Dans une galerie londonienne, hommage en portraits à la reine Elizabeth II

Le château de Windsor se reflète sur un portrait de la reine Elizabeth II de Grande-Bretagne qui est affiché dans une fenêtre à Windsor, le 18 septembre 2022 (Photo, AFP).
Le château de Windsor se reflète sur un portrait de la reine Elizabeth II de Grande-Bretagne qui est affiché dans une fenêtre à Windsor, le 18 septembre 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 29 septembre 2022

Dans une galerie londonienne, hommage en portraits à la reine Elizabeth II

  • Pour la sculpter, Frances Segelman a réalisé trois séances de poses avec Elizabeth II en 2007
  • L'exposition présente également trois portraits de la reine, une peinture plutôt classique, commandée par le Palais, et deux immenses toiles

LONDRES: Filmée et photographiée sous tous les angles pendant ses 70 ans sur le trône britannique, la reine Elisabeth II a aussi souvent pris la pose devant des artistes de renom: une exposition à Londres rassemble les oeuvres de trois d'entre eux.

À l'entrée de la galerie Quantus, plus habituée à montrer les oeuvres de street artistes comme Bansky ou Stony, un buste sombre en bronze de la défunte reine accueille les visiteurs. C'est une des pièces maîtresses de la douzaine d'oeuvres rassemblées jusqu'au 12 octobre en hommage à Elizabeth II, décédée le 8 septembre dernier.

Pour la sculpter, Frances Segelman a réalisé trois séances de poses avec Elizabeth II en 2007.

"Je ne voulais pas faire son portrait, comme d'autres ont pu le faire, en déformant la réalité, pour faire sensation", raconte l'artiste à l'AFP, pour justifier sa fidélité totale aux traits de la souveraine, point commun de toutes les oeuvres présentées ici.

Son buste témoigne aussi du "fort et solide roc" qu'elle était pour le peuple britannique, et quinze ans après, elle se souvient avec nostalgie de sa rencontre avec Elizabeth II. "C'était une personne lumineuse, et très facile à approcher".

L'exposition présente également trois portraits de la reine, une peinture plutôt classique, commandée par le Palais, et deux immenses toiles présentant chacune une photographie de la reine tout sourire saturée de rose et incrustée de poussière de diamants.

Ils sont signés de l'artiste Christian Furr. "Je voulais capturer sa personnalité, sa vitalité, son humour, mais aussi son humanité, parce qu'elle paraissait d'une certaine manière ordinaire même si elle était aussi majestueuse", explique-t-il.

Quand il peint le portrait de la reine en 1995, il n'a que 28 ans, et se souvient du sentiment "d'anachronisme" qu'il a ressenti alors que le mouvement novateur des British Young artists, connu pour son usage des nouvelles matières et procédés créatifs, bouillonnait autour de lui.

Effet 3D

Ses portraits tranchent avec ceux, dans un solennel et lumineux noir et blanc, réalisés par Rob Munday, spécialiste des hologrammes qui donnent un effet 3D en associant plusieurs images d'un même sujet.

Baptisée "Equanimity", sa principale oeuvre, réalisée avec Chris Levine en 2004, est devenue l'une des images iconiques de la reine, reprise sur des timbres ou des billets de banques, ou encore à la Une de Time magazine en 2012 à l'occasion de ses 60 ans de règne.

De face le regard droit vers l'objectif, la reine y apparait vêtue de noir avec une couronne, un manteau de fourrure blanc et son inamovible collier de perles. En se déplaçant autour d'elle, le spectateur peut voir des images différentes de la monarque.

Au début des années 2000, "c'était encore une technologie très nouvelle", raconte Rob Munday, qui nécessite l'immobilité parfaite du modèle. Mais la reine "a été merveilleuse, fantastique" et "très accommodante", ajoute-t-il se souvenant de son inquiétude quant à sa réaction face à une oeuvre au rendu si "réaliste".

"Les membres de la famille royale ont cette faculté incroyable de savoir rester immobile.... Ils sont très disciplinés, mais la reine parlait constamment et je ne pouvais pas me concentrer", se souvient aussi parfaitement Frances Segelman.

"Normalement, je dis à mon modèle, 'ne bougez pas s'il vous plait', mais je ne me voyais pas dire cela à la reine", alors au début de sa deuxième séance "je lui ai dit 'Ma'am, vous n'êtes pas obligée de parler, vous pouvez juste vous détendre si vous voulez'. Mais elle a juste continué de parler", rigole-t-elle.


