Faisal ben Farhane: la décision de l’Opep+ est purement économique

Lors d’une interview donnée mardi dernier, Faisal ben Farhane s’est notamment exprimé sur la relation entre l’Arabie saoudite et les États-Unis, qu’il a définie comme «stratégique en termes de soutien de la sécurité régionale».
Lors d’une interview donnée mardi dernier, Faisal ben Farhane s’est notamment exprimé sur la relation entre l’Arabie saoudite et les États-Unis, qu’il a définie comme «stratégique en termes de soutien de la sécurité régionale».
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Publié le Mercredi 12 octobre 2022

Faisal ben Farhane: la décision de l’Opep+ est purement économique

  • «La décision de l'Opep+ a été prise par les États membres qui recherchent la stabilité du marché et servent les intérêts des producteurs et des consommateurs», a déclaré le prince Faisal ben Farhane
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères a rappelé la position du Royaume, «qui encourage les différentes parties au dialogue afin de mettre fin au conflit»

RIYAD: RIYAD: La récente décision de l'Opep+ consistant à réduire l'objectif de production de 2 millions de barils par jour en novembre a été prise pour des raisons purement économiques: c’est ce qu’a déclaré mardi dernier le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, à la chaîne d'information Al-Arabiya.

Les ministres de l'Énergie des pays producteurs de pétrole membres du groupe sont convenus des réductions lors de leur réunion la semaine dernière. Elles entreront en vigueur le mois prochain.

«La décision de l'Opep+ a été prise à l'unanimité par les États membres», a déclaré Faisal ben Farhane, qui a ajouté que «les pays de l'Opep+ qui recherchent la stabilité du marché et servent les intérêts des producteurs ainsi que des consommateurs ont agi de manière responsable et ils ont pris la décision appropriée».

Le ministre saoudien s’est également exprimé sur la relation entre son pays et les États-Unis, qu’il a définie comme «stratégique en termes de soutien de la sécurité régionale».

«La coopération militaire entre l'Arabie saoudite et les États-Unis sert les intérêts des deux pays et contribue à la stabilité de la région», a estimé Faisal ben Farhane, qualifiant les relations entre Washington et Riyad d’«institutionnelles depuis leur établissement».

Au sujet de la relation entre l'Arabie saoudite et la Chine, le prince Faisal a déclaré qu'elle «est avant tout économique» et «se traduit par de nombreux projets communs en cours».

Concernant la guerre entre la Russie et l'Ukraine, le prince Faisal a réitéré la position du Royaume, «qui encourage les différentes parties au dialogue afin de mettre fin au conflit».

«La guerre ne touche pas seulement l’Ukraine, mais le monde entier. Nous devons trouver des moyens pour arrêter la guerre en Ukraine», a-t-il souligné.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères s’est par ailleurs prononcé sur la situation au Yémen, affirmant que «les efforts pour prolonger la trêve au Yémen sont en cours et que le gouvernement yéménite fait à la fois preuve d'une grande flexibilité et de responsabilité dans ses efforts pour protéger les intérêts du pays».

«Le Royaume, la Coalition pour restaurer la légitimité au Yémen et le gouvernement yéménite tiennent à prolonger la trêve dans le pays», a affirmé le prince Faisal.

Interrogé sur l’Iran et l’Irak, Faisal ben Farhane a déclaré que «les pourparlers de Téhéran n'ont pas encore produit de résultats tangibles» et que «le Royaume envisage d'entamer un sixième cycle de négociations». Sur la question irakienne, le ministre a conclu en faisant part de l’espoir de son pays de voir l’Irak «surmonter les troubles politiques dont il souffre actuellement».

Évoquant les efforts visant à relancer l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien, le prince Faisal a expliqué que tout accord devait tenir compte des lacunes de l’accord précédent. «Tout accord avec l’Iran doit prendre en compte la sécurité régionale», a-t-il ajouté.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

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  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.


Syrie: le retour de déplacés kurdes syriens suspendu après des attaques

Plusieurs centaines de Kurdes de Syrie, déplacés pendant des années, ont commencé lundi à rentrer chez eux dans la région de Ras al-Aïn dans le nord-est du pays, mais la suite prévue de ces retours a été suspendue après des attaques de groupes armés, a indiqué un responsable local. (AFP)
Plusieurs centaines de Kurdes de Syrie, déplacés pendant des années, ont commencé lundi à rentrer chez eux dans la région de Ras al-Aïn dans le nord-est du pays, mais la suite prévue de ces retours a été suspendue après des attaques de groupes armés, a indiqué un responsable local. (AFP)
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  • Selon Jawan Isso, membre d'un comité représentant les déplacés de Ras al-Aïn, un premier groupe de 2.500 déplacés avait pris la route pour rentrer
  • Mais ce groupe a subi une attaque "délibérée et préméditée" de "groupes armés", qui a fait plusieurs blessés

HASSAKE: Plusieurs centaines de Kurdes de Syrie, déplacés pendant des années, ont commencé lundi à rentrer chez eux dans la région de Ras al-Aïn dans le nord-est du pays, mais la suite prévue de ces retours a été suspendue après des attaques de groupes armés, a indiqué un responsable local.

