A la rentrée politique du RN, l'optimisme de Le Pen et la promesse des «jours heureux»

Marine Le Pen s'est présentée comme «l'alternance pour la France», lors d'un discours dans l'Hérault qui marquait autant sa rentrée politique que ses adieux à la tête du Rassemblement national, le 18 septembre 2022. (Photo, AFP)
Marine Le Pen s'est présentée comme «l'alternance pour la France», lors d'un discours dans l'Hérault qui marquait autant sa rentrée politique que ses adieux à la tête du Rassemblement national, le 18 septembre 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 18 septembre 2022

A la rentrée politique du RN, l'optimisme de Le Pen et la promesse des «jours heureux»

Marine Le Pen s'est présentée comme «l'alternance pour la France», lors d'un discours dans l'Hérault qui marquait autant sa rentrée politique que ses adieux à la tête du Rassemblement national, le 18 septembre 2022. (Photo, AFP)
  • Marine Le Pen a recueilli dans la commune balnéaire plus de 60% des suffrages au second tour de la présidentielle, le RN dix points de plus aux législatives deux mois plus tard
  • Reste que le quinquennat qui s'ouvre se fera sans elle à la tête du Rassemblement national: Louis Aliot et Jordan Bardella se disputent une succession que les militants devront trancher par un vote d'ici novembre

AGDE: "Quand ça ne sera plus Emmanuel Macron, ce sera nous": Marine Le Pen s'est présentée comme "l'alternance pour la France", dimanche, lors d'un discours dans l'Hérault qui marquait autant sa rentrée politique que ses adieux à la tête du Rassemblement national, sans renoncer à ses ambitions élyséennes. 

A Agde, le temps d'un week-end d'université d'été, les troupes lepénistes se trouvaient en terre promise: Marine Le Pen a recueilli dans la commune balnéaire plus de 60% des suffrages au second tour de la présidentielle, le RN dix points de plus aux législatives deux mois plus tard. 

Soit "la première ville de France de plus de 30 000 habitants à avoir voté le plus massivement pour le RN", a rappelé le député local, Aurélien Lopez, l'un des 89 parlementaires à l'Assemblée nationale que compte le parti. 

La cheffe de l'extrême droite française estime ainsi que "le mouvement" du "grand basculement politique qui s'impose au fil des ans, et peut-être maintenant au fil des mois", est "inexorable". 

"Le ciel s'est dégagé et l'horizon que beaucoup croyaient obscurci pour le mouvement national est désormais limpide", lance Marine Le Pen à ses troupes. 

Reste que le quinquennat qui s'ouvre se fera sans elle à la tête du Rassemblement national: Louis Aliot et Jordan Bardella se disputent une succession que les militants devront trancher par un vote d'ici novembre. 

Le maire de Perpignan, qui s'est exprimé en premier dimanche après-midi, a estimé que c'est "aux tréfonds du pays que doit porter notre effort d'implantation", en relevant que "les succès ne finissent rien: ils sont un signal, celui que maintenant, tout commence". 

Puis il a mis en garde contre les "continuateurs d'un moment passé", critique en creux de son adversaire, déjà président par intérim. 

Ce dernier, réputé favori et grand gagnant dimanche à l'applaudimètre, a au contraire surjoué sa proximité avec la patronne sortante en évoquant une "relation singulière d'une confiance inestimable". 

"Vos visages sont ceux de l'espoir et des jours heureux", a-t-il lancé devant une salle conquise, reprenant à son compte la consigne d'optimisme de la journée. 

Josy, une commerçante d'Agde à la retraite dûment encartée RN mais qui ne veut pas donner son patronyme, est convaincue qu'"avec (le RN), ça va changer". "Marine Le Pen est pour le peuple, Jordan aussi, c'est un môme qui a grandi dans les cités, pas comme les menteurs au gouvernement". 

Suède, Italie, Pays-Bas 

A quoi servira le futur patron du RN? D'abord, à porter la candidature de Marine Le Pen à la présidentielle de 2027, jurent les deux prétendants. 

Pour l'heure, celle qui est solidement installée à la tête du premier groupe d'opposition au Palais Bourbon veut convaincre de son "sérieux" et de sa "détermination", par exemple en s'opposant à la future réforme des retraites ou au budget, mais assumant son vote pour la loi sur le pouvoir d'achat cet été. 

Pendant plus d'une demi-heure, devant une salle archi-comble de 400 élus et deux fois plus de militants, Marine Le Pen s'est ainsi voulue surtout "crédible" pour accéder aux responsabilités. 

Pour les élections sénatoriales de 2023, premier test électoral, elle a lancé "un appel aux élus de France, aux maires et aux grands électeurs", alors que la chambre haute ne compte aucun élu du parti à la flamme. 

Selon le secrétaire général du groupe à l'Assemblée, Renaud Labaye, "on n'est pas dans le système, on est dans les institutions", et "maintenant, on a la responsabilité d'être l'alternance". 

Et les signes d'espoir venus de l'étranger, ne manquent pas selon Marine le Pen: "Hier la Suède, demain l'Italie, après demain probablement" les Pays-Bas, a-t-elle prophétisé, en énumérant la poussée des "mouvements populaires et nationaux". 

"Quand ça ne sera plus Emmanuel Macron, ce sera nous", promet-elle, mais "nous ne devons pas seulement nous fixer l'objectif d'accéder au pouvoir mais de nous mettre en capacité de l'exercer avec efficacité et succès". 


