Un trio recourt à l'art pour promouvoir le bien-être au festival d'AlUla

Ce n'est pas exactement de la poésie. Ce serait plutôt comme une méditation guidée, comme un discours. On ne sait pas ce que c'est, alors on appelle ça de la poésie parlée, dit Raghad Fatahadeen. (Photos AN par Abdulrahman Binshalhoub)
Ce n'est pas exactement de la poésie. Ce serait plutôt comme une méditation guidée, comme un discours. On ne sait pas ce que c'est, alors on appelle ça de la poésie parlée, dit Raghad Fatahadeen. (Photos AN par Abdulrahman Binshalhoub)
Short Url
Publié le Samedi 08 octobre 2022

Un trio recourt à l'art pour promouvoir le bien-être au festival d'AlUla

  • Fatahadeen, poète passionnée, s'est produite lors de nombreuses retraites de bien-être
  • Le public se balançait au rythme des paroles pendant la représentation ; certains ont même versé des larmes tant les émotions les ont touchés

ALULA : Un trio donne une voix à son art pour mettre la musique, la danse et la poésie à l'honneur lors du festival du bien-être d'AlUla.

Assise sur une plate-forme surélevée, Raghad Fatahadeen récite de la poésie d'une voix apaisante, tandis que Mustafa Fahmi joue de la musique en arrière-plan. À l'avant de la scène, le danseur Bilal Allaf exécute une danse élaborée, exprimant les émotions que la poète tente de transmettre.

Fatahadeen, 27 ans, commente son œuvre : « Ce n'est pas exactement de la poésie. Ce serait plutôt comme une méditation guidée, comme un discours. On ne sait pas ce que c'est, alors on appelle ça de la poésie parlée ».

(fournie)
(fournie)

Allaf a fait la connaissance de Fatahadeen lorsqu'il l'a vue lire sa poésie lors d'une soirée à micro ouvert. Il raconte : « Je ne savais pas ce que Raghad écrivait, ce n'était pas forcément de la poésie mais plutôt de la nature. Je l'ai donc abordée et lui ai demandé s'il y avait un morceau qu'elle aimerait lire pendant que j'improvise. Naturellement, elle s'est d'abord opposée à l'idée. Il a fallu la convaincre, et puis finalement nous nous sommes produits sur scène pour la première fois ».

Ils ont tous deux déclaré que le public était resté complètement silencieux lors de leur première performance. Ils ont d'abord pensé que l’assemblée désapprouvait, mais les applaudissements qui ont suivi ont été suffisamment forts pour les rassurer.

Le duo a ensuite ajouté Mustafa Fahmi au mélange pour offrir une musique de fond à l'expérience multisensorielle.

(fournie)
(fournie)

Allaf a déclaré : « J'avais peut-être six ou sept ans lorsque j'ai commencé à m'intéresser à la danse. J'ai toujours voulu être au cœur d’un endroit et monter un spectacle qui attirerait l'attention des gens ».

Enfant, lorsqu'il a déménagé en Allemagne, il a enfin pu trouver quelque chose dans le monde de l'art qu'il aimait faire.

Il explique qu'il était extrêmement engagé parce qu'il voulait apprendre autant que possible. La danse ne lui venait pas naturellement et il n'avait aucune formation en musique, en danse ou en rythme.

Il y a même eu des moments dans sa vie où il a arrêté de danser, mais il y est toujours revenu. Après près de trois ans de pause, c'est la pandémie de COVID-19 qui l'a encouragé à revenir à son art.

(fournie)
(fournie)

Il s'est replongé dans le monde de la danse, cette fois à son propre rythme, et a commencé à pratiquer régulièrement.

Il raconte : « J'ai essayé de comprendre l’importance de la danse dans ma vie, dans la société, mais aussi de la danse en tant que langage ».

Il a commencé à explorer l'improvisation plutôt que les danses chorégraphiées, et continue de le faire dans ses spectacles actuels.

Il précise : « Avec l'improvisation, j'ai l'impression de pouvoir mieux exprimer mes émotions, je pense que c'est une forme de storytelling à l’état pur. J'ai l'impression que c'est une forme de communication non verbale. En tant qu'interprète, je trouve que c’est une expression très profonde ».

Fatahadeen, poète passionnée, s'est produite lors de nombreuses retraites de bien-être. En parlant de son processus d’écriture, elle dit « avoir reçu » son premier texte.

(fournie)
(fournie)

Elle ajoute : « Je ne me suis pas assise pour l'écrire, ça m'est venu comme ça, et je l'ai écrit aussi vite que possible ». Elle l'a partagé avec son ami Allaf et le duo a alors commencé à construire son art.

