Afghanistan: au moins 53 morts, dont 46 filles et jeunes femmes, dans l'attentat contre un centre de formation

Des femmes afghanes arborent des pancartes et scandent des slogans lors d'une manifestation qu'elles appellent "Stop au génocide Hazara" au lendemain d'un attentat suicide à la bombe au centre d'apprentissage Dasht-e-Barchi, à Kaboul, le 1er octobre 2022. (AFP)
Des femmes afghanes arborent des pancartes et scandent des slogans lors d'une manifestation qu'elles appellent "Stop au génocide Hazara" au lendemain d'un attentat suicide à la bombe au centre d'apprentissage Dasht-e-Barchi, à Kaboul, le 1er octobre 2022. (AFP)
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Publié le Lundi 03 octobre 2022

Afghanistan: au moins 53 morts, dont 46 filles et jeunes femmes, dans l'attentat contre un centre de formation

  • L'attentat suicide commis vendredi dans un centre de formation pour étudiants à Kaboul a fait au moins 53 morts
  • «Cinquante-trois morts, au moins 46 filles et jeunes femmes, 110 blessés»

KABOUL: L'attentat suicide commis vendredi dans un centre de formation pour étudiants à Kaboul a fait au moins 53 morts, dont 46 filles et jeunes femmes, selon un nouveau bilan communiqué lundi par la Mission d'assistance des Nations unies en Afghanistan (Manua).

"Cinquante-trois morts, au moins 46 filles et jeunes femmes. 110 blessés. Notre équipe des droits humains continue de documenter le crime: vérifier les faits et établir des données fiables pour contrer démentis et révisionnisme", a indiqué la mission sur son compte Twitter.


L'échange Griner-Bout n'a pas mis fin à la «crise» russo-américaine

Américains et Russes s'accusent mutuellement de détenir leurs ressortissants respectifs à des fins politiques. Plusieurs échanges de prisonniers ont eu lieu ces dernières années. (AFP)
Américains et Russes s'accusent mutuellement de détenir leurs ressortissants respectifs à des fins politiques. Plusieurs échanges de prisonniers ont eu lieu ces dernières années. (AFP)
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  • Américains et Russes s'accusent mutuellement de détenir leurs ressortissants respectifs à des fins politiques
  • Selon M. Peskov, «le principal résultat c'est qu'un citoyen russe qui était prisonnier pendant 14 ans des Américains, de façon absolument illégale, a pu rentrer au pays»

MOSCOU: Le Kremlin a souligné vendredi que l'échange de prisonniers entre les Etats-Unis et la Russie impliquant la basketteuse américaine Brittney Griner et l'ex-marchand d'armes Viktor Bout n'avait pas mis fin à la "crise" entre les deux pays.

"Ces négociations concernaient uniquement l'échange, il est probablement incorrect de faire des conclusions hypothétiques disant que ce serait un pas vers une sortie de la crise que nos relations bilatérales traversent actuellement", a indiqué le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.

"Nos relations bilatérales sont toujours dans un état déplorable", a-t-il ajouté, dans une interview au média russe Izvestia.

Selon M. Peskov, "le principal résultat" de cet échange, qui s'est déroulé jeudi, "c'est qu'un citoyen russe qui était prisonnier pendant 14 ans des Américains, de façon absolument illégale, a pu rentrer au pays".

Brittney Griner, 32 ans, qui avait été arrêtée en Russie en février pour des accusations de trafic de cannabis, et Viktor Bout, 55 ans, qui purgeait une peine de 25 ans dans une prison américaine, ont été échangés dans un aéroport aux Emirats arabes unis.

Un haut responsable américain a affirmé que la discussion avec Moscou était restée focalisée sur la libération de Brittney Griner, et les Etats-Unis l'ont fait savoir à l'Ukraine ainsi qu'à d'autres alliés.

Américains et Russes s'accusent mutuellement de détenir leurs ressortissants respectifs à des fins politiques. Plusieurs échanges de prisonniers ont eu lieu ces dernières années.


Londres sanctionne 30 personnalités et entités pour violations des droits humains

«C'est notre devoir de promouvoir des sociétés ouvertes et libres dans le monde», a déclaré le ministre des Affaires étrangères britannique James Cleverly, cité dans un communiqué
«C'est notre devoir de promouvoir des sociétés ouvertes et libres dans le monde», a déclaré le ministre des Affaires étrangères britannique James Cleverly, cité dans un communiqué
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  • Ces sanctions visent «des personnes corrompues, celles ayant violé et abusé les droits humains, ainsi que les auteurs de violences sexuelles dans des conflits», a détaillé le ministère
  • Londres cible aussi dix officiels iraniens liés au système judiciaire et carcéral du pays

LONDRES: Le Royaume-Uni a annoncé vendredi avoir sanctionné 30 entités ou personnalités originaires de 11 pays, dont l'Iran, la Russie, la Birmanie, la Serbie ou la Moldavie, "opprimant les libertés fondamentales dans le monde".

