Inondations au Pakistan: les pluies extrêmes «probablement» accrues par le réchauffement climatique

Des déplacés internes touchés par les inondations se réfugient dans un camp de fortune dans le district de Dadu, dans la province du Sindh, le 14 septembre 2022. (Photo par AFP)
Des déplacés internes touchés par les inondations se réfugient dans un camp de fortune dans le district de Dadu, dans la province du Sindh, le 14 septembre 2022. (Photo par AFP)
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Publié le Vendredi 16 septembre 2022

Inondations au Pakistan: les pluies extrêmes «probablement» accrues par le réchauffement climatique

  • Près de 1 400 personnes ont péri depuis juin dans ces inondations, qui ont noyé un tiers du Pakistan, touché environ 33 millions de personnes et causé plus de 30 milliards de dollars de dégâts
  • «Ce que nous avons vu au Pakistan correspond exactement à ce que prévoient depuis des années les projetions climatiques», a souligné Friederike Otto, de l'Imperial College de Londres

PARIS: Le réchauffement climatique a "probablement" aggravé les précipitations extrêmes à l'origine d'inondations catastrophiques au Pakistan, mettant en évidence la vulnérabilité de sa population face aux risques aggravés de tels cataclysmes, selon une étude du World Weather Attribution dévoilée jeudi.

"Les précipitations extrêmes dans la région ont augmenté de 50 à 75 % et certains modèles suggèrent que cette augmentation pourrait être entièrement due au changement climatique d'origine humaine, bien que les résultats présentent des incertitudes considérables", concluent les chercheurs du WWA, un réseau de scientifiques pionniers dans l'évaluation de l'impact du réchauffement climatique sur l'intensité et la probabilité d'événements météorologiques extrêmes.

Près de 1.400 personnes ont péri depuis juin dans ces inondations, qui ont noyé un tiers du Pakistan, touché environ 33 millions de personnes et causé plus de 30 milliards de dollars de dégâts.

Pour cette étude, les scientifiques ont utilisé les données météo et "31 différents modèles" informatiques pour comparer le climat actuel avec celui de l'ère pré-industrielle, 1,2°C moins chaud qu'aujourd'hui.

Selon leurs conclusions, "certains modèles suggèrent que le changement climatique a augmenté jusqu'à 50% les précipitations totales sur 5 jours dans le Sindh et le Baloutchistan", lors du pic subi par ces deux provinces du sud qui ont reçu en août "sept et huit fois la pluviométrie normale".

Les scientifiques ont aussi analysé les 60 jours de précipitations de mousson les plus fortes dans l'ensemble du bassin de l'Indus, entre juin et septembre, mais la modélisation "présentait de grandes incertitudes".

"Les modèles actuels ne sont pas entièrement capables de simuler les pluies" dans cette région "à la limite occidentale de la mousson" et dont les précipitations sont "extrêmement variable d'une année à l'autre", ont-ils analysé.

Par conséquent, "les scientifiques n'ont pas été en mesure d'estimer l'influence du changement climatique sur cet aspect".

Toutefois, "ce que nous avons vu au Pakistan correspond exactement à ce que prévoient depuis des années les projetions climatiques", a souligné lors d'un point presse Friederike Otto, de l'Imperial College de Londres.

Ayesha Siddiqi, géographe à l'université de Cambridge, a listé de son côté les facteurs d'aggravation de la catastrophe, notamment la conception et la gestion déficiente des cours d'eaux, des digues et des barrages, issus de la période coloniale, ainsi que le manque de prévention et l'urbanisation incontrôlée.

"Il est essentiel, pour une compréhension complète de cette catastrophe, de la considérer comme le produit de processus historiques de vulnérabilité et d'inégalités dans le bassin de l'Indus, plutôt que comme le résultat d'un événement météorologique unique", a-t-elle déclarée.

Pour Fahad Saeed, chercheur à Islamabad, "le Pakistan doit demander aux pays développés de prendre leurs responsabilités et de fournir une aide à l'adaptation, ainsi qu'un soutien en cas de pertes et de dommages, aux pays et aux populations les plus touchées par le changement climatique".


Une vingtaine de blessés après qu'un homme a pulvérisé une substance dans un centre commercial de Tokyo

Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers. (AFP)
Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers. (AFP)
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  • A la mi-journée, quelques rues autour du bâtiment, situé dans le quartier commerçant de Ginza qui abrite de nombreuses marques de luxe, ont été bloquées après l'incident et des camions de pompiers et des ambulances se sont alignés le long de la rue
  • En revanche les passants, essentiellement des touristes, continuaient à déambuler, filmant et photographiant sur les trottoirs de l'autre côté de la rue, et certains sortaient même tranquillement par les autres accès du bâtiment

TOKYO: Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers.

Le porte-parole de la police de Tokyo, Yusuke Koide, a expliqué à l'AFP qu'un homme avait pulvérisé une substance près d'un distributeur automatique au rez-de-chaussée du bâtiment, tandis qu'un responsable local des pompiers a précisé qu'une "vingtaine de personnes ont été blessées" après un signalement faisant état d'une "odeur" dans ce quartier très touristique.

A la mi-journée, quelques rues autour du bâtiment, situé dans le quartier commerçant de Ginza qui abrite de nombreuses marques de luxe, ont été bloquées après l'incident et des camions de pompiers et des ambulances se sont alignés le long de la rue.

