Le président Macron inaugure le premier parc éolien en mer de France

Emmanuel Macron inaugure jeudi au large de Saint-Nazaire le tout premier d'une série de parcs éoliens en mer, dont il entend accélérer le déploiement face à la crise énergétique. (AFP)
Emmanuel Macron inaugure jeudi au large de Saint-Nazaire le tout premier d'une série de parcs éoliens en mer, dont il entend accélérer le déploiement face à la crise énergétique. (AFP)
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Publié le Jeudi 22 septembre 2022

Le président Macron inaugure le premier parc éolien en mer de France

  • «C'est le début du chemin, une première étape vers le développement massif des énergies renouvelables», promet l'Elysée
  • Avec un mot d'ordre, renforcer la «souveraineté énergétique» de la France, en pleine envolée des prix des hydrocarbures et devant les risques de pénurie, et réduire le gros retard du pays dans les renouvelables

SAINT-NAZAIRE: Le président Emmanuel Macron inaugure jeudi le tout premier d'une série de parcs éoliens en mer en France, dont il entend accélérer le déploiement face à la crise énergétique.

"C'est le début du chemin, une première étape vers le développement massif des énergies renouvelables", promet le palais de l'Elysée.

En 2021, les énergies renouvelables (hydraulique, éolien, solaire, bioénergies) ont assuré 24% de la production électrique en France, le nucléaire 69% et les combustibles fossiles 7%.

Le mot d'ordre est désormais de renforcer la "souveraineté énergétique" de la France, en pleine envolée des prix des hydrocarbures et devant les risques de pénurie liés à la guerre en Ukraine, et réduire le gros retard du pays dans les renouvelables par rapport à ses voisins.

Le chef de l'Etat se rendra en bateau dans la matinée sur le site de 80 éoliennes, déployées de 12 à 20 km des côtes du Pouliguen et du Croisic, dans l'ouest de la France.

Le parc, exploité par l'entreprise publique EDF (Electricité de France), entrera complètement en service d'ici à la fin de l'année. Il affichera alors une puissance de 480 mégawatts (MW) capable d'alimenter 700 000 personnes.

Emmanuel Macron visitera aussi les Chantiers de l'Atlantique, à Saint-Nazaire, où les éoliennes sont assemblées avant leur installation en mer.

Il précisera les grands axes du projet de loi d'"accélération des énergies renouvelables", qui vise à raccourcir les délais de réalisation des projets en simplifiant les procédures administratives et en limitant la durée d'examen des recours déposés par les défenseurs de l'environnement, les pêcheurs et les riverains.

Aujourd'hui, il faut en moyenne dix ans pour qu'un site offshore entre en service en France, contre cinq en Allemagne et six au Royaume-Uni.

Pour l'éolien terrestre, c'est sept ans, deux fois plus qu'en Espagne ou en Allemagne, et le photovoltaïque n'est guère mieux loti.

Oppositions

Avec ce chantier, Emmanuel Macron, déterminé à garder un cap réformateur en ce début de second mandat, entend donner des gages à la gauche et aux écologistes, tout en mettant l'accent parallèlement sur les retraites ou l'assurance-chômage en direction de la droite.

L'examen du texte s'annonce toutefois difficile à l'Assemblée nationale, en l'absence de majorité absolue et face à une extrême droite et certains élus de droite vent debout contre l'éolien.

Le sujet s'était déjà invité durant la campagne présidentielle en début d'année, la candidate d'extrême droite Marine Le Pen réclamant l'arrêt des projets et le démantèlement progressif des sites existants.

Le 10 février, Emmanuel Macron avait pour sa part opté pour l'éolien en mer, avec un objectif d'une cinquantaine de parcs d'ici 2050 pour une capacité de 40 gigawatts.

A ce jour, sept parcs ont été attribués à des opérateurs. Pour la suite, d'autres appels d'offres ont été lancés, dont deux en Méditerranée.

Le chef de l'Etat a en revanche mis le frein sur l'éolien terrestre, avec un doublement de la capacité actuelle non plus sur dix mais trente ans.