Un accord signé en janvier entre les Kurdes syriens et le pouvoir central pour l'intégration dans l'Etat des institutions de l'administration autonome, prévoit le retour des Kurdes déplacés pendant la guerre civile en Syrie (2011-2024).

Selon Jawan Isso, membre d'un comité représentant les déplacés de Ras al-Aïn, un premier groupe de 2.500 déplacés avait pris la route pour rentrer, mais a subi une attaque "délibérée et préméditée" de "groupes armés", qui a fait plusieurs blessés.

Plusieurs des auteurs présumés de ces attaques ont été arrêtées, mais les retours "ont été temporairement suspendus par mesure de précaution afin de garantir la sécurité des habitants", a ensuite annoncé Mahmoud Khalil Ali, adjoint au chef des forces de sécurité dans la province de Hassaké, dont fait partie Ras al-Aïn.

"Ces trajets reprendront dès que la situation se sera stabilisée et une protection complète assurée pour les personnes de retour", a-t-il ajouté.

Selon M. Isso, un deuxième groupe de déplacés devait suivre "dans les tout prochains jours", alors que quelques 100.000 personnes au total veulent rentrer.

Des dizaines de milliers de Kurdes ont été forcés de fuir la région, située dans le nord-est syrien, en 2019, face à une offensive des forces turques et leurs supplétifs syriens, qui ont alors pris le contrôle d'une bande territoriale de 120 km, le long de la frontière avec la Turquie.

"Comme un rêve" 

L'attaque a déclenché une protestation à Qamichli, ville voisine à majorité kurde, où des manifestants en colère ont tenté de pénétrer dans les locaux des forces de sécurité, avant d'être repoussés par des officiers syriens, a rapporté un journaliste de l'AFP.

À Kobané, une ville du nord à majorité kurde, la télévision d'Etat syrienne a rapporté que des habitants avaient pris pour cible des bâtiments officiels et décroché le drapeau syrien devant le quartier général des forces de sécurité locales.

"Nous condamnons l'agression dont ont été victimes les familles kurdes pendant leur retour", a écrit sur X Mazloum Abdi, le commandant des Forces démocratiques syriennes, organisation kurde signataire de l'accord de janvier.

Il a appelé le peuple kurde "à faire preuve de retenue, à ne pas se laisser entraîner dans des actes irresponsables", assurant être en lien avec les autorités pour "garantir la protection des civils déplacés rentrant chez eux".

Plus tôt dans la journée, un journaliste de l'AFP a vu des dizaines de camions aux abords de la ville de Hassaké, chargés de meubles et d'affaires, et des familles prêtes à prendre la route.

"J'attendais ce moment. (...) C'est comme un rêve, de retourner chez soi. Je suis heureuse que cette souffrance prenne fin", a confié à l'AFP Noura Khoder, 37 ans, depuis cette ville où elle a trouvé refuge ces dernières années.

Selon des témoignages de résidents et d'organisations de défense des droits humains, des maisons et biens ont été pillés, volés et endommagés à Ras al-Aïn.

Après l'offensive de 2019, certains combattants s'étaient installés dans la zone, autrefois multiethnique, et certains y habitent encore.

Raouda Mohammed, 39 ans, a appris que sa maison était "complètement détruite". Mais "nous n'allons pas nous laisser gagner par le pessimisme, car nous sommes heureux de revenir, (...) nous verrons ce que nous pouvons faire", dit cette femme de 39 ans.

Au total, quelques 5 millions et demi de personnes restent déplacées en Syrie, selon les Nations unies.


Les Émirats arabes unis affirment que l’Iran a ciblé un pétrolier d’ADNOC dans le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes

Cette photo montre des navires naviguant près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
Cette photo montre des navires naviguant près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
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  • Les Émirats arabes unis affirment qu’un pétrolier d’ADNOC a été ciblé par un missile iranien dans le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes
  • ADNOC indique que 15 de ses navires ont été attaqués depuis le début de la guerre, dont trois au cours de cette semaine

DUBAÏ : Les Émirats arabes unis ont déclaré samedi que l’Iran avait ciblé un pétrolier appartenant à l’Abu Dhabi National Oil Company (ADNOC) alors qu’il transitait par le détroit d’Ormuz.

Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a condamné « l’attaque iranienne hostile visant un pétrolier appartenant à ADNOC au moyen d’un missile alors qu’il transitait par le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes ».

« Cette attaque constitue une violation flagrante de la résolution 2817 du Conseil de sécurité, qui garantit la liberté de navigation et rejette le ciblage des navires commerciaux ou la perturbation des voies maritimes internationales », indique le communiqué publié par WAM.

Vendredi, ADNOC avait déclaré que, depuis le début de la guerre, 15 de ses navires avaient été attaqués dans le détroit d’Ormuz, « dont trois navires cette seule semaine ».

Le ministère saoudien des Affaires étrangères a exprimé la plus ferme condamnation du ciblage du pétrolier émirati alors qu’il traversait le détroit d’Ormuz, affirmant que « ces attaques rejetées constituent une agression contre la sécurité et la sûreté de la navigation maritime, ainsi que contre la sécurité des approvisionnements énergétiques mondiaux ». 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com