Tennis: Dernier match de Federer, le crépuscule d'une idole

Un immense frisson a parcouru la O2 Arena et ses quelques 17 000 spectateurs au moment de sa dernière entrée (Photo, Instagram).
Un immense frisson a parcouru la O2 Arena et ses quelques 17 000 spectateurs au moment de sa dernière entrée (Photo, Instagram).
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Publié le Samedi 24 septembre 2022

Tennis: Dernier match de Federer, le crépuscule d'une idole

  • Il avait choisi la Laver Cup, un match par équipe entre l'Europe et le Reste du Monde
  • Les larmes ont rapidement submergé Federer qui a reçu une ovation debout de tout le public

LONDRES: Adulé par certains, respecté par tous, Roger Federer a mis un terme, vendredi, à 25 années d'une carrière exceptionnelle dans le tennis lors d'un double complice avec celui qui fut son plus grand rival, Rafael Nadal, à la Laver Cup, à Londres.

Avec 103 titres sur le circuit ATP, dont 20 en Grand Chelem, 310 semaines en tête du classement, dont 237 d'affilée lors de sa plus longue période de règne, l'empreinte du "roi" Federer sur le tennis n'est pas près de s'estomper.

Un immense frisson a parcouru la O2 Arena et ses quelques 17.000 spectateurs au moment de sa dernière entrée sur un court en tant que tennisman professionnel, sous les yeux de sa famille, forcément émue, dans les tribunes.

En délicatesse avec son genou droit depuis trop longtemps et face à l'absence de progrès suffisants révélée par un scanner il y a quelques semaines, il avait fini par annoncer il y a huit jours son départ irrévocable.

Il avait choisi la Laver Cup, un match par équipe entre l'Europe et le Reste du Monde, qu'il avait contribuée à créer, à Londres, une ville témoin de certains de ses plus grands exploits à Wimbledon ou aux Masters, pour tirer sa révérence.

Après presque un an et demi sans jouer, un simple aurait été trop exigeant pour son physique entamé, mais un double, avec sa qualité de service, son toucher et son coup d'oeil restait tout à fait dans ses cordes.

Cela lui a permis aussi de s'entourer d'une équipe, et quelle équipe ! Il avait à ses côtés Nadal, son partenaire d'un soir, mais aussi Novak Djokovic et Andy Murray, deux joueurs de sa génération et qu'il a vu progresser jusqu'à contester sa superiorité et même le dépasser, ainsi que la relève, incarnée par Casper Ruud, Stefanos Tsitsipas et Matteo Berrettini, qui le remplacera pour la suite de la Laver Cup.

La présence sur le banc de Björn Borg, comme capitaine, ainsi que celles de John McEnroe sur celui du Reste du Monde et de Rod Laver, premier joueur à avoir remporté deux fois les quatre Grand Chelems sur une année civile et à qui la compétition rend hommage, ne dépareillait dans cette fête du tennis.

La formule de la Laver Cup, qui permet à toute l'équipe de s'approcher des joueurs lors des changements de côté pour prodiguer conseils ou encouragements encouragements, a donné une ambiance très conviviale à ce moment entre rivaux et amis.

Le match en lui-même a parfois eu des airs d'exhibition, mais ne pas jouer à fond et ne pas jouer son meilleur tennis aurait presque été un crime de lèse-majesté.

Jack Sock avait averti avant le match: "On va profiter du moment mais on ne retiendra pas nos coups, désolé Roger".

A 7-7 dans le super tie-break du troisième set, Tafoe n'a d'ailleurs pas hésité à "allumer" Roger Federer au filet et encore Nadal à 9-9.

Avant cela, c'était sur une volée de coup droit gagnante qu'il a offert aux siens la balle de premier set, remportée sur un de ses passings que Sock n'a pas su retourner (6-4), pour le plus grand plaisir du public.

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Roger Federer et Rafael Nadal émus à la fin de leur match (Photo, Capture d’écran).