Il a aussi annoncé la relance du nucléaire avec la construction de six réacteurs EPR2 à l'horizon 2035, et une multiplication par dix de la puissance solaire installée d'ici 2050.

Plusieurs ONG, dont France nature environnement, ont critiqué des dispositions du projet de loi visant à alléger les procédures.

Le développement des renouvelables doit se faire "dans le respect des procédures de consultation publique et du droit de l'environnement", plaident-elles. Le gouvernement a in fine retiré mercredi un des articles critiqués.

Pour accélérer dans l'immédiat, le secteur compte surtout sur une circulaire récente demandant aux préfets de "faciliter le traitement" des dossiers.

Dans un contexte d'approvisionnement électrique tendu et d'indisponibilité d'une partie du parc nucléaire, éolien, solaire et méthanisation seront jusqu'en 2025 "les seuls moyens pour produire des mégawattheures en plus", plaident leurs représentants.

L'éolien en mer, retards et ambitions de la France

Le parc éolien de Saint-Nazaire, où se rend Emmanuel Macron jeudi, est le tout premier champ offshore à entrer en service au large des côtes françaises, en attendant peut-être la quarantaine d'autres envisagés par l'Etat. Voici où en est la France, en retard par rapport à d'autres pays comme le Royaume-Uni.

Les chantiers

La France, qui compte 2.800 km de côtes, a décidé de se lancer dans l'éolien en mer dès 2009, mais aucun projet ne s'était matérialisé jusqu'à cette année.

De procédures administratives en recours en justice, il faut aujourd'hui en moyenne 10 ans pour qu'un site entre en service dans l'Hexagone, quand il en faut cinq en Allemagne, six au Royaume-Uni... et quand le pionnier mondial, le Danemark, installait sa première turbine en 1991.

Saint-Nazaire, attribué dès 2012 à EDF et au canadien Enbridge, est donc le tout premier à émerger: 80 éoliennes, réparties entre 12 et 20 km au large du Pouliguen et du Croisic, sur 78 km2. Une puissance installée de 480 mégawatts (MW) capable d'alimenter 700.000 personnes.

Projet à 2 milliards d'euros, ce chantier a vu ses premières fondations sortir de l'eau en 2021, la première éolienne a été raccordée au printemps 2022, la dernière en septembre. Il devrait entrer en production complète d'ici la fin 2022.

Au total, sept parcs (3,6 gigawatts pour l'ensemble) ont à ce jour été attribués à des opérateurs. Les chantiers de Saint-Brieuc, objet de frictions avec les pêcheurs, Courseulles-sur-Mer et Fécamp sont en cours de construction.

Sur le front industriel, le pays accueille notamment les usines de GE à Saint-Nazaire et Cherbourg, Siemens Gamesa au Havre. Selon l'Observatoire des énergies de la mer, la filière a fourni en 2021 plus de 6.000 emplois.

Les projets

D'autres appels d'offres ont été lancés, en Bretagne et pour la première fois en Méditerranée. Un autre doit l'être d'ici la fin 2022 pour un second parc au large du Calvados ("Centre Manche 2").

L'appel d'offres de Méditerranée concerne la construction d'ici 2030 de deux parcs flottants. Cette technologie en développement, encore jamais utilisée pour un parc commercial en France, est souvent vue comme l'avenir de l'éolien marin car permettant de s'implanter en grandes profondeurs, ce qui présente plusieurs avantages: il y a plus de vent, et les éoliennes sont plus loin des côtes, donc des regards.

Parmi les projets, celui d'Oléron a fait l'objet d'un débat public nourri. L'emplacement prévu a d'ailleurs été éloigné des côtes. Il prévoit la construction d'ici 2030 d'un parc posé sur les fonds marins, qui pourra être complété d'un second parc.

Des ONG, préoccupées par la conservation des oiseaux, et la mairie de Saint-Pierre-d'Oléron, inquiète pour la pêche, viennent d'annoncer des recours pour qu'il soit encore éloigné.

Les ambitions

Si la France veut atteindre en 2050 la neutralité carbone pour lutter contre le réchauffement climatique, toutes les projections mettent en avant un rôle indispensable pour l'éolien en mer, que le pays relance le nucléaire ou pas.

