Incendie fixé en Gironde, 400 hectares brûlés en Charente

Un pompier tente d'éteindre un incendie dans une forêt près de Saumos, dans le sud-ouest de la France le 14 septembre 2022 (Photo, AFP).
Un pompier tente d'éteindre un incendie dans une forêt près de Saumos, dans le sud-ouest de la France le 14 septembre 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 16 septembre 2022

Incendie fixé en Gironde, 400 hectares brûlés en Charente

  • En Charente, plusieurs foyers, toujours actifs, ont ravagé des forêts de pins et de feuillus de trois communes
  • Dans la zone, les autorités ont recensé un total de 16 départs de feu dans la journée

SAUMOS: Dans le Sud-Ouest, plusieurs incendies toujours en cours ont brûlé 400 hectares dans le sud de la Charente jeudi soir, alors que les pompiers de la région, marquée par de multiples feux cet été, venaient de fixer un gigantesque incendie dans le département voisin de la Gironde, quelques heures plus tôt.

En Charente, plusieurs foyers, toujours actifs, ont ravagé des forêts de pins et de feuillus de trois communes situées à une trentaine de kilomètres au sud d'Angoulême, mobilisant quatre Canadair, trois Dash et deux hélicoptères et près de 580 sapeurs-pompiers, a indiqué la préfecture dans un communiqué jeudi soir.

Dans la zone, les autorités ont recensé un total de 16 départs de feu dans la journée, entraînant ce que le journal régional La Charente Libre décrit à ce stade comme "le plus gros incendie qu'ait connu la Charente dans son histoire".

Dans le département voisin de la Gironde, marquée par une série de feux de forêts gigantesques tout au long d'un été historiquement sec, un incendie qui a ravagé 3 400 hectares depuis lundi est désormais "fixé".

"On est sur un feu stabilisé, qui reste dans les limites qui sont celles qu'on lui connait depuis plus de 24 heures, ce qui nous permet de le déclarer fixé", a annoncé vers 17h le sous préfet de Lesparre-Médoc Fabrice Thibier devant la presse.

Sur place, dans cette zone du sud du Médoc située entre la côte Atlantique et l'agglomération bordelaise, "la situation est favorable parce que la météo est bien meilleure", a expliqué le colonel des pompiers de Gironde Charles Lafourcade.

"Un vent d'ouest fort a apporté de l'humidité", avec un taux d'humidité de l'air "supérieur à 50%" tout au long de la journée de jeudi.

Pour vendredi, "on a les mêmes prévisions, donc le feu ne devrait pas bouger. On a des moyens aériens et au sol qui tiennent ce périmètre", a assuré M. Lafourcade, estimant que le feu sera "maîtrisé", c'est-à-dire sous contrôle et sans flammes importantes, d'ici "quelques jours".

Dans les communes de Saumos et Saint-Hélène, situées entre la station balnéaire de Lacanau et Bordeaux, 1 700 personnes sur plus de 1 800 évacuées depuis lundi ont été autorisés à regagner leur domicile dès 18h, a indiqué la préfecture.

Pour le maire de Saint-Hélène Lionel Montillaud, "c'est un immense soulagement parce que les gens ont été inquiets, bousculés par la démarche de les évacuer, ça va les rassurer aussi sur l'état de leur habitation et leur confort évidemment".

«Toutes les pistes explorées»

"On est quand même en risque feu de forêt orange dans le département," a rappelé le sous-préfet Fabrice Thibier. "On réintègre mais avec beaucoup de prudence. On est un peu encore dans la crise puisque le feu n'est pas encore déclaré éteint".

La zone qui a brulé restera interdite d'accès jusqu'à nouvel ordre, pour laisser notamment 700 pompiers et la Défense des forêts contre les incendies (DFCI) abattre des arbres endommagés et arroser les parcelles brûlées.

Une enquête judiciaire a été ouverte sur l'origine de l'incendie et "toutes les pistes sont explorées et aucune n’est plus privilégiée", a indiqué jeudi soir le parquet de Bordeaux à l'AFP, après avoir un temps évoqué "la piste criminelle" en début de semaine.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, selon l'observatoire régional de l'air Atmo Nouvelle-Aquitaine, "un nouveau vent, venu d'ouest, a dirigé le panache de fumée directement vers l'agglomération bordelaise", et "le département doit s'attendre à un dépassement du seuil réglementaire des particules en suspension" également vendredi.

Les odeurs de bois brûlé étaient encore présentes dans l'air de Bordeaux jeudi après-midi.

Ce feu est le quatrième d'ampleur en Gironde cet été. Près de 30 000 hectares avaient déjà brûlé depuis juillet lors de trois gigantesques incendies, à La Teste-de-Buch et Landiras à deux reprises, dans un contexte de sécheresse historique.


