Dior joue avec les talons et corsets pour donner du pouvoir aux femmes

Les robes qui évoquent des paniers, s'adaptent au corps avec des bandes réglables qui leur apportent une dimension «fonctionnelle» indissociable du «power dressing», ce courant vestimentaire féminin destiné à faire preuve d'autorité, apparu dans les années 1970 et ayant connu son apogée dans les années 1980. (Photo, AFP)
Les robes qui évoquent des paniers, s'adaptent au corps avec des bandes réglables qui leur apportent une dimension «fonctionnelle» indissociable du «power dressing», ce courant vestimentaire féminin destiné à faire preuve d'autorité, apparu dans les années 1970 et ayant connu son apogée dans les années 1980. (Photo, AFP)
La collection abonde en broderie et dentelles, chères à cette aristocrate italienne qui les avaient imposées aux manufactures royales françaises. (Photo, AFP)
La collection abonde en broderie et dentelles, chères à cette aristocrate italienne qui les avaient imposées aux manufactures royales françaises. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 28 septembre 2022

Dior joue avec les talons et corsets pour donner du pouvoir aux femmes

Les robes qui évoquent des paniers, s'adaptent au corps avec des bandes réglables qui leur apportent une dimension «fonctionnelle» indissociable du «power dressing», ce courant vestimentaire féminin destiné à faire preuve d'autorité, apparu dans les années 1970 et ayant connu son apogée dans les années 1980. (Photo, AFP)
La collection abonde en broderie et dentelles, chères à cette aristocrate italienne qui les avaient imposées aux manufactures royales françaises. (Photo, AFP)
  • «L'idée qui m'amusait, c'est qu'il y a des éléments dans les vêtements qui servent à construire un imaginaire régalien», raconte l'Italienne Maria Grazia Chiuri
  • Invitant aux déambulations urbaines, l'un des imprimés-phare de la collection vient d'un foulard de l'époque de Christian Dior qui représente un fragment du plan de Paris

PARIS: Talons et corsets, ces pièces contraignantes dont les femmes ont mis des siècles à se libérer, reviennent en force pour leur donner du pouvoir dans la collection de Dior inspirée par Catherine de Médicis, présentée mardi à Paris dans une ambiance baroque. 

"L'idée qui m'amusait, c'est qu'il y a des éléments dans les vêtements qui servent à construire un imaginaire régalien", raconte l'Italienne Maria Grazia Chiuri, directrice artistique des collections féminines de Dior. 

Féministe, elle détourne ces éléments qu'on n'aurait jamais associés à son univers créatif pour ce "power dressing ironique", moderne et fonctionnel malgré les références historiques. 

"Je ne l'ai pas fait dans le passé et je suis satisfaite parce que la référence vient de Catherine de Médicis", explique-t-elle. 

Au premier rang, la papesse de la mode Anna Wintour comme la jeune influenceuse Lena Situations, les actrices Isabelle Adjani, Rosamund Pike, Olivia Palermo, Marisa Berenson ou la top Elle Macpherson ont observé ce défilé déroutant accompagné d'un spectacle de danse au pavillon au Jardin des Tuileries. 

Détourner le corset 

De petite taille, Catherine de Médicis, cette Italienne arrivée à la cour de France en 1533, a été la première à utiliser les compensés pour être plus grande et a structuré sa silhouette pour s'imposer. 

Les robes qui évoquent des paniers, s'adaptent au corps avec des bandes réglables qui leur apportent une dimension "fonctionnelle" indissociable du "power dressing", ce courant vestimentaire féminin destiné à faire preuve d'autorité, apparu dans les années 1970 et ayant connu son apogée dans les années 1980. 

Temps troubles 

La collection abonde en broderie et dentelles, chères à cette aristocrate qui les avaient imposées aux manufactures royales françaises. 

Invitant aux déambulations urbaines, l'un des imprimés-phare de la collection vient d'un foulard de l'époque de Christian Dior qui représente un fragment du plan de Paris autour de l'avenue Montaigne où la maison s'est développée. 

Le défilé est accompagné d'un spectacle de danse par le duo néerlandais Imre et Marne van Opstal, soeur et frère qui explorent dans leur chorégraphie les limites du corps et de l’esprit. 

La mise en scène pour présenter la collection de prêt-à-porter printemps-été 2023 se veut aussi une "fête baroque" comme on les organisait dans les grandes villes pendant les périodes de transition, somptueuses et théâtrales mais traversées par une inquiétude diffuse. 

"Dans ce moment historique lourd, la mode est le seul territoire où on peut encore jouer, c'est ce que j'ai voulu faire en ce moment. La situation est tragique, il faut trouver des motivations pour travailler", souligne Maria Grazia Chiuri. 

Le défilé se déroule dans un pavillon transformé en grotte dans le Jardin des Tuileries où Catherine de Médicis organisait des fêtes. 

"A l'époque les jardins baroques, c'était les espaces qui étaient hors de contrôle par rapport au palais qui, au contraire, était rigide et codifié", déclare l'artiste française Eva Jospin qui a sculpté cette grotte en strates de carton, son matériau de prédilection, "un déchet qu'on magnifie". 

"Il y a une grande liberté dans cette façon d'envisager la création, l'idée de créer son propre monde. Quand on traverse des temps difficiles, créer son propre monde est une ressource énorme dans lequel nous pouvons tous puiser", conclut-elle. 