Le cinéma marocain est en deuil: Khadija Assad n'est plus

Khadija Assad s’est éteinte à l’âge de 70 ans entourée de ses proches, après une longue lutte contre le cancer. (Photo, MAP)
Khadija Assad s’est éteinte à l’âge de 70 ans entourée de ses proches, après une longue lutte contre le cancer. (Photo, MAP)
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  • La comédienne avait enchanté le Maroc dans les années 2000 avec son compagnon de vie et de carrière, Aziz Saadallah, avec le célèbre sitcom Lalla Fatima
  • L’icône marocaine s’est éteinte à l’âge de 70 ans entourée de ses proches, après une longue lutte contre le cancer

CASABLANCA: Une étoile s'est éteinte. Trois ans après la disparition de son mari, l'actrice Khadija Assad a tiré sa révérence ce mercredi, dans son domicile à Casablanca, après une longue lutte contre le cancer.

Selon les médias locaux, Khadija Assad a été transférée hier à son domicile, depuis l’un des hôpitaux privés de Casablanca, à la demande de sa famille, à la suite de la détérioration de son état de santé. L’icône marocaine est décédée à l’âge de 70 ans entourée de ses proches.

Elle avait enchanté tout un pays dans les années 2000 avec son compagnon de vie et de carrière, Aziz Saadallah, avec la célèbre sitcom Lalla Fatima. Le couple avait auparavant séduit la génération des années 1970, grâce à la série à succès Hia ou Houa («Elle et lui»).

À l’annonce de son décès, les internautes marocains n’ont pas manqué de faire part de leur tristesse et ont présenté leurs condoléances. Des célébrités locales leur ont emboîté le pas.

«Triste pour le départ de Khadija Assad. Lalla Khadija a un parcours artistique plein d’élégance et de hautes valeurs artistiques et humaines. Je la connaissais souriante, généreuse et d’une grande gentillesse», a écrit le comédien et humoriste Hassan el-Fad sur Instagram.

«Je viens d’apprendre la triste nouvelle du décès de l’artiste bien aimée Khadija Assad, chez elle à Casablanca, après une rude bataille contre le cancer. Kissariat Oufella est la dernière œuvre sur laquelle nous avons travaillé ensemble. Malgré la maladie, elle a répondu à l’appel et a joué un magnifique rôle honorifique. Elle a donné l’exemple à toute une génération de femmes marocaines qui savent concilier art, maternité et responsabilité...», a pour sa part écrit l’acteur et réalisateur Rachid el-Ouali sur Instagram.

Le roi Mohammed VI a fait part de ses condoléances dans un message adressé à la famille de la défunte. Dans une dépêche de la MAP, agence de presse officielle du Maroc, qui reprend le message royal, le Souverain dit avoir «appris avec une grande émotion et profonde affliction la triste nouvelle du décès de la grande artiste Khadija Assad que Dieu l’ait en Sa sainte miséricorde.» 

«En cette douloureuse circonstance, Nous vous exprimons, et à travers vous, à l’ensemble de votre famille et vos proches, à la famille artistique nationale de la défunte et à tous ses amis et admirateurs, Nos vives condoléances et Nos sincères sentiments de compassion suite à la disparition de l’une des icônes de l’écran marocain, reconnue pour son immense talent et sa performance dans plusieurs grandes œuvres théâtrales, télévisées et cinématographiques, particulièrement celles interprétées en compagnie de son mari et compagnon de route, feu Abdelaziz Saadallah, et qui ont marqué la scène artistique locale et sont restées gravées dans la mémoire et le cœur du public marocain.» a écrit le roi Mohammed VI.


Jusqu'à 5 000 euros d'amende requis contre la star Aya Nakamura et son ex-compagnon pour violences réciproques

La chanteuse française Aya Nakamura arrive devant le tribunal pour des abus mutuels sur son partenaire avec son ancien partenaire Vladimir Boudnikoff, à Bobigny, dans le nord-est de Paris, le 26 janvier 2023. (Photo, AFP)
La chanteuse française Aya Nakamura arrive devant le tribunal pour des abus mutuels sur son partenaire avec son ancien partenaire Vladimir Boudnikoff, à Bobigny, dans le nord-est de Paris, le 26 janvier 2023. (Photo, AFP)
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  • La décision sera rendue le 23 février
  • Arrivés ensemble et se tenant côte à côte à la barre du tribunal correctionnel, les deux prévenus ont reconnu le dérapage survenu dans la nuit du 6 au 7 août à Rosny-sous-Bois, près de Paris, où résidait le couple avec leur fille de six mois

BOBIGNY: Cinq mille euros d'amende pour elle, 2.000 euros pour lui: les réquisitions au procès de la chanteuse star franco-malienne Aya Nakamura et son ex-conjoint le producteur Vladimir Boudnikoff ont été inversement proportionnelles à l'effervescence médiatique autour de leur procès pour violences réciproques sur conjoint, jeudi à Bobigny.