Selon elle, le trio a réuni les trois éléments pour offrir quelque chose à tout le monde. Elle a ajouté : « Je pense que réunir toutes ces choses permet de créer une expérience holistique où nous ne nous contentons pas de nous produire mais créons un espace, invitant les gens à atteindre un état où ils se connectent avec nous et reçoivent notre art.

« C'est ainsi que je l'expliquerais, mais les gens perçoivent les choses différemment », déclare Fatahadeen à Arab News.

Leur performance combine trois pièces différentes. La première a été inspirée par l'éducation et les expériences de vie de Fatahadeen, la deuxième par la vie d'Allaf et les luttes qu'il a menées.

(fournie)
(fournie)

La troisième a été décrite comme un résumé de toute une vie, une façon d’exhorter les gens à rester optimistes.

Fatahadeen a déclaré : « Nous arrivons dans cette vie et elle est chaotique. C'est accablant, et nous traversons tout cela. Je voulais simplement exhorter les gens à ne pas s'accrocher à la colère et à la tristesse et à se donner la chance d'apprendre et de grandir ».

Le public se balançait au rythme des paroles pendant la représentation ; certains ont même versé des larmes tant les émotions les ont touchés. Allaf a déclaré qu'avoir ce genre de réaction était très nouveau pour lui, mais que cela venait aussi avec son lot de responsabilité. Il a ajouté : « Je dois prendre en compte les réactions des gens et je dois aussi comprendre ce que l'art et la narration peuvent faire et le pouvoir qu'ils détiennent ».

(fournie)
(fournie)

Fatahadeen avait une vision différente des choses. Elle explique : « Je ne sais pas si c'est l’effet que je fais aux gens ou si c'est l'effet des gens sur eux-mêmes, ce qu'ils se sont offert.

« Je suis simplement une facilitatrice, je ne suis qu’une partie de ce voyage. C'est vraiment magnifique que j'aie pu l’offrir et que quelqu'un l'ait reçu. J'espère qu'ils l'emporteront avec eux et que mes mots les changeront d'une manière ou d'une autre ».


L'ONU exige qu'Israël empêche un «génocide» à Gaza

Les Nations unies ont exigé lundi qu'Israël prenne toutes les mesures possibles pour empêcher des actes de "génocide" à Gaza, dénonçant des signes de "nettoyage ethnique" observés dans ce territoire palestinien ainsi qu'en Cisjordanie. (AFP)
Les Nations unies ont exigé lundi qu'Israël prenne toutes les mesures possibles pour empêcher des actes de "génocide" à Gaza, dénonçant des signes de "nettoyage ethnique" observés dans ce territoire palestinien ainsi qu'en Cisjordanie. (AFP)
Short Url
  • Une commission mandatée par l’ONU et plusieurs ONG parmi lesquelles Amnesty International et Human Rights Watch ont accusé Israël d'avoir perpétré un génocide à Gaza
  • Israël rejette ces allégations comme "mensongères" et "antisémites"

GENEVE: Les Nations unies ont exigé lundi qu'Israël prenne toutes les mesures possibles pour empêcher des actes de "génocide" à Gaza, dénonçant des signes de "nettoyage ethnique" observés dans ce territoire palestinien ainsi qu'en Cisjordanie.

Dans un nouveau rapport, le Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l'homme a déclaré que les actions menées par Israël à Gaza depuis le début de la guerre le 7 octobre 2023 constituaient des "violations flagrantes" du droit international, s'apparentant souvent à des "crimes de guerre et autres atrocités".

Dans la conclusion de ce rapport, le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, a appelé Israël à veiller au respect d’une ordonnance de la Cour internationale de justice de 2024 lui enjoignant de prendre des mesures pour prévenir les actes de génocide à Gaza.

Selon lui, Israël doit veiller "avec effet immédiat à ce que son armée ne se livre pas à des actes de génocide, (et prendre) toutes les mesures nécessaires pour prévenir et punir l’incitation au génocide".

Une commission mandatée par l’ONU et plusieurs ONG parmi lesquelles Amnesty International et Human Rights Watch ont accusé Israël d'avoir perpétré un génocide à Gaza. Israël rejette ces allégations comme "mensongères" et "antisémites".

Ce rapport, qui concerne la période allant du 7 octobre 2023, date à laquelle une attaque sans précédent du Hamas en Israël a déclenché une offensive israélienne à Gaza, jusqu'en mai 2025, condamne aussi les "violations graves" commises par des groupes armés palestiniens.

L'attaque du Hamas a causé la mort de 1.221 personnes du côté israélien, pour la plupart des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur des données officielles.