Pour RTE, le gestionnaire du réseau électrique, il en faudra 22 à 62 GW, selon les combinaisons choisies.

Le chef de l'Etat Emmanuel Macron soutient l'implantation de 50 parcs (40 GW) au total d'ici 2050.

Mais cette perspective signifie accélérer le rythme des projets.

La filière appelle à une planification par façade maritime pour y arriver, et cite en exemple l'Allemagne et sa cartographie fine aux zonages tracés pour le court et le long terme.

Le projet de loi pour l'accélération des renouvelables, attendu en Conseil des ministres le 26 septembre, inclut cette mutualisation des débats par façade maritime.

Le secteur demande à l'Etat de prépositionner de grandes zones potentielles avant d'affiner les débats localement, mettant en garde contre un "trou d'air" après 2023, date des derniers appels d'offres prévus à ce jour.

Coup de barre à gauche 

Aujourd'hui, il faut en moyenne dix ans pour qu'un site offshore entre en service en France, contre cinq en Allemagne, six au Royaume-Uni. Pour l'éolien terrestre, c'est sept ans, deux fois plus qu'en Espagne ou en Allemagne, et le photovoltaïque n'est guère mieux loti.

Avec ce chantier, Emmanuel Macron, déterminé à garder un cap réformateur en ce début de second quinquennat, entend donner des gages à la gauche et aux écologistes, tout en mettant l'accent parallèlement sur les retraites ou l'assurance-chômage en direction de la droite.

L'examen du texte s'annonce toutefois difficile à l'Assemblée nationale, en l'absence de majorité absolue et face à une extrême droite et certains élus de droite vent debout contre l'éolien.

Le sujet s'était déjà invité dans la campagne présidentielle, la candidate RN Marine Le Pen réclamant l'arrêt des projets et le démantèlement progressif des sites existants.

Le 10 février à Belfort, Emmanuel Macron avait pour sa part opté pour l'éolien en mer, avec un objectif d'une cinquantaine de parcs d'ici 2050 pour une capacité de 40 gigawatts.

A ce jour, sept parcs ont été attribués à des opérateurs: après Saint-Nazaire, la construction a commencé à Saint-Brieuc, objet de frictions avec les pêcheurs, Courseulles-sur-Mer et Fécamp.

Pour la suite, d'autres appels d'offres ont été lancés, dont deux en Méditerranée. A Oléron, des recours ont été déposés pour repousser le projet plus au large.

Le chef de l'Etat a en revanche mis le frein sur l'éolien terrestre, avec un doublement de la capacité actuelle non plus sur 10 mais 30 ans.

Il a aussi annoncé la relance du nucléaire avec la construction de six réacteurs EPR2 à l'horizon 2035, et une multiplication par dix de la puissance solaire installée d'ici 2050.

Les préfets mobilisés 

"Le cap posé à Belfort est plus urgent" que jamais depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine le 24 février et face aux dégâts de plus en plus tangibles du changement climatique, insiste l'Elysée.

Plusieurs ONG, dont France nature environnement (FNE), ont critiqué des dispositions du projet de loi visant à alléger les procédures.

Le développement des renouvelables doit se faire "dans le respect des procédures de consultation publique et du droit de l'environnement", plaident-elles. Le gouvernement a in fine retiré mercredi un des articles critiqués.

France Energie Eolienne pour sa part juge que ce texte peut contribuer, à terme, à installer les renouvelables dans le paysage, notamment en actant une réduction de facture électrique pour les riverains des parcs, ou en planifiant l'éolien en mer par façade maritime pour une vision de plus long terme.

Mais pour accélérer dans l'immédiat, le secteur compte surtout sur une circulaire récente demandant aux préfets de "faciliter le traitement" des dossiers.

Car les développeurs d'éolien terrestre ont vu depuis trois ans les autorisations s'effondrer, éloignant un peu plus l'Hexagone de ses objectifs.

Dans un contexte d'approvisionnement électrique tendu et d'indisponibilité d'une partie du parc nucléaire, éolien, solaire et méthanisation seront jusqu'en 2025 "les seuls moyens pour produire des mégawattheures en plus", plaident leurs représentants.

