Les chances d'un retour au pouvoir de Netanyahou s'améliorent depuis la division du bloc arabe en Israël

L'ancien Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, est entouré de membres du parti Likoud au parlement israélien, la Knesset à Jérusalem, le 22 juin 2022 (Photo, REUTERS).
L'ancien Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, est entouré de membres du parti Likoud au parlement israélien, la Knesset à Jérusalem, le 22 juin 2022 (Photo, REUTERS).
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Publié le Samedi 17 septembre 2022

Les chances d'un retour au pouvoir de Netanyahou s'améliorent depuis la division du bloc arabe en Israël

  • Le parti nationaliste arabe Balad se présente séparément sur la liste commune lors du vote de novembre
  • Abou Nassar a affirmé que les chances de Netanyahou s'étaient «améliorées d’une façon considérable»

AMMAN: Un bloc de partis arabes s'est divisé à l'approche des élections israéliennes de novembre — un mouvement qui pourrait diluer l'influence politique de la minorité et renforcer les espoirs de retour au pouvoir de l'ancien Premier ministre, Benjamin Netanyahou.

Le parti nationaliste arabe Balad se présentera séparément des deux autres partis de la liste commune aux élections générales.

Le scrutin du 1er novembre devrait donner lieu à une lutte acharnée entre Netanyahou et une constellation de partis issus de tout l'éventail politique.

Mais la décision de dernière minute de la faction Balad de se séparer de la Liste arabe commune pourrait faire le jeu de Netanyahou.

Balad, également connu sous le nom de Tajamu et dirigé par Sami Abou Chehadeh, a présenté une liste distincte pour les élections du 1er novembre.

Abou Chehadeh, membre de la Knesset et tête de liste de Balad, a déclaré à Arab News qu'il était confiant que le parti puisse passer le seuil électoral nécessaire afin d’entrer à la Knesset.

Cependant, Botrus Mansour, avocat installé à Nazareth et observateur de la carte politique arabe en Israël, n'en est pas si certain.

«Balad n'a qu'une faible chance de franchir le seuil. D'après les estimations, le seuil de 3,25 % nécessite environ 140 000 voix», a-t-il signalé.

Les sondages et les estimations générales indiquent que Balad ne peut gagner plus de la moitié de ce nombre.

Expliquant ce retrait de dernière minute, les partisans de Balad ont affirmé qu'ils avaient signé un accord avec Hadach (le Front démocratique pour la paix et l'égalité) et son leader Ayman Odeh sur les questions idéologiques et la répartition des sièges, mais ils ont accusé le parti de revenir sur cet accord et de faire pression pour une rotation du sixième siège.

Wadie Abou Nassar, directeur du Centre international de consultation, a déclaré à Arab News que Balad n'a que peu de chances d'envoyer l'un de ses membres à la Knesset.

«Ils se lancent seuls dans une course à l'avant des élections à un stade très tardif, moins de deux mois avant le jour du scrutin. La deuxième raison est que le discours dominant au sein de la population arabe s'est déplacé vers l'intérieur», a-t-il expliqué.

L'analyste basé à Haïfa a déclaré à Arab News que si, au cours des décennies passées, le discours palestinien et panarabe était le principal centre d'intérêt des citoyens palestiniens en Israël, ceux-ci ont aujourd'hui d'autres priorités.

«Le discours se concentre sur les questions intérieures et moins sur les questions liées à la Palestine, et cela signifie que les partisans de Balad ne seront pas en mesure de recueillir le nombre de votes nécessaires.»

Les observateurs ne savent pas comment cette division affectera le faible taux de participation, qui devrait être de l'ordre de 40 %.

«La nouvelle division ajoutera à la frustration et au désespoir, combinés à l'humeur générale d'incapacité à cause du manque de changement envers les Arabes d'Israël de la part du gouvernement actuel. Par conséquent, et sans un changement radical, le pourcentage du vote est susceptible de diminuer», a estimé Mansour.

Mais Abou Nassar croit que la division de Balad pourrait avoir un effet différent sur le taux de participation.

Il a ajouté: «D’une part, la compétition sera plus rude et chaque faction investira plus de temps. D'autre part, plus de gens seront en colère, donc je pense que la division aura un impact limité sur le taux de participation.»

Si Balad ne parvient pas à franchir le seuil, le gaspillage potentiel d'environ 70 000 voix arabes pourrait aider le bloc Netanyahou.

Abou Nassar a affirmé que les chances de Netanyahou s'étaient «améliorées d’une façon considérable».

Toutefois, il a ajouté que «la partie n'est pas encore terminée parce que les choses ne sont pas claires dans l’extrême droite», faisant référence aux scénarios possibles entre Netanyahou et l'extrême droite contre les blocs du Premier ministre intérimaire, Yair Lapid, et du ministre de la Défense, Benny Gantz.

