Marche blanche à Nice pour demander «justice pour Zied», tué lors d'un refus d'obtempérer

Le véhicule avait fini par être abandonné par son conducteur et ses deux complices, dans un quartier sensible de Nice, avec à l'intérieur cinq migrants, dont cet Egyptien blessé par balle à la tête. (Photo, AFP)
Le véhicule avait fini par être abandonné par son conducteur et ses deux complices, dans un quartier sensible de Nice, avec à l'intérieur cinq migrants, dont cet Egyptien blessé par balle à la tête. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 18 septembre 2022

Marche blanche à Nice pour demander «justice pour Zied», tué lors d'un refus d'obtempérer

Le véhicule avait fini par être abandonné par son conducteur et ses deux complices, dans un quartier sensible de Nice, avec à l'intérieur cinq migrants, dont cet Egyptien blessé par balle à la tête. (Photo, AFP)
  • Quelque 150 personnes selon la police ont défilé du quartier de la Madeleine, où vivait ce Tunisien, jusqu’au palais de justice, via la Promenade des Anglais
  • Le 7 septembre, le jeune homme avait été touché par un tir policier après un refus d'obtempérer

NICE: "Justice pour Zied": les proches du jeune homme de 24 ans tué par un policier lors d’un refus d'obtempérer le 7 septembre à Nice ont organisé une marche blanche dimanche, dans la cité azuréenne. 

Quelque 150 personnes selon la police ont défilé du quartier de la Madeleine, où vivait ce Tunisien, jusqu’au palais de justice, via la Promenade des Anglais. La manifestation, à laquelle le rassemblement citoyen local de gauche "Viva" avait appelé à se joindre, s’est déroulée dans le calme. 

Les participants, la plupart vêtus d’un tee-shirt blanc floqué du message "Justice pour Zied, un ange parti trop tôt", ont défilé pendant près de deux heures, observant une minute de silence devant le palais de justice avant un lâcher de ballons blancs. 

En tête de cortège, la mère, vêtue de noir, a remercié les manifestants à la fin de la marche. 

De nombreux participants portaient des pancartes où l’on pouvait lire: "Plus jamais ça", "La police tue", "la France n'est pas les Etats-Unis" ou encore "la police orgueilleuse a décidé de rétablir la peine de mort". 

Des voix s'étaient élevées pour demander l'interdiction de cette manifestation, notamment celle de la députée LR des Alpes-Maritimes Christelle d'Intorni, qui craignait un "climat de haine et défiance" envers les forces de l'ordre. Le député LR Eric Ciotti, candidat à la présidence du parti, lui avait embrayé le pas. 

Le 7 septembre, le jeune homme avait été touché par un tir policier après un refus d'obtempérer. L'auteur du tir mortel, un policier de 23 ans, a depuis été mis en examen pour "violences volontaires avec arme ayant causé la mort sans intention de la donner" et interdit de port d'arme. 

La victime, qui circulait ce jour-là à bord d’une véhicule volé, avait déjà été condamnée plusieurs fois, notamment pour conduite sans permis, infraction à la législation sur les stupéfiants et vol et recel de vol. 

Le jeune homme était également soupçonné, dans le cadre d'une autre enquête, d'avoir été l'un des passeurs à bord d'une fourgonnette transportant cinq migrants qui avait forcé un barrage à la frontière franco-italienne mi-juin, a-t-on appris dimanche de sources proches du dossier, confirmant une information de Nice-Matin et du Parisien. S'en était suivie une course-poursuite jusqu'à Nice au cours de laquelle un migrant égyptien avait été tué par un tir de la police qui tentait de stopper la camionnette. 

Le véhicule avait fini par être abandonné par son conducteur et ses deux complices, dans un quartier sensible de Nice, avec à l'intérieur cinq migrants, dont cet Egyptien blessé par balle à la tête. 


Mondial: Macron prédit une victoire des Bleus face à la Pologne 3 à 1

Le président français Emmanuel Macron avec l'attaquant français Kylian Mbappe (Photo, AFP).
Le président français Emmanuel Macron avec l'attaquant français Kylian Mbappe (Photo, AFP).
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  • Les Bleus, champions du monde en titre, affronteront la Pologne pour une place en quarts de finale dimanche
  • «Je trouve que c’est une fois encore un collectif très fort et solide»

PARIS: Emmanuel Macron a prédit une victoire de l'équipe de France de foot en 8e de finale du Mondial face à la Pologne dimanche, 3 buts à 1, vantant un "collectif très fort et solide", samedi dans un entretien au Parisien.

"Je pense qu’on gagne 3-1 ! Lewandowski (l'attaquant polonais, ndlr) va en mettre un, comme Mbappé ou peut-être Giroud, qui a envie d’entrer dans l'histoire", en devenant le meilleur buteur de l'histoire des Bleus, a assuré le chef de l'Etat.

Quant au 3e buteur français ? "Joker", a-t-il a répondu, estimant que l'équipe avait "géré avec beaucoup d’intelligence la rotation des joueurs" malgré les blessures et arrivait donc "en forme face à la Pologne".

"Je trouve que c’est une fois encore un collectif très fort et solide", a poursuivi M. Macron, expliquant avoir eu au téléphone l'entraîneur Didier Deschamps après chacun des trois matches de la phase de poules du Mondial au Qatar.

