Chez Singapour Airlines, les hôtesses de l'air enceintes ne seront plus licenciées

Singapour Airlines était depuis 2010 dans le collimateur des groupes de défense des droits des femmes. (Photo, AFP)
Singapour Airlines était depuis 2010 dans le collimateur des groupes de défense des droits des femmes. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 11 octobre 2022

Chez Singapour Airlines, les hôtesses de l'air enceintes ne seront plus licenciées

Singapour Airlines était depuis 2010 dans le collimateur des groupes de défense des droits des femmes. (Photo, AFP)
  • Désormais, «tous les membres enceintes de l'équipage auront des congés maternités et pourront reprendre leur poste en cabine à la fin de leur congé maternité», d'après une déclaration de la compagnie
  • Les hôtesses enceintes pourront demander à travailler temporairement au sol de trois à neuf mois durant leur grossesse

SINGAPOUR: La compagnie aérienne Singapour Airlines a annoncé mardi que ses hôtesses ne seront plus licenciées en cas de grossesse, une pratique contestée de longue date qui consistait pour le médecin de l'entreprise à déclarer les futures mères inaptes au travail en vol. 

Les hôtesses qui voulaient reprendre leur poste après l'accouchement devaient postuler à nouveau. Désormais, "tous les membres enceintes de l'équipage auront des congés maternités et pourront reprendre leur poste en cabine à la fin de leur congé maternité", d'après une déclaration de la compagnie. 

Les hôtesses enceintes pourront demander à travailler temporairement au sol de trois à neuf mois durant leur grossesse. 

"La possibilité de travailler temporairement au sol dépendra des disponibilités et de si la personne a les compétences requises", selon le communiqué, précisant que jusqu'à présent, toutes les hôtesses qui ont demandé cette réaffectation provisoire ont obtenu satisfaction. 

Singapour Airlines était depuis 2010 dans le collimateur des groupes de défense des droits des femmes. 

"C'est un pas en avant majeur" a salué Corinna Lim, une dirigeante de l'association des femmes pour l'action et la recherche (Aware) qui rappelle que la situation précédente était "discriminatoire et sexiste". 

"Nous sommes surpris que SIA (Singapour Airlines) ait continué si longtemps, singulièrement après que Aware et d'autres ont mis en question publiquement cette pratique, dès que cela a été porté à notre connaissance en 2010", a-t-elle ajouté. 

Selon elle, l'entreprise ne va toutefois pas encore assez loin et les hôtesses futures mères devraient avoir automatiquement un poste au sol, sans avoir à la demander. 


L’avion furtif du Pentagone défie les lois de la physique: L'X Plane sans gouvernail, ni ailerons

L’X-plane utilise un système de contrôle des flux aériens pour se diriger, au lieu des traditionnelles gouvernes de vol (Photo, Aurora Flight).
L’X-plane utilise un système de contrôle des flux aériens pour se diriger, au lieu des traditionnelles gouvernes de vol (Photo, Aurora Flight).
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  • Le Pentagone annonce des progrès notables dans la construction d’un avion furtif sans gouvernail ni ailerons
  • Selon les modélisations des chercheurs, cet X-Plane devrait ressembler à la pointe d’une flèche

PARIS: Le monde de l’aviation pourrait connaitre une nouvelle révolution copernicienne. Le Pentagone annonce des progrès notables dans la construction d’un avion furtif sans gouvernail ni ailerons. Ce projet fait partie du programme Crane de la Darpa, l'agence de recherche et de développement de l'armée américaine, et est mené par Aurora Flight Sciences, une filiale de Boeing. Pour l’heure, il s’agit d’un avion expérimental dont l’objectif est de réduire au possible le frottement de l'air, particulièrement sur la carlingue de l’engin volant. Ainsi, selon les modélisations des chercheurs, cet X-Plane devrait ressembler à la pointe d’une flèche au profil allongé.

Crane en forme de flèche

L’aéronef utilise un système de contrôle des flux aériens pour se diriger, au lieu des traditionnelles gouvernes de vol caractéristiques de l’aviation civile et militaire telle qu’elle s’est développé tout au long du XXᵉ siècle. Présentant l’avantage de réduire les frottements, ce nouveau système pourrait remplacer les gouvernes arrière, telles que les ailerons et les volets, en utilisant des rafales d'air comprimé pour diriger l'avion. En réduisant considérablement la traînée de l'avion, ces aéronefs seraient, en conséquence, plus difficilement repérables. Cet atout donnerait à ces engins un avantage certain dans la conception d'avions militaires furtifs.

