Une équipe britannique sur les traces de l’explorateur Harry St. John Philby à travers l’Arabie saoudite

Harry St. John Philby.
Harry St. John Philby.
Short Url
Publié le Jeudi 29 septembre 2022

Une équipe britannique sur les traces de l’explorateur Harry St. John Philby à travers l’Arabie saoudite

  • L’expédition rendra hommage aux exploits de l’aventurier Harry St. John Philby, agent des services de renseignement et arabisant
  • Le voyage de cet illustre explorateur a conduit à des découvertes cartographiques et naturelles révolutionnaires

LONDRES: Une expédition dans le désert d’Arabie vise à retracer les étapes du célèbre voyage d’un explorateur britannique qui a occupé le poste de conseiller du premier souverain d’Arabie saoudite. 

La randonnée Heart of Arabia – quelque 1 300 kilomètres à travers la péninsule – a été lancée mercredi par Anne, princesse royale du Royaume-Uni. C’est son premier engagement public depuis le décès, au cours de ce mois, de sa mère, la reine Elizabeth II.

L’expédition rendra hommage aux exploits de l’aventurier Harry St. John Philby, agent des services de renseignement et arabisant, qui est parti du village d’Al-Uqair, sur la côte du golfe, en direction de Djeddah, sur la côte de la mer Rouge, dans le cadre d’une mission de soutien à Ibn Saoud, le premier souverain du Royaume.

Le périple Heart of Arabia débutera au mois de novembre, un siècle après la traversée de M. Philby, et il sera dirigé par l’explorateur britannique vétéran Mark Evans. On compte dans l’équipe, qui voyagera à pied et à dos de chameau, la petite-fille saoudienne de M. Philby, Reem.

Après avoir atteint Riyad, les membres de l’équipe se dirigeront vers l’Ouest en direction de Djeddah. Cette dernière étape sera sans doute la plus difficile en raison des vents violents et du terrain accidenté, avec la présence de sable et d’un roc désagrégé.

M. Philby a été envoyé en Arabie pendant la Première Guerre mondiale pour aider T.E. Lawrence dans le cadre des efforts britanniques pour promouvoir un soulèvement arabe contre l’Empire ottoman. Ce dernier, à l’époque, s’étendait du côté de la mer Rouge de la péninsule Arabique jusqu’au Yémen.

Le voyage de cet illustre explorateur a conduit à des découvertes cartographiques et naturelles révolutionnaires et il a entraîné des changements importants dans le paysage politique moyen-oriental. 

M. Philby, qui résidera plus tard à Riyad, a établi une relation étroite avec Ibn Saoud, qui était alors un chef tribal important. L’aventurier a adopté les coutumes et les vêtements locaux et il s’est converti à l’islam, ce qui l’a aidé à jouer un rôle clé dans les événements qui ont conduit à la révolte arabe et à la création de l’Arabie saoudite.

M. Evans évoque M. Philby en ces termes: «Il est considéré par beaucoup comme l’un des plus grands explorateurs de l’Arabie. Non seulement il a traversé des terres inexplorées, mais il a pris le temps de documenter tout ce qu'il a vu.»

Reem Philby affirme être attirée «à la fois [par] l’immobilité et le mouvement continu du désert».

Elle ajoute: «Le simple fait d’observer comment la nature contrôle tout de manière harmonieuse et de quelle manière c’est à nous de nous adapter, cela rend très humble. 

La princesse Anne, quant à elle, confie: «Comment les gens vivaient-ils dans l’environnement qu’il a traversé? En quoi était-ce différent? En réalité, ce qui est peut-être encore plus important dans le monde moderne, c’est de comprendre à quel point la situation a changé par rapport à ce qui existait auparavant.»

Le paysage arabe a longtemps attiré des Britanniques intrépides et passionnés, parmi lesquels l’explorateur et écrivain Wilfred Thesiger, qui a félicité les tribus qu’il a rencontrées pour leur loyauté et leur générosité lors de sa traversée de la partie du Quart Vide située dans le Royaume.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Israël continuera à opérer dans le sud du Liban 

 L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais. (AFP)
Short Url
  • Depuis l'annonce lundi de l'accord entre Téhéran et Washington, signé mercredi soir par les présidents de deux pays, l'intensité des violences a drastiquement baissé dans le sud du Liban
  • Mais des échanges de tirs limités sont signalés et au moins huit personnes ont depuis été tuées dans des frappes israéliennes, dont trois sur la seule journée de jeudi selon un média d'Etat libanais

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais.

