Iran: le Parlement européen réclame des sanctions de l'UE

La présidente du Parlement européen Roberta Metsola lors d'une session plénière au Parlement européen à Strasbourg, dans l'est de la France, le 05 octobre 2022. (AFP).
La présidente du Parlement européen Roberta Metsola lors d'une session plénière au Parlement européen à Strasbourg, dans l'est de la France, le 05 octobre 2022. (AFP).
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Publié le Jeudi 06 octobre 2022

Iran: le Parlement européen réclame des sanctions de l'UE

  • Les eurodéputés réunis à Strasbourg ont demandé à ajouter à la liste noire de l'UE «des responsables iraniens, notamment toutes les personnes associées à la 'police des mœurs'»
  • Cette liste concerne «des personnes faisant l’objet de mesures restrictives pour de graves violations des droits de l’Homme en Iran»

STRASBOURG : Le Parlement européen a demandé jeudi à Bruxelles de prendre des sanctions à l'encontre des responsables iraniens impliqués dans la mort de Mahsa Amini et dans la répression des manifestations que son décès a déclenchées en Iran.

Dans un texte voté à main levée, les eurodéputés réunis à Strasbourg ont demandé à ajouter à la liste noire de l'UE "des responsables iraniens, notamment toutes les personnes associées à la 'police des mœurs' dont la complicité ou la responsabilité dans la mort de Mahsa Jina Amini et les violences contre des manifestants est prouvée".

Cette liste concerne "des personnes faisant l’objet de mesures restrictives pour de graves violations des droits de l’Homme en Iran".

Lors d'un débat au sujet de la situation en Iran mardi soir dans l'hémicycle du Parlement européen, le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell avait annoncé que "toutes les options, y compris des mesures restrictives" étaient examinées.

Le Parlement européen a également affirmé que les sanctions déjà prises "à l’encontre des dirigeants du Corps des gardiens de la révolution islamique ne doivent pas être levées".

L'UE avait mis en place des mesures restrictives pour sanctionner les violations graves des droits de l'Homme en Iran le 12 avril 2011. Des mesures supplémentaires ont été ajoutées le 23 mars 2012, notamment un embargo sur les équipements pouvant être utilisés pour la répression interne et sur les équipements pouvant être utilisés pour surveiller ou intercepter l'Internet et les communications téléphoniques sur les réseaux mobiles ou fixes. Ces sanctions sont en vigueur jusqu'en 2023.

Mardi soir, lors du débat parlementaire, l'eurodéputée suédoise d'origine irakienne Abir Al-Sahlani s'est coupé les cheveux au pupitre de l'hémicycle pour manifester son soutien à la lutte des femmes iraniennes.

La situation en Iran a également été au coeur du début de la session plénière du Parlement européen, quand sa présidente Roberta Metsola a déclaré lundi soir, à l'ouverture de la session, que "la mort brutale de Mahsa Amini, 22 ans, marquait un tournant".

"A chaque fille se battant pour ses droits en Iran, laissez moi vous dire que vous n'êtes pas seules, nous sommes avec vous, ce Parlement européen se tient fièrement aux côtés de tous ceux qui réclament le changement", a poursuivi la responsable maltaise.


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.