Le rapport met aussi en lumière les sévices subis par les otages capturés par les groupes armés palestiniens, dont beaucoup ont fait état de tortures et agressions sexuelles alors qu'ils étaient détenus "dans des conditions inhumaines" pendant des mois.

Meurtres "illégaux" 

Le rapport consacre également une large part aux actions d’Israël à Gaza, où sa campagne militaire de représailles a fait plus de 72.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire dirigé par le Hamas, dont les statistiques sont considérées comme fiables par l’ONU.

Une grande partie de ces meurtres "semblent illégaux", indique le rapport, qui souligne aussi comment Israël a "mené des attaques contre des cibles civiles ou protégées".

Parmi celles-ci figurent "des établissements de santé et des installations médicales", ainsi que des civils, dont des journalistes, des professionnels de santé, des acteurs humanitaires et des policiers, et ce "de manière systématique et répétée".

Cette campagne d’Israël à Gaza a rendu les conditions de vie dans une grande partie du territoire "incompatibles avec la survie des Palestiniens en tant que groupe", a alerté le Haut-Commissariat.

Il a également déclaré que "le recours à une force inutile et disproportionnée en Cisjordanie a(vait) conduit à des centaines de meurtres illégaux".

"En Cisjordanie, le taux de déplacements forcés de Palestiniens n'a pas été aussi élevé depuis des décennies et l'expansion des colonies israéliennes est sans précédent", a déclaré lundi devant la presse à Genève Ajith Sunghay, qui dirige le bureau du Haut-Commissariat dans les territoires palestiniens.

Sur les deux territoires, "l’armée israélienne et d’autres forces de sécurité ont provoqué des déplacements de population à grande échelle", ajoute le Haut-Commissariat.

Le rapport relève que les violations commises par Israël dans l’ensemble des territoires palestiniens occupés révélaient une pratique visant à infliger un "déplacement forcé, un dépeuplement et un nettoyage ethnique de vastes parties du territoire palestinien occupé".

Depuis, le fragile cessez-le feu d'octobre dernier "a permis de réduire l'ampleur considérable des violences observées jusqu’alors et a ouvert une marge de manœuvre humanitaire modeste", a déclaré Ajith Sunghay.

"Cependant, les meurtres et la destruction des infrastructures se sont poursuivis presque quotidiennement, et la situation humanitaire générale reste désastreuse", a-t-il ajouté.

Le Haut-Commissariat a jugé "essentiel que toutes les violations énumérées dans le rapport fassent l’objet d’un examen en bonne et due forme" par des "instances judiciaires crédibles et impartiales".

 


Le président libanais promet de faire «l'impossible» pour arrêter la guerre avec Israël

Short Url
  • Il a rappelé que les négociations entre le Liban et Israël à Washington avaient notamment pour objectif un retrait des forces israéliennes du sud du Liban et un retour des déplacés.
  • Les Etats-Unis avaient annoncé vendredi, à l'issue de négociations entre les deux pays qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, la prolongation de 45 jours d'un cessez-le-feu qui devait expirer dimanche.

BEYROUTH: Le président libanais a promis lundi de faire "l'impossible" pour arrêter la guerre avec Israël qui poursuit ses frappes, faisant plus de 3.000 morts depuis mars, malgré une trêve et de nouvelles négociations bilatérales en vue.

"Il est de mon devoir et de ma responsabilité de faire l'impossible (...) pour arrêter la guerre contre le Liban et son peuple", a déclaré Joseph Aoun dans un communiqué.

Il a rappelé que les négociations entre le Liban et Israël à Washington avaient notamment pour objectif un retrait des forces israéliennes du sud du Liban et un retour des déplacés.

Les Etats-Unis avaient annoncé vendredi, à l'issue de négociations entre les deux pays qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, la prolongation de 45 jours d'un cessez-le-feu qui devait expirer dimanche.

Et le département d'État américain a indiqué qu'il organiserait un nouveau cycle de discussions les 2 et 3 juin.

Malgré la trêve, Israël a poursuivi lundi ses frappes contre plusieurs localités dans le sud du Liban, a rapporté l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

L'armée israélienne a appelé à l'évacuation de trois localités dans les régions de Tyr et de Nabatiyé en prévision de bombardements, et réitéré plus tard son appel pour l'une de ces localités.

Dimanche, des frappes israéliennes près de Baalbeck, dans l'est du pays, ont tué sept personnes dont un chef du Jihad islamique palestinien, allié du Hezbollah.

La formation, qui rejette les négociations directes entre le Liban et son ennemi juré, a revendiqué lundi deux attaques contre des objectifs militaires en Israël.

