Téhéran risque de nouvelles sanctions à cause de la vente de «drones suicide» à Moscou

L'Ukraine a signalé une série d'attaques russes, au cours des dernières semaines, menées à l'aide de drones Shahed-136 de fabrication iranienne (Photo, Twitter).
L'Ukraine a signalé une série d'attaques russes, au cours des dernières semaines, menées à l'aide de drones Shahed-136 de fabrication iranienne (Photo, Twitter).
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Publié le Samedi 15 octobre 2022

Téhéran risque de nouvelles sanctions à cause de la vente de «drones suicide» à Moscou

  • Le régime iranien est interdit jusqu'en 2023 d’exporter des systèmes militaires avancés
  • L'Iran s'est plaint de l'imminence de nouvelles sanctions, mais «il ne peut pas s'attendre à ce que l'UE reste silencieuse face à ces violations massives des droits de l'homme»

DJEDDAH: Le régime iranien risque de nouvelles sanctions sévères de la part de l'Europe pour avoir fourni des drones mortels que la Russie a déployés dans sa guerre contre l'Ukraine.

Les ministres européens des Affaires étrangères se réuniront lundi afin de discuter de l’envoi de drones iraniens vers la Russie et devraient parvenir à un accord politique sur les futures sanctions.

Ces dernières semaines, l'Ukraine a signalé une série d'attaques russes à l'aide de drones Shahed-136 de fabrication iranienne. L'attaque la plus récente a eu lieu jeudi, lorsque trois drones exploités par les forces russes ont attaqué la petite ville de Makariv, à l'ouest de la capitale ukrainienne, Kiev. Des responsables ont révélé que des infrastructures essentielles ont été frappées par ce qu'ils ont appelé des «drones suicide» de fabrication iranienne.

Les principaux pays européens estiment que la fourniture de drones à la Russie par Téhéran constitue une violation de la résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui a approuvé le plan d'action global conjoint de 2015 visant à limiter le programme nucléaire iranien.

L'embargo sur les armes imposé à l'Iran dans le cadre de la résolution a expiré en octobre 2020, mais la résolution prévoit toujours des restrictions sur les missiles et les technologies connexes qui durent jusqu'en octobre 2023 et couvrent l'exportation et l'achat de systèmes militaires avancés.

La France et l'Allemagne, toutes deux parties à l'accord nucléaire de 2015 avec l'Iran, ont clairement indiqué qu'elles considéraient que les envois de drones constituaient une violation de la résolution des Nations unies et que de nouvelles sanctions sont nécessaires.

Une source diplomatique a souligné que les drones relevaient également du régime de contrôle de la technologie des missiles, un accord conclu par 35 États visant à limiter la prolifération des missiles, de la technologie des missiles et des drones. L'Iran n'est pas signataire de cet accord, mais la Russie l'est.

Le mois dernier, Washington a imposé des sanctions à une société iranienne pour avoir coordonné des vols militaires destinés à transporter des drones iraniens vers la Russie, ainsi qu'à trois autres sociétés impliquées dans la production de drones iraniens.

Cette nouvelle discussion sur les drones intervient alors que les ministres des Affaires étrangères de l'UE s'apprêtent à approuver lundi des sanctions à l'encontre de l'Iran en raison des violations des droits de l'homme commises dans le cadre de la violente répression des manifestations qui ont débuté le mois dernier, après la mort en garde à vue, dans les locaux de la police des mœurs, de Mahsa Amini, âgée de 22 ans. Plus de 200 Iraniens ont été tués par les forces de sécurité lors d'une vague de manifestations qui a touché le pays.

L'Iran s'est plaint de l'imminence de nouvelles sanctions, mais «il ne peut pas s'attendre à ce que l'UE reste silencieuse face à ces violations massives des droits de l'homme», a averti un diplomate européen.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Cisjordanie : la violence «ne fait qu'empirer», selon l'ONU

Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
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  • Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU
  • Les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions

GENEVE: Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU.

"Alors que les attaques perpétrées par des colons israéliens, ainsi que la création de colonies et d'avant-postes, atteignent des niveaux sans précédent, les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions dont continue d'être victime le peuple palestinien, et pour mettre fin à l'occupation israélienne", a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies, dans un communiqué.


Iran: les Gardiens disent avoir frappé trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz
  • "Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter"

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim.

"Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter", ont affirmé les forces navales des Gardiens, citées par Tasnim.

 

 


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com