Quelques ratés inhabituels sont tout de même venus rappeler que le maître n'est plus tout à fait aussi performant et le deuxième set perdu au tie-break (7-2) a permis de retarder encore un peu l'échéance.

La troisième manche a été un chassé-croisé intense, Federer servant pour remporter le match à 9-8, mais ce sont finalement les Américains qui ont un peu gâché la fête.

Les larmes ont rapidement submergé Federer qui a reçu une ovation debout de tout le public.

«Je ne suis pas triste, je suis heureux», assure un Federer en larmes

Quelques minutes après la fin du match qui a mis fin à ses 25 ans de carrière, samedi à Londres, Roger Federer a assuré qu'il était "pas triste" mais "heureux", malgré l'émotion qui l'a submergé, notamment en évoquant sa famille.

"On va y arriver d'une façon ou d'une autre, hein ?", a-t-il glissé, la gorge serrée, à l'ancien joueur Jim Courrier, qui l'a interrogé sur le court et devant le public sur ses premiers sentiments d'ex-tennisman profesionnel.

"Cela a été une journée merveilleuse, je l'ai dit aux gars, je suis heureux, je ne suis pas triste, c'est merveilleux d'être ici", a-t-il assuré, malgré des yeux déjà brillants.

En regard de la carrière incroyable et de l'importance qu'il aura eu dans l'évolution de ce sport au XXIe siècle, cette défaite sera une péripétie et lui-même s'est dit prêt à sa nouvelle vie qui a commencé dans la nuit londonienne.

"On veut toujours jouer pour toujours. J'adore être sur le court, j'adore jouer contre les gars, j'adore voyager. Je n'ai jamais trouvé cela difficile pour moi, que je gagne ou que j'apprenne de mes défaites, tout a été parfait, j'ai adoré ma carrière", avait-il assuré.

Mais "tout le monde doit quitter la compétition un jour. Cela aura été une aventure vraiment, vraiment formidable. Et pour ça, oui, je suis extrêmement reconnaissant", avait-il conclu.


Le DJ français Kavinsky retrouvé mort à son domicile à Paris

Le DJ Kavinsky, une des figures de la scène électro française, a été retrouvé mort à son domicile à Paris, a indiqué mercredi le parquet, sollicité par l'AFP, confirmant une information du Parisien. (AFP)
Le DJ Kavinsky, une des figures de la scène électro française, a été retrouvé mort à son domicile à Paris, a indiqué mercredi le parquet, sollicité par l'AFP, confirmant une information du Parisien. (AFP)
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  • Kavinsky, Vincent Belorgey de son vrai nom, aurait fêté ses 51 ans le 31 juillet
  • Cet artiste emblématique de la French Touch était notamment célèbre pour son titre "Nightcall", repris avec le groupe pop-rock Phoenix et la star belge Angèle pendant les Jeux olympiques de Paris en 2024

PARIS: Le DJ Kavinsky, une des figures de la scène électro française, a été retrouvé mort à son domicile à Paris, a indiqué mercredi le parquet, sollicité par l'AFP, confirmant une information du Parisien.

Le parquet a précisé qu'"une enquête en recherche des causes de la mort" avait été ouverte, "afin de déterminer l'origine du décès, aucun élément suspect n'ayant été découvert sur place par les services primo-intervenants", mardi soir.

Kavinsky, Vincent Belorgey de son vrai nom, aurait fêté ses 51 ans le 31 juillet.

Cet artiste emblématique de la French Touch était notamment célèbre pour son titre "Nightcall", repris avec le groupe pop-rock Phoenix et la star belge Angèle pendant les Jeux olympiques de Paris en 2024.

"Avec la disparition soudaine de Kavinsky, la France perd l'une de ses voix les plus singulières. Du film +Drive+ aux JO de Paris, le monde entier avait vibré sur +Nightcall+. À la fois dansante et nostalgique, sa musique continuera de traverser les générations et les frontières", a réagi sur X la ministre de la Culture, Catherine Pégard.