"Il s'agit d'une affaire tristement banale, une dispute qui a dégénéré", a estimé la procureure dans son réquisitoire à l'intérieur d'une salle comble.

La décision sera rendue le 23 février.

Arrivés ensemble et se tenant côte à côte à la barre du tribunal correctionnel, les deux prévenus ont reconnu le dérapage survenu dans la nuit du 6 au 7 août à Rosny-sous-Bois, près de Paris, où résidait le couple avec leur fille de six mois.

La crise a éclaté sur fond de jalousie et d'un mariage, auquel la chanteuse n'était pas invitée contrairement à son conjoint. S'en est suivie une dispute en plusieurs actes, en partie sur la voie publique et dans le pavillon où se sont déroulées les violences, a retracé la présidente du tribunal.

Chacun a écopé de trois jours d'incapacité temporaire de travail pour des contusions et douleurs.

"Très très énervée" lors de cet épisode houleux, la chanteuse a notamment raconté avoir voulu récupérer des effets personnels et partir avec leur fille, pour entériner la rupture.

Alors que l'altercation se poursuivait dans le studio de musique, au sous-sol, le producteur a reçu une gifle puis est tombé au sol.

"Il a commencé à devenir de plus en plus énervé, à me serrer, il essayait de me calmer à sa manière", a déclaré Aya Danioko (le vrai nom de la chanteuse).

M. Boudnikoff a accrédité cette version, reconnaissant qu'il avait également manqué de calme pendant cette soirée.

Désormais séparés, "on essaie de bien s'entendre" dans l'intérêt de l'enfant, a précisé la chanteuse.

Née à Bamako, Aya Nakamura a grandi à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Sa carrière a décollé avec son deuxième album "Nakamura" (2018), suivi d'"Aya" en 2020, lui offrant le statut de chanteuse francophone la plus écoutée dans le monde.

Son nouvel opus, "DNK", sort vendredi.

Agé de 34 ans et producteur, Vladimir Boudnikoff a aussi réalisé le clip d'un de ses tubes, "Pookie", qui culmine à quelque 336 millions de vues sur YouTube depuis sa sortie en 2019.


L’actrice franco-algérienne Lyna Khoudri nommée aux Césars

L’actrice franco-algérienne Lyna Khoudri a été nommée dans la catégorie «meilleure actrice dans un second rôle» lors de la 48e édition des Césars. (AFP)
L’actrice franco-algérienne Lyna Khoudri a été nommée dans la catégorie «meilleure actrice dans un second rôle» lors de la 48e édition des Césars. (AFP)
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  • Lyna Khoudri a été nommée dans la catégorie «meilleure actrice dans un second rôle» lors de la 48e édition des Césars
  • L’actrice a l’habitude de jouer dans des films inspirés de faits réels, comme dans le film Nos Frangins, sorti en novembre 2022, qui racontait l’histoire de Malik Oussekine

DUBAÏ: L’actrice franco-algérienne Lyna Khoudri a été nommée dans la catégorie «meilleure actrice dans un second rôle» lors de la 48e édition des Césars, l’équivalent français des Oscars.

Khoudri a été nommée pour son rôle dans le film Novembre du cinéaste Cédric Jimenez, qui raconte les attaques terroristes à Paris la nuit du 13 novembre 2015. Elle incarne Samia, une jeune femme charitable qui fait du bénévolat dans un camp de sans-abri. Sa colocataire finance son cousin, l’un des terroristes.

L’actrice a l’habitude de jouer dans des films inspirés de faits réels. En novembre 2022, le film Nos Frangins, dans lequel elle joue, était sorti en salle. Il raconte l’histoire vraie et poignante de l’étudiant franco-algérien Malik Oussekine, mort en garde à vue en 1986 après plusieurs semaines de manifestations étudiantes contre un projet de réforme universitaire. Khoudri joue le rôle de sa sœur.

Par ailleurs, L’innocent, de Louis Garrel, et le thriller La nuit du 12, de Dominik Moll, sont en tête de la course aux Césars, avec respectivement 11 et 10 nominations.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com