des lauréats du prix Nobel de sciences et seulement 12% des chercheurs en IA dans le monde», a-t-elle constaté.

La princesse Al-Mouqrin a souligné cette inégalité privait le monde d’énormes talents inexploités, insistant sur le fait que l’implication et les perspectives des femmes sont nécessaires pour que le secteur technologique réponde aux besoins de tous.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les chemins de fer saoudiens battent des records en 2025 : 14 millions de passagers et 30 millions de tonnes de fret

En transportant 30 millions de tonnes de fret par rail en 2025, SAR a réussi à supprimer deux millions de trajets en camion sur les autoroutes du Royaume. (Photo SPA)
En transportant 30 millions de tonnes de fret par rail en 2025, SAR a réussi à supprimer deux millions de trajets en camion sur les autoroutes du Royaume. (Photo SPA)
Le train "Dream of the Desert" se compose de 14 wagons abritant 34 suites de luxe, offrant une expérience exclusive et intimiste aux voyageurs. (Photo SPA)
Le train "Dream of the Desert" se compose de 14 wagons abritant 34 suites de luxe, offrant une expérience exclusive et intimiste aux voyageurs. (Photo SPA)
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  • Le transport de 30 millions de tonnes de fret par rail en 2025 a permis de supprimer 2 millions de trajets en camion sur les autoroutes du Royaume et d’économiser 139 millions de litres de carburant
  • Cela a également entraîné une réduction des émissions de carbone de 364 000 tonnes, contribuant directement à l’Initiative Verte Saoudienne

​​​​​​RIYAD : Les chemins de fer saoudiens (Saudi Arabia Railways, SAR) ont annoncé des résultats opérationnels record pour l’année 2025, consolidant leur position comme un pilier des secteurs logistique et touristique du Royaume.

SAR a transporté plus de 14 millions de passagers, soit une augmentation significative par rapport aux 11,2 millions de passagers enregistrés en 2023, soulignant l’adoption croissante du rail tant pour les déplacements quotidiens que pour les pèlerinages, rapporte l’Agence de presse saoudienne.

De même, le transport de fret a fortement progressé, passant d’environ 24 millions de tonnes en 2023 à 30 millions de tonnes en 2025, stimulé par la demande industrielle accrue et la logistique minière.

En transportant 30 millions de tonnes de fret par rail, le réseau a permis de supprimer deux millions de trajets en camion sur les autoroutes du Royaume, entraînant une économie de 139 millions de litres de carburant.

Cela s’est également traduit par une réduction de 364 000 tonnes d’émissions de carbone, contribuant directement à l’Initiative Verte Saoudienne.

Ces chiffres soulignent le rôle central de SAR dans la réalisation de la Stratégie nationale des transports et de la logistique (NTLS) et de la Vision 2030 de l’Arabie Saoudite, en offrant un réseau à la fois efficace et durable sur le plan environnemental.

“Dream of the Desert”

Une réalisation marquante de 2025 a été le lancement officiel du Dream of the Desert, le premier train de luxe au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

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Le ministre des Transports et des Services Logistiques et président de SAR, Saleh Al-Jasser, a dévoilé le premier wagon du “Dream of the Desert” en octobre dernier lors du FII9. (Photo SPA)

Développé en partenariat avec le groupe italien de luxe Arsenale, ce service a redéfini le tourisme ferroviaire. Le train comprend 40 cabines de luxe sur mesure, offrant une expérience de « croisière ferroviaire » inspirée de l’Orient Express classique, mais avec une identité saoudienne unique. L’itinéraire traverse le Royaume de Riyadh à Al Qurayyat, en s’arrêtant sur des sites culturels clés tels que Ha’il et Al-Jouf, transformant ainsi le voyage lui-même en destination.

Dans un mouvement majeur pour tirer parti du Transit-Oriented Development (TOD), SAR a annoncé la création d’un fonds immobilier de 6 milliards SAR axé sur La Mecque.

Ce fonds est dédié au développement de terrains premium adjacents à la gare du Haramain High Speed Railway à La Mecque. L’initiative vise à améliorer l’expérience des pèlerins en construisant des hôtels à grande capacité, des centres commerciaux et des unités résidentielles directement connectés à la gare. Ce développement permet non seulement de diversifier les sources de revenus de SAR, mais soutient également l’objectif du gouvernement d’accueillir 30 millions de pèlerins pour la Omra chaque année en intégrant parfaitement transport et hébergement.

Reconnaissance internationale

À l’international, l’engagement de SAR pour l’excellence a été reconnu. SAR est devenue la première entreprise à recevoir le prestigieux prix de l’Union internationale des chemins de fer (UIC) pour les trains touristiques longue distance.

La cérémonie s’est tenue au siège de l’Union à Paris, en France, avec la participation de grandes compagnies ferroviaires mondiales.

L’UIC, organisation ferroviaire mondiale, a décerné le prix en reconnaissance de l’innovation de SAR dans l’intégration du tourisme de luxe à l’infrastructure ferroviaire lourde.

