Emirats: une vaste réforme du code pénal met fin à l'exception des «crimes d'honneur»

L’aube vient dans la ville de Dubaï, aux Emirats arabes unis (Photo, Karim SAHIB/AFP).
L’aube vient dans la ville de Dubaï, aux Emirats arabes unis (Photo, Karim SAHIB/AFP).
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Publié le Samedi 07 novembre 2020

Emirats: une vaste réforme du code pénal met fin à l'exception des «crimes d'honneur»

  • Le président de ce petit pays du Golfe à majorité musulmane, cheikh Khalifa ben Zayed Al-Nahyane, a approuvé une série d'amendements d'articles du code pénal
  • Aux Émirats, les crimes d’honneur seront désormais jugés comme n’importe quel autre meurtre, sans peine de prison allégée pour les coupables

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont aboli une loi protégeant les auteurs de « crimes d'honneur » dans le cadre d'une vaste réforme du code pénal supprimant des aspects de la législation liés à la charia (loi islamique), a rapporté samedi l'agence de presse officielle WAM.

Le président de ce petit pays du Golfe à majorité musulmane, cheikh Khalifa ben Zayed Al-Nahyane, a approuvé une série d'amendements d'articles du code pénal qui autorisent désormais les couples non mariés à vivre ensemble, allègent les sanctions liées à la consommation d'alcool et renforcent celles liées au viol et au harcèlement sexuel.

Dans certains pays arabes, notamment en Jordanie, au Koweït et en Egypte, des lois protègent les auteurs de meurtres « d'honneur », dont les victimes sont généralement des femmes ayant « déshonoré » leur famille.

Aux Emirats, ces crimes seront désormais traités comme n'importe quel autre meurtre. Leurs auteurs, bien que rares dans ce pays, ne se verront plus infliger des peines de prison allégées, qui allaient de trois à 15 ans, selon les médias locaux.

Comme pour les autres meurtres, leur crime sera passible de peine de mort ou de perpétuité, ou a minima d'une peine de sept années de prison si la famille de la victime « renonce à son droit de rétribution (loi du talion, NDLR) », selon WAM.

Les groupes de défense des droits humains et des droits des femmes appellent depuis longtemps à abolir ces lois qui permettent souvent à des hommes tuant des femmes d'échapper à de lourdes peines.

Le président émirati a amendé d'autres textes visant à mieux protéger les femmes. Des sanctions plus importantes sont désormais prévues en cas de harcèlement, et le « viol sur mineur » ou sur « quelqu'un avec une capacité mentale limitée » est désormais passible de peine de mort, écrit le journal The National, basé à Abou Dhabi.

Dans les affaires de divorce ou d'héritage, un étranger résident aux Emirats (90% de la population émiratie) peut demander à ce que s'appliquent les lois de son pays d'origine.

Des restrictions concernant la consommation d'alcool ont également été allégées, selon le quotidien.

Les Emirats, pays riche en pétrole connu pour ses gratte-ciels et ses centres commerciaux, ont développé une économie diversifiée mais sont toujours largement dépendants du tourisme.


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
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  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.


Liban: une double frappe israélienne fait deux blessés et endommage une ambulance

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
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  • Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours
  • Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance

BEYROUTH: Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui a condamné la "poursuite du ciblage" des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance.

Il a "réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales".

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux.

L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui, selon le Liban, ont fait plus de 4.300 morts.

Si la violence a nettement diminué depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en juin, puis d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale toutefois des frappes et destructions israéliennes sporadiques.

L'accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des "zones pilotes". Mais le mouvement chiite rejette cette entente et refuse de se désarmer.


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

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  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.