Mansour estime que si le bloc Netanyahou ne parvient pas à obtenir les 61 sièges nécessaires sur 120 à la Knesset, l'absence de Balad permettra à Ayman Odeh et à Ahmad Tibi, chef du parti Ta'al, de soutenir plus facilement l'alliance Lapid/Gantz.

«Si Balad ne figure pas sur la liste commune, les chances de rejoindre une coalition gouvernementale seront plus faciles maintenant, d'autant plus que cette ligne a déjà été franchie par le leader islamiste Mansour Abbas», a soutenu Mansour.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


L'armée israélienne dit se préparer à mener une «vaste opération» en Cisjordanie

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a promis vendredi d'agir "avec fermeté" après la mort d'un Israélien dans de nouvelles violences en Cisjordanie occupée, lors desquelles quatre Palestiniens ont aussi été tués. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a promis vendredi d'agir "avec fermeté" après la mort d'un Israélien dans de nouvelles violences en Cisjordanie occupée, lors desquelles quatre Palestiniens ont aussi été tués. (AFP)
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  • L'armée israélienne a déclaré que des soldats avaient été déployés après des informations faisant état d'une attaque contre des civils israéliens qui faisaient selon elle une randonnée près de la colonie israélienne de Havat Gilad
  • Deux personnes blessées par balles, âgées d'une vingtaine d'années, ont été évacuées par hélicoptère, l'une dans un état grave, selon la même source

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé vendredi qu'elle se préparait à mener une "vaste opération antiterroriste" en Cisjordanie occupée à la suite de violences qui ont coûté la vie à un Israélien et quatre Palestiniens.

"A la suite de l'attaque terroriste perpétrée plus tôt dans la journée dans la région de Tel, les soldats des FDI (armée israélienne, NDLR) se préparent à mener une vaste opération antiterroriste dans ce secteur", a indiqué l'armée. Elle a ajouté avoir reporté les permissions des soldats sur l'ensemble du territoire et déployé ses forces dans la région.

Netanyahu promet d'agir "avec fermeté" 

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a promis vendredi d'agir "avec fermeté" après la mort d'un Israélien dans de nouvelles violences en Cisjordanie occupée, lors desquelles quatre Palestiniens ont aussi été tués.

L'armée israélienne a déclaré que des soldats avaient été déployés après des informations faisant état d'une attaque contre des civils israéliens qui faisaient selon elle une randonnée près de la colonie israélienne de Havat Gilad.

Selon elle, les assaillants se sont emparés de l'arme d'un membre des forces de sécurité arrivées sur place, avant d'ouvrir le feu sur les randonneurs.

Les secours israéliens du Magen David Adom ont indiqué qu'un homme d'une trentaine d'années avait été déclaré mort près de la colonie.

Deux personnes blessées par balles, âgées d'une vingtaine d'années, ont été évacuées par hélicoptère, l'une dans un état grave, selon la même source.

L'armée a ensuite annoncé avoir tué l'auteur de l'attaque et récupéré l'arme dérobée. Elle a précisé que des opérations étaient toujours en cours pour retrouver d'éventuels autres assaillants.

Un journaliste de l'AFP a constaté que tous les barrages et points de contrôle avaient été fermés dans le nord de la Cisjordanie et que d'importants renforts militaires avaient été déployés dans le secteur.

Le ministère palestinien de la Santé a indiqué de son côté que quatre Palestiniens avaient été tués dans le village de Tel, voisin de la colonie, et que quatre autres avaient été blessés, dont trois grièvement.

Le chef du conseil du village de Tel, Walid Zidan, a rejeté la version israélienne, affirmant à l'AFP qu'une vingtaine de colons étaient entrés dans le village palestinien avant que des affrontements n'éclatent.

Selon lui, des soldats israéliens se sont ensuite joints aux colons pour tirer sur des Palestiniens.

L'AFP n'était pas en mesure de vérifier ces affirmations de manière indépendante.

Agir "d'une main de fer"

Après la mort de l'Israélien, M. Netanyahu a dit que son gouvernement agirait "avec fermeté contre les terroristes et leurs commanditaires", selon un communiqué de son bureau.

Il a précisé qu'il allait tenir une réunion avec les responsables sécuritaires pour "discuter des modalités de la riposte à l'attentat meurtrier".

Le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, a appelé l'armée à agir "d'une main de fer" contre "le village des meurtriers et ses environs", sans fournir davantage de précisions.

Les violences en Cisjordanie, un territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967, se sont fortement intensifiées depuis le début de la guerre à Gaza, déclenchée par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste Hamas en Israël le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres officiels israéliens, au moins 47 Israéliens, civils et militaires confondus, y ont été tués depuis octobre 2023 dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.

Selon un décompte de l'AFP, fondé sur les données du ministère de la Santé palestinien, le bilan côté palestinien est d'au moins 1.094 Palestiniens, combattants ou civils tués par des soldats ou des colons israéliens.

Hors Jérusalem-Est, plus de 500.000 Israéliens vivent dans des colonies en Cisjordanie, aux côtés d'environ trois millions de Palestiniens.

Toutes les colonies israéliennes sont considérées comme illégales au regard du droit international.


Visite du président libanais à Washington: le Hezbollah dénonce une «soumission» à un pouvoir étranger

Le mouvement libanais Hezbollah a estimé jeudi que la rencontre du président libanais Joseph Aoun avec son homologue Donald Trump à la Maison Blanche révélait "l'ampleur de la dépendance et la soumission (du pouvoir) à une tutelle étrangère". (AFP)
Le mouvement libanais Hezbollah a estimé jeudi que la rencontre du président libanais Joseph Aoun avec son homologue Donald Trump à la Maison Blanche révélait "l'ampleur de la dépendance et la soumission (du pouvoir) à une tutelle étrangère". (AFP)
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  • Les violences ont baissé d'intensité depuis la signature en juin d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran, en parallèle de négociations entamées en avril entre le Liban et Israël dans une tentative de dissocier le dossier libanais
  • Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes et opérations dans et près des zones qu'elle continue d'occuper dans le sud

BEYROUTH: Le mouvement libanais Hezbollah a estimé jeudi que la rencontre du président libanais Joseph Aoun avec son homologue Donald Trump à la Maison Blanche révélait "l'ampleur de la dépendance et la soumission (du pouvoir) à une tutelle étrangère".

Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase.

Cet accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe une partie du sud du pays désignée comme "zone de sécurité" - sous réserve du désarmement du Hezbollah pro-iranien.

La formation pro-iranienne, qui s'oppose à l'accord, a déploré dans un communiqué que la visite de M. Aoun n'avait "débouché sur aucun engagement américain" sur un retrait de l'armée israélienne du sud du Liban, ni n'avait mis fin aux tirs israéliens, ni permis un retour sûr des déplacés dans cette région.

"Dans la série ininterrompue des concessions" du pouvoir, cette visite a révélé "l’ampleur de la dépendance et de la soumission à une tutelle étrangère", a ajouté le Hezbollah.

Pendant l'entrevue, Joseph Aoun a insisté sur la nécessité d'un "retrait total" israélien pour avancer dans la mise en oeuvre de l'accord.

Le Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran, a réitéré son refus des négociations directes entre Israël et le Liban.

L'armée libanaise a entamé mardi son déploiement dans le village de Zawtar al-Gharbiya dont l'armée israélienne contrôlait les abords.

Le chef de l'armée, Rodolphe Haykal, s'est rendu jeudi sur place où il "a passé en revue les mesures prises" afin de " garantir le retour en sécurité des habitants", selon un communiqué de l'armée.

Un photographe de l'AFP a vu des équipes de secours entrer dans cette localité, qui reste interdite d'accès aux habitants.

Elles ont récupéré trois corps, et poursuivent des opérations de recherche, a rapporté l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

Les violences ont baissé d'intensité depuis la signature en juin d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran, en parallèle de négociations entamées en avril entre le Liban et Israël dans une tentative de dissocier le dossier libanais de la guerre régionale.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes et opérations dans et près des zones qu'elle continue d'occuper dans le sud.

L'ANI a rapporté une "forte explosion" dans la localité frontalière d'al-Tiri, l'attribuant à l'armée israélienne. Des tirs israéliens dans une autre localité du sud ont blessé un travailleur syrien, a ajouté l'agence.

Des secouristes affiliés au Hezbollah ont rapporté qu'une frappe israélienne près de Nabatiyé al-Fawqa avait visé une ambulance qui se rendait sur le site d'une précédente frappe, et blessé deux secouristes.


L'Iran menace de rétorsion tout pays «participant, coopérant ou aidant» les Etats-Unis dans leurs attaques 

Le chef de la diplomatie iranienne a déclaré vendredi, après une nouvelle nuit de bombardements américains, que tout pays "participant, coopérant ou aidant" les Etats-Unis serait tenu pour responsable par Téhéran. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne a déclaré vendredi, après une nouvelle nuit de bombardements américains, que tout pays "participant, coopérant ou aidant" les Etats-Unis serait tenu pour responsable par Téhéran. (AFP)
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  • "Toute participation, coopération ou assistance à la commission d'une agression contre l'Iran engagera la responsabilité internationale des parties concernées"
  • L'Iran "se réserve le droit de prendre toutes les mesures nécessaires dans le cadre de la légitime défense"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne a déclaré vendredi, après une nouvelle nuit de bombardements américains, que tout pays "participant, coopérant ou aidant" les Etats-Unis serait tenu pour responsable par Téhéran.

"Toute participation, coopération ou assistance à la commission d'une agression contre l'Iran engagera la responsabilité internationale des parties concernées", a déclaré Abbas Araghchi, ajoutant que l'Iran "se réservait le droit de prendre toutes les mesures nécessaires dans le cadre de la légitime défense", lors d'un discours au Kirghizistan à l'occasion d'une réunion de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS).