JO-2024: Paris-Versailles-Paris, un marathon olympique riche en symboles

Le PDG de World Athletics, Jon Ridgeon, à gauche, et le directeur des Jeux de Paris 2024, Tony Estanguet, assistent mercredi à une conférence de presse à l'hôtel de ville de Paris. (PA)
Le PDG de World Athletics, Jon Ridgeon, à gauche, et le directeur des Jeux de Paris 2024, Tony Estanguet, assistent mercredi à une conférence de presse à l'hôtel de ville de Paris. (PA)
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Publié le Jeudi 06 octobre 2022

JO-2024: Paris-Versailles-Paris, un marathon olympique riche en symboles

  • Après un départ depuis l'Hôtel de Ville de Paris et plusieurs kilomètres le long des quais de Seine, le parcours traversera le département des Hauts-de-Seine jusqu'au château de Versailles
  • Les organisateurs expliquent s'être inspirés de la «marche des femmes» d'octobre 1789, événement de la Révolution française

PARIS: Ouvert aux amateurs et inspiré de la marche des femmes de 1789, le marathon des Jeux olympiques de Paris en 2024 charrie de nombreux symboles, selon les organisateurs qui ont révélé mercredi un parcours exigeant qui passera devant le château de Versailles.

"Le marathon occupe une place à part, qui nous relie aux Jeux antiques, on a voulu en faire un temps fort des Jeux olympiques", a indiqué l'ex-pongiste Jean-Philippe Gatien, directeur des sports du Comité d'organisation des JO de Paris 2024 (Cojo).

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Le tracé, qui fait la part belle à l'ouest francilien, est complètement différent du marathon de Paris disputé chaque année.

Après un départ depuis l'Hôtel de Ville de Paris et plusieurs kilomètres le long des quais de Seine, le parcours traversera le département des Hauts-de-Seine (Boulogne-Billancourt, Sèvres, Ville-d'Avray) jusqu'au château de Versailles (Yvelines). Les coureurs repasseront ensuite par les Hauts-de-Seine (Viroflay, Chaville, Meudon, Issy-les-Moulineaux) pour retrouver la Seine et Paris jusqu'à l'arrivée esplanade des Invalides.

Les organisateurs expliquent s'être inspirés de la "marche des femmes" d'octobre 1789, événement de la Révolution française, lorsque plusieurs milliers de parisiennes avaient marché sur Versailles et le roi Louis XVI depuis l'Hôtel de Ville, dans un contexte de famine. Sous pression, le monarque avait fini par ratifier la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen.

«Casser les jambes»

"Nous avons voulu connecter ce marqueur des Jeux à un défi majeur de l'époque, l'égalité entre les femmes et les hommes", a indiqué lors d'une conférence de presse à Paris le président du comité d'organisation Tony Estanguet.

"La place des femmes sera un élément central des Jeux et du marathon", a salué la maire de Paris Anne Hidalgo.

Le marathon olympique féminin sera ainsi mis à l'honneur à la toute fin du programme de l'athlétisme, à quelques heures de la cérémonie de clôture des Jeux, à la place habituelle de la course hommes. Un autre symbole alors que les femmes n'ont eu accès au marathon des JO qu'à partir de 1984 à Los Angeles, après un combat de quelques pionnières pour l'accès aux courses de longue distance.

Du point de vue sportif, le parcours, exigeant, va "casser les codes mais surtout casser les jambes", a lancé avec humour le spécialiste de l'équipe de France Yohan Durand.

Avec un dénivelé positif de 438 m, plus important que la plupart des grands marathons actuels, il devrait être impossible pour le Kényan Eliud Kipchoge, qui visera à Paris un 3e titre olympique consécutif, d'améliorer le record du monde qu'il a porté à 2h 01 min 09 sec il y a dix jours à Berlin.

Plusieurs côtes mèneront la vie dure aux coureurs, en plus de descentes avec quelques passages raides et techniques. Le tracé emprunte par exemple dans le sens descendant la Côte des Gardes à Meudon, redoutée des habitués de la course populaire Paris-Versailles.