Un rare manuscrit du Coran exposé à La Mecque

Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
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  • Le manuscrit figure parmi les principales attractions de l’exposition, mettant en lumière le soin accordé par les musulmans au Saint Coran à travers les siècles

LA MECQUE : Un rare manuscrit du Saint Coran attire les visiteurs de l’exposition « Iqra », organisée par la Présidence des Affaires religieuses de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète, au complexe du King Abdulaziz Endowment.

Ce manuscrit constitue l’une des principales attractions de l’exposition, illustrant l’attention et le respect portés par les musulmans au Saint Coran à travers les âges.

L’exposition présente un exemplaire rare du Saint Coran réalisé il y a plus de 1 000 ans par le célèbre calligraphe Ali bin Hilal, connu sous le nom d’Ibn Al-Bawwab. 

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Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA)

Le manuscrit est exposé aux côtés d’un index scientifique et d’une analyse de sa calligraphie et de ses enluminures, permettant aux visiteurs d’en découvrir la valeur historique et artistique, tout en retraçant l’évolution de la calligraphie arabe et de l’ornementation islamique au fil des siècles.

Le manuscrit est considéré comme l’un des plus rares manuscrits islamiques en raison de son exceptionnelle valeur scientifique, artistique et historique. Seuls deux exemplaires connus subsistent dans le monde, témoignant de la place éminente qu’occupe le Saint Coran à travers l’histoire islamique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Musée national Zayed présélectionné pour le prix du World Architecture Festival 2026

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
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  • Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis et les valeurs de leur fondateur disparu
  • L’architecture distinctive du bâtiment s’inspire de la fauconnerie

DUBAÏ : Le Musée national Zayed des Émirats arabes unis, situé à Abou Dhabi, a été présélectionné dans la catégorie Bâtiments achevés – Culture du World Architecture Festival 2026, aux côtés de 18 autres projets venus du monde entier.

Le festival, qui récompense les réalisations architecturales les plus remarquables à l’échelle internationale, se tiendra à Fort Lauderdale, en Floride, du 18 au 20 novembre.

Les finalistes présenteront leurs projets devant un jury composé d’architectes de renommée mondiale et d’experts du secteur dans le cadre du processus d’évaluation en direct du festival. 

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Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis. (Fourni)

La catégorie Bâtiments achevés – Culture récompense les lieux culturels achevés, notamment les musées, galeries, bibliothèques, théâtres, salles de concert et cinémas. Pour être éligibles, les projets doivent avoir été achevés entre le 1er janvier 2025 et le 1er juin 2026.

Situé sur l’île de Saadiyat à Abou Dhabi, au cœur du quartier culturel de Saadiyat, le musée national des Émirats arabes unis a ouvert ses portes en décembre 2025.

Il retrace l’histoire des Émirats arabes unis, depuis les premières traces de présence humaine jusqu’aux civilisations qui ont façonné leur culture et leur identité, profondément ancrées dans la vision et les valeurs du fondateur du pays, feu Sheikh Zayed bin Sultan Al-Nahyan.

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée présente une architecture singulière inspirée de la fauconnerie.

Ses cinq tours légères en acier fonctionnent comme des cheminées thermiques, aspirant l’air chaud vers le haut afin de favoriser la stratégie de ventilation naturelle du bâtiment, tandis que les surfaces vitrées permettent d’acheminer la lumière naturelle vers les galeries situées en contrebas. Chaque tour peut être ajustée individuellement afin d’optimiser les performances environnementales.

Les galeries du musée sont installées sous une butte paysagère conçue pour refléter le relief naturel des Émirats arabes unis. En son centre se trouve Al-Liwan, un vaste atrium lumineux qui sert d’espace de rassemblement pour des événements culturels, notamment des spectacles, conférences, danses traditionnelles et lectures de poésie. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair défile pour Dolce & Gabbana

Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair a défilé lors de la dernière présentation Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisée dans le cadre luxuriant du parc botanique Radicepura, à Taormine, en Sicile. (Instagram)
Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair a défilé lors de la dernière présentation Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisée dans le cadre luxuriant du parc botanique Radicepura, à Taormine, en Sicile. (Instagram)
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  • Amira Al-Zuhair a participé au défilé Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisé au parc botanique Radicepura à Taormine, en Sicile
  • La collection, inspirée de la mythologie et du patrimoine sicilien, présentait 100 créations de haute couture mettant les motifs floraux à l'honneur

DUBAÏ : Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair a foulé le podium à l’occasion de la dernière présentation Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisée dans le cadre luxuriant du parc botanique Radicepura, à Taormine, en Sicile.

Amira Al-Zuhair portait l’une des silhouettes aériennes de la collection, rejoignant un casting international de mannequins pour cette présentation exclusive.

Inspirée par la rencontre entre les divinités mythologiques et les mortels, la collection réunissait 100 créations de haute couture célébrant l’héritage intemporel de la Sicile. Dentelle noire emblématique, robes de bal spectaculaires en tulle, broderies florales somptueuses, capes de velours et ornements tridimensionnels raffinés composaient un univers où la mythologie antique rencontrait la fantaisie contemporaine. Les fleurs constituaient le fil conducteur de la collection, se déclinant en appliqués sculpturaux, ornements scintillants et broderies élaborées, en écho aux luxuriants jardins botaniques qui entouraient le podium. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com