Climat: Les jeunes Parisiens retrouvent la rue pour demander plus d'action

Une manifestante brandit une pancarte dans laquelle on peut lire Respirer à Paris tue (Photo, AFP).
Une manifestante brandit une pancarte dans laquelle on peut lire Respirer à Paris tue (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Lundi 26 septembre 2022

Climat: Les jeunes Parisiens retrouvent la rue pour demander plus d'action

  • Quelques centaines de jeunes gens ont battu le pavé dimanche à Paris pour demander un coup de frein sur les publicités
  • Mot d'ordre de la marche parisienne «exiger un changement de société et exiger de nos politiques une réduction drastique de la publicité en Île-de-France»

PARIS: Quelques centaines de jeunes gens ont battu le pavé dimanche à Paris pour demander un coup de frein sur les publicités, à l'issue d'un week-end de manifestations climatiques qui a peu mobilisé en France par rapport aux grandes marches de 2019, avant le Covid.

Mot d'ordre de la marche parisienne entre le Panthéon et le ministère de l'Economie, à l'appel de Youth for Climate: "exiger un changement de société et exiger de nos politiques une réduction drastique de la publicité en Île-de-France".

Des marches ont rassemblé quelques centaines de personnes vendredi à Paris et ailleurs à l'appel d'une autre organisation (Fridays for Future), tandis que d'autres militants choisissaient des modes d'actions plus offensifs: le blocage de locaux de TotalEnergies à Lyon par des jeunes de Youth for Climate; les blocages par Attac du quai des milliardaires d'Antibes samedi et du terminal d'affaires de l'aéroport du Bourget vendredi, avec des militants d'Extinction Rebellion pour ce dernier.

"La pub engendre une surconsommation et du coup une sur-exploitation des ressources naturelles", expliquait sur place Abel Jeudon, 18 ans, militant de Youth for Climate, l'une des organisations nées dans la foulée de la grève scolaire entamée en 2018 par la jeune Suédoise Greta Thunberg: "le temps presse, il faut rapidement agir, radicalement, et changer complètement de direction parce qu'on va droit dans le mur".

"La croissance n’est pas synonyme de bonheur", disaient des panneaux.

"Le rapport du GIEC l'a bien montré: les personnes les plus précaires trinquent le plus du dérèglement climatique. Et donc nous, étudiants, allons être les premiers concernés", disait Imane Ouelhadj, la présidente du syndicat étudiant UNEF, dans le cortège.

Pour Camille, 24 ans, sans emploi, encartée NUPES, "sur les questions d'écologie, on a tendance à nous mettre un peu des messages comme quoi les petits gestes du quotidien vont changer les choses. Nous, c'est le message inverse qu'on veut faire entendre: en fait, c'est un système qu'il faut qu'on combatte ensemble".


Mondial: les Bleus battus mais reposés, couac aux enseignements limités

L'entraîneur français Didier Deschamps fait des gestes depuis la ligne de touche lors du match de football du groupe D de la Coupe du monde Qatar 2022 entre la Tunisie et la France au stade Education City à Al-Rayyan, à l'ouest de Doha, le 30 novembre 2022. (Photo de FRANCK FIFE / AFP)
L'entraîneur français Didier Deschamps fait des gestes depuis la ligne de touche lors du match de football du groupe D de la Coupe du monde Qatar 2022 entre la Tunisie et la France au stade Education City à Al-Rayyan, à l'ouest de Doha, le 30 novembre 2022. (Photo de FRANCK FIFE / AFP)
Short Url
  • Avant d'affronter la Pologne, dimanche (16h00) en huitième de finale, l'équipe de France a cassé la dynamique de victoires qui la portait jusqu'alors au Mondial
  • Une fois n'est pas coutume, le sélectionneur a mis de côté son obsession de résultat pour privilégier d'autres objectifs

DOHA: Décevante, parfois inquiétante, la prestation des Bleus face à la Tunisie (défaite 1-0) a surtout permis aux cadres de souffler et aux remplaçants de "gratter" du temps de jeu, une stratégie assumée par Didier Deschamps qui peut néanmoins observer des carences dans son effectif.

Avant d'affronter la Pologne, dimanche (16h00) en huitième de finale, l'équipe de France a cassé la dynamique de victoires qui la portait jusqu'alors au Mondial. Une fois n'est pas coutume, le sélectionneur a mis de côté son obsession de résultat pour privilégier d'autres objectifs.