Frappes iraniennes: la France prête à «participer» à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie

 La France est "prête" à "participer" à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, cibles de frappes de l'Iran, "conformément aux accords qui la lie à ses partenaires et au principe de légitime défense collective", a déclaré lundi son ministre des Affaires étrangères. (AFP)
La France est "prête" à "participer" à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, cibles de frappes de l'Iran, "conformément aux accords qui la lie à ses partenaires et au principe de légitime défense collective", a déclaré lundi son ministre des Affaires étrangères. (AFP)
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  • "Près de 400.000 Français sont résidents ou de passage dans la douzaine de pays de la région", a ajouté le ministre. "A notre connaissance, aucune victime française n'est à déplorer à ce stade", a-t-il ajouté
  • "Notre dispositif est déjà organisé localement pour faciliter les sorties par voie terrestre lorsque c'est possible, ce qui n'est pas le cas dans tous les pays concernés", a-t-il détaillé

PARIS: La France est "prête" à "participer" à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, cibles de frappes de l'Iran, "conformément aux accords qui la lie à ses partenaires et au principe de légitime défense collective", a déclaré lundi son ministre des Affaires étrangères.

"Aux pays amis qui ont été ciblés délibérément par les missiles et les drones des Gardiens de la révolution et entraînés dans une guerre qu'ils n'avaient pas choisie -Arabie Saoudite, Émirats arabes unis, Qatar, Irak, Bahreïn, Koweït, Oman et Jordanie- la France exprime son soutien entier et sa pleine solidarité. Elle se tient prête (...) à participer à leur défense", a affirmé Jean-Noël Barrot lors d'une conférence de presse.

"Près de 400.000 Français sont résidents ou de passage dans la douzaine de pays de la région", a ajouté le ministre. "A notre connaissance, aucune victime française n'est à déplorer à ce stade", a-t-il ajouté.

"Notre dispositif est déjà organisé localement pour faciliter les sorties par voie terrestre lorsque c'est possible, ce qui n'est pas le cas dans tous les pays concernés", a-t-il détaillé.

Le ministre a appelé à la "désescalade". "L'escalade militaire doit cesser au plus vite", a-t-il répété. "La prolongation indéfinie des opérations militaires sans but précis emporte le risque d'un engrenage qui entraînerait l'Iran et la région dans une longue période d'instabilité".

"Au Liban, le Hezbollah a commis une lourde faute, dont la population a payé ce matin le prix avec des dizaines de morts et des dizaines de milliers de déplacés, en rejoignant un conflit dans lequel les autorités, comme le peuple libanais, refusent d'être entraînées", a-t-il poursuivi, appelant le Hezbollah à "mettre immédiatement un terme à ces opérations".

 


France - Liban: Report de la conférence de soutien aux forces libanaises

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  • À l’issue de leurs discussions, les deux chefs d’État ont décidé de reporter au mois d’avril la conférence internationale de soutien aux Forces armées libanaises et aux Forces de sécurité intérieure libanaises
  • Les deux dirigeants ont souligné que la gravité de la situation renforce la nécessité de préserver la stabilité libanaise, de soutenir les institutions légitimes du pays et d’assurer le rétablissement complet de sa souveraineté

PARIS: Le président du Liban, Joseph Aoun, et son homologue de la France, Emmanuel Macron, se sont entretenus le 1er mars afin d’examiner les derniers développements affectant la sécurité régionale, y compris celle de pays alliés, selon un communiqué conjoint.

À l’issue de leurs discussions, les deux chefs d’État ont décidé de reporter au mois d’avril la conférence internationale de soutien aux Forces armées libanaises et aux Forces de sécurité intérieure libanaises, initialement prévue le 5 mars à Paris. Les conditions actuelles, marquées par une conjoncture régionale tendue, n’étaient pas réunies pour maintenir l’événement à la date prévue.

Les deux dirigeants ont souligné que la gravité de la situation renforce la nécessité de préserver la stabilité libanaise, de soutenir les institutions légitimes du pays et d’assurer le rétablissement complet de sa souveraineté.

Ils ont également affirmé que Beyrouth, Paris et leurs partenaires internationaux continueront à coordonner leurs efforts afin de soutenir ces objectifs dans un contexte régional jugé particulièrement sensible.


Iran: la France va rehausser sa «posture» militaire dans le Golfe

La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron. (AFP)
La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron. (AFP)
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  • Tous les pays du Golfe ont été ciblés par des frappes iraniennes, notamment les Émirats arabes unis où un hangar d'une base française a aussi été "touché dans une attaque de drone" sur le port d'Abu Dhabi
  • La France est également en train de s'organiser pour "pouvoir rapatrier (ses ressortissants) dès que les espaces aériens seront ouverts"

PARIS: La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron.

"Tout cela nous conduit à rehausser notre posture et notre accompagnement défensif pour être au côté de ceux avec lesquels nous avons des traités de défense", a dit le chef de l'Etat au début du deuxième conseil de défense consacré au conflit en Iran en deux jours.

Il faut "adapter la posture à l'évolution des dernières heures que rien ne justifie et que nous ne laisserons pas passer", a-t-il martelé, suggérant une possible augmentation des moyens militaires français déployés dans la région.

Tous les pays du Golfe ont été ciblés par des frappes iraniennes, notamment les Émirats arabes unis où un hangar d'une base française a aussi été "touché dans une attaque de drone" sur le port d'Abu Dhabi, sans faire de victime, a rappelé Emmanuel Macron.

La France est également en train de s'organiser pour "pouvoir rapatrier (ses ressortissants) dès que les espaces aériens seront ouverts", a-t-il ajouté.

"Nous sommes prêts à procéder aux évacuations pour nos compatriotes qui le demanderaient quand la situation le permettra", avait déjà indiqué la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.

Au deuxième jour des frappes menées par Israël et les États-Unis sur l'Iran et de la riposte de Téhéran notamment sur les pays du Golfe, Maud Bregeon a aussi assuré que la France ne pouvait "que se satisfaire" de la mort du guide suprême, Ali Khamenei.