"En riposte à la violation du cessez-le-feu" par Israël, le Hezbollah a visé "une plateforme du Dôme de fer", le système de défense aérienne israélienne, dans un camp militaire, "au moyen d'un drone d'attaque", a déclaré le mouvement dans un communiqué, ajoutant par ailleurs avoir visé un véhicule militaire dans le nord d'Israël.

Le Hezbollah a aussi revendiqué lundi des attaques contre des forces israéliennes dans le sud du Liban.

Ces dernières semaines, le Hezbollah a utilisé à plusieurs reprises des drones FPV à fibre optique, à bas coût. "Aujourd'hui, nous faisons face au défi de neutraliser les drones FPV", avait déclaré dimanche le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Les négociations parrainées par Washington portent notamment sur l'épineuse question du désarmement du Hezbollah, que le groupe refuse.

Le Liban a été plongé dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars, lorsque le Hezbollah a lancé une attaque sur Israël pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei.

Depuis le début des hostilités, les frappes israéliennes ont fait 3.020 morts au Liban, dont 211 enfants ou mineurs et 116 membres du personnel médical, selon un nouveau bilan officiel lundi.

Le bilan des frappes israéliennes au Liban dépasse les 400 morts depuis le début de la trêve, d'après un décompte de l'AFP fondé sur des chiffres officiels.

 


Netanyahu affirme qu'Israël est proche de son objectif de tuer tous les responsables du 7-Octobre

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche qu'Israël était sur le point d'atteindre l'un de ses objectifs: tuer tous les responsables de l'organisation des attaques du 7-Octobre, selon un communiqué de son bureau. (AFP)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche qu'Israël était sur le point d'atteindre l'un de ses objectifs: tuer tous les responsables de l'organisation des attaques du 7-Octobre, selon un communiqué de son bureau. (AFP)
Short Url
  • Depuis l'incursion meurtrière en Israël des combattants du Hamas et leurs alliés le 7-octobre, l'armée a notamment tué Yahya Sinouar, le chef du Hamas à Gaza, considéré comme le principal cerveau de l'attaque du 7 octobre
  • Israël a également tué Mohammed Deif, chef historique de la branche armée du Hamas et autre architecte clé de l'attaque

 


JERUSALEM: Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche qu'Israël était sur le point d'atteindre l'un de ses objectifs: tuer tous les responsables de l'organisation des attaques du 7-Octobre, selon un communiqué de son bureau.

Ses propos faisaient suite à l'annonce la veille par l'armée israélienne de la mort d'Ezzedine Al-Haddad, commandant de la branche armée du Hamas, mort vendredi lors d'une frappe aérienne ciblée à Gaza.

Au lendemain de l'attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas du 7 octobre 2023 sur le sol israélien, M. Netanyahu avait promis de traquer les cerveaux de cette attaque qui, selon un décompte de l'AFP basé sur des chiffres officiels, a fait 1.221 morts en Israël, en majorité des civils.

"J'ai promis que chaque architecte du massacre et de la prise d'otages serait éliminé jusqu'au dernier, et nous sommes très proches d'achever cette mission", a déclaré M. Netanyahu lors du conseil des ministres hebdomadaire, qualifiant Ezzedine Al-Haddad de "terroriste méprisable".

Depuis l'incursion meurtrière en Israël des combattants du Hamas et leurs alliés le 7-octobre, l'armée a notamment tué Yahya Sinouar, le chef du Hamas à Gaza, considéré comme le principal cerveau de l'attaque du 7 octobre.

Israël a également tué Mohammed Deif, chef historique de la branche armée du Hamas et autre architecte clé de l'attaque.

M. Netanyahu a réaffirmé dimanche que les forces israéliennes contrôlaient actuellement 60% du territoire de Gaza.

Cette déclaration laisse entendre que l'armée a continué d'étendre sa présence opérationnelle dans le territoire, après de récents articles de presse affirmant que les troupes israéliennes avaient progressé vers une nouvelle ligne dite "orange".

Selon les termes du cessez-le-feu négocié par les Etats-Unis entre Israël et le Hamas, en vigueur depuis le 10 octobre, les forces israéliennes devaient se replier jusqu'à une "ligne jaune" à Gaza, leur laissant le contrôle de plus de 50% du territoire palestinien.

"Nous tenons le Hamas à notre merci. Nous savons exactement quelle est notre mission, et notre mission est de garantir que Gaza ne représentera plus jamais une menace pour Israël", a encore déclaré M. Netanyahu.

La campagne militaire israélienne contre le Hamas depuis les attaques d’octobre 2023 a fait au moins 72.763 morts à Gaza, selon des chiffres du ministère de la Santé du territoire, contrôlé par le Hamas, jugés fiables par les Nations unies.