Besoin de souffler et baptême de l'air

Les titulaires ont laissé "beaucoup d'énergie" contre l'Australie (4-1) et le Danemark (2-1), il fallait en "ménager" certains en raison de "petits bobos" ou d'une menace de suspension (Jules Koundé), s'est justifié Deschamps.

Ses multiples changements ont débouché sur une composition d'équipe assez baroque, avec presque la moitié des remplaçants habituels utilisés à contre-emploi.

Derrière, le défenseur central Axel Disasi a joué à droite et le milieu défensif Eduardo Camavinga, à gauche. Au milieu, Mattéo Guendouzi a été excentré sur le flanc gauche et, devant, l'ailier Kinsley Coman était positionné comme deuxième attaquant.

"J'ai bien conscience que le manque de repères nuit à l'expression collective, néanmoins, à tous, ça leur permet de toucher du doigt les exigences du très haut niveau", a tenté de positiver le sélectionneur.

Plusieurs de ses "coiffeurs" ont connu leur baptême de l'air, en Coupe du monde voire en sélection (Disasi). "Le coach a fait gratter quelques minutes à tout le monde" et "c'est vraiment important" pour la suite, a reconnu le quasi-néophyte Randal Kolo Muani. "On ne peut pas lancer quelqu'un en demi-finale, comme ça, +allez joue 15 ou 20 minutes+, il ne sera pas prêt, clairement", selon l'attaquant de Francfort.


Mondial-2022: nouveau succès d'audience de TF1 pour France/ Tunisie

L'attaquant français n ° 07 Antoine Griezmann se dispute avec l'arbitre néo-zélandais Matthew Conger après avoir marqué le premier but de son équipe qui a ensuite été refusé après un examen VAR pour hors-jeu lors du match de football du groupe D de la Coupe du monde Qatar 2022 entre la Tunisie et la France au stade Education City à Al-Rayyan, à l'Ouest de Doha le 30 novembre 2022. (Photo de Antonin THUILLIER / AFP)
L'attaquant français n ° 07 Antoine Griezmann se dispute avec l'arbitre néo-zélandais Matthew Conger après avoir marqué le premier but de son équipe qui a ensuite été refusé après un examen VAR pour hors-jeu lors du match de football du groupe D de la Coupe du monde Qatar 2022 entre la Tunisie et la France au stade Education City à Al-Rayyan, à l'Ouest de Doha le 30 novembre 2022. (Photo de Antonin THUILLIER / AFP)
Short Url
  • La retransmission de Tunisie-France a toutefois été marqué par un événement rarissime: TF1 a rendu l'antenne avant le dénouement de la rencontre, pensant que l'arbitre avait sifflé la fin du match sur le score de 1-1
  • L'égalisation française d'Antoine Griezmann a finalement été annulée pour un hors-jeu après visionnage de l'assistance vidéo à l'arbitrage (VAR), tandis que des publicités passaient sur la chaîne privée française

PARIS: Malgré un couac de retransmission en fin de match, nouveau succès d'audience pour TF1 avec l'équipe de France au Mondial-2022: la défaite des Bleus face à la Tunisie a été suivie par 8,8 millions de téléspectateurs mercredi, selon les chiffres de Médiamétrie publiés jeudi.

Programmée à 16h00, la rencontre a rassemblé 61,7% du public devant la télévision à ce moment-là.

Elle a toutefois fait légèrement moins bien que l'entrée en lice des Bleus contre l'Australie, puis le deuxième match contre le Danemark, regardés respectivement par plus de 12,5 et 11,5 millions de personnes.

La retransmission de Tunisie-France a toutefois été marqué par un événement rarissime: TF1 a rendu l'antenne avant le dénouement de la rencontre, pensant que l'arbitre avait sifflé la fin du match sur le score de 1-1.

L'égalisation française d'Antoine Griezmann a finalement été annulée pour un hors-jeu après visionnage de l'assistance vidéo à l'arbitrage (VAR), tandis que des publicités passaient sur la chaîne privée française.