X-Planes

Les X-planes (parfois appelés avions-X) sont des engins volants expérimentaux développés par les États-Unis. Hélicoptères ou fusées, appareils autonomes ou pouvant accueillir des pilotes, ces appareils sont le plus souvent développés dans le plus grand des secrets. Le premier d'entre eux, le X-1, fut lancé le 19 janvier 1946 dans le cadre de recherches sur le vol supersonique. Il s'agissait du premier engin volant à avoir franchi le mur du son en vol horizontal. Le projet X-Plane sans gouvernail ni ailerons est dans la continuité de ces recherches expérimentales dans le domaine de l’aviation militaire.

Horizon 2025

Le projet est codirigé par Aurora Flight Sciences, et est financé par la Darpa. Si l’avancement des travaux de recherches ne sont pas encore totalement aboutis, les premières étapes du projet ont été si encourageantes que le contrat a été prolongé au-delà de la date butoir initiale de décembre 2022. 

Les prochaines étapes incluront la conception détaillée de l'appareil et la mise au point de son logiciel de vol, suivies des tests en vol prévus à partir de 2025.

La Darpa n’a pas été exhaustive dans les explications concernant le système de gestion des flux. Les premiers comptes rendus sur les travaux de recherche ne précisent pas encore si le système de propulsion génère lui-même l'air comprimé nécessaire à son fonctionnement ou s'il a besoin d'une source auxiliaire. Cependant, Aurora et ses partenaires croient fermement en cette nouvelle technologie et espèrent qu'elle pourra être utilisée, dans un premier temps, pour un usage militaire. 

 


Devoir de vigilance: En «désaccord» avec des ONG, BNP Paribas répond

Oxfam, Les Amis de la Terre et Notre Affaire à Tous accusent BNP Paribas d'être «le premier financeur européen et le cinquième mondial du développement des énergies fossiles» (Photo, AFP).
Oxfam, Les Amis de la Terre et Notre Affaire à Tous accusent BNP Paribas d'être «le premier financeur européen et le cinquième mondial du développement des énergies fossiles» (Photo, AFP).
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  • La banque avait jusqu'à jeudi pour apporter une réponse aux ONG avant que ces dernières ne décident de lancer ou non une assignation
  • Trois ONG ont mis en demeure fin octobre le géant bancaire français, lui demandant notamment de cesser de financer de nouveaux projets pétroliers et gaziers

PARIS: BNP Paribas a fait part de son "désaccord" avec des ONG qui ont mis en demeure la banque française de cesser de financer de nouveaux projets pétroliers et gaziers, dans un courrier que l'AFP a consulté jeudi.

"Nous comprenons parfaitement le caractère politique de votre action et respectons pleinement tant les associations que vous représentez que leur combat en faveur du climat", écrit Antoine Sire, directeur de l'engagement d'entreprise au comité exécutif du groupe, dans une lettre datée du 24 janvier.

La banque avait jusqu'à jeudi pour apporter une réponse aux ONG avant que ces dernières ne décident de lancer ou non une assignation.

Les entreprises "ne peuvent pas se substituer au législateur", estime BNP Paribas qui se dit "en profond désaccord" avec leur interprétation de la législation sur le devoir de vigilance.

"Les injonctions qui nous sont faites (...) ne sont pas destinées au respect de la loi sur le devoir de vigilance, elles vont nettement au-delà", estime le responsable.

"Nous sommes convaincus que notre plan de vigilance non seulement répond aux exigences légales, mais va même au-delà sur chacun des aspects que votre lettre évoque", insiste la banque.

Trois ONG ont mis en demeure fin octobre le géant bancaire français, lui demandant notamment de cesser de financer de nouveaux projets pétroliers et gaziers.

Oxfam, Les Amis de la Terre et Notre Affaire à Tous accusent BNP Paribas d'être "le premier financeur européen et le cinquième mondial du développement des énergies fossiles, avec 55 milliards de dollars (environ 50 milliards d'euros, NDLR) de financements accordés entre 2016 et 2021" à de nouveaux projets d'extraction.

Depuis 2017, la loi française sur "le devoir de vigilance" impose aux grandes entreprises de prendre des mesures effectives pour prévenir les atteintes aux droits humains et à l'environnement sur l'ensemble de leur chaîne d'activité.

Selon la loi, les entreprises mises en demeure disposent de trois mois pour se mettre en conformité et éventuellement dialoguer avec les ONG, avant que ces dernières puissent lancer une éventuelle assignation.

Réponse d'ici «quelques semaines»

Interrogée par l'AFP jeudi, l'ONG Oxfam a affirmé qu'elle allait prendre le temps d'étudier la lettre de BNP Paribas avant de décider, d'ici "quelques semaines", d'une éventuelle assignation de la banque en justice.