Cet itinéraire inédit intéressera les champions mais aussi les amateurs, qui auront droit pendant les Jeux au "marathon pour tous". Comme annoncé depuis plusieurs mois, une course de 42,195 km et une autre de 10 km seront proposées par le Cojo: environ 3 000 dossards ont déjà été attribués sur plus de 40 000 (20 024 participants par course).

"On s'était engagé à ce que ce soit le même jour (que le marathon olympique), donc le 10 ou le 11 août 2024", a rappelé M. Estanguet à propos de l'épreuve "pour tous", qui n'établira pas de classement.

Déjà cerné par les problématiques de sécurité, le comité d'organisation n'envisage pas d'autre épreuve populaire de masse pendant les JO malgré "beaucoup de demandes", mais réfléchit à une épreuve cycliste pendant les Jeux Paralympiques.


Le Parlement interdit les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, première en Europe

Vue générale des débats consacrés au projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026 à l'Assemblée nationale, à Paris, le 5 décembre 2025. (AFP)
Vue générale des débats consacrés au projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026 à l'Assemblée nationale, à Paris, le 5 décembre 2025. (AFP)
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  • La France adopte une loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, avec une entrée en vigueur dès le 1er septembre pour les nouveaux comptes et au 1er janvier 2027 pour les comptes existants
  • La loi impose une vérification de l'âge par les plateformes, mais suscite des critiques sur sa faisabilité, la protection de la vie privée et la liberté d'expression

PARIS: Le Parlement a définitivement adopté mardi une proposition de loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, une première en Europe, qui doit entrer en vigueur dès septembre pour protéger la santé des enfants et adolescents.

Après le Sénat dans l'après-midi, les députés ont adopté par 279 voix contre 81 cette réforme, promesse d'Emmanuel Macron et mesure phare de la fin de son mandat, très regardée par d'autres pays européens envisageant des législations similaires.

Le président de la République a immédiatement salué une "avancée majeure", se félicitant que la France "ouvre la voie".

L'entrée en vigueur de l'interdiction se fera en réalité en deux temps : dès le 1er septembre pour les nouveaux comptes. Pour les comptes existants, elle s'appliquera après "un délai de quatre mois", soit le 1er janvier 2027.

"Nous allons, nous Français, tous devoir prouver notre âge pendant quatre mois. Si on a moins de quinze ans le compte va être fermé", a expliqué la ministre déléguée au Numérique, Anne Le Hénanff.

Alors que des parlementaires doutent de la possibilité de mettre en œuvre si rapidement l'interdiction, elle a martelé que celle-ci pourrait être "opérationnelle" dans les temps.

Le texte prévoit aussi l'interdiction du téléphone portable au lycée, comme c'est déjà le cas dans les écoles et les collèges. Des exceptions pourront être prévues par le règlement intérieur de l'établissement.

- Vérification d'âge -

Les alertes se sont multipliées récemment sur les effets néfastes des réseaux sociaux sur les enfants et adolescents, qui captent leur attention: anxiété, dépression, troubles du sommeil, harcèlement en ligne...

Concrètement, le texte ne prévoit aucune sanction pour les enfants ou parents. Il reviendra aux plateformes de mettre en place un dispositif de vérification d'âge, voire plusieurs simultanément pour laisser le choix aux utilisateurs.

Mais la manière dont sera mise en œuvre l'interdiction suscite de vives critiques.

"Comment croire sérieusement qu'en quelques semaines (...) un dispositif aussi complexe pourra être opérationnel? Qui procédera concrètement aux vérifications d'âge?", a lancé la sénatrice écologiste Mathilde Ollivier, dénonçant un texte d'"affichage".

Ces outils "existent", a martelé Anne Le Hénanff, citant par exemple France Identité, ou la filiale de La Poste Docaposte.

A Bruxelles, la Commission a également présenté en avril une application européenne de vérification d'âge. Des solutions privées sont aussi développées.

"C'est une immense part d'internet que vous allez soumettre à un contrôle d'identité", sans que l'on sache si l'application de vérification sera "publique ou privée", "française, européenne, américaine", a dénoncé à l'Assemblée le député insoumis Louis Boyard, dont le groupe a voté contre le texte.

Comme les insoumis, les socialistes saisiront le Conseil constitutionnel, a promis le député Arthur Delaporte, exprimant des craintes à la fois pour le "respect de la vie privée" et la liberté "d'information et d'expression" des mineurs.