"Après la remise en jeu des Tunisiens et que l'arbitre a sifflé la fin du match, TF1 a, comme pour tous les matches, rendu l'antenne pour laisser place au Mag. Pendant ce laps de temps, un arbitrage vidéo a été demandé et le but tricolore refusé. Cette séquence a fait l'ouverture du Mag", s'est excusée la chaîne auprès de ses téléspectateurs "qui n'ont pas pu vivre ce moment en direct".

"On était persuadé que c'était terminé, tout le monde rentrait au vestiaire, et puis ça s'est transformé, cette fin de match, en ça", s'est encore expliqué le journaliste Grégoire Margotton à la reprise d'antenne.

TF1 est la seule chaîne à retransmettre en clair le Mondial-2022 en France, également diffusé sur beIN Sports de manière payante.

Les audiences de l'édition 2022 sont comparables à celles enregistrées lors de la dernière Coupe du monde, en 2018 en Russie, semblant montrer que les appels au boycott du Mondial au Qatar n'ont eu en France que des effets limités, voire inexistants.


Agriculture et forêt: le projet de budget 2023 rejeté au Sénat

Le ministre français de l'Agriculture Marc Fesneau participe à une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale à Paris le 22 novembre 2022. (Photo de Thomas SAMSON / AFP)
Le ministre français de l'Agriculture Marc Fesneau participe à une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale à Paris le 22 novembre 2022. (Photo de Thomas SAMSON / AFP)
Short Url
  • Les crédits prévus par le gouvernement pour la mission «agriculture, alimentation, forêt et affaires rurales» ont été rejetés par 238 voix contre et 55 pour, à l'issue de quatre heures de discussions
  • Finalement, les parlementaires ont retiré tous leurs amendements en fin de séance, pour passer rapidement au vote et éviter de poursuivre les débats samedi

PARIS: Le Sénat dominé par l'opposition de droite a rejeté dans la nuit de mercredi à jeudi le projet de budget 2023 pour l'agriculture et la forêt, considéré comme n'étant pas à la hauteur.

Les crédits prévus par le gouvernement pour la mission "agriculture, alimentation, forêt et affaires rurales" ont été rejetés par 238 voix contre et 55 pour, à l'issue de quatre heures de discussions.

Les sénateurs LR, majoritaires à la chambre haute, reprochaient notamment à l'exécutif de mettre sur la table 560 millions d'euros pour la réforme de l'assurance récolte, qui doit entrer en vigueur au 1er janvier, contre 680 millions d'euros attendus.

"Pour cette réforme nécessaire, on peut craindre que le soutien public soit insuffisant", a résumé le rapporteur spécial de la commission des finances, Patrice Joly.

"On peut avoir des doutes sur le caractère suffisant des crédits qui sont dédiés à la forêt", a aussi avancé le sénateur de la Nièvre.

Les syndicats de l'Office national des forêts (ONF) espéraient que les élus voteraient des amendements permettant à l'établissement public de recruter. Les effectifs ont fondu depuis 2000, passant de 12.800 à près de 8.000 personnes actuellement.

Cela "marquerait une inflexion dans la politique délétère des dernières années et remettrait en cause le contrat d'objectifs Etat-ONF, qui prévoit encore des suppressions de postes jusqu'en 2025", déclarait à l'AFP avant la séance Patrice Martin, secrétaire général du Snupfen- Solidaires.

Le gouvernement a assuré que les effectifs ne baisseraient pas en 2023, le ministre de l'Agriculture Marc Fesneau évoquant au Sénat une "prise de conscience de la nécessité de stopper l'hémorragie".

Finalement, les parlementaires ont retiré tous leurs amendements en fin de séance, pour passer rapidement au vote et éviter de poursuivre les débats samedi.

"Ne pensez pas que parce que nous ne voterons pas les crédits de la mission, nous ne serons pas à vos côtés. (...) Nous sommes pressés par la discussion budgétaire générale", a dit la présidente de la commission des affaires économiques Sophie Primas à l'attention des agents de l'ONF qui assistaient aux débats.

Plusieurs amendements portaient par ailleurs sur la réévaluation des budgets des cantines des administrations, des écoles et des hôpitaux, ainsi que sur le soutien à l'agriculture biologique, confrontée à la désaffection des consommateurs.

"On n'a pas le temps de débattre, on n'a même pas le temps de voter nos amendements", a déploré le sénateur Fabien Gay (CRCE à majorité communiste).