L'Espagne «respecte» le paquet énergétique allemand, cible de nombreuses critiques européennes

Le chancelier allemand Olaf Scholz (à gauche) et le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez tiennent une conférence de presse conjointe à la suite d'une rencontre entre les délégations allemande et espagnole lors du XXVe sommet Espagne-Allemagne, qui s'est tenu à La Corogne, le 5 octobre 2022 (Photo, AFP).
Le chancelier allemand Olaf Scholz (à gauche) et le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez tiennent une conférence de presse conjointe à la suite d'une rencontre entre les délégations allemande et espagnole lors du XXVe sommet Espagne-Allemagne, qui s'est tenu à La Corogne, le 5 octobre 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 06 octobre 2022

L'Espagne «respecte» le paquet énergétique allemand, cible de nombreuses critiques européennes

  • Les dirigeants de l'UE réclament des solutions collectives pour faire face à la crise énergétique
  • L'Allemagne est le pays le plus touché par ce manque de gaz bon marché, une pénurie qui affecte son industrie

LA COROGNE: L'Espagne "respecte" la décision de l'Allemagne de mettre en place un plan de soutien de 200 milliards d'euros pour protéger son économie face à la crise énergétique, a déclaré mercredi le Premier ministre espagnol, alors que la mesure fait l'objet de nombreuses critiques en Europe.

"Nous respectons la décision du gouvernement allemand", a ainsi affirmé le socialiste Pedro Sánchez lors d'une conférence de presse conjointe avec le chancelier allemand Olaf Scholz, à La Corogne, dans le nord-ouest de l'Espagne.

Il faut être "empathiques avec la situation que traverse l'Allemagne, qui voit son économie, son industrie et les foyers allemands davantage affectés par la guerre" en Ukraine, a jugé le Premier ministre espagnol.

L'Allemagne "étant la principale économie européenne, nous souhaitons tous qu'elle se porte bien économiquement", a commenté Pedro Sánchez.

La France ainsi que d'autres responsables de l'Union européenne se sont dits préoccupés par l'initiative de l'Allemagne, accusée de faire cavalier seul avec son plan de soutien de 200 milliards d'euros pour protéger ménages et entreprises, et ont suggéré de mieux coordonner les plans nationaux.

Les dirigeants de l'UE réclament des solutions collectives pour faire face à la crise énergétique: depuis le début de la guerre en Ukraine et des sanctions contre la Russie, Moscou a drastiquement réduit son approvisionnement en gaz naturel.

L'Allemagne est le pays le plus touché par ce manque de gaz bon marché, une pénurie qui affecte son industrie.

De son côté, Olaf Scholz a défendu son paquet énergétique. Le chancelier a expliqué que des plans avec les mêmes objectifs avaient été annoncés dans plusieurs pays européens, comme en Espagne ou en France.

Si on prend en compte "la taille de l'économie allemande", le plan de Berlin est conforme avec "les décisions prises dans d'autres pays", a-t-il estimé.

Il a par ailleurs réitéré son soutien "de manière explicite" au MidCat, un projet de gazoduc entre la Catalogne (dans le nord-est de l'Espagne) et le sud-est de la France, une idée défendue par Madrid à laquelle Paris s'oppose.

Les travaux du gazoduc avaient été interrompus en 2019 en raison de son impact environnemental et d'un intérêt économique alors jugé limité, mais depuis l'Espagne a réactivé l'idée d'un tel pipeline en pleine crise énergétique.

Défendu par Madrid mais aussi par Berlin, qui y voit un moyen de réduire la dépendance de l'UE vis-à-vis du gaz russe, le MidCat (abréviation de Midi-Catalogne) permettrait à l'Espagne, qui dispose de 30% des capacités européennes de regazéification de gaz naturel liquéfié (GNL), d'exporter du gaz, venu par bateau des Etats-Unis ou du Qatar, vers le reste de l'Europe.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.