Nike rattrapé par les aléas logistiques qui gonflent ses stocks

La marge brute du groupe pâtit notamment de dépenses de fret et logistiques élevées (Photo, AFP).
La marge brute du groupe pâtit notamment de dépenses de fret et logistiques élevées (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 30 septembre 2022

Nike rattrapé par les aléas logistiques qui gonflent ses stocks

  • Dans un marché très nerveux, l'action du groupe a lâché plus de 10% après la publication de ses résultats trimestriels jeudi soir
  • Le chiffre d'affaires de Nike est pourtant reparti à la hausse, augmentant de 4% de juin à août

NEW YORK: La demande pour les chaussures et vêtements de sport de Nike, les baskets Jordan et les Converse, reste solide, mais les profits de la maison mère sont érodés par les grosses remises destinées à écouler ses stocks, gonflés par des aléas logistiques, et la hausse du dollar.

Dans un marché très nerveux, l'action du groupe a lâché plus de 10% après la publication de ses résultats trimestriels jeudi soir.

Le chiffre d'affaires de Nike est pourtant reparti à la hausse, augmentant de 4% de juin à août, période correspondant à son premier trimestre comptable, pour atteindre 12,7 milliards de dollars.

Il a augmenté dans toutes les régions, sauf dans la zone regroupant la Chine continentale/Hong Kong/Macao/Taïwan, soumis à des confinements stricts à cause de la Covid-19 pendant la période.

Si les effets de change n'étaient pas pris en compte, les ventes totales seraient en hausse de 10%.

Mais le bénéfice net du groupe a, de son côté, reculé de 22% à 1,5 milliard de dollars.

La marge brute du groupe pâtit notamment de dépenses de fret et logistiques élevées, a expliqué Nike.

L'entreprise a parallèlement dû proposer de grosses réductions sur les prix de certains produits qu'elle vend directement dans ses magasins ou en ligne.

Pas de ralentissement de la demande

Nike a en effet vu ses inventaires bondir au total de 44% par rapport à la même période en 2021, en raison surtout d'un important nombre de cargaisons actuellement en transit, a expliqué le directeur financier Matt Friend lors d'une conférence téléphonique.

L'an dernier à la même époque, plusieurs usines au Vietnam et en Indonésie avaient dû fermer à cause de pics de Covid, y suspendant la production et donc les exportations. De nombreux distributeurs ont aussi décidé cette année de passer plus tôt qu'habituellement les commandes pour les fêtes de fin d'année tandis que les temps de livraison sont plus imprévisibles.

Or le groupe veut s'assurer d'avoir dans les rayons les dernières nouveautés et procède pour se faire à de grosses démarques pour écouler les stocks en place. Une stratégie accentuée par la nécessité de s'aligner avec les promotions effectuées actuellement par d'autres grands groupes vendant des vêtements.

Autre source de pression: la forte montée du dollar ces derniers mois, qui abaisse la valeur des ventes effectuées dans d'autres monnaies.

Le groupe s'attend à ce que, sur l'ensemble de l'année, les effets de taux de change affectent son chiffre d'affaires à hauteur de 4 milliards de dollars.

Évoquant les mois à venir, "nous n'avons pas encore vu de ralentissement de la demande", a répété le directeur général, John Donahoe, lors de la conférence téléphonique.

"Ceci dit, nous n'avons pas de boule de cristal sur les facteurs externes, qu'il s'agisse du marché des devises, de l'inflation ou de l'impact des prix de l'énergie sur les dépenses de consommateurs", a-t-il ajouté.

Pour Neil Saunders, spécialiste du secteur de la distribution pour GlobalData, "bien qu'elle ne soit pas à l'abri des défis économiques, l'entreprise prouve qu'elle peut gérer avec succès les changements de la demande". "Cependant, le prix de son agilité se fait au détriment du profit", ajoute-t-il dans une note.

Le groupe va continuer à faire face dans les prochains mois aux éléments pesants sur ses marges. La question désormais est de savoir si les consommateurs vont maintenir leurs dépenses, en particulier en Amérique du Nord, estime M. Saunders.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.


Veolia renforce sa performance opérationnelle et relève ses objectifs pour 2026

Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
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  • Veolia confirme une dynamique de croissance solide, avec des résultats financiers en hausse et une meilleure performance opérationnelle
  • Le groupe relève ses ambitions 2026, soutenu par ses activités internationales et ses marchés d’avenir

DUBAI: Veolia a signé un premier semestre 2026 solide, porté par une amélioration de sa rentabilité et une croissance de ses principaux indicateurs financiers. Fort de ces résultats, le groupe relève ses objectifs pour l'ensemble de l'année et confirme la trajectoire de son plan stratégique GreenUp.

Le chiffre d'affaires atteint 22,2 milliards d'euros, en hausse de 1,5 %, tandis que l'EBITDA progresse de 5 % pour s'établir à 3,55 milliards d'euros. La marge d'EBITDA s'améliore de 70 points de base, reflet des efforts continus du groupe en matière d'efficacité opérationnelle. Le résultat net courant part du groupe s'élève à 837 millions d'euros, en progression de 10,4 %, dépassant le rythme de croissance initialement attendu.

Cette performance repose sur la bonne tenue des activités Eau et Énergie, sur une croissance soutenue à l'international, notamment dans les Amériques et en Asie, ainsi que sur des gains d'efficacité de 195 millions d'euros réalisés au premier semestre. Veolia continue de bénéficier d'une forte demande pour ses services liés à la gestion de l'eau, de l'énergie et des déchets, tout en maintenant une discipline stricte sur ses coûts et ses investissements.

Le groupe poursuit également sa transformation avec la finalisation de l'acquisition de Clean Earth, qui renforce sa position sur le marché américain du traitement des déchets dangereux. Cette opération s'inscrit dans la stratégie de développement international de Veolia et devrait contribuer à sa croissance à partir de 2027.

Parallèlement, Veolia accélère son développement sur les marchés liés aux centres de données, à la microélectronique et aux solutions numériques. Le groupe vise un milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel sur ces activités d'ici 2030 et entend accroître le rôle de l'intelligence artificielle dans l'amélioration de son efficacité opérationnelle.

Au vu de ces performances, Veolia relève son objectif de croissance du résultat net courant pour 2026 à un minimum de 8 %, contre une prévision précédente plus prudente, et confirme l'ensemble des ambitions de son plan GreenUp. Ces résultats illustrent la capacité du groupe à conjuguer croissance, amélioration de la rentabilité et investissements dans ses relais de développement.