Deux policiers poignardés dans le centre de Londres, un homme arrêté

Deux policiers ont été poignardés tôt vendredi dans le centre de Londres et hospitalisés, a annoncé la police londonienne, ajoutant qu'un homme «avec un couteau» a été arrêté. (AFP)
Deux policiers ont été poignardés tôt vendredi dans le centre de Londres et hospitalisés, a annoncé la police londonienne, ajoutant qu'un homme «avec un couteau» a été arrêté. (AFP)
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Publié le Vendredi 16 septembre 2022

Deux policiers poignardés dans le centre de Londres, un homme arrêté

  • Cette agression intervient au moment où un gigantesque dispositif de sécurité est déployé dans la capitale britannique en amont des funérailles lundi de la reine Elizabeth II
  • «Un homme a été arrêté» dans le quartier de Leicester Square, a indiqué la Metropolitan Police dans un communiqué, sans détails sur l'état de santé des policiers poignardés

LONDRES: Deux policiers ont été poignardés tôt vendredi dans le centre de Londres et hospitalisés, a annoncé la police londonienne, ajoutant qu'un homme "avec un couteau" a été arrêté.

"Deux officiers ont été poignardés et sont actuellement soignés à l'hôpital". "Un homme a été arrêté" dans le quartier de Leicester Square, a indiqué la Metropolitan Police dans un communiqué, sans détails sur l'état de santé des policiers poignardés. L'homme arrêté a aussi été hospitalisé.

L'incident a eu lieu vers 06H00 (05H00 GMT).

Cette agression intervient au moment où un gigantesque dispositif de sécurité est déployé dans la capitale britannique en amont des funérailles lundi de la reine Elizabeth II.

Plusieurs centaines de dirigeants et de têtes couronnées du monde entier doivent assister à la cérémonie qui s'annonce comme un "défi massif" selon le nouveau patron de la police londonienne, Mark Rowley.

Des milliers de policiers ont été réquisitionnés pour ces funérailles nationales. Le Royaume-Uni a souffert de plusieurs attentats ces dix dernières années.

Le maire de Londres Sadiq Khan a qualifié cette agression d'"épouvantable" rappelant les risques pris par les policiers pour assurer la sécurité de tous.


Espagne: des migrants s'échappent d'un avion commercial après un faux atterrissage d'urgence

La police espagnole était mercredi à la recherche de 12 migrants, passagers d'un vol commercial, qui se sont enfuis après l'atterrissage d'urgence de leur avion à l'aéroport de Barcelone à la suite d'une urgence médicale vraisemblablement mise en scène (Photo d'illustration, AFP)
La police espagnole était mercredi à la recherche de 12 migrants, passagers d'un vol commercial, qui se sont enfuis après l'atterrissage d'urgence de leur avion à l'aéroport de Barcelone à la suite d'une urgence médicale vraisemblablement mise en scène (Photo d'illustration, AFP)
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  • L'avion a dû demander à 04h30 (03h30 GMT) à atterrir d'urgence car une femme à bord était sur le point d'accoucher
  • Lorsque l'appareil s'est posé, une ambulance et trois patrouilles de police sont venues évacuer la femme enceinte mais un groupe de 27 personnes a alors «quitté l'avion et a tenté de s'enfuir»

BARCELONE: La police espagnole était mercredi à la recherche de 12 migrants, passagers d'un vol commercial, qui se sont enfuis après l'atterrissage d'urgence de leur avion à l'aéroport de Barcelone à la suite d'une urgence médicale vraisemblablement mise en scène, ont annoncé les autorités.

Au total, une trentaine de personnes ont tenté de s'"échapper" de ce vol Pegasus Airlines reliant Casablanca à Istanbul peu après que l'appareil a dû atterrir en urgence dans la nuit de mardi à mercredi à l'aéroport El Prat de Barcelone.

L'avion a dû demander à 04h30 (03h30 GMT) à atterrir d'urgence car une femme à bord était sur le point d'accoucher et que "cette passagère avait prétendument perdu les eaux", a expliqué une source de la préfecture de Catalogne.

Lorsque l'appareil s'est posé, une ambulance et trois patrouilles de police sont venues évacuer la femme enceinte mais un groupe de 27 personnes a alors "quitté l'avion et a tenté de s'enfuir", a indiqué cette source.

Cinq sont retournées spontanément à bord de l'avion et onze autres, dont la femme enceinte, ont été arrêtées. La préfecture n'a pas précisé leur nationalité.

