L'Afrique du Sud plombée par de nouvelles coupures drastiques d'électricité

Une habitante de Soweto manifeste devant l'entrée des bureaux d'Eskom en raison des coupures d'électricité (Photo, AFP).
Une habitante de Soweto manifeste devant l'entrée des bureaux d'Eskom en raison des coupures d'électricité (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 18 septembre 2022

L'Afrique du Sud plombée par de nouvelles coupures drastiques d'électricité

  • La compagnie publique est incapable de produire suffisamment d'énergie pour le pays
  • L'Afrique du Sud tire 80% de son électricité du charbon, créant une grave pollution

JOHANNESBURG: L'Afrique du Sud, première puissance industrielle du continent, comptant près de 60 millions d'habitants, est une nouvelle fois frappée par des coupures drastiques d'électricité, causées par des défaillances d'installations vieillissantes et mal entretenues, a indiqué dimanche la compagnie publique Eskom.

Présentant des excuses pour ces nouvelles coupures intenses lors d'une conférence de presse, le PDG d'Eskom, Andre de Ruyter, a annoncé "un niveau élevé de délestage cette semaine".

Sur une échelle de huit niveaux possibles d'intensité, le pays a atteint le sixième stade critique. Cela implique, pour les Sud-Africains et les entreprises, plusieurs coupures, de plusieurs heures, chaque jour.

Le président Cyril Ramaphosa a avancé son retour en Afrique du Sud à la suite de cette annonce. Après une rencontre avec le président américain Joe Biden à la Maison Blanche vendredi, le chef d'État est arrivé dimanche à Londres.

"Il rentrera en Afrique du Sud après avoir assisté aux funérailles" de la reine Elizabeth II lundi, a déclaré à l'AFP son porte-parole. "Il rentrera pour s'occuper du niveau 6 de délestage", a-t-il précisé, confirmant que le président ne se rendrait pas à l'Assemblée générale de l'ONU la semaine prochaine à New York.

Ce sixième stade avait déjà été atteint en juin, dans un pays alors en plein hiver austral, avec une hausse de la consommation d'énergie et une pression élevée sur la production. La remontée des températures depuis septembre avec l'arrivée du printemps entraîne habituellement une baisse de la consommation, notamment avec l'arrêt de l'utilisation des moyens de chauffage. Eskom profite généralement de cette période pour mettre à l'arrêt des unités de production pour leur maintenance.

Mais un nombre élevé de pannes sur les installations, 45 en l'espace de sept jours, ont entraîné une baisse dramatique de la production d'électricité.

"La phase 6 du délestage restera en vigueur jusqu'à ce que suffisamment d'unités de production soient à nouveau en état de fonctionner", a expliqué le directeur de l'exploitation d'Eskom, Jan Oberholzer.

Après des années de mauvaise gestion et de corruption, la compagnie publique est incapable de produire suffisamment d'énergie pour le pays, régulièrement plongé dans le noir et où des manifestations contre la déliquescence des services publics sont périodiquement organisées.

Enjoignant aux Sud-Africains d'utiliser l'électricité avec parcimonie, M. De Ruyter a appelé à éteindre les lumières dans les bureaux la nuit, éviter de faire fonctionner les pompes des piscines et les chauffe-eau en heures pleines.

"Si chacun joue son rôle, nous pouvons gérer la demande", a-t-il assuré.

La mise au point d'une capacité de production efficace à grande échelle "prendra du temps", a poursuivi le PDG, ajoutant que la possibilité d'instaurer des plages de délestage permanentes avait été à l'étude, avant d'être finalement rejetée.

L'Afrique du Sud tire 80% de son électricité du charbon, créant une grave pollution dénoncée par les défenseurs de l'environnement. Le pays a obtenu 7,7 milliards d'euros pour sa transition énergétique lors de la COP26 l'an dernier à Glasgow.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.