En 2021, les renouvelables ont assuré 24% de la production électrique (hydraulique, éolien, solaire, bioénergies), le nucléaire 69%, et les combustibles fossiles 7%.


Canicule: 784 écoles et collèges en France concernés par des aménagements horaires

Un total de 784 écoles et collèges, sur 60.000 établissements scolaires en France, sont concernés par des aménagements horaires ou des fermetures temporaires alors qu'une vague de chaleur submerge la France, a annoncé vendredi le ministre de l'Education nationale Edouard Geffray. (AFP)
Un total de 784 écoles et collèges, sur 60.000 établissements scolaires en France, sont concernés par des aménagements horaires ou des fermetures temporaires alors qu'une vague de chaleur submerge la France, a annoncé vendredi le ministre de l'Education nationale Edouard Geffray. (AFP)
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  • Un total de 784 écoles et collèges, sur 60.000 établissements scolaires en France, sont concernés par des aménagements horaires ou des fermetures temporaires
  • Le ministre a également annoncé que les oraux du baccalauréat de 4.000 candidats prévus lundi et mardi après-midi ont été "décalés de quelques jours"

LUCE: Un total de 784 écoles et collèges, sur 60.000 établissements scolaires en France, sont concernés par des aménagements horaires ou des fermetures temporaires alors qu'une vague de chaleur submerge la France, a annoncé vendredi le ministre de l'Education nationale Edouard Geffray.

Ce chiffre comprend les quelque 150 établissements qui ferment complètement, a précisé le ministère à l'AFP.

Le ministre a également annoncé que les oraux du baccalauréat de 4.000 candidats prévus lundi et mardi après-midi ont été "décalés de quelques jours".

"On a 57 centres d'examen", sur les 2.300 présents en France, "pour lesquels les autorités académiques ont décidé de décaler les épreuves de lundi après-midi et de mardi après-midi pour certaines d'entre elles à la semaine suivante", a précisé M. Geffray.

Cinq académies sont concernées par des reports d'examens, selon le ministère: Bordeaux, Lyon, Montpellier, Normandie, Poitiers.

Edouard Geffray a fait ces annonces lors de la visite d'un collège à Lucé (Eure-et-Loir), près de Chartres, alors que 53 départements sont en vigilance orange canicule.

L'épisode de chaleur s'annonce "durable et intense", avertit Météo-France. L'organisme prévoit dans son bulletin de 06H00 que la vigilance sera "très probablement encore étendue dans les prochains jours".

Les aménagements horaires des établissements scolaires, ou leur fermeture complète, sont décidés "au niveau local" par les "maires et les préfets", a rappelé le ministre.

Lors de la vague de chaleur de l'année dernière, "2.200 entités scolaires avaient été fermées. On n'est pas sur une situation nouvelle et celle-ci se reproduira pour des années à venir".

"Il faut adapter nos pratiques: c'est pour ça qu'il n'y aura à l'avenir au baccalauréat ou au brevet plus d'épreuves les après-midi", a-t-il souligné.


La canicule s'installe dans la durée, Macron appelle à une «grande vigilance»

Quarante degrés atteints dans le centre-ouest: Emmanuel Macron a appelé jeudi les Français à une "grande vigilance" face à la canicule qui doit encore s'étendre avec une cinquantaine de départements en vigilance orange vendredi, des horaires adaptés dans des établissements scolaires et des festivités annulées. (AFP)
Quarante degrés atteints dans le centre-ouest: Emmanuel Macron a appelé jeudi les Français à une "grande vigilance" face à la canicule qui doit encore s'étendre avec une cinquantaine de départements en vigilance orange vendredi, des horaires adaptés dans des établissements scolaires et des festivités annulées. (AFP)
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  • À Paris, une "dizaine" de collèges ont pris des "aménagements" pour la fin de semaine, en suspendant les cours après une certaine heure. L'accueil des élèves reste néanmoins maintenu
  • Alors que l'été ne commence que dimanche, Météo-France, étend à 53 départements la vigilance orange "canicule" à partir de vendredi midi, contre 26 jusqu'ici, "le long d'un axe allant du Sud-Ouest au Nord-Est"

DIJON: Quarante degrés atteints dans le centre-ouest: Emmanuel Macron a appelé jeudi les Français à une "grande vigilance" face à la canicule qui doit encore s'étendre avec une cinquantaine de départements en vigilance orange vendredi, des horaires adaptés dans des établissements scolaires et des festivités annulées.

