Ukraine: un mort et 7 blessés dans des frappes sur Zaporijjia

Selon le gouverneur, sept frappes des forces russes ont visé de "très hauts immeubles". Il a ensuite évoqué en milieu de matinée une "nouvelle attaque", mais sans donner plus de précision. (AFP).
Selon le gouverneur, sept frappes des forces russes ont visé de "très hauts immeubles". Il a ensuite évoqué en milieu de matinée une "nouvelle attaque", mais sans donner plus de précision. (AFP).
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Publié le Jeudi 06 octobre 2022

Ukraine: un mort et 7 blessés dans des frappes sur Zaporijjia

  • Zaporijjia, contrôlée par les Ukrainiens, est située dans la région du même nom, dont Moscou a revendiqué l'annexion, bien qu'elle n'en ait pas le contrôle total
  • Dans la ville, les frappes de jeudi ont éventré un pan entier d'un grand immeuble d'habitation, et des secouristes fouillaient les décombres à la main

ZAPORIJJIA: Au moins une personne a été tuée et sept autres blessées à la suite de bombardements sur la ville de Zaporijjia, dans le sud-est de l'Ukraine, ont déclaré les autorités locales, en accusant la Russie.

Zaporijjia, contrôlée par les Ukrainiens, est située dans la région du même nom, dont Moscou a revendiqué l'annexion, bien qu'elle n'en ait pas le contrôle total.

Elle se trouve à une soixantaine de kilomètres au nord-est de la centrale nucléaire de Zaporijjia, que les Russes occupent militairement depuis début mars, et que Moscou et Kiev s'accusent mutuellement de bombarder depuis des mois.

Dans la ville, les frappes de jeudi ont éventré un pan entier d'un grand immeuble d'habitation, et des secouristes fouillaient les décombres à la main, à la recherche d'éventuelles victimes, ont constaté des journalistes de l'AFP.

De la fumée blanche s'échappait encore d'un imposant tas de gravats arrosé par les lances d'eau des pompiers.

"Une femme est morte" et une autre "a été sauvée" par les médecins, a précisé le gouverneur régional ukrainien, Oleksandre Staroukh, sur les réseaux sociaux. Il avait auparavant fait état de deux personnes tuées, dans un premier bilan.

Sept personnes ont été blessées, dont un enfant de 3 ans, a-t-il ajouté, indiquant que le bilan pouvait encore évoluer.

Selon le gouverneur, sept frappes des forces russes ont visé de "très hauts immeubles". Il a ensuite évoqué en milieu de matinée une "nouvelle attaque", mais sans donner plus de précision.

La semaine dernière, au moins 30 personnes avaient été tuées lors d'une frappe sur une colonne de voitures de civils près de la ville de Zaporijjia, non loin d'un point de passage entre la partie de la région contrôlée par les Ukrainiens et celle occupée par l'armée russe.

Russes et Ukrainiens se sont accusés mutuellement de ce bombardement.

Le président russe Vladimir Poutine a finalisé mercredi l'annexion de quatre territoires ukrainiens (Donetsk, Lougansk, Kherson et Zaporijjia) mais le Kremlin n'a pas encore confirmé quelles zones géographiques de ces régions seront annexées.

Il a signé dans la journée un décret pour que la Russie s'approprie formellement la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia, alors que le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a annoncé son départ pour Kiev pour discuter du besoin "plus urgent que jamais", de l'établissement "d'une zone de protection" autour de cette centrale.

La présidence ukrainienne a par ailleurs déclaré jeudi qu'au cours des dernières 24 heures, 14 personnes avaient été tuées dans des attaques dans la région de Donetsk (est).


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.