L'ex-patron des camions électriques Nikola reconnu coupable d'avoir trompé les investisseurs

Trevor Milton, à gauche, quitte le Thurgood Marshall United States Courthouse, le 12 septembre 2022, à New York (Photo, AP).
Trevor Milton, à gauche, quitte le Thurgood Marshall United States Courthouse, le 12 septembre 2022, à New York (Photo, AP).
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Publié le Samedi 15 octobre 2022

L'ex-patron des camions électriques Nikola reconnu coupable d'avoir trompé les investisseurs

  • «Trevor Milton a menti aux investisseurs de Nikola – encore et encore et encore», a réagi un porte-parole du bureau du procureur de New York
  • C'est de la fraude, pure et simple (...). Que cette affaire serve d'avertissement à toute personne qui joue trop avec la vérité afin de récupérer l'argent des investisseurs»

NEW YORK: Le fondateur et ex-patron de Nikola, une start-up fabriquant des camions électriques et à hydrogène, a été reconnu vendredi coupable de fraude pour avoir embelli les avancées et capacités de son entreprise auprès des investisseurs afin de faire monter l'action.

À l'issue d'un procès entamé mi-septembre devant un tribunal de Manhattan, les jurés ont reconnu Trevor Milton, 40 ans, coupable de trois chefs d'accusation sur quatre.

"Trevor Milton a menti aux investisseurs de Nikola –- encore et encore et encore", a réagi un porte-parole du bureau du procureur de New York. "C'est de la fraude, pure et simple (...). Que cette affaire serve d'avertissement à toute personne qui joue trop avec la vérité afin de récupérer l'argent des investisseurs", a-t-il ajouté dans un message.

Les procureurs accusaient notamment l'entrepreneur d'avoir, sur les médias sociaux ou dans des interviews entre novembre 2019 et septembre 2020, exagéré les commandes passées, la capacité de l'entreprise à produire de l'hydrogène ou même d'avoir menti sur des prototypes.

Ils lui reprochaient également d'avoir profité du fait que Nikola soit entré en Bourse en fusionnant avec une entreprise déjà cotée (une Spac), aux contraintes moins importantes en termes de diffusion d'informations au grand public qu'un processus traditionnel.

Pendant ce temps-là, l'action grimpait.

Nikola a en effet fait des débuts remarqués à Wall Street en juin 2020, porté par l'enthousiasme des investisseurs pour une start-up se présentant comme le prochain Tesla sur le créneau des camions. Nikola avait même temporairement dépassé en Bourse la valeur du vénérable constructeur Ford.

En septembre de cette même année, un partenariat prometteur avec General Motors semblait apporter une légitimité à la société basée à Phoenix (Arizona, ouest des Etats-Unis), fondée en 2015.

Mais l'entreprise avait été, quelques jours plus tard, emportée dans un tourbillon après un rapport de la société d'investissement Hindenburg Research affirmant que Nikola était une "fraude complexe fondée sur des dizaines de mensonges" racontés au fil des ans par son fondateur.

Vidéo trompeuse

Le rapport mettait notamment en avant une vidéo montrant un prototype soi-disant fonctionnel; il avait en fait été tracté en haut d'une colline avant de dévaler la pente.

Peu de temps après, Trevor Milton avait démissionné de ses fonctions.

Face aux accusations des autorités américaines, émises dans une plainte en juillet 2021, le fondateur avait plaidé non coupable.

Il est depuis en liberté après s'être acquitté d'une caution de 100 millions de dollars et devrait connaître sa peine en janvier, ont rapporté des médias américains.

Ses avocats ont fait valoir que lorsqu'il a pu faire des exagérations sur Nikola, ce n'était pas à destination des investisseurs mais à des amateurs d'automobiles ou des experts du secteur.

Les documents officiels présentant la stratégie de l'entreprise transmis au gendarme américain des marchés financiers, la SEC, ont toujours été corrects, ont-ils assuré.

Surtout, les déclarations pointées du doigt par l'accusation n'ont pas eu d'impact significatif sur le prix de l'action, avaient-ils cherché à démontrer.

Nikola a pour sa part déjà versé 125 millions de dollars au gendarme américain des marchés financiers, la SEC, pour solder des poursuites du même acabit.

"Nous sommes heureux de clore ce chapitre et de nous concentrer sur la mise en œuvre de notre stratégie", a réagi une porte-parole du groupe dans un message transmis à l'AFP.

"Ni les procureurs ni M. Milton n'ont remis en question l'avenir prometteur de la société", a-t-elle aussi relevé.

Le groupe monte doucement en puissance: au deuxième trimestre, il a produit 50 camions électriques. Il sera dirigé à partir de janvier par Michael Lohscheller, ancien patron d'Opel.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.


Veolia renforce sa performance opérationnelle et relève ses objectifs pour 2026

Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
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  • Veolia confirme une dynamique de croissance solide, avec des résultats financiers en hausse et une meilleure performance opérationnelle
  • Le groupe relève ses ambitions 2026, soutenu par ses activités internationales et ses marchés d’avenir

DUBAI: Veolia a signé un premier semestre 2026 solide, porté par une amélioration de sa rentabilité et une croissance de ses principaux indicateurs financiers. Fort de ces résultats, le groupe relève ses objectifs pour l'ensemble de l'année et confirme la trajectoire de son plan stratégique GreenUp.

Le chiffre d'affaires atteint 22,2 milliards d'euros, en hausse de 1,5 %, tandis que l'EBITDA progresse de 5 % pour s'établir à 3,55 milliards d'euros. La marge d'EBITDA s'améliore de 70 points de base, reflet des efforts continus du groupe en matière d'efficacité opérationnelle. Le résultat net courant part du groupe s'élève à 837 millions d'euros, en progression de 10,4 %, dépassant le rythme de croissance initialement attendu.

Cette performance repose sur la bonne tenue des activités Eau et Énergie, sur une croissance soutenue à l'international, notamment dans les Amériques et en Asie, ainsi que sur des gains d'efficacité de 195 millions d'euros réalisés au premier semestre. Veolia continue de bénéficier d'une forte demande pour ses services liés à la gestion de l'eau, de l'énergie et des déchets, tout en maintenant une discipline stricte sur ses coûts et ses investissements.

Le groupe poursuit également sa transformation avec la finalisation de l'acquisition de Clean Earth, qui renforce sa position sur le marché américain du traitement des déchets dangereux. Cette opération s'inscrit dans la stratégie de développement international de Veolia et devrait contribuer à sa croissance à partir de 2027.

Parallèlement, Veolia accélère son développement sur les marchés liés aux centres de données, à la microélectronique et aux solutions numériques. Le groupe vise un milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel sur ces activités d'ici 2030 et entend accroître le rôle de l'intelligence artificielle dans l'amélioration de son efficacité opérationnelle.

Au vu de ces performances, Veolia relève son objectif de croissance du résultat net courant pour 2026 à un minimum de 8 %, contre une prévision précédente plus prudente, et confirme l'ensemble des ambitions de son plan GreenUp. Ces résultats illustrent la capacité du groupe à conjuguer croissance, amélioration de la rentabilité et investissements dans ses relais de développement.