Les principaux points de l'accord Iran-Etats-Unis

Les Etats-Unis commenceront "immédiatement" à lever leur blocus des ports iraniens qu'ils avaient mis en place le 13 avril, et y mettront complètement fin dans un délai de 30 jours. (AFP)
Les Etats-Unis commenceront "immédiatement" à lever leur blocus des ports iraniens qu'ils avaient mis en place le 13 avril, et y mettront complètement fin dans un délai de 30 jours. (AFP)
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  • Les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés respectifs "déclarent la cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban"
  • Ils s'engagent "à ne pas initier de guerre ou d'opération militaire l'un contre l'autre et à s'abstenir de la menace ou de l'usage de la force l'un contre l'autre, tout en garantissant l'intégrité territoriale et la souveraineté du Liban"

TEHERAN: Voici les principaux points du protocole d'accord signé entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-orient, dont le contenu a été rendu public par Washington et Téhéran:

Cessation permanente des hostilités 

Les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés respectifs "déclarent la cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban".

Ils s'engagent "à ne pas initier de guerre ou d'opération militaire l'un contre l'autre et à s'abstenir de la menace ou de l'usage de la force l'un contre l'autre, tout en garantissant l'intégrité territoriale et la souveraineté du Liban".

Accord final sous 60 jours 

L'Iran et les Etats-Unis "s'engagent à négocier et à conclure l'accord final dans un délai maximum de 60 jours, extensible d'un commun accord".

Levée du blocus naval américain 

Les Etats-Unis commenceront "immédiatement" à lever leur blocus des ports iraniens qu'ils avaient mis en place le 13 avril, et y mettront complètement fin dans un délai de 30 jours.

Les Etats-Unis s'engagent en outre "à retirer leurs forces des abords de la République islamique d'Iran dans les 30 jours suivant l'accord final".

Réouverture du détroit d'Ormuz 

L'Iran s'engage à "assurer la sécurité du passage des navires commerciaux, sans frais pendant 60 jours uniquement, du golfe Persique vers la mer d'Oman, et inversement. Le trafic des navires commerciaux commencera immédiatement" et sera pleinement rétabli dans un délai de 30 jours, une fois le détroit d'Ormuz déminé.

Plan de 300 milliards de dollars pour l'Iran 

Les Etats-Unis et leurs partenaires régionaux élaboreront un plan "d'un montant d'au moins 300 milliards de dollars, destiné à la reconstruction et au développement économique" de l'Iran.

Levée des sanctions 

Les Etats-Unis "s'engagent à mettre fin à tous les types de sanctions" unilatérales et internationales contre l'Iran, selon un calendrier qui sera convenu dans l'accord final.

En attendant, les Etats-Unis "s'engagent à rendre pleinement disponibles et utilisables les fonds et avoirs de la République islamique d'Iran gelés ou soumis à des restrictions dès la mise en œuvre du présent protocole d'accord".

De façon immédiate et jusqu'à la levée des sanctions, le département du Trésor américain délivrera "des dérogations pour l'exportation de pétrole brut iranien, de produits pétroliers et dérivés, ainsi que pour tous les services associés, y compris les transactions bancaires, les assurances, le transport, etc".

Nucléaire 

L'Iran réaffirme qu'il "ne se procurera ni ne développera d'armes nucléaires".

Le sort de l'uranium enrichi accumulé par l'Iran sera réglé "selon un mécanisme qui sera convenu mutuellement (...) la méthodologie a minima consistant en une méthode de dilution sur place sous la supervision de l'AIEA" (Agence internationale de l'énergie atomique).

En attendant cet accord final, l'Iran "maintiendra le statu quo actuel de son programme nucléaire", et les Etats-Unis "n'imposeront aucune nouvelle sanction et ne déploieront pas de forces supplémentaires dans la région".

Signature 

Selon le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont la médiation a été cruciale, l'accord a été signé électroniquement et à distance jeudi, heure d'Islamabad, par les présidents iranien Massoud Pezeshkian et américain Donald Trump.

Une cérémonie de signature est confirmée vendredi en Suisse "pour commémorer cet événement marquant et donner le coup d'envoi des discussions techniques".

Résolution de l'ONU 

L'accord final sera entériné par une résolution contraignante du Conseil de sécurité de l'ONU.