Invité sur France 2, le président de la République a incité les Français "à la précaution, à prendre soin des plus âgés, des plus vulnérables comme des enfants et à bien suivre toutes les préconisations du gouvernement".

Les 40°C ont été atteint à Montmorillon (Vienne), un record pour cette station de MétéoFrance ouverte en 1990. Il a fait plus de 39°C à Tortezais (Allier), Issoudun (Indre) ou Châteaumeillant (Cher).

Alors que l'été ne commence que dimanche, Météo-France, étend à 53 départements la vigilance orange "canicule" à partir de vendredi midi, contre 26 jusqu'ici, "le long d'un axe allant du Sud-Ouest au Nord-Est".

L'épisode de chaleur s'annonce "étendu, durable et intense", avertit l'organisme. Le "pic caniculaire remarquable" est attendu entre dimanche et mardi, avec des "pointes à 40°C en particulier sur l'Ouest et le Centre".

Jeudi matin, un homme de 30 ans est décédé sur une piste d'athlétisme dans le Val-d'Oise, retrouvé en arrêt cardio-respiratoire.

La préfecture de police a recommandé l'interdiction des événements sportifs en plein air à Paris et petite couronne, citant la chaleur mais aussi l'épisode de pollution à l'ozone qui touche l'Ile-de-France. Pour lutter contre les émissions de polluants, la circulation différenciée est mise en place à partir de vendredi dans une partie de l'agglomération parisienne.

De nombreux pans de la vie courante sont affectés.

La SNCF a supprimé 71 trains Intercités qui devaient circuler de jeudi à lundi, pour "prévenir les pannes potentielles de climatisation", sur les lignes Paris-Orléans-Limoges-Toulouse, Paris-Clermont-Ferrand et Bordeaux-Marseille.

Suspension des cours 

La fournaise met à rude épreuve les élèves planchant dans des salles surchauffées pour les épreuves écrites de spécialités du bac, qui se terminent jeudi.

Plusieurs établissements scolaires ont annoncé que les cours seraient aménagés dès jeudi après-midi, a-t-on appris auprès des autorités académiques, de syndicats et de courriers consultés par l'AFP.

Dans l'académie de Poitiers les épreuves de grand oral des élèves de terminales prévues l'après-midi lundi et mardi sont reportées d'une semaine. Deux demi-journées où les écoles resteront fermées à Tours, une décision que la plupart des parents ont découverte en venant chercher leurs enfants.

"C'est une bonne chose. Ma fille était indisposée par la chaleur. Il faisait 36°C dans la classe à 16H00", a déclaré à l'AFP Caroline, dont la fille est en CP. Une autre mère de famille, Ruth, est plus partagée. "Nous sommes au onzième étage d'un ancien bâtiment. Il fait encore plus chaud qu'à l'école".

À Paris, une "dizaine" de collèges ont pris des "aménagements" pour la fin de semaine, en suspendant les cours après une certaine heure. L'accueil des élèves reste néanmoins maintenu.

La chaleur met également en péril la populaire Fête de la musique, prévue dimanche. Animations annulées à Brive-la-Gaillarde (Corrèze), Nanterre ou encore Claye-Souilly (Seine-et-Marne), "dans un souci de sécurité pour les artistes, les bénévoles, les agents mobilisés et l'ensemble du public".

Dans un rapport publié jeudi, la Fondation pour le logement des défavorisés rappelle que les quartiers populaires sont surexposés à la précarité énergétique d'été et au phénomène des "logements bouilloires".

"On étouffe", explique Léria, 32 ans, femme au foyer dans les tours Nuage de Nanterre (Hauts-de-Seine). "Avant, c'était l'hiver qui était pourri, on crevait de froid, mais maintenant, j'ai peur quand l'été approche".

C'est le deuxième épisode de chaleur en quelques semaines qui touche la France, frappée en mai par des températures inédites.