Cette distinction consolide la réputation de SAR pour la qualité de ses services et place le Royaume comme destination de premier plan pour les passionnés de chemins de fer et les voyageurs de luxe.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Forbes France cesse de paraître, après le retrait de son investisseur français

L'édition française de Forbes va cesser de paraître près de dix ans après sa naissance, a annoncé jeudi le groupe d'édition français qui détenait sa licence et entend se  concentrer désormais sur d'autres titres, dont Time France. (AFP)
L'édition française de Forbes va cesser de paraître près de dix ans après sa naissance, a annoncé jeudi le groupe d'édition français qui détenait sa licence et entend se  concentrer désormais sur d'autres titres, dont Time France. (AFP)
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  • "En dix ans", ce trimestriel en français, déclinaison de la version originale américaine, "a publié 33 numéros, tirés à 100.000 exemplaires chacun"
  • L'entrepreneur Dominique Busso  veut "(concentrer) ses efforts sur Time France, lancé en décembre dernier, sur le magazine Oniriq, ainsi que sur d'autres projets éditoriaux fidèles à l'ADN du groupe"

PARIS: L'édition française de Forbes va cesser de paraître près de dix ans après sa naissance, a annoncé jeudi le groupe d'édition français qui détenait sa licence et entend se  concentrer désormais sur d'autres titres, dont Time France.

"En dix ans", ce trimestriel en français, déclinaison de la version originale américaine, "a publié 33 numéros, tirés à 100.000 exemplaires chacun, et développé un site réunissant 2 millions de visites par mois, ainsi qu'une communauté de plus de 430.000 personnes sur les réseaux sociaux", indique le groupe  360 Business Media dans un communiqué.

L'entrepreneur Dominique Busso  veut "(concentrer) ses efforts sur Time France, lancé en décembre dernier, sur le magazine Oniriq, ainsi que sur d'autres projets éditoriaux fidèles à l'ADN du groupe", ajoute -t-il, confirmant une information parue dans le quotidien économique Les Echos.

Le dernier numéro de Forbes France a paru en décembre. Le magazine pourrait être relancé si un repreneur se déclare.

Le magazine américain, connu pour son classement annuel des plus grandes fortunes de la planète, édite des versions dans de nombreux pays et en plusieurs langues.

Interrogé par l'AFP, le groupe 360 Business Media a précisé qu'il employait 20 salariés, dont 10 pour Forbes France, à qui "il sera proposé de basculer sur les autres titres s'ils le souhaitent".


La France «ne baisse pas les bras» dans son soutien économique à l'Ukraine, dit Nicolas Forissier

La France "ne baisse pas les bras" dans son soutien économique à l'Ukraine en guerre, affirme à l'AFP le ministre français délégué au Commerce extérieur Nicolas Forissier, à l'issue d'une visite de deux jours à Kiev mardi et mercredi, et alors que la France assure en 2026 la présidence du G7. (AFP)
La France "ne baisse pas les bras" dans son soutien économique à l'Ukraine en guerre, affirme à l'AFP le ministre français délégué au Commerce extérieur Nicolas Forissier, à l'issue d'une visite de deux jours à Kiev mardi et mercredi, et alors que la France assure en 2026 la présidence du G7. (AFP)
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  • La France marque des points politiquement en Ukraine en restant un soutien fort du pays
  • Il s'agit de mettre en place des partenariats gagnant-gagnant entre entreprises françaises et ukrainiennes

KIEV: La France "ne baisse pas les bras" dans son soutien économique à l'Ukraine en guerre, affirme à l'AFP le ministre français délégué au Commerce extérieur Nicolas Forissier, à l'issue d'une visite de deux jours à Kiev mardi et mercredi, et alors que la France assure en 2026 la présidence du G7.

Q: La France marque des points politiquement en Ukraine en restant un soutien fort du pays. Comment transforme-t-on ces points en gains économiques ?

R: En étant opiniâtres, en étant francs dans la négociation et la discussion. Il s'agit de mettre en place des partenariats gagnant-gagnant entre entreprises françaises et ukrainiennes. C'est l'esprit dans lequel il me semble que nous avons travaillé, l'esprit de cette visite à Kiev. On réussit parce qu'on a aussi de l'excellence, des savoir-faire, des entreprises qui sont dans tous les domaines. Et parfois, même souvent, et c'est le cas en Ukraine mais pas seulement, nos partenaires préfèrent travailler avec des entreprises françaises. Il y aura toujours une concurrence quel que soit le pays. Mais il y a une relation particulière qui existe aujourd'hui entre l'Ukraine et la France.

Q: Quelle impression vous a laissée la population ukrainienne lors de cette visite de deux jours ?

R: J'ai été très ému par la visite de Boutcha (ville où des massacres de civils ont eu lieu par l'armée russe en mars 2022, NDLR). Aussi par la remise des générateurs électriques donnés par la France à l'Ukraine. Je pense que c'était le sentiment de tous ceux qui ont participé à cette mission: c'est quand nos amis sont dans la difficulté qu'on doit être avec eux.

Q: L'Ukraine traverse un hiver froid et la communauté internationale s'intéresse moins au sort du pays. Comment attirer l'attention ?

R: D'abord, ce n'est pas le cas de la France, nous sommes vraiment présents et nous le démontrons. Dans le cadre du G7 énergie on va le montrer aussi, on va encore une fois pousser beaucoup pour apporter des solutions. Je suis venu pour inciter nos entreprises à être conquérantes, présentes, à ne pas avoir peur parce qu'il y a une situation compliquée. C'est maintenant qu'il faut être présents. C'est le message du ministre du Commerce extérieur mais aussi du gouvernement français tout entier. Cela va de pair avec la solidarité qu'on a exprimée aux Ukrainiens pendant tout ce voyage: on ne baisse pas les bras.