Un examen à l'hôpital a révélé que la femme enceinte "n'était pas sur le point d'accoucher, elle a donc été arrêtée pour trouble à l'ordre public", a ajouté cette source.

Mercredi soir, la police recherchait toujours les douze personnes qui ont réussi à s'enfuir.

Il s'agit du deuxième incident de ce type en Espagne en un peu plus d'un an.

Le 5 novembre 2021, un avion reliant Casablanca à Istanbul avait dû atterrir en urgence sur l'île espagnole de Majorque, dans les Baléares, quand l'un des passagers, apparemment diabétique, avait fait un malaise et semblait être dans le coma. Alors qu'il était évacué de l'avion avec un compagnon, 21 personnes avaient pris la fuite.

A son arrivée à l'hôpital, les médecins l'avaient trouvé en bonne santé mais son ami avait pris la fuite. Là encore, la police n'était pas parvenue à arrêter tous les fuyards, la plupart Marocains, et seules douze personnes avaient pu être retrouvées.


Pérou: le président dissout le Parlement et crée un «gouvernement d'exception»

Le président du Congrès péruvien Jose Williams Zapata (D) lit le résultat du vote pour destituer le président Pedro Castillo lors de la session plénière à Lima le 7 décembre 2022. (AFP)
Le président du Congrès péruvien Jose Williams Zapata (D) lit le résultat du vote pour destituer le président Pedro Castillo lors de la session plénière à Lima le 7 décembre 2022. (AFP)
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  • Jusqu'à l'établissement du nouveau Parlement, «le gouvernement sera régi par un décret-loi»
  • Le Parlement péruvien, dominé par la droite, devait débattre mercredi d'une nouvelle motion visant à le destituer pour «incapacité morale permanente»

LIMA: Le président péruvien Pedro Castillo a ordonné mercredi la dissolution du Parlement quelques heures seulement avant que celui-ci ne se réunisse pour débattre d'une motion visant à le destituer, et annoncé l'établissement d'un "gouvernement d'exception".

Dans un message à la nation prononcé depuis le palais présidentiel, le président de gauche a déclaré "dissoudre temporairement le Congrès de la République et établir un gouvernement d'urgence exceptionnel".

Il a également annoncé "convoquer dans les plus brefs délais un nouveau Congrès doté de pouvoirs constituants pour rédiger une nouvelle Constitution dans un délai ne dépassant pas neuf mois".

"Cette situation intolérable ne peut plus durer, et c'est pourquoi, en réponse aux demandes des citoyens... nous avons décidé d'établir un gouvernement d'urgence visant à rétablir l'Etat de droit et la démocratie", a-t-il indiqué avant de détailler les mesures prises.

Jusqu'à l'établissement du nouveau Parlement, "le gouvernement sera régi par un décret-loi", a poursuivi le président Castillo, annonçant également un "couvre-feu national à partir d'aujourd'hui" entre 22h00 et 04h00.

"Le système judiciaire, le pouvoir judiciaire, le ministère public, le conseil national de la justice, la cour constitutionnelle sont déclarés en réorganisation", a-t-il annoncé également, demandant "à toutes les personnes en possession d'armes illégales" de les "remettre à la police nationale dans un délai de 72 heures".

La police nationale "consacrera tous ses efforts à la lutte réelle et efficace contre le crime, la corruption et le trafic de drogue, ce pour quoi elle sera dotée des ressources nécessaires", a-t-il poursuivi, appelant les institutions de la société civile "à soutenir ces décisions qui nous permettront de mettre notre pays sur la voie du développement".

"Auto-coup d'Etat" 

"Le président Pedro Castillo a organisé un coup d'Etat. Il a violé l'article 117 de la Constitution péruvienne et est dans l'illégalité. C'est un auto-coup d'Etat", a réagi auprès de l'AFP Augusto Alvarez, un analyste politique indépendant.

"C'est un coup d'Etat voué à l'échec, le Pérou veut vivre en démocratie", a estimé Francisco Morales, président de la Cour constitutionnelle, à la radio RPP. "Personne ne doit obéissance à un gouvernement usurpateur", a-t-il ajouté.

Le Parlement péruvien, dominé par la droite, devait débattre mercredi d'une nouvelle motion visant à le destituer pour "incapacité morale permanente".