"J’ai beaucoup d’estime pour Didier Deschamps, son expérience, son savoir-faire", a-t-il salué.

"Aucune équipe au monde a tout à la fois cette fraîcheur et cette expérience. On a des seniors comme Giroud et +Grizou+ (Antoine Griezmann, ndlr) qui montrent qu’ils en ont encore sous la chaussure, un génie avec Mbappé qui prouve qu’il est toujours aux grands rendez-vous, et puis on a des jeunes", s'est il encore enthousiasmé.

Les Bleus, champions du monde en titre, affronteront la Pologne pour une place en quarts de finale dimanche à 16H00.


Français arrêtés: Macron dénonce les «mensonges» des autorités iraniennes

Le président français Emmanuel Macron (Photo, AFP).
Le président français Emmanuel Macron (Photo, AFP).
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  • «Beaucoup de mensonges ont été dits» au sujet de l'arrestation de sept Français en Iran
  • Le texte demandait «la libération immédiate des ressortissants français détenus arbitrairement» en Iran

PARIS: Emmanuel Macron a dénoncé samedi les "mensonges" des autorités iraniennes et a assuré avoir "mis une pression très ferme" sur son homologue face aux emprisonnements "inacceptables" de ressortissants français, dans un entretien au quotidien Le Parisien.

"Beaucoup de mensonges ont été dits" au sujet de l'arrestation de sept Français en Iran, a protesté le président français.

"Ce sont des compatriotes qui sont venus en Iran parfois pour des raisons académiques ou associatives. Il n’y a rien qui justifie leur emprisonnement, c’est inacceptable à nos yeux", a-t-il encore plaidé, assurant que la diplomatie française allait continuer à se "battre pour les faire libérer".

"J’ai mis une pression très ferme sur le président Iranien afin que leurs droits soient respectés et que les visites consulaires soient possibles. Mais surtout, qu’on obtienne au plus vite leur libération", a encore martelé M. Macron.

M. Macron avait déjà, il y a trois semaines, condamné "l'agressivité croissante" de l'Iran à l'égard de la France. La tension a grimpé entre les deux pays alors que la France a à plusieurs reprises exprimé son soutien aux manifestants iraniens, et condamné la "répression en cours" ainsi que les "atteintes multiples aux libertés fondamentales".

Jeudi, Paris avait ainsi déploré la convocation de son ambassadeur à Téhéran au ministère iranien des Affaires étrangères, en réaction à l'adoption par l'Assemblée nationale, le 28 novembre, d'une résolution "apportant le soutien de l'Assemblée nationale au mouvement pour la liberté en Iran".

Le même texte demandait "la libération immédiate des ressortissants français détenus arbitrairement" en Iran. Et durant la séance, la ministre des Affaires étrangères Catherine Colonna avait fustigé le "recours massif du régime iranien à la détention arbitraire, à la censure, à la violence".


Ukraine: Macron accuse Marine Le Pen d'entretenir un «discours de capitulation»

La députée d'extrême droite française du Rassemblement national Marine Le Pen regarde (Photo, AFP).
La députée d'extrême droite française du Rassemblement national Marine Le Pen regarde (Photo, AFP).
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  • «Madame Le Pen a depuis le début un discours de capitulation parce qu'elle est l’amie du pouvoir russe»
  • Dix-huit canons Caesar, fleuron de l'artillerie française, d'une portée de 40 kilomètres, ont été envoyés en Ukraine

PARIS: Emmanuel Macron a accusé la présidente des députés RN Marine Le Pen d'entretenir "un discours de capitulation", depuis le début de l'invasion de l'Ukraine, car "elle est l'amie du pouvoir russe", samedi dans un entretien au Parisien.

"Madame Le Pen a depuis le début un discours de capitulation parce qu'elle est l’amie du pouvoir russe, ce n’est pas une découverte. Elle est l’amie de la Russie et l’ennemie de l’OTAN. Eh bien, pas moi", a déclaré le chef de l'Etat.

Se réjouissant que les Français l'aient "choisi", plutôt que la candidate du Rassemblement national, au second tour de la présidentielle, M. Macron a argué que si Mme Le Pen était à sa "place", "ce serait l’isolement, la marginalisation de la France et surtout moins de chance pour l’Ukraine de résister".

"On serait dans une drôle de béchamel", a-t-il résumé, taxant de "faux et dangereux" les accusations de Mme Le Pen de compromettre la "propre sécurité" du pays en livrant à l'Ukraine des canons Caesar.

"Le chef des armées que je suis peut vous assurer qu’à chaque fois que nous livrons quelque chose, nous le faisons en préservant la totalité de nos capacités de défense du sol national, de nos emprises critiques et de nos ressortissants", a-t-il assuré.

Dix-huit canons Caesar, fleuron de l'artillerie française, d'une portée de 40 kilomètres, ont été envoyés en Ukraine et six autres pourraient suivre prochainement.

"Je veux que nos compatriotes sachent que cet argent que nous dépensons, nous le dépensons pour défendre nos valeurs et notre liberté. Et nous, nous savons ce que cela veut dire", a encore insisté le chef de l'Etat.