Le PDG d’Adnoc lance un avertissement sur la sécurité énergétique: «Freinons les émissions, pas le progrès»

Le directeur général et PDG du groupe Abu Dhabi National Oil Company (Adnoc), Sultan Ahmed al-Jaber. (Photo, AFP)
Le directeur général et PDG du groupe Abu Dhabi National Oil Company (Adnoc), Sultan Ahmed al-Jaber. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 06 octobre 2022

Le PDG d’Adnoc lance un avertissement sur la sécurité énergétique: «Freinons les émissions, pas le progrès»

Le directeur général et PDG du groupe Abu Dhabi National Oil Company (Adnoc), Sultan Ahmed al-Jaber. (Photo, AFP)
  • Sultan Ahmed al-Jaber a affirmé que l’abandon de la production de pétrole et de gaz pourrait nuire à la sécurité énergétique
  • «Restons concentrés sur le captage du carbone, et non sur l’annulation de la production», a-t-il assuré lors du Forum de l’intelligence énergétique à Londres

RIYAD: Le PDG de l’une des plus grandes entreprises pétrolières de la région a estimé que les personnes occupant le même niveau de poste que lui devaient veiller à la sécurité énergétique et s’est insurgé contre les propositions de réduction de la production de pétrole et de gaz.

Lors du Forum de l’intelligence énergétique, organisé à Londres, le directeur général et PDG du groupe Abu Dhabi National Oil Company (Adnoc), Sultan Ahmed al-Jaber, a insisté sur le fait que des entreprises comme la sienne «doivent être présentes» lorsque des plans de transition énergétique sont élaborés.

M. Al-Jaber, qui est également ministre de l’Industrie et des Technologies avancées des Émirats arabes unis (EAU), a prévenu qu’il n’était pas judicieux de mettre fin aux systèmes énergétiques actuels avant d’en élaborer de nouveaux, car l’abandon de la production de pétrole et de gaz pourrait nuire à la sécurité énergétique.

«Nous avons vu que tout progrès commence et se termine par la sécurité énergétique. En tant que leaders mondiaux du secteur de l’énergie, notre responsabilité dans le maintien de cette sécurité énergétique n’a jamais été aussi évidente», a souligné M. Al-Jaber. «Nous devons tous nous engager à atténuer l’impact des approvisionnements énergétiques mondiaux, mais restons concentrés sur le captage du carbone, et non sur l’annulation de la production. Freinons les émissions, pas le progrès», a-t-il ajouté.

Pour le PDG d’Adnoc, la transition énergétique est le projet le plus complexe et le plus capitalistique de l’histoire de l’humanité et un partenariat avec le secteur de l’énergie est nécessaire pour assurer la réussite de cette transformation. «Afin que la transition énergétique soit couronnée de succès, les professionnels de l’énergie doivent être présents en tant que partenaires égaux aux côtés de toutes les autres parties prenantes», a-t-il déclaré.

Il a par ailleurs noté qu’il était nécessaire de réaliser des investissements substantiels dans les hydrocarbures, la source d’énergie sur laquelle le monde comptera à l’avenir. M. Al-Jaber a révélé que les EAU étaient disposés à collaborer avec des partenaires pour atténuer l'impact des hydrocarbures sur le climat et s’appuyer sur leur expertise pour devenir un leader fiable dans le domaine de l’énergie, avec zéro émission de carbone.

Il a indiqué qu’Adnoc utilisait des technologies de pointe, ainsi que des énergies renouvelables  – le solaire et le nucléaire – pour réduire l’intensité carbonique de son pétrole et de son gaz de 25% supplémentaires d’ici à la fin de la décennie.

Le PDG  a également assuré qu’Adnoc allait développer l’utilisation du piégeage du carbone.

S’exprimant lors du même événement le 4 octobre, le PDG de Saudi Aramco, Amin Nasser, a expliqué que la demande mondiale de pétrole devrait augmenter jusqu’en 2030 et au-delà, la stratégie mondiale pour la transition énergétique étant défectueuse. Dans son discours, M. Nasser a précisé que les solutions de remplacement du pétrole et du gaz n’étaient pas encore prêtes et a ajouté que des mesures devraient être prises pour décarboniser le pétrole et le gaz et développer la technologie de piégeage du carbone.  

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.