"C'est notre devoir de promouvoir des sociétés ouvertes et libres dans le monde. Aujourd'hui nos sanctions vont plus loin pour exposer ceux qui sont derrière les violations odieuses de nos droits les plus fondamentaux", a déclaré le ministre des Affaires étrangères britannique James Cleverly, cité dans un communiqué.

Elles visent "des personnes corrompues, celles ayant violé et abusé les droits humains, ainsi que les auteurs de violences sexuelles dans des conflits", a détaillé le ministère.

Londres a notamment adopté une loi en 2018 lui permettant d'appliquer des sanctions (interdiction d'entrer sur le territoire, gel d'actifs) à des personnes accusées de violations des droits de l'homme à l'étranger.

Huit personnes, dont un responsable religieux pakistanais, un général ougandais, deux élus locaux nicaraguais et quatre responsables russes, sont sanctionnés via ce régime.

Londres cible aussi dix officiels iraniens liés au système judiciaire et carcéral du pays, ainsi que six responsables du Soudan du Sud, un groupe armé au Mali et des membres de la junte birmane impliqués dans des violences sexuelles lors de conflits.

Enfin, une série d'individus originaires de Serbie, de Moldavie et du Kosovo sont visés pour corruption.


Mondial-2022: un inédit Angleterre-France en quart, Maroc-Portugal pour une revanche

Les membres du personnel au sol tiennent le drapeau de l'Angleterre avant les huitièmes de finale de la Coupe du monde de Qatar 2022 entre l'Angleterre et le Sénégal au stade Al-Bayt à Al Khor, au nord de Doha, le 4 décembre 2022. (AFP)
Les membres du personnel au sol tiennent le drapeau de l'Angleterre avant les huitièmes de finale de la Coupe du monde de Qatar 2022 entre l'Angleterre et le Sénégal au stade Al-Bayt à Al Khor, au nord de Doha, le 4 décembre 2022. (AFP)
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  • Après une montée en puissance lors du 1er tour, les grands rivaux se sont simplifiés la vie en 8e, contre la Pologne pour les Bleus (3-1) et le Sénégal pour les Anglais (3-0)
  • Ce nouvel opus des retrouvailles s'annonce d'ores et déjà passionnant

DOHA: Les quarts de finale du Mondial-2022 proposent samedi (20h00) une nouvelle opposition entre la France et l'Angleterre, meilleurs "ennemis" depuis des décennies mais qui s'affrontent pour la première fois en match à élimination directe dans le tournoi, après un alléchant Maroc-Portugal disputé (16h00) sur un air de revanche.

Les Bleus et les Trois Lions, dont le dernier duel remonte à 2017, se sont en effet affrontés à 33 reprises depuis 1923 mais leurs deux seules rencontres en Coupe du monde, en 1966 et en 1982, à chaque fois lors du 1er tour, ont tourné à l'avantage des Anglais.

Au Qatar, les champions du monde en titre, dont de nombreux joueurs évoluent en Premier League, misent avant tout sur Mbappé, en tête du classement des buteurs avec cinq réalisations, pour commencer à inverser la tendance. En face, le finaliste du dernier Euro, se demande lui si la présence du rapide Kyle Walker dans son couloir droit suffira pour contenir l'attaquant du PSG.

Jusque-là, le camp bleu a montré un visage séduisant en attaque, mais il a également encaissé un but lors de chacune de ses quatre dernières sorties. En face, la menace offensive est plus diffuse mais Harry Kane vient d'ouvrir son compteur. Surtout, l'arrière-garde semble plus hermétique, avec seulement deux buts concédés lors du premier match.

Après une montée en puissance lors du 1er tour, les grands rivaux se sont simplifiés la vie en 8e, contre la Pologne pour les Bleus (3-1) et le Sénégal pour les Anglais (3-0), et ce nouvel opus des retrouvailles s'annonce d'ores et déjà passionnant.

Avant cela, les Marocains, dont la présence à ce niveau est historique, auront abordé avec un esprit revanchard leur choc contre le Portugal. Les deux nations se sont en effet également affrontées deux fois en Coupe du monde. Si tout s'était bien passé pour les Lions de l'Atlas en 1986, la Seleçao avait pris sa revanche il y a quatre ans.

Ronaldo avait marqué ce jour-là un but splendide mais l'étoile de l'icone portugaise de 37 ans a dépuis pâli et, simple remplaçant en 1/8, il a laissé contre la Suisse (6-1) toute la lumière à Gonçalo Ramos, auteur du premier triplé au Qatar.

Mais les Marocains viennent eux de créer l'exploit contre l'Espagne (0-0 a.p. 3-0 t.a.b.), qui les avait également dominés en 2018, et ils rêvent d'enchaîner en écartant l'autre équipe ibère. A condition néanmoins d'avoir digéré l'éprouvante prolongation et la séance de tirs au but héroïque.