Pianiste autodidacte né en Seine-Saint-Denis, Kavinsky s'est lancé au début des années 2000, assurant notamment des premières parties de Daft Punk et se produisant aux côtés d'autres nouveaux noms de la scène électro, comme SebastiAn. Mais le grand tournant de sa carrière reste "Nightcall", ce tube synthwave à l'ambiance assombrie et au tempo ralenti, qui a fait partie de la bande originale de "Drive", thriller à succès avec Ryan Gosling.


Guggenheim Abu Dhabi fixe sa date d’ouverture en décembre

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  • Le Guggenheim Abu Dhabi ouvrira le 11 décembre, marquant une nouvelle étape dans le développement d’Abu Dhabi comme destination culturelle mondiale
  • Situé dans le quartier culturel de Saadiyat, le musée mettra à l’honneur l’art moderne et contemporain à travers une collection mêlant perspectives régionales et internationales

DUBAÏ : Le Guggenheim Abu Dhabi ouvrira officiellement ses portes le 11 décembre de cette année, a annoncé mardi le Département de la Culture et du Tourisme d’Abu Dhabi.

Cette ouverture marque une étape majeure dans les efforts de l’émirat pour s’imposer comme une destination mondiale de l’art et de la culture.

Le musée d’art moderne et contemporain servira de plateforme d’échange artistique, avec pour ambition de présenter des perspectives mondiales variées tout en mettant en valeur les récits des Émirats arabes unis et de la région. Conçu pour susciter la curiosité autour de l’art moderne et contemporain, il entend mobiliser les nouvelles générations à travers des expositions, des programmes éducatifs et un dialogue culturel.

Situé dans le quartier culturel de Saadiyat, le Guggenheim Abu Dhabi rejoindra le Louvre Abu Dhabi, le Musée national Zayed, le Musée d’Histoire naturelle d’Abu Dhabi et teamLab Phenomena Abu Dhabi, renforçant ainsi le statut du quartier comme l’un des principaux pôles culturels au monde.

Membre du réseau de musées Guggenheim, qui comprend notamment ceux de New York, Venise et Bilbao, l’établissement d’Abu Dhabi a été développé avec une identité propre, ancrée dans l’histoire de l’émirat en tant que carrefour du commerce et des cultures.

Mohamed Khalifa Al-Mubarak, président du Département de la Culture et du Tourisme d’Abu Dhabi, a déclaré : « Le Guggenheim Abu Dhabi représente un moment décisif dans notre parcours culturel. Le musée est le fruit de la conviction profonde de l’émirat que la culture constitue le lien le plus durable entre les peuples et un pilier essentiel des sociétés tournées vers l’avenir. Il apporte de nouvelles perspectives sur l’art moderne et contemporain, en mettant en lumière des œuvres venues des quatre coins du monde.

En tant qu’élément clé du quartier culturel de Saadiyat, le musée créera de nouvelles opportunités de transformation en matière d’apprentissage, de créativité et d’échanges culturels, inspirant les générations futures à explorer leur propre potentiel. Ici, chacun trouvera sa place et pourra se reconnaître dans les récits racontés par le musée, en découvrant des idées et des voix artistiques venues du monde entier. »

La Dre Mariet Westermann, directrice générale de la Fondation Solomon R. Guggenheim, a déclaré : « La Fondation Guggenheim est fière et heureuse d’être un partenaire de longue date du Département de la Culture et du Tourisme d’Abu Dhabi dans la création d’un musée d’art contemporain d’une ambition et d’une envergure exceptionnelles. La collection du musée est à la fois profondément ancrée dans son territoire et résolument internationale, centrée sur la région tout en réunissant des œuvres provenant de tous les continents. À travers les nombreuses histoires qu’il racontera et fera découvrir, le Guggenheim Abu Dhabi sera une source d’émerveillement, un lieu de rencontre et un espace de curiosité et de joie pour les habitants des Émirats arabes unis comme pour les visiteurs du monde entier. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