Le pays subit "des vagues de chaleur de plus en plus fréquentes, de plus en plus nombreuses et de plus en plus intenses aussi, signe manifeste du changement climatique", souligne Matthieu Sorel, climatologue à Météo-France.

En Haute-Corse, un incendie sur la commune de Castello-di Rostino, vraisemblablement lié à des travaux de débroussaillage, a parcouru jeudi 64 hectares de végétation.

Si le sud-est de la France est largement épargné par la canicule, le danger de feux oscillera vendredi entre modéré et élevé, selon Météo France.

Dans les Hautes-Alpes, un épisode orageux a provoqué des coulées de boue qui ont causé quelques dégâts, en particulier sur la RN1091 où la circulation a dû être coupée vers le col du Lautaret, avec une réouverture prévue dans la nuit, selon le conseil départemental.


Macron prudent sur l'accord Iran-USA, ne croit pas que la guerre «soit totalement terminée»

Le président français Emmanuel Macron s'est montré prudent jeudi sur l'accord entre l'Iran et les Etats-Unis devant mettre fin au conflit au Moyen-Orient, affichant son absence de certitude sur le fait que la guerre "soit totalement terminée". (AFP)
Le président français Emmanuel Macron s'est montré prudent jeudi sur l'accord entre l'Iran et les Etats-Unis devant mettre fin au conflit au Moyen-Orient, affichant son absence de certitude sur le fait que la guerre "soit totalement terminée". (AFP)
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  • "C'est toujours mieux d'avoir un accord que la guerre, surtout quand il peut y avoir des risques d'escalade", a ajouté le président français qui tirait sur France 2 les leçons du sommet du G7 à Evian qu'il a présidé de lundi à mercredi
  • "On rentre dans une nouvelle phase qui est celle de la coopération, du dialogue, qui est mieux que la guerre", a-t-il ajouté

PARIS: Le président français Emmanuel Macron s'est montré prudent jeudi sur l'accord entre l'Iran et les Etats-Unis devant mettre fin au conflit au Moyen-Orient, affichant son absence de certitude sur le fait que la guerre "soit totalement terminée".

"C'est toujours mieux d'avoir un accord que la guerre, surtout quand il peut y avoir des risques d'escalade", a ajouté le président français qui tirait sur France 2 les leçons du sommet du G7 à Evian qu'il a présidé de lundi à mercredi.

"On rentre dans une nouvelle phase qui est celle de la coopération, du dialogue, qui est mieux que la guerre", a-t-il ajouté.

Pour autant, le chef de l'Etat a également affiché des doutes. "Je ne crois pas qu'on puisse dire qu'elle (la guerre, ndlr) soit totalement terminée", a-t-il estimé.

Comme à Evian, Emmanuel Macron a redit la disponibilité de la France à oeuvrer, aux côtés d'autres pays comme la Grande-Bretagne, à la reprise de la circulation maritime dans le détroit d'Ormuz.

Très symboliquement et de façon inattendue, Donald Trump a signé cet accord avec l'Iran alors qu'il se trouvait au château de Versailles mercredi soir, où Emmanuel Macron l'avait convié pour un dîner dans la foulée du G7.

Le chef de l'Etat a rapporté que la décision du président américain d'y signer ce texte "s'est faite de manière assez spontanée".

Concernant le volet libanais du conflit, Emmanuel Macron a appelé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à "faire preuve d'esprit de responsabilité et de rationalité", jugeant que l'offensive contre le Hezbollah pro-iranien au Sud-Liban "est dans la durée contraire aux intérêts d'Israël".

"Le Hezbollah est un risque pour Israël, c'est tout à fait vrai", mais la sécurité de l'Etat hébreu "ne peut pas être assurée par la conquête d'un territoire voisin", a-t-il dit, soulignant que la politique de M. Netanyahu, aussi bien au Liban qu'à Gaza et en Cisjordanie, "alimente le ressentiment, la violence de toutes les populations de la région".

Il a ajouté qu'il allait de nouveau chercher à mobiliser la communauté internationale pour "aider l'armée libanaise à reprendre le contrôle de son territoire".