L'armée a publié une carte de ce qu'elle déclare être son "espace de sécurité", s'étendant sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire libanais.

Elle indique que des troupes continueront d'y être déployées "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Un responsable militaire israélien a précisé que l'armée pourrait également agir pour "neutraliser" les risques identifiés au-delà de la zone de sécurité, et appelé les civils libanais à ne pas y pénétrer.

Depuis l'annonce lundi de l'accord entre Téhéran et Washington, signé mercredi soir par les présidents de deux pays, l'intensité des violences a drastiquement baissé dans le sud du Liban et le Hezbollah pro-iranien n'a plus revendiqué d'attaques contre Israël.

Mais des échanges de tirs limités sont signalés et au moins huit personnes ont depuis été tuées dans des frappes israéliennes, dont trois sur la seule journée de jeudi selon un média d'Etat libanais.

L'armée israélienne a pour sa part annoncé la mort de l'un de ses soldats dans la nuit de mercredi à jeudi, lors d'un incident survenu dans le sud du Liban. Sept soldats ont également été blessés.

Le groupe armé Hezbollah soutenu par l'Iran a entraîné le Liban dans la guerre début mars en attaquant Israël pour venger l'assassinat du guide suprême de la République islamique au début de la campagne américano-israélienne.

Israël a riposté par de vastes frappes à travers le Liban et par le lancement d'une invasion terrestre dans le sud, région frontalière d'Israël et de longue date sous l'influence du Hezbollah.

Le Liban et Israël mènent depuis avril des pourparlers directs à Washington afin de tenter de mettre fin aux hostilités et de dissocier leur conflit de la guerre régionale.

"D'autres étapes sont en cours de discussion" dans le cadre de ces pourparlers, a déclaré jeudi la même source militaire, ajoutant que "les représentants se rencontreront à nouveau la semaine prochaine".

 


Iran: le guide suprême dit avoir approuvé l'accord avec les Etats-Unis, malgré une «opinion différente»

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a déclaré jeudi avoir approuvé l'accord avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre, malgré une "opinion différente" sur la question, sans plus de détails. (AFP)
Le guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a déclaré jeudi avoir approuvé l'accord avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre, malgré une "opinion différente" sur la question, sans plus de détails. (AFP)
Short Url
  • "J'avais une opinion différente, mais j’ai donné mon autorisation en raison de l’engagement que le respectable président (iranien), en tant que président du Conseil suprême de sécurité nationale, a pris envers moi en son nom"
  • Selon lui, le président l'a aussi assuré que "si la partie américaine formule des exigences excessives" dans la suite des négociations en vue d'un accord final, "ils ne s’y soumettront pas"

TEHERAN: Le guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a déclaré jeudi avoir approuvé l'accord avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre, malgré une "opinion différente" sur la question, sans plus de détails.

"J'avais une opinion différente, mais j’ai donné mon autorisation en raison de l’engagement que le respectable président (iranien), en tant que président du Conseil suprême de sécurité nationale, a pris envers moi en son nom et au nom des autres membres pour protéger les droits de la nation iranienne et du front de la résistance" à Israël, a déclaré Mojtaba Khamenei, dans un message écrit lu à la télévision d’État.

Selon lui, le président l'a aussi assuré que "si la partie américaine formule des exigences excessives" dans la suite des négociations en vue d'un accord final, "ils ne s’y soumettront pas".

"Il est évident que les négociations en face-à-face qui se tiendront à l'avenir ne présagent pas de l'acceptation du point de vue de l'ennemi", a souligné le guide suprême, dans cette première réaction à l’accord irano-américain visant à mettre fin à la guerre, signé tôt jeudi par les présidents américain Donald Trump et iranien Masoud Pezeshkian.

Le dirigeant n’a pas été vu en public depuis son entrée en fonction en mars, à la suite de l’assassinat de son père et prédécesseur, l’ayatollah Ali Khamenei, lors des premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février, qui ont déclenché la guerre régionale.

Mojtaba Khamenei a encore affirmé que Donald Trump avait "par désespoir, actionné toutes sortes de leviers" pour obtenir cet accord avec l’Iran,  afin de mettre fin à la guerre.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Short Url
  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.