Deux employés d'un Burger King jugés en décembre pour harcèlement après un suicide

Deux employés d'un restaurant Burger King à Calais seront jugés en décembre pour harcèlement moral, quatre mois après le suicide d'une de leurs collègues, a-t-on appris dimanche auprès du parquet de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) et de l'entourage de la victime. (AFP)
Deux employés d'un restaurant Burger King à Calais seront jugés en décembre pour harcèlement moral, quatre mois après le suicide d'une de leurs collègues, a-t-on appris dimanche auprès du parquet de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) et de l'entourage de la victime. (AFP)
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  • Sylvana Dufossé, 20 ans, employée polyvalente au Burger King de Calais, a mis fin à ses jours le 1er janvier 2026
  • Selon la plainte déposée par sa grande soeur Angelina Dufossé le 13 janvier et consultée par l'AFP, Sylvana "subissait un harcèlement moral quotidien et presque physique de la part de deux de ses collègues de travail au restaurant Burger King Calais"

LILLE: Deux employés d'un restaurant Burger King à Calais seront jugés en décembre pour harcèlement moral, quatre mois après le suicide d'une de leurs collègues, a-t-on appris dimanche auprès du parquet de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) et de l'entourage de la victime.

A l'issue de leurs gardes à vue jeudi soir dans le cadre de cette affaire, "des convocations par officier de police judiciaire ont été remises aux deux prévenus" pour être jugés, selon la procureure de Boulogne-sur-Mer Cécile Gressier.

Il s'agit d'un salarié du même niveau hiérarchique que la victime et d'un supérieur direct, de hiérarchie intermédiaire, a précisé la procureure.

Ils doivent comparaître le 10 décembre au tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer, selon un avis du parquet reçu par la soeur de la victime, partie civile dans ce dossier, et dont l'AFP a obtenu une copie.

Sylvana Dufossé, 20 ans, employée polyvalente au Burger King de Calais, a mis fin à ses jours le 1er janvier 2026.

Selon la plainte déposée par sa grande soeur Angelina Dufossé le 13 janvier et consultée par l'AFP, Sylvana "subissait un harcèlement moral quotidien et presque physique de la part de deux de ses collègues de travail au restaurant Burger King Calais".

Le procès à venir "est un soulagement pour la famille, car nous redoutions que l'affaire soit classée sans suite. C'est une première étape, mais l'objectif reste qu'ils soient condamnés, pour Sylvana et pour toutes les victimes de harcèlement au travail. Il faut que cela cesse", a déclaré à l'AFP Boubacar Dembélé, fondateur du collectif Agir Ensemble, qui lutte contre le harcèlement.

Plusieurs salariés du même établissement se sont joints à la plainte d'Angelina Dufossé et ont témoigné à la justice du harcèlement subi.

Par ailleurs, une autre plainte avait déjà été déposée en mai 2025 par une ancienne employée du même restaurant, Séphina Lapotre, pour harcèlement moral lié à sa religion et à son port du voile.

De son côté, Burger King avait déclaré en février à l'AFP qu'un audit RH réalisé à sa demande dans le restaurant de Calais avait été "partagé aux autorités compétentes" et que les deux salariés concernés étaient suspendus.

 


Rima Hassan convoquée ce vendredi matin à la police judiciaire de Paris

L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
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  • Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP)
  • L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X

PARIS: L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier.

Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP), a ajouté cette source confirmant partiellement une information de TF1.

Les faits pour lesquels l'eurodéputée est convoquée à la BRDP n'ont rien à voir avec ce qu'il s'est passé jeudi, a-t-on insisté.

L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X.

Lors de la fouille de ses effets, il a été découvert "la présence de matières s'apparentant d'une part à du CBD et d'autre part à de la 3MMC (une drogue de synthèse, ndlr), sur lesquelles elle a été interrogée", avait indiqué le parquet à l'issue de sa garde à vue, en ajoutant que "ces éléments (étaient) disjoints et feront l'objet d'une procédure distincte".

Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, a assuré vendredi sur Sud Radio que Rima Hassan n'avait "aucune drogue sur elle", dénonçant des "informations mensongères" utilisées pour la "salir".

Invité de BFMTV, Laurent Nuñez a justifié le signalement à la justice par ses services du post de Rima Hassan qui faisait référence à Kōzō Okamoto, un des auteurs du massacre perpétré le 30 mai 1972 à l'aéroport de Tel-Aviv (26 morts).

"C'était normal de faire un signalement (...) le tweet de Mme Hassan est grave (...), il n'y a pas d'acharnement", a fait valoir le ministre de l'Intérieur, en affirmant qu'il ne "fallait rien laisser passer".

"L'action politique doit rester dans les limites de l'Etat de droit", a-t-il ajouté.


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.