"Toutes les options sont sur la table", a affirmé le responsable de plaidoyer finance et climat de l'ONG, Alexandre Poidatz, jugeant d'ores et déjà "insuffisants" des engagements climatiques annoncés par la banque plus tôt dans la semaine.

Financeur historique du secteur industriel, la banque française a annoncé mardi de nouveaux engagements climatiques en voulant diviser par cinq ses financements au secteur de l'extraction et de la production de pétrole.

BNP Paribas AM, filiale de gestion d'actifs, a par ailleurs été mise en cause jeudi dans l'émission de télévision Cash Investigation pour avoir intégré à des fonds d'investissements dits "verts" et destinés aux épargnants, des entreprises telles que Coca-Cola, gros émetteur de plastique, ainsi que l'énergéticien TotalEnergies.

En réaction à cette enquête, l'entreprise a reconnu que les indicateurs plastiques n'étaient pas suffisamment intégrés, et précisé que le fonds incriminé pour avoir TotalEnergies en son sein n'existait plus.

Dans le courrier adressé aux ONG plus tôt jeudi, Antoine Sire a par ailleurs affirmé que "BNP Paribas accélère la réallocation de ses financements vers une économie bas carbone, en affinant constamment ses engagements, politiques et moyens dédiés à leur mise en œuvre".

Le groupe relève ne pas avoir financé directement de nouveaux projets pétroliers depuis 2016. Toutefois, son soutien à des entreprises continuant à développer de nouveaux champs est en partie comptabilisé comme de l'exploration et de la production.

En réponse à la demande des ONG d'arrêter complètement le financement de toute entreprise qui développe de nouveaux projets fossiles, BNP Paribas estime que cela "équivaudrait à cesser immédiatement toute forme de financement aux entreprises du secteur, notamment celles qui jouent un rôle-clé dans les approvisionnements énergétiques de l'Europe".


L'Inde et l'Egypte s'engagent dans un «partenariat stratégique»

Le Premier ministre indien Narendra Modi s'exprime lors d'un point de presse conjoint avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi à la Hyderabad House à New Delhi, le 25 janvier 2023. (Photo, AFP)
Le Premier ministre indien Narendra Modi s'exprime lors d'un point de presse conjoint avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi à la Hyderabad House à New Delhi, le 25 janvier 2023. (Photo, AFP)
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  • «Les échanges commerciaux ont atteint 7,26 milliards de dollars en 2021-2022», soit 6,68 milliards d'euros, affirme Bassam Radi dans un communiqué
  • Abdel Fattah al-Sissi et le Premier ministre indien Narendra Modi visent «12 milliards de dollars d'ici cinq ans», soit 11 milliards d'euros.

LE CAIRE: L'Inde et l'Egypte s'engagent dans un "partenariat stratégique" pour quasiment doubler en cinq ans leurs échanges commerciaux et renforcer leurs liens sur la scène diplomatique internationale, indique jeudi le porte-parole du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi en visite en Inde.

"Les échanges commerciaux ont atteint 7,26 milliards de dollars en 2021-2022", soit 6,68 milliards d'euros, affirme Bassam Radi dans un communiqué, portant l'Inde à la septième place des partenaires commerciaux de l'Egypte, le plus peuplé des pays arabes.

Désormais, M. Sissi et le Premier ministre indien Narendra Modi visent "12 milliards de dollars d'ici cinq ans", soit 11 milliards d'euros.

Actuellement, les investissements indiens en Egypte représentent 3,15 milliards de dollars et l'Egypte espère plus: elle a proposé à l'Inde "un secteur spécifique dans la zone économique du canal de Suez".

Les deux hommes se sont également engagés à plus de coopération dans des domaines aussi variés que l'agro-alimentaire, la recherche spatiale ou le tourisme.

Sur le plan diplomatique, M. Modi a invité M. Sissi à participer au G20 prévu en septembre en Inde où tous deux entendent porter "les intérêts et les priorités du Sud".

Les deux hommes ont également plaidé pour "des réformes complètes du Conseil de sécurité de l'ONU, notamment en élargissant les deux catégories de membres et en renforçant la représentation des pays en développement".

En 2022, l'Inde avait interdit les exportations de blé pour protéger ses réserves et réduire l'inflation, faisant flamber les prix mondiaux. Elle avait toutefois débloqué à titre exceptionnel des cargaisons à destination de l'Egypte, premier importateur de blé au monde avec 104 millions d'habitants et un territoire en grande partie désertique.

Forcée de dévaluer fortement sa monnaie par un nouveau prêt du FMI, l'Egypte cherche désormais à diversifier ses partenaires commerciaux, notamment ceux qui ne réclament pas des dollars, dont elle manque. Elle a ainsi récemment obtenu de la Banque centrale russe de pouvoir importer en livres égyptiennes.