«Mon chat s'appelle Zizou»: à Paris, les supporters ont accueilli le sélectionneur Zidane

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  • Zidane: Une génération qu'il aura la tâche de faire encore grandir après un mandat de 14 ans de Didier Deschamps, et une Coupe du monde remportée en 2018
  • "Comme Didier Deschamps, (Zidane) est un gagnant, poursuit le comptable de 34 ans, on espère qu'il mettra un peu plus de jeu, mais déjà à la dernière coupe du monde il y en avait et j'espère juste le voir gagner"

PARIS: Et soudain, une porte coulisse, laissant entrevoir la silhouette de la légende de l'équipe de France. Tout juste nommé sélectionneur des Bleus, 20 ans après la fin de sa carrière de joueur, Zinédine Zidane s'arrête devant la centaine de supporters, patientant pour une photo ou un autographe de l'homme du jour.

"J'ai rencontré Zidane, le maillot est signé", se réjouit Romain, 29 ans, portant à la fois la tunique des Bleus sur le dos, et tenant dans la main celle de la Coupe du monde 2006, qui avait marqué la fin de l'ère "ZZ" en équipe de France.

De ce Mondial, Milya, 10 ans, en a visionné récemment "le coup de boule", image aussi triste que célèbre de l'ancien meneur de jeu, exclu lors de la finale perdue contre l'Italie pour son geste sur Marco Materazzi.

Bien sur, la petite fille n'a pas connu Zinédine Zidane joueur mais "Papa est un grand fan". A tel point qu'à la maison, le poisson rouge s'appelle "Zizou" et le chat "OM".

"On venait pour un week-end de deux jours et on s'est dit qu'on allait être là, raconte à l'AFP sa mère Cindy, 35 ans et coordinatrice d'un habitat inclusif, on est tous fans de foot dans la famille, mais aussi de l'OM, donc Zidane, ça a du sens", reprend-elle, installée près des barrières posées en face du siège de la Fédération française de football, dans le 15e arrondissement de Paris.

"Une histoire du foot" 

Chez Xavier aussi, on a "appelé le chat Zizou", de quoi perturber son fils Hugo, 7 ans, qui apprendra à connaître davantage le champion du monde 98 comme celui qui accompagnera Kylian Mbappé, Ousmane Dembélé ou encore Bradley Barcola.

Une génération qu'il aura la tâche de faire encore grandir après un mandat de 14 ans de Didier Deschamps, et une Coupe du monde remportée en 2018.

"Comme Didier Deschamps, (Zidane) est un gagnant, poursuit le comptable de 34 ans, on espère qu'il mettra un peu plus de jeu, mais déjà à la dernière coupe du monde il y en avait et j'espère juste le voir gagner".

"Quand on voit comment se structure l'Espagne (sacrée au Mondial-2026, ndlr), le challenge sera là, complète Fabrice, cadre de 54 ans, il faudra voir comment structurer une équipe avec un fort potentiel".

Ce dernier a vécu en 1998, depuis le Stade de France, la finale qui avait sacré les Français pour la première fois, avec un doublé du natif de Marseille. Un souvenir qui a évidemment marqué d'autres supporters réunis à Paris.

Les drapeaux s'agitent, et les membres de l'association des "Irrésistibles français" lancent une Marseillaise ou encore des chants pour patienter. Autour d'eux, certains passants s'arrêtent par curiosité, quand une compagnie de CRS, venue de Marseille, veille au bon déroulement de l'attente, qui a pris fin ce mardi.

"C'est une histoire du football français que l'on voit aujourd'hui, reprend Romain, employé dans la communication, Zidane c'est la France mais aussi au delà. J'ai grandi avec lui, les premiers matches que j'ai suivis étaient avec lui".

Les prochains le seront avec Zinédine Zidane le sélectionneur.