Le débat sur cette motion était prévu à 15h00 (20h00 GMT). Pour qu'il puisse être destitué, il fallait que la motion recueille un minimum de 87 voix sur les 130 que compte le parlement. L'opposition en disposait d'environ 80.

M. Castillo a déjà échappé à deux motions similaires, dont la dernière en mars 2022.

A l'époque, l'opposition l'accusait d'être intervenu dans une affaire de corruption présumée opérée par son entourage et d'avoir commis une "trahison" en se déclarant ouvert à un référendum sur un débouché sur l'océan Pacifique pour la Bolivie voisine, privée d'accès à la mer. Elle lui reprochait également les crises ministérielles à répétition et la formation de quatre gouvernements en huit mois, fait inédit au Pérou.

Il s'agissait alors de la sixième motion de destitution du Parlement péruvien pour "incapacité morale" contre un président en exercice depuis 2017, après Pedro Pablo Kuczynski (droite) en 2018 et Martin Vizcarra (centre) en 2020.

L'éviction de M. Vizcarra avait déclenché des manifestations violemment réprimées qui avaient fait deux morts et une centaine de blessés. Son départ avait conduit le Pérou à avoir trois présidents en cinq jours.


Colis menaçant l'Ukraine: l'adresse d'expédition est un concessionnaire allemand de Tesla

Un policier espagnol se tient près de l'ambassade d'Ukraine à Madrid, le 2 décembre 2022. Un certain nombre de missions diplomatiques ukrainiennes dans l'Union européenne ont reçu des colis contenant des yeux d'animaux dans ce que Kiev a décrit le 2 décembre 2022 comme une "campagne de terreur bien planifiée". (AFP).
Un policier espagnol se tient près de l'ambassade d'Ukraine à Madrid, le 2 décembre 2022. Un certain nombre de missions diplomatiques ukrainiennes dans l'Union européenne ont reçu des colis contenant des yeux d'animaux dans ce que Kiev a décrit le 2 décembre 2022 comme une "campagne de terreur bien planifiée". (AFP).
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  • «Au cours des deux derniers jours, des colis suspects sont arrivés aux ambassades en Italie, en Pologne, au Portugal, en Roumanie et au Danemark, ainsi qu'au consulat de Gdansk» en Pologne
  • «Les menaces contre nos diplomates continuent d'affluer», a-t-il déploré, une semaine jour pour jour après qu'une lettre piégée eut explosé et blessé légèrement un employé de l'ambassade d'Ukraine à Madrid (Espagne)

KIEV: L'Ukraine a affirmé mercredi que ses ambassades ont reçu 31 colis en une semaine, et que chacun avait pour adresse d'expédition celle d'un concessionnaire automobile de l'américain Tesla en Allemagne.

"Au cours des deux derniers jours, des colis suspects sont arrivés aux ambassades en Italie, en Pologne, au Portugal, en Roumanie et au Danemark, ainsi qu'au consulat de Gdansk" en Pologne, portant leur nombre à "31 dans 15 pays", a affirmé sur Facebook le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba.

"Les menaces contre nos diplomates continuent d'affluer", a-t-il déploré, une semaine jour pour jour après qu'une lettre piégée eut explosé et blessé légèrement un employé de l'ambassade d'Ukraine à Madrid (Espagne).

Kiev avait alors ordonné une "sécurité renforcée" pour toutes ambassades puis dénoncé, deux jours plus tard, une "campagne planifiée de terreur" de Moscou, sans avancer pour autant de preuves.

Ce jour-là, le porte-parole de la diplomatie ukrainienne, Oleg Nikolenko, avait annoncé que plusieurs représentations diplomatiques ukrainiennes en Europe avaient reçu des enveloppes "sanglantes" contenant "des yeux d'animaux".

Selon Dmytro Kouleba mercredi, "toutes les enveloppes ont la même adresse d'expédition: le concessionnaire automobile Tesla dans la ville allemande de Sindelfingen", dans la banlieue de Stuttgart (sud-ouest), a-t-il indiqué dans son communiqué, donnant pour la première fois des détails sur les enquêtes en cours.

"L'envoi (des colis) a été effectué dans des bureaux de poste qui n'étaient pas équipés de systèmes de vidéosurveillance", a-t-il précisé.

M. Kouleba a dit noter "le niveau de professionnalisme" des "criminels" qui ont également "pris des mesures pour ne pas laisser de traces ADN sur les colis", rendant ainsi plus difficile l'enquête pour les retrouver.