Les sénateurs, qui avaient initialement privilégié un système de "liste noire" ciblant certains réseaux sociaux -- finalement abandonné face aux craintes de non-conformité avec le droit européen -- redoutent également une censure des Sages, a rappelé la rapporteure à la chambre haute, la centriste Catherine Morin-Desailly.

La proposition de loi prévoit quelques exceptions à l'interdiction, pour les "encyclopédies en ligne" ou encore les "projets numériques à vocation éducative".

Concernant YouTube et WhatsApp, très utilisés, la rapporteure Renaissance du texte à l'Assemblée, Laure Miller, précise que ces plateformes devront mettre en place une vérification d'âge pour la partie assimilée à un réseau social (chaînes de partage, commentaires...). Le visionnage simple de vidéos, ou la messagerie interpersonnelle, ne seraient pas concernées par l'interdiction selon elle.

- Législation européenne attendue -

D'autres avertissements ont été émis par les députés : sur les possibles contournements de l'interdiction ou les reports vers des plateformes encore moins régulées. Certains ont appelé à éduquer plutôt qu'à interdire.

Tout au long de l'examen au Parlement, les débats ont porté sur la formulation précise à adopter, finalement large et générale, pour que le texte soit conforme au droit européen.

Des parlementaires ont aussi regretté que le texte ne s'attaque pas directement aux algorithmes et logiques économiques des plateformes.

"Je partage la frustration", a déclaré la députée Miller, rappelant qu'il s'agissait de prérogatives européennes.

La Commission européenne a annoncé la semaine dernière son intention d'instaurer un accès "progressif et gradué" des mineurs aux réseaux sociaux. Un comité d'experts a recommandé une interdiction aux moins de 13 ans, mais les pays de l'UE seraient libres d'instaurer une interdiction plus tardive.

Pour Laure Miller, la loi française sera ainsi "en concordance" avec une future législation européenne.


La France convoque le chargé d’affaires iranien après une « action d’intimidation » contre son personnel diplomatique

La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet. (AFP)
La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet. (AFP)
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  • Le diplomate iranien a été reçu par le secrétaire général du ministère, qui lui a fait part de « la condamnation la plus ferme » de Paris à l’égard de cette agression, décrite comme « préméditée et délibérée»
  • La diplomatie française estime que cet incident constitue « une violation flagrante du droit international et des conventions de Vienne »

PARIS: La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet.

Selon un communiqué du Quai d’Orsay, cette convocation est intervenue à la demande du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Le diplomate iranien a été reçu par le secrétaire général du ministère, qui lui a fait part de « la condamnation la plus ferme » de Paris à l’égard de cette agression, décrite comme « préméditée et délibérée».

La diplomatie française estime que cet incident constitue « une violation flagrante du droit international et des conventions de Vienne », qui garantissent la protection du personnel diplomatique et encadrent les relations entre les États.

Le Quai d’Orsay a également averti que cet « incident gravissime et inadmissible » ne resterait « pas sans conséquence », rappelant que le ministre Jean-Noël Barrot avait déjà évoqué cette affaire avec son homologue iranien la veille.

La France demande aux autorités iraniennes d’établir les circonstances de cet incident, d’en identifier et sanctionner les responsables, et de garantir la sécurité de ses représentations diplomatiques ainsi que de son personnel, conformément aux obligations internationales de l’Iran.


Refus d'obtempérer à Marseille: un policier blessé, quatre interpellations

Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
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  • Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez
  • Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé

MARSEILLE: Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières.

Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. "Projeté sur une vingtaine de mètres", il est "sérieusement blessé" mais "ses jours ne sont plus en danger", a ajouté le ministre, qui dénonce "un acte criminel très grave".

Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé.

Selon deux sources policières, le véhicule était volé, et le conducteur n'avait pas de permis de conduire.

Selon un rapport du service statistique du ministère de l'Intérieur (SSMSI), les refus de contrôle routier ont nettement augmenté en 2025, une hausse de 9% par rapport à l'année précédente alimentée notamment par les refus d'obtempérer qui constituent la majeure partie des délits (28.100 refus d'obtempérer pour 2025).