En revanche les passants, essentiellement des touristes, continuaient à déambuler, filmant et photographiant sur les trottoirs de l'autre côté de la rue, et certains sortaient même tranquillement par les autres accès du bâtiment.

"Pour le moment, 19 personnes ont été transportées à l'hôpital", a dit aux journalistes le responsable des pompiers, Ryosuke Kobayashi.

Un journaliste de l'AFP sur place a vu deux personnes sur des brancards être installées dans une ambulance, tandis que des pompiers et des responsables vêtus de combinaisons de protection chimique faisaient sortir des personnes du centre commercial pour les examiner dans des véhicules spécialisés.

"Ma gorge me grattait" 

"Quand je suis arrivée, l'agitation avait déjà commencé, et j'ai pensé qu'il y avait peut-être eu un petit incendie ou quelque chose comme ça. Une fois entrée dans le coin des distributeurs, ma gorge me grattait, presque engourdie", a témoigné auprès de la chaine de télévision NHK une femme de 70 ans qui se trouvait dans le centre commercial.

NHK a indiqué que les blessures semblaient légères.

Selon une source proche de l'enquête citée par NHK, la substance pulvérisée contiendrait de la capsaïcine, un composant actif du piment qui provoque une sensation de brûlure.

L'enquête de police a rapidement débuté, a déclaré un officier des pompiers présent sur les lieux, sans donner plus de détails.

La capitale japonaise reste marquée par l'attaque au gaz sarin dans le métro de Tokyo, perpétrée en mars 1995 par la secte Aum et qui avait fait 14 morts et plus de 5.800 blessés.

Le 20 mars 1995, vers 08H00 du matin, cinq disciples de la secte Aum ont quasi simultanément déposé des sacs en plastique remplis de ce gaz liquéfié, un virulent agent neurotoxique, dans des rames de métro de différentes lignes avant de les percer avec la pointe d'un parapluie et de s'enfuir.

La criminalité violente est relativement rare au Japon, qui affiche un faible taux d'homicides, et ses lois sur les armes à feu sont parmi les plus strictes au monde.

Cependant, des attaques au couteau et même des fusillades se produisent occasionnellement, comme lors de l'assassinat de l'ancien Premier ministre Shinzo Abe en juillet 2022.

En décembre dernier, quatorze personnes ont été blessées lors d'une attaque au couteau dans une usine du centre du Japon, au cours de laquelle un liquide non spécifié avait également été pulvérisé.


Le chef de l'armée pakistanaise Munir est en Chine avec le Premier ministre Sharif 

Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi. (AFP)
Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi. (AFP)
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  • Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois
  • M. Munir était à Téhéran vendredi et samedi avec le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, dans le cadre des efforts de médiation en cours visant à mettre fin durablement à la guerre en Iran

ISLAMABAD: Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi.

M. Munir était à Téhéran vendredi et samedi avec le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, dans le cadre des efforts de médiation en cours visant à mettre fin durablement à la guerre en Iran.

La Chine a déclaré vouloir travailler avec le Pakistan afin de "contribuer de manière positive au rétablissement rapide de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient".

Shehbaz Sharif a commencé samedi sa visite officielle en Chine dans la ville de Hangzhou, dans la province du Zhejiang (est).

Le Pakistan multiplie ses efforts de médiation dans le conflit entre les États-Unis et l’Iran. Le pays avait accueilli en avril des pourparlers historiques en face-à-face qui n’ont pas abouti à un accord durable.

La Chine joue un rôle plus discret, facilitant des appels téléphoniques et des réunions avec des responsables des pays du Golfe concernés.

S’adressant aux dirigeants chinois à Pékin aux côtés de M. Munir, M. Sharif a déclaré que "le monde traverse un moment critique", selon les images de la télévision pakistanaise PTV.

"Le Pakistan a joué un rôle sincère de médiation entre les États-Unis et l’Iran. Le maréchal (Munir) était à Téhéran et ne voulait pas manquer cette grande visite", a-t-il ajouté.

"Les choses vont dans la bonne direction. Je voudrais remercier la Chine pour son soutien à la promotion de la paix", a-t-il encore déclaré.


Pakistan: un accident de bus fait 17 morts et 10 blessés

Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités. (AFP)
Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités. (AFP)
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  • Les passagers sont descendus du véhicule et attendaient à proximité lorsqu'une camionnette a perdu le contrôle et a percuté la foule ainsi que le bus en stationnement
  • "Au moins 17 personnes ont été tuées et plus de 10 blessées", a déclaré à l'AFP Bilal Ahmad Faizi, un responsable des secours, ajoutant que trois des blessés étaient dans un état critique

PESHAWAR: Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités.

L'accident s'est produit lorsqu'un bus de passagers reliant le district de Swat à Peshawar, dans le nord du pays, a subi une panne mécanique et s'est arrêté sur le bord de la route.

Les passagers sont descendus du véhicule et attendaient à proximité lorsqu'une camionnette a perdu le contrôle et a percuté la foule ainsi que le bus en stationnement.

"Au moins 17 personnes ont été tuées et plus de 10 blessées", a déclaré à l'AFP Bilal Ahmad Faizi, un responsable des secours, ajoutant que trois des blessés étaient dans un état critique.

Muhammad Ali, un médecin d'un hôpital local accueillant les victimes, a également confirmé le bilan.

De nombreux passagers rentraient chez eux à l'approche de l'Aïd, l'une des fêtes religieuses les plus importantes du calendrier musulman.