HRW: Les autorités iraniennes usent de la violence et tirent sur les manifestants

Une vidéo filmée par un utilisateur de Twitter et publiée le 6 octobre 2022 montre un monument en flammes sur la place Imam Khomeini, dans la ville iranienne de Nourabad. (CGU, AFP)
Une vidéo filmée par un utilisateur de Twitter et publiée le 6 octobre 2022 montre un monument en flammes sur la place Imam Khomeini, dans la ville iranienne de Nourabad. (CGU, AFP)
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Publié le Jeudi 06 octobre 2022

HRW: Les autorités iraniennes usent de la violence et tirent sur les manifestants

Une vidéo filmée par un utilisateur de Twitter et publiée le 6 octobre 2022 montre un monument en flammes sur la place Imam Khomeini, dans la ville iranienne de Nourabad. (CGU, AFP)
  • Au moins quatre vidéos visionnées par le HRW montrent les forces de sécurité utilisant des fusils de chasse contre des foules de manifestants
  • Le HRW exige une pression internationale pour mettre fin à la violence exercée par le régime

LONDRES: De nouvelles preuves suggèrent que les forces de sécurité iraniennes continuent d’avoir recours à une force meurtrière contre des manifestants pacifiques à travers le pays, a averti l’Observatoire des droits de l’homme (HRW).

Grâce à des vidéos filmées par des manifestants et des reporters, ainsi qu’à des entretiens avec des témoins et des responsables de la sécurité, le HRW a découvert des preuves de l’utilisation d’une force excessive et meurtrière dans plus d’une douzaine de villes en Iran.

Des armes, dont des fusils de chasse et d’autres d’assaut, ont été déployées contre les manifestants lors de la réponse sécuritaire aux manifestations qui ont débuté le mois dernier à la suite de la mort de Mahsa Amini, 22 ans, tuée après avoir été arrêtée par la police des mœurs pour avoir porté le voile «de façon indécente», au lendemain du renforcement par le président Ebrahim Raïssi des lois relatives au hijab.

Selon Tara Sepehri Far, chercheuse sur l’Iran au HRW, «la réponse brutale des autorités iraniennes aux manifestations dans de nombreuses villes témoigne d’une action concertée du gouvernement pour écraser la dissidence avec un mépris cruel de la vie. Les tirs des forces de sécurité sur les manifestants ne font qu’alimenter la colère contre un gouvernement corrompu et autocratique.»

«Les Iraniens protestent parce qu’ils ne considèrent pas la mort de Mahsa Amini et la répression des autorités comme un événement isolé, mais plutôt comme le dernier exemple de la répression systématique du gouvernement contre son propre peuple.» 

«Nous nous étions rassemblés pour scander des slogans lorsque les forces de sécurité se sont approchées de nous, sur leurs motos», raconte au HRW une femme de 35 ans, originaire de la ville de Sanandaj.

«Nous avons couru en direction d’une ruelle, et les forces de sécurité nous suivaient. Elles se sont mises à lancer des gaz lacrymogènes et à tirer des balles. Un homme derrière nous a été touché à la jambe et est tombé. Les gens l’ont emmené dans une autre ruelle, puis à l’intérieur d’une maison. Il saignait sans cesse et sa blessure était très profonde.»

Au moins quatre vidéos visionnées par le HRW montrent les forces de sécurité utilisant des fusils de chasse contre des foules de manifestants.

«Les forces de sécurité se sont ruées sur un garçon de 13 ans qui se tenait au milieu de la foule», raconte un autre témoin.

«Il était si fragile et si petit qu’il n’a même pas résisté. Il était sur l’herbe, se protégeant la tête pendant qu’ils le battaient. J’ai crié «Laissez-le tranquille !» et j’ai marché dans leur direction. Elles ont ensuite tiré en l’air alors qu’elles traînaient le garçon dans la rue, et les gens se sont enfuis.»

«Pendant que je courais, je n’arrêtais pas de crier «C’est mon frère !», pensant que cela finirait par susciter leur pitié. J’ai vu un officier se retourner, s’asseoir, et pointer son arme sur moi. J’ai vu le feu de son arme. J’ai eu peur et je me suis enfui. En courant, j’éprouvais comme une sensation de brûlure. Quand je suis arrivé chez moi, je me suis rendu compte que j’avais été touché à la poitrine.»

Le HRW a dressé une liste de 47 personnes décédées lors des violences en raison du recours à la force meurtrière. Beaucoup d’entre elles ont été abattues.

Cependant, l’Observatoire a précisé que le nombre réel de morts était probablement beaucoup plus élevé que celui communiqué par les médias d’État iraniens. Fin septembre, la télévision d’État a indiqué que le nombre de morts s’élevait à environ 60.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.