Avalanche dans l'Himalaya: bilan alourdi à 26 morts, les recherches suspendues

Le personnel de la police frontalière indo-tibétaine (ITBP) se tient en position pendant les préparatifs d'une opération de sauvetage d'alpinistes disparus, victimes d'une avalanche, à l'héliport de l'ITBP à Matli, le 5 octobre 2022. (Photo de la police frontalière indo-tibétaine (ITBP) / AFP)
Le personnel de la police frontalière indo-tibétaine (ITBP) se tient en position pendant les préparatifs d'une opération de sauvetage d'alpinistes disparus, victimes d'une avalanche, à l'héliport de l'ITBP à Matli, le 5 octobre 2022. (Photo de la police frontalière indo-tibétaine (ITBP) / AFP)
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Publié le Vendredi 07 octobre 2022

Avalanche dans l'Himalaya: bilan alourdi à 26 morts, les recherches suspendues

  • «Nous avons retrouvé 26 corps pour l'heure, ceux de 24 apprentis et de deux instructeurs», a annoncé le Nehru Institute of Mountaineering
  • La semaine dernière, le corps de la célèbre alpiniste et skieuse américaine Hilaree Nelson a été retrouvé sur les flancs du Manaslu, une montagne népalaise

NEW DELHI : Trois jours après une avalanche ayant balayé un groupe d'apprentis alpinistes, les chances de retrouver vivants les trois derniers disparus se sont amenuisées vendredi, avec un bilan alourdi à 26 morts et une suspension des recherches pour cause de mauvais temps.

«Nous avons retrouvé 26 corps pour l'heure, ceux de 24 apprentis et de deux instructeurs», a annoncé le Nehru Institute of Mountaineering, institut local d'alpinisme dont faisait partie le groupe emporté par l'avalanche. Les recherches devaient reprendre samedi, en fonction de la météo.

Sunil Lalwani, un des 32 rescapés, a loué le sang-froid des instructeurs du groupe qui, selon lui, ont sauvé de nombreuses vies.

«Nous étions à 50 ou 100 mètres du sommet avec nos instructeurs devant nous, quand soudain une avalanche nous a frappés et a emporté tout le monde», a raconté M. Lalwani au quotidien Hindustan Times.

«Cela s'est passé en quelques secondes et nous avons été jetés dans une crevasse. Nous avons réussi, tant bien que mal, à respirer (...) C'est grâce à eux (les instructeurs) que nous sommes en vie aujourd'hui.»

Ils ont été victimes mardi d'une avalanche près du sommet du mont Draupadi ka Danda-II, à une altitude de 4.880 mètres dans l'Etat d'Uttarakhand, dans le nord de l'Inde.

La police, les autorités dédiées aux catastrophes et l'armée de l'air indienne ont été mobilisées pour participer aux recherches et ont déjà secouru 32 personnes.

Un poste d'atterrissage avancé pour hélicoptères a été installé près du site de l'avalanche, à près de 4.900 m d'altitude, où un atterrissage d'essai a été effectué avec succès jeudi matin, a déclaré la police frontalière indo-tibétaine.

Parmi les 32 alpinistes rescapés secourus, Naib Subedar Anil Kumar a raconté qu'avec certains de ses compagnons d'escalade, ils avaient été entraînés dans une crevasse quand l'avalanche a heurté leur cordée.

«Une fois que la neige a commencé à se tasser, j'ai défait les cordes pour secourir mes coéquipiers», a-t-il raconté au quotidien Indian Express vendredi. «Nous ne pouvions toutefois pas faire grand-chose», a-t-il ajouté.

L'alpiniste chevronnée Savita Kanswal, membre de l'équipe d'instructeurs, figurait parmi les morts. Plus tôt cette année, elle était parvenue au sommet de l'Everest et du mont Makulu voisin en 16 jours seulement, un record féminin.

En août, le corps d'un alpiniste avait été retrouvé deux mois après sa chute dans une crevasse tandis qu'il traversait un glacier dans l'Himachal Pradesh, autre Etat du Nord indien.

Et la semaine dernière, le corps de la célèbre alpiniste et skieuse américaine Hilaree Nelson a été retrouvé sur les flancs du Manaslu, une montagne népalaise. Sa disparition avait été signalée alors qu'elle descendait en ski le huitième plus haut pic de la planète.

Le jour de l'accident, une avalanche avait enseveli les camps 3 et 4 installés sur la montagne haute de 8.163 mètres, tuant l'alpiniste népalais Anup Rai et blessant une dizaine de personnes.

Les études manquent pour quantifier l'impact du changement climatique sur l'Himalaya, mais les alpinistes ont observé un élargissement des crevasses, de l'eau dans des zones auparavant enneigées et la multiplication des lacs glaciaires.


Des frappes en Iran sont toujours une option pour Trump, selon la Maison Blanche

Donald Trump envisage des frappes aériennes en Iran pour mettre fin à la répression des manifestations qui secouent la République islamique depuis le 28 décembre, a affirmé lundi la Maison Blanche, ajoutant toutefois qu'une voie diplomatique restait ouverte. (AFP)
Donald Trump envisage des frappes aériennes en Iran pour mettre fin à la répression des manifestations qui secouent la République islamique depuis le 28 décembre, a affirmé lundi la Maison Blanche, ajoutant toutefois qu'une voie diplomatique restait ouverte. (AFP)
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  • La répression des manifestations en Iran a fait plus de 600 morts depuis le début de la contestation selon une ONG
  • "Une chose dans laquelle le président Trump excelle est de garder toutes les options sur la table. Et les frappes aériennes sont l'une des très nombreuses options qui s'offrent au commandant en chef"

WASHNIGTON: Donald Trump envisage des frappes aériennes en Iran pour mettre fin à la répression des manifestations qui secouent la République islamique depuis le 28 décembre, a affirmé lundi la Maison Blanche, ajoutant toutefois qu'une voie diplomatique restait ouverte.

La répression des manifestations en Iran a fait plus de 600 morts depuis le début de la contestation selon une ONG, la République islamique faisant face à l'un de ses plus importants mouvements de contestation depuis sa proclamation en 1979.

"Une chose dans laquelle le président Trump excelle est de garder toutes les options sur la table. Et les frappes aériennes sont l'une des très nombreuses options qui s'offrent au commandant en chef", a affirmé à la presse la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt.

Toutefois, elle a assuré que "la diplomatie (était) toujours la première option pour le président".

Selon elle, une voie diplomatique reste ouverte avec l'Iran, le pouvoir adoptant un "ton très différent" lors de discussions privées avec l'émissaire américain, Steve Witkoff.

"Ce que vous entendez de la part du régime iranien est très différent des messages que l'administration (américaine) reçoit en privé, et je pense que le président veut examiner ces messages", a-t-elle ajouté.

Donald Trump "ne souhaite pas voir des gens se faire tuer dans les rues de Téhéran, et malheureusement, c'est ce à quoi nous assistons actuellement", a également assuré Karoline Leavitt.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a lui déclaré lundi qu'un canal de communication était "ouvert" entre l'Iran et Steve Witkoff, malgré l'absence de relations diplomatiques entre les deux pays ennemis.

Le pouvoir cherche à présent à reprendre la main en faisant descendre dans les rues des milliers de ses partisans, après avoir imposé une coupure totale d'internet depuis le 8 janvier.

Le président américain avait annoncé dimanche qu'une réunion avec des responsables iraniens était "en cours de préparation", sans toutefois écarter l'option militaire. "Nous pourrions devoir agir avant une rencontre", avait-il avancé, en ajoutant que l'armée américaine étudiait des "options très fortes".

 


Partez maintenant! le message des États-Unis à leurs ressortissants en Iran

Cette image, prise le 6 janvier 2026 à partir d'images UGC publiées le même jour sur les réseaux sociaux, montre les forces de sécurité iraniennes utilisant des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants au bazar de Téhéran. (Fichier/AFP)
Cette image, prise le 6 janvier 2026 à partir d'images UGC publiées le même jour sur les réseaux sociaux, montre les forces de sécurité iraniennes utilisant des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants au bazar de Téhéran. (Fichier/AFP)
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  • L'Iran ne reconnaissant pas la double nationalité et traitant les citoyens américains et iraniens ayant une double nationalité uniquement comme des ressortissants iraniens, le fait de montrer des liens avec les États-Unis pourrait conduire à la détention
  • Il a été conseillé aux citoyens américains de quitter le pays par voie terrestre, notamment via l'Arménie ou la Turquie, s'ils peuvent le faire en toute sécurité

DUBAI: L'aide à l'alerte qui montre des liens avec les États-Unis peut conduire à la détention.
Les États-Unis ont demandé à leurs ressortissants en Iran de quitter le pays immédiatement, dans un contexte d'escalade des troubles.

"Quittez l'Iran maintenant", a déclaré l'ambassade virtuelle de Téhéran, gérée par le département d'État, dans une alerte de sécurité diffusée lundi, invitant les Américains à planifier leur départ sans l'aide du gouvernement américain.

L'alerte fait état d'une escalade des manifestations, d'un risque de violence, d'arrestations, de perturbations de l'Internet et d'un renforcement des mesures de sécurité.

L'Iran ne reconnaissant pas la double nationalité et traitant les citoyens américains et iraniens ayant une double nationalité uniquement comme des ressortissants iraniens, le fait de montrer des liens avec les États-Unis pourrait conduire à la détention.

Il a été conseillé aux citoyens américains de quitter le pays par voie terrestre, notamment via l'Arménie ou la Turquie, s'ils peuvent le faire en toute sécurité. Ceux qui ne sont pas en mesure de partir ont été invités à rester dans des lieux sûrs, à éviter les manifestations, à faire profil bas et à s'assurer un accès à la nourriture, à l'eau et aux médicaments.

Les États-Unis n'ont pas de relations diplomatiques ou consulaires avec l'Iran. L'ambassade de Suisse à Téhéran joue le rôle de puissance protectrice des États-Unis en cas d'urgence.


Léon XIV a reçu l'opposante vénézuélienne Maria Corina Machado

Le pape Léon XIV a reçu lundi en audience privée la cheffe de l'opposition vénézuélienne et prix Nobel de la paix 2025, Maria Corina Machado, indique un bref communiqué du Vatican. (AFP)
Le pape Léon XIV a reçu lundi en audience privée la cheffe de l'opposition vénézuélienne et prix Nobel de la paix 2025, Maria Corina Machado, indique un bref communiqué du Vatican. (AFP)
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  • Le Saint-Siège a maintenu un délicat équilibre diplomatique avec le Venezuela ces deniers mois, soutenant la protection des droits humains tout en privilégiant une approche prudente et discrète
  • En décembre, les autorités vénézuéliennes avaient confisqué le passeport du cardinal Baltazar Porras Cardozo, archevêque émérite de Caracas, illustrant la pression croissante sur l'Eglise dans le pays d'Amérique latine

CITE DU VATICAN: Le pape Léon XIV a reçu lundi en audience privée la cheffe de l'opposition vénézuélienne et prix Nobel de la paix 2025, Maria Corina Machado, indique un bref communiqué du Vatican.

Cette audience - qui n'avait pas été annoncée - intervient peu avant le déplacement de l'opposante vénézuélienne à Washington cette semaine, où elle doit rencontrer le président américain Donald Trump.

Ce dernier avait estimé après la capture de Nicolas Maduro par les Américains que Maria Corina Machado, qui avait quitté clandestinement le Venezuela en décembre, n'était pas qualifiée pour prendre les commandes du pays.

Sollicité par l'AFP, le Vatican n'a fourni aucun détail sur la rencontre, le nom de l'opposante vénézuélienne se trouvant simplement sur la liste des personnes reçues par le pape dans la matinée.

Le Saint-Siège a maintenu un délicat équilibre diplomatique avec le Venezuela ces deniers mois, soutenant la protection des droits humains tout en privilégiant une approche prudente et discrète.

En décembre, les autorités vénézuéliennes avaient confisqué le passeport du cardinal Baltazar Porras Cardozo, archevêque émérite de Caracas, illustrant la pression croissante sur l'Eglise dans le pays d'Amérique latine.

Cette rencontre intervient moins d'une semaine après un entretien téléphonique entre le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio et le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'État du Saint-Siège, lors duquel ils ont évoqué la situation au Venezuela selon la Maison Blanche.

Vendredi, lors d'un discours devant le corps diplomatique, le pape américain avait de nouveau appelé "à respecter la volonté du peuple vénézuélien et à s'engager en faveur de la protection des droits humains et civils de chacun".

Il a également fait part de sa "vive inquiétude" quant à "l'aggravation des tensions dans la mer des Caraïbes